Jésus revient et tout va changer

Nous vivons une époque de séduction où le christianisme est souvent déformé. Pourtant, l’espérance demeure : le retour de Jésus est une certitude. Ce moment apportera justice et vérité, révélant les valeurs du Royaume de Dieu. Les croyants doivent rester fermes, vigilants et fidèles dans leur foi, car ce changement est une promesse glorieuse.

Nous vivons une époque troublée, marquée par une montée visible de la séduction mondiale. Les voix sont nombreuses, les messages séduisants, les promesses rassurantes. Tout semble inviter à un christianisme sans croix, sans repentance, sans vigilance. Pourtant, au cœur de cette confusion, une vérité demeure inébranlable et elle est notre espérance vivante : Jésus revient.

Son retour n’est pas une idée réconfortante parmi d’autres. C’est une certitude annoncée, répétée, ancrée dans la Parole de Dieu. Jésus revient, et avec lui viendra le dévoilement de toute chose. Ce qui est caché sera révélé. Ce qui est faux tombera. Ce qui a été semé dans la fidélité portera son fruit. Rien ne restera comme avant.

Face à la séduction, le croyant n’est pas appelé à la peur, mais à la persévérance. Nous ne sommes pas abandonnés dans ce monde instable. Nous sommes gardés par la vérité. Jésus n’a jamais promis un chemin facile, mais il a promis sa présence fidèle jusqu’à la fin. Sa lumière éclaire encore le sentier de ceux qui refusent de plier devant le compromis.

Quand Jésus reviendra, les valeurs du Royaume reprendront toute leur place. L’humilité primera sur l’orgueil. La vérité triomphera du mensonge. La fidélité sera honorée, même si elle a été méprisée. Ceux qui ont tenu ferme, parfois en silence, parfois dans la souffrance, verront que leur espérance n’était pas vaine.

Ce monde change, les systèmes vacillent, les repères se brouillent. Mais le Royaume de Dieu ne chancelle pas. Le retour de Jésus ne sera pas une fuite pour les croyants, mais l’aboutissement glorieux d’une marche de foi. Ce sera le jour où l’attente prendra fin, où la foi deviendra vue, où la justice de Dieu brillera pleinement.

Alors, tenons ferme. Refusons la séduction qui endort les consciences. Restons attachés à la Parole, sobres, vigilants, enracinés dans l’amour de la vérité. Jésus revient, et tout va changer. Pour ceux qui lui appartiennent, ce changement n’est pas une menace, mais une promesse certaine et glorieuse.

Quand Christ paraîtra » – Une espérance de gloire, pas un enlèvement secret

Le passage de Colossiens 3.4 est souvent mal interprété comme un support à l’idée d’un enlèvement secret des croyants. Toutefois, Paul évoque plutôt une manifestation glorieuse de Christ à la fin des temps. Les croyants ne seront pas retirés du monde, mais révélés aux côtés de Christ dans la gloire.

« Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire. »Colossiens 3.4

Introduction : une promesse glorifiante, mais mal comprise

J’ai lu dans un livre récent sur la fin des temps, une chose qui m’a stupéfaite. L’auteur, utilisait ce passage de Colossiens 3.4 pour appuyer sa théorie de l’enlèvement des croyants avant la période des tribulations. Maintenant, certains affirment que Colossiens 3.4 fait allusion à cette prétendue évacuation soudaine des croyants avant que le monde ne traverse les jugements divins.

Mais est-ce réellement ce que Paul enseigne ici ? En regardant de près le contexte, le vocabulaire grec et la doctrine biblique dans son ensemble, on découvre une vérité bien plus riche : il s’agit non pas d’un enlèvement secret, mais de la manifestation finale et glorieuse de Christ, au dernier jour. Regardons ce passage ensemble maintenant.

Une vie cachée aujourd’hui, une gloire révélée demain

Colossiens 3.1-4 nous plonge dans une perspective spirituelle puissante :

« Mais vous êtes aussi ressuscités avec Christ : recherchez donc les réalités d’en haut, là où se trouve Christ, qui siège à la droite de Dieu. De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire.  » – Colossiens 3.1-4

Ici, Paul ne parle pas de disparition du monde, mais d’un appel à vivre dès maintenant dans la réalité spirituelle du royaume. La vie du croyant est cachée, invisible aux yeux du monde, mais pleinement réelle aux yeux de Dieu. Elle sera révélée au grand jour lorsque Christ reviendra.

Le verset 4 affirme donc ceci :

« Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire. » – Colossiens 3.4

Rien n’indique ici une fuite terrestre ni une absence durant une tribulation mondiale. Il est question d’un dévoilement glorieux, au même moment que la venue de Christ. Aucune référence n’est faites non plus à une soi-disante première venue secrète.

Le mot « apparaîtra » : une révélation publique, pas un départ secret

Le mot grec employé pour « apparaître » est phanéroō (φανερόω), un terme qui signifie : rendre visible, révéler au grand jour, manifester clairement. Ce mot est toujours utilisé dans le Nouveau Testament pour parler de la venue glorieuse et publique de Christ, jamais d’un enlèvement caché.

Par exemple :

  • « …quand le Berger en chef paraîtra phanéroō (φανερόω), vous recevrez la couronne de gloire… » (1 Pierre 5.4)
  • « …demeurez attachés à Christ pour qu’au moment où il paraîtra phanéroō (φανερόω), nous soyons remplis d’assurance.… » (1 Jean 2.28)

Dans chacun de ces cas, il s’agit du retour visible de Jésus dans la gloire, non d’une venue secrète ou partielle.

La gloire à venir : pas une fuite, mais une révélation

Paul ne dit pas que les croyants seront retirés du monde, mais qu’ils seront manifestés avec Christ au moment même où il reviendra régner dans la gloire. Ce thème revient dans toute la Bible :

  • 1 Thessaloniciens 4.15-17 parle d’un événement public à la dernière trompette, où les morts ressusciteront et les vivants seront transformés ensemble.
  • 2 Thessaloniciens 2.1-3 indique clairement que notre rassemblement avec Christ ne se produira pas avant l’apparition de l’homme impie et la grande apostasie.
  • Tite 2.13 appelle les croyants à attendre non pas une fuite, mais « la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ».

Loin d’une théologie de fuite, l’Écriture enseigne une espérance active, fondée sur la fidélité au milieu des épreuves, jusqu’à ce que le Seigneur revienne avec puissance et gloire (Matthieu 24.30-31).

Conclusion : une mise en garde contre les illusions d’un départ prématuré

Utiliser Colossiens 3.4 pour promouvoir un enlèvement secret avant la tribulation, c’est faire violence au texte et détourner les croyants de la véritable espérance biblique. L’Évangile ne promet pas que nous serons retirés du feu, mais que Christ sera avec nous dans la fournaise et qu’il viendra nous glorifier en son temps.

Ne courons pas après des échappatoires confortables. Soyons prêts, enracinés, persévérants, car notre vie est cachée en Christ, et elle sera manifestée dans la gloire lorsque lui-même apparaîtra.

Margaret Macdonald a-t-elle vraiment prophétisé un « double retour » de Jésus ?

Margaret Macdonald, figure du réveil prophétique en Écosse, n’a jamais prêché un retour double du Christ. Sa vision de 1830 évoque plutôt l’épreuve et la purification de l’Église avant le retour de Jésus, contredisant l’idée d’un enlèvement prétribulationnel. Les historiens s’accordent à dire que cette doctrine est postérieure à Darby.

Depuis plusieurs décennies, certains défenseurs de l’enlèvement prétribulationnel affirment que Margaret Macdonald, une jeune écossaise ayant reçu une vision en 1830, aurait été la première à annoncer un retour de Christ en deux phases : d’abord secrètement pour enlever l’Église, puis publiquement pour juger le monde. Cette affirmation est souvent utilisée pour dire que l’enlèvement prétribulationnel ne vient pas de John Nelson Darby, mais d’une prophétie « inspirée » antérieure. Mais est-ce réellement ce que Macdonald a enseigné ?

Le contexte : une vision dans un climat de réveil charismatique

Margaret Macdonald fait partie du mouvement de réveil prophétique de Port-Glasgow (Écosse) au début du XIXᵉ siècle. Ses écrits n’étaient pas un enseignement doctrinal systématique, mais des transes prophétiques, souvent influencées par une forte attente apocalyptique.

Sa vision de 1830 a été notée et diffusée plus tard, mais elle n’a jamais eu l’intention d’en faire une doctrine structurée. Il s’agit d’un texte de type extatique, émotionnel, parfois confus, typique de ces mouvements.

Ce que Macdonald décrit réellement : un seul retour, non un double

Quand on lit attentivement le texte original de sa vision (voir à la fin de cet article), on ne trouve nulle part l’idée d’un retour secret de Jésus avant la tribulation pour venir enlever les croyants. Au contraire :

  • Elle parle d’un temps d’épreuve, de jugement, et de purification que l’Église devra traverser.
  • Elle dit que les croyants doivent se préparer « à être remplis du Saint-Esprit pour tenir ferme dans la grande épreuve ».
  • Elle annonce que l’apparition de Christ viendra après la manifestation de l’Antichrist, non avant.
  • Elle décrit explicitement l’Église comme présente au moment où l’iniquité sera révélée.

En d’autres mots : Margaret Macdonald ne prêche pas un enlèvement avant la tribulation, mais l’inverse.

Plusieurs historiens l’ont remarqué :

  • MacPherson, critique du dispensationalisme, a montré que Macdonald décrit plutôt l’idée que l’Église verra l’Antichrist avant le retour de Jésus.
  • Dave MacPherson (mais aussi Ian Murray) ont montré que la vision est clairement post-tribulationnelle.

Alors d’où vient l’idée qu’elle parlait d’un double retour ?

Deux sources historiques ont alimenté la confusion :

a) Une mauvaise lecture volontaire ou sélective

Certains ont isolé deux phrases du texte de Macdonald où elle parle d’une « manifestation spéciale pour les saints » afin d’y voir un enlèvement secret. Mais même ces fragments, replacés dans leur contexte, ne décrivent pas un enlèvement discret :

  • Elle parle d’une révélation spirituelle, pas d’un retour physique séparé.
  • Elle insiste que cette révélation prépare les croyants pour la grande tribulation, non qu’elle les en retire.

b) Un contexte doctrinal absent chez elle

L’idée d’un retour en deux temps (secret puis visible), typique du dispensationalisme moderne, n’existait pas encore dans sa forme systématisée.
C’est Darby, quelques années plus tard, qui développera :

  • un enlèvement invisible avant la tribulation,
  • suivi de la grande tribulation,
  • puis du retour visible et glorieux.

Macdonald n’enseigne rien de tout cela.

La conclusion des historiens sérieux

Qu’on soit pour ou contre l’enlèvement prétribulationnel, les faits sont clairs : Margaret Macdonald n’a pas enseigné un retour double de Christ.

Les spécialistes qui ont soigneusement analysé son texte (qu’ils soient non-dispensationalistes ou même neutres) arrivent à la même conclusion :

  • Il n’y a pas deux phases de retour.
  • Il n’y a pas d’enlèvement secret.
  • L’Église traverse l’épreuve.
  • Le retour du Christ est unique et final.

Pourquoi cette clarification est importante aujourd’hui

Beaucoup de croyants répètent encore que l’enlèvement prétribulationnel vient d’une « révélation prophétique » reçue par Macdonald, ce qui lui donnerait un vernis surnaturel ou ancien. Toutefois, c’est historiquement faux.

Reconnaître cela ne règle pas toute la question du retour du Seigneur, mais cela nous rappelle l’importance de :

  • « vérifier toutes choses » (1 Th 5.21, BDS),
  • revenir aux Écritures, non aux visions de réveils charismatiques,
  • bâtir notre espérance sur ce que la Parole affirme clairement.

Conclusion

Margaret Macdonald n’a jamais enseigné un double retour de Jésus. Son texte, bien que prophétique dans sa forme, annonce plutôt la présence de l’Église au milieu des épreuves de la fin des temps. L’idée d’un enlèvement secret avant la tribulation ne lui appartient pas ; elle émerge plus tard dans le système théologique de John Nelson Darby.

Ainsi, si l’on souhaite connaître la vérité concernant le retour de Christ, ce n’est ni dans la vision de Macdonald ni dans les théories qui s’en réclament, mais uniquement dans la Parole inspirée que nous devons ancrer notre foi.


Ce qui suit est la version de la révélation de Margaret Macdonald telle que publiée dans La Restauration des Apôtres et des Prophètes dans l’Église catholique apostolique (1861). Elle est traduite en français pour faciliter le lecteur. Source : https://banner.org.uk/misc/rapture.html?utm_source=chatgpt.com

La prophétie de Margaret Macdonald

« C’est d’abord l’état épouvantable du pays qui m’a frappé. J’ai constaté l’immense aveuglement et l’aveuglement du peuple. J’ai senti que le cri de Liberté n’était que le sifflement du serpent, destiné à les plonger dans la perdition. C’était tout simplement l’absence de Dieu. »

J’ai répété ces paroles : « Maintenant, les nations sont dans la détresse, dans la perplexité ; la mer et les flots mugissent, et les hommes sont saisis de frayeur. Soyez attentifs au signe du Fils de l’homme. » Alors je me suis arrêté et j’ai crié : « On ne sait pas quel est le signe du Fils de l’homme ; le peuple de Dieu croit l’attendre, mais il ne le sait pas. »

Je sentais que cela devait être révélé, et qu’il y avait là une grande obscurité et une grande erreur ; mais soudain, la vérité m’apparut avec une lumière éclatante. Je vis que c’était le Seigneur lui-même descendant du Ciel avec un cri, l’homme glorifié, Jésus ; mais que tous devaient, comme Étienne, être remplis du Saint-Esprit, afin de lever les yeux et de contempler la splendeur de la gloire du Père.

J’ai constaté que l’erreur résidait dans la conviction des hommes que cela se verrait par l’œil naturel ; or, c’est le discernement spirituel qui est nécessaire, l’œil de Dieu dans son peuple.

De nombreux passages me furent révélés sous un jour nouveau. Je répétai : « Le royaume des Cieux est semblable à dix vierges qui sortirent à la rencontre de l’Époux ; cinq étaient sages et cinq étaient folles. Les folles prirent leurs lampes, mais ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans leurs vases. »

« Mais ne soyez pas insensés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur ; et ne vous enivrez pas de vin, car l’ivresse est grande, mais soyez remplis de l’Esprit. » C’était l’huile que les vierges sages avaient mise dans leurs vases – c’est la lumière qu’il faut maintenir allumée – la lumière de Dieu – afin que nous discernions ce qui n’apparaît pas à l’œil nu.

Seuls ceux qui portent en eux la lumière de Dieu verront le signe de son apparition. Inutile de suivre ceux qui disent : « Voyez ici ! » ou « Voyez là ! », car son jour sera comme l’éclair pour ceux en qui le Christ vivant est. C’est le Christ en nous qui nous élèvera – il est la lumière – seuls ceux qui vivent en lui seront enlevés à sa rencontre dans les airs.

J’ai compris que nous devions être remplis de l’Esprit pour discerner les réalités spirituelles. Jean était rempli de l’Esprit lorsqu’il vit un trône placé dans le ciel. Mais j’ai compris que la gloire du ministère de l’Esprit n’avait pas encore été manifestée. Je l’ai répété à maintes reprises : le temple spirituel doit et sera érigé, la plénitude du Christ répandue dans son corps, et alors nous serons enlevés à sa rencontre. Nul ne sera jugé digne de cet appel, si ce n’est son corps, qui est l’Église, et qui doit être un chandelier tout d’or.

J’ai souvent dit : « Oh, la glorieuse irruption de Dieu qui est sur le point d’éclater sur cette terre ; Oh, le glorieux temple qui est sur le point d’être érigé, l’épouse parée pour son époux ; et Oh, quelle sainte, sainte épouse elle doit être, pour être préparée à un époux si glorieux. »

J’ai dit : « Désormais, le peuple de Dieu sera confronté à la réalité ; désormais, le glorieux mystère de Dieu en notre nature sera révélé ; désormais, on saura ce que signifie la glorification pour l’homme. » Je sentais que la révélation de Jésus-Christ n’avait pas encore été pleinement accomplie ; elle ne contient pas une simple connaissance de Dieu, mais une véritable communion avec Dieu. J’ai perçu l’irruption glorieuse de Dieu à venir.

Je me sentais comme Élie, entouré de chars de feu. J’avais l’impression de voir le temple spirituel s’élever, et la Pierre angulaire se dresser au milieu des acclamations de grâce : « Grâce ! Grâce ! ». C’était une lumière glorieuse, plus éclatante encore que le soleil, qui rayonnait autour de moi. Je sentais que ceux qui étaient remplis de l’Esprit pouvaient voir les choses spirituelles et se sentir en communion avec elles, tandis que ceux qui n’avaient pas l’Esprit ne pouvaient rien voir – de sorte que deux personnes seront dans le même lit, l’une prise et l’autre laissée, parce que l’une a la lumière de Dieu en elle, tandis que l’autre ne peut voir le Royaume des Cieux.

J’ai vu le peuple de Dieu dans une situation terriblement périlleuse, pris au piège de tous ses ruses, sur le point d’être mis à l’épreuve, et beaucoup sur le point d’être trompés et de chuter. Maintenant, les méchants seront révélés, avec toute leur puissance, des signes et des prodiges mensongers, au point que même les élus pourraient être séduits . [C’est l’épreuve ardente qui nous attend. Elle servira à purifier les véritables membres du corps de Jésus.] Oh ! quelle épreuve ardente ! Chaque âme sera ébranlée jusqu’au plus profond de son être. L’ennemi tentera d’ébranler tout ce en quoi nous avons cru, mais l’épreuve de la foi véritable sera source d’honneur, de louange et de gloire. Seul ce qui vient de Dieu subsistera. Ceux qui restent insensibles seront démasqués, et l’amour du plus grand nombre se refroidira.

J’ai souvent répété cette nuit-là, et souvent depuis, que l’horrible spectacle d’un faux Christ allait désormais se manifester sur cette terre, et que seul le Christ vivant en nous pouvait déceler cette terrible tentative de l’ennemi pour tromper – car c’est avec toute la ruse de l’injustice qu’il œuvrera – il aura une contrepartie à chaque aspect de la vérité de Dieu, et une imitation à chaque œuvre de l’Esprit.

L’Esprit doit et sera répandu sur l’Église afin qu’elle soit purifiée et remplie de Dieu. Et, de même que l’Esprit de Dieu agit, il agira de même ; lorsque notre Seigneur oint des hommes de puissance, il agira de même. Telle est la nature particulière de l’épreuve que doivent traverser ceux qui seront jugés dignes de se tenir devant le Fils de l’homme. Il y aura aussi une épreuve extérieure, mais il s’agit principalement d’une tentation. Elle est provoquée par l’effusion de l’Esprit et s’intensifiera proportionnellement à l’effusion de l’Esprit.

[L’épreuve de l’Église vient de l’Antéchrist. C’est en étant remplis de l’Esprit que nous serons préservés].

J’ai souvent dit : « Soyez remplis de l’Esprit, que la lumière de Dieu brille en vous afin de discerner Satan, ayez en vous un regard perçant, soyez comme l’argile entre les mains du potier, soumettez-vous pour être remplis, remplis de Dieu. C’est ainsi que sera bâti le temple. Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit le Seigneur. Cela nous rendra dignes d’entrer au festin des noces de l’Agneau. »

J’ai compris que Dieu voulait que tous soient comblés. Mais ce qui empêchait son peuple de recevoir la véritable vie de Dieu, c’était leur éloignement de Jésus, qui est le chemin vers le Père. Ils n’entraient pas par la porte. Car celui qui a dit est fidèle : « Si quelqu’un entre par moi, il trouvera des pâturages. » Ils contournaient la croix, par laquelle chaque goutte de l’Esprit de Dieu nous parvient. Toute puissance qui ne vient pas du sang du Christ n’est pas de Dieu.

Quand je dis qu’ils regardent depuis la croix, je comprends la portée de ces mots : ils se détournent du sang de l’Agneau, par lequel nous triomphons et qui purifie nos robes. Ils méprisent la sainteté de Dieu, cessent de condamner le péché dans la chair et se détournent de celui qui s’est abaissé et a renoncé à toute gloire. Oh ! il est plus que jamais nécessaire de revenir à la croix.

J’ai vu cette nuit-là, et souvent depuis, qu’il y aurait une effusion de l’Esprit sur le corps, telle qu’il n’y en a jamais eu, un baptême de feu, afin que toute impureté soit purifiée. Oh ! il doit et il y aura une telle présence du Dieu vivant en nous, telle qu’il n’y en a jamais eu – les serviteurs de Dieu marqués du sceau sur leur front – une parfaite conformité à Jésus – son image sainte se reflétant dans son peuple – l’épouse magnifiée par sa propre beauté.

C’est ce pour quoi nous sommes appelés à prier intensément en ce moment : que nous soyons tous préparés au plus vite à rencontrer notre Seigneur dans les airs – et cela se produira. Jésus désire son Église. Son désir est tourné vers nous. Celui qui doit venir viendra, et ne tardera pas.

Amen et Amen. Viens, Seigneur Jésus.

Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus est-ce Biblique ?

L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour de Jésus est séduisante mais non biblique. Les Écritures annoncent plutôt une apostasie croissante et un monde en déclin spirituel. L’Église doit s’attendre à la persécution et à une fidélité personnelle, plutôt qu’à une conversion massive, en veillant sur sa vérité.

Dans de nombreuses prédications contemporaines, on entend cette déclaration : « Un grand réveil mondial viendra avant le retour du Seigneur ! » Cette affirmation résonne avec espoir, enthousiasme, et promesse. Pourtant, aussi séduisante soit-elle, elle ne repose pas sur l’enseignement de la Bible. Elle a pour conséquence de détourner l’Église de sa vigilance eschatologique et nourrir des attentes déconnectées du plan prophétique révélé dans les Écritures.

Alors, que dit vraiment la Parole de Dieu à ce sujet ? Examinons-la avec soin.

Les derniers temps seront marqués par l’apostasie, non par un réveil global

Loin de parler d’un réveil spirituel universel avant le retour de Jésus, les Écritures annoncent une augmentation du péché, de la séduction et de l’abandon de la foi.

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Car ce jour ne viendra pas avant que soit venue l’apostasie et qu’apparaisse l’homme du péché, le fils de la perdition. » (2 Thessaloniciens 2.3)

« L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines inspirées par des démons. » (1 Timothée 4.1)

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains… ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. » (2 Timothée 3.1-5)

Ces versets montrent clairement que la marque des derniers jours n’est pas un réveil spirituel mondial, mais une chute généralisée de la foi, une corruption morale et spirituelle croissante. D’ailleurs, rien dans les Écritures appuie une telle idéologie. Pourtant elle est prêcher par nombres prédicateurs.

Le « petit troupeau » fidèle est la norme et non une majorité convertie

Jésus a parlé à ses disciples en disant :

« Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12.32)

À aucun moment Jésus n’a laissé entendre que le monde entier serait massivement gagné à la foi avant son retour. Bien au contraire, le chemin est étroit, la porte est resserrée, et peu la trouvent (Matthieu 7.13-14). Cela reste vrai jusqu’à la fin.

L’Église fidèle est appelée à persévérer, non à dominer

Beaucoup de prédications sur le grand réveil sont liées à une théologie erronée appelée dominionisme, qui enseigne que l’Église prendra progressivement le contrôle des sphères politiques, économiques et culturelles avant le retour de Christ. Ce n’est pourtant pas ce que dit la Bible.

Jésus a annoncé :

« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 10.22)

Il n’a pas promis l’influence sociale croissante de l’Église, mais la persécution. L’Église de la fin sera persécutée, opprimée, mais fidèle — non triomphante selon les standards du monde. D’ailleurs, l’image des deux témoins de l’Apocalypse, représentant les croyants, finissent par être vaincu. Leur témoignage n’a absolument pas amené des milliards de personnes à se convertir. Mais bonne nouvelle, à la fin ils sont ressuscités et appelé à monter au ciel rejoindre le Seigneur Jésus.

Honnêtement, l’Apocalypse confirme une Église persécutée plutôt qu’une Église victorieuse sur le monde

Le livre de l’Apocalypse ne décrit pas un monde entier qui se tourne vers Dieu, mais plutôt des nations qui se liguent contre les saints, et un système mondial qui combat le témoignage fidèle de l’Église.

« Il lui fut donné [à la bête] de faire la guerre aux saints et de les vaincre. » (Apocalypse 13.7)

« Tandis que je regardais, cette corne faisait la guerre au peuple saint et avait le dessus sur lui, jusqu’au moment où l’Ancien des jours vint pour faire justice au peuple saint du Très-Haut. Le moment arriva où les membres du peuple saint reçurent le royaume. » (Daniel 7.21-22)

« Quand l’Agneau ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. […] Il leur fut dit d’attendre encore un peu de temps jusqu’à ce que le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux soit au complet. » (Apocalypse 6.9-11)

« Je vis cette femme ivre du sang du peuple saint, de celui des témoins de Jésus.  (Apocalypse 17.6)

Je vis des trônes : à ceux qui s’y assirent fut accordé le pouvoir de juger. Je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités parce qu’ils avaient rendu témoignage à Jésus et à la parole de Dieu, et parce qu’ils n’avaient pas adoré la bête ni son image […]. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. (Apocalypse 20.4)

Malgré les jugements et les avertissements, les peuples refusent de se repentir. Cela montre que le monde, dans sa majorité, s’endurcira jusqu’à la fin.

« Mais ils n’ont pas changé d’attitude pour rendre gloire à Dieu. » (Apocalypse 16.9)

L’Évangile sera prêché à toutes les nations, mais cela ne signifie pas un réveil global

Jésus a bien dit :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24.14)

Mais il n’est pas dit que les nations croiront, seulement qu’elles entendront. Ce témoignage est un acte d’obéissance missionnaire, pas la promesse d’une conversion massive.

Conclusion : Une mise en garde contre les illusions triomphalistes

L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour de Jésus n’est ni prophétisée, ni enseignée par les apôtres, ni annoncée par Jésus. Elle repose sur des rêves, des visions ou des déclarations de leaders religieux, souvent déconnectées des Écritures.

Cette fausse espérance est dangereuse :

  • Elle endort l’Église dans une attente optimiste alors qu’elle devrait veiller et se préparer à combattre.
  • Elle détourne l’attention de l’Évangile de la croix pour promouvoir un évangile de conquête.
  • Elle pousse les croyants à rechercher des signes spectaculaires plutôt que la fidélité dans l’épreuve.

Frères et sœurs, tenons ferme dans la vérité, même si nous sommes peu nombreux. Dieu n’a pas besoin d’une majorité pour agir — il cherche des cœurs fidèles.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8)

Ce n’est pas d’un réveil global que nous avons besoin, mais d’un réveil du cœur, profond, personnel, centré sur Christ et sur la croix.

Quand Jésus va-t-il revenir ?

Cet article met en lumière l’importance de la Bible pour comprendre le retour de Jésus-Christ, qui sera visible et unique au dernier jour, contrairement aux fausses doctrines modernes telles que l’enlèvement secret. Il rappelle également que ce retour coïncidera avec le jugement final et encourage les croyants à rester vigilants et engagés dans leur foi.

Une réponse biblique face aux fausses doctrines

L’une des questions les plus urgentes et les plus débattues dans l’histoire de l’Église est celle du retour de Jésus-Christ. À travers les siècles, de nombreuses spéculations, théories et prédictions ont vu le jour, mais seule la Parole de Dieu est notre fondement sûr pour comprendre ce grand événement. Il est donc essentiel de revenir aux Écritures pour discerner non seulement quand Jésus reviendra, mais comment et dans quel but. Cet article a pour objectif de clarifier ce que la Bible enseigne réellement sur ce sujet, tout en mettant en garde contre les fausses doctrines populaires de notre époque.


1. Jésus reviendra au dernier jour et non pas avant une supposée période de tribulation

L’une des erreurs les plus répandues aujourd’hui est celle d’un « enlèvement secret » de l’Église avant une période de tribulation de sept ans. Cette théorie, issue du dispensationalisme moderne, enseigne que Jésus reviendrait deux fois soit une première fois « secrètement » pour enlever l’Église, et une seconde fois, sept ans plus tard, pour établir son règne visible. Pourtant, cette division artificielle ne se retrouve nulle part dans la Bible.

Jésus Lui-même a déclaré à plusieurs reprises :

« Je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.39-40, 44, 54,)

L’apôtre Paul confirme aussi que la résurrection des croyants et le retour du Seigneur auront lieu ensemble :

« Car le Seigneur lui-même descendra du ciel… et les morts en Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous serons tous enlevés avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs. » (1 Thessaloniciens 4.16-17, BDS)

Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’un événement glorieux, visible, et retentissant. Jésus revient une seule fois, au dernier jour, selon les Écritures, pour ressusciter les morts en Christ, juger le monde et établir son règne éternel.

Le retour de Jésus sera visible, glorieux et universel

La Parole de Dieu est claire : le retour du Seigneur ne sera pas secret ni invisible.

« Voici, il vient avec les nuées. Tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé. » (Apocalypse 1.7)

« Car comme l’éclair brille d’un bout du ciel jusqu’à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour. » (Luc 17.24)

Toute tentative d’enseigner un retour secret, invisible ou localisé est une déformation de la vérité biblique. Le retour de Jésus sera un événement céleste, puissant et éclatant que personne sur la terre ne pourra l’ignorer.

Personne ne connaît ni le jour ni l’heure : une mise en garde solennelle

Jésus a été explicite :

« Quant au jour et à l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24.36)

Ce verset devrait suffire à faire taire toutes les spéculations sur des dates précises. L’histoire chrétienne regorge de prédictions qui se sont avérées fausses et qui ont discrédité le témoignage de l’Église au fil du temps. Le Seigneur ne nous appelle pas à deviner la date, mais à vivre dans une attente vigilante toout en gardant notre lampes allumées et rempli d’huile.

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Matthieu 25.13)

Le retour de Christ coïncidera avec le jugement final et la fin du monde actuel

La Bible enseigne que le retour de Jésus marquera la fin de l’histoire présente et le début de la nouvelle création. Il ne s’agit pas d’un retour pour « commencer » une autre dispensation terrestre, mais pour juger les vivants et les morts (2 Timothée 4.1), et renouveler toutes choses (Apocalypse 21.1-5).

L’apôtre Pierre est tout de même explicite concernant le retour de Jésus :

« Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de sa promesse… mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Ce jour-là, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec ses œuvres sera consumée. » (2 Pierre 3.9-10)

Ce passage contredit fortement l’idée d’un règne terrestre de 1000 ans après son retour. Le retour de Christ inaugure le jugement, la résurrection et l’éternité. Le règne de 1000 ans ou christ viendrait régner à Jérusalem vient d’une mauvaise interprétation des écritures et est associé au dispensationalisme.

Une attente sainte, non une fuite mystique

Une autre fausse doctrine est celle qui pousse les chrétiens à attendre passivement un enlèvement qui les soustrairait aux souffrances, aux persécutions ou aux responsabilités. Cela contredit encore une fois l’appel de Jésus :

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. » (Matthieu 5.13-14)

Jésus ne nous a jamais appelés à fuir, mais à tenir bon jusqu’à la fin :

« Celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 24.13)

L’Église n’est pas un peuple qui s’échappe, mais un peuple qui persévère, qui annonce, qui prie, qui endure et qui attend avec foi et fidélité. Nous sommes appelés à préparer le chemin pour son retour, non à nous évader en secret.

Conclusion : Une vérité biblique face à une séduction dangereuse

Le retour du Seigneur Jésus n’est ni multiple, ni secret, ni dispersé dans le temps. Il ne viendra pas chercher l’Église pour l’extirper d’une prétendue tribulation de sept ans avant de revenir une deuxième fois. Ce n’est pas ce que les Écritures nous démontrent. Ceux qui annonce un retour secret de Jésus sortent les versets de leur contexte et fabule aussi grandement. En réalité, cette doctrine de l’enlèvement secret est une construction humaine, née au 19e siècle, étrangère à l’enseignement des apôtres, absente de l’histoire de l’Église primitive et contraire à l’Écriture.

Elle séduit par son apparente sécurité, mais elle égare. Elle nourrit une mentalité de fuite, détourne l’Église de sa mission, affaiblit sa vigilance et désarme les croyants devant les temps difficiles que Jésus lui-même a prophétisés.

« Que personne ne vous trompe d’aucune manière. Car ce jour ne viendra pas sans que soit d’abord venu l’homme du péché… » (2 Thessaloniciens 2.3)

L’Écriture est claire : le Seigneur revient au dernier jour, pour ressuscité les morts, pour juger le monde, récompenser les fidèles, et renouveler la création. Il n’y aura pas de seconde chance après un soi-disant enlèvement. Il n’y aura pas deux catégories de croyants : ceux qui seront partis avant et ceux qui devront endurer après. Non ! Il y a une seule espérance, un seul retour et une seule résurrection.

« Il n’y a qu’une espérance à laquelle Dieu vous a appelés, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… » (Éphésiens 4.4-5)

Je vous exhorte, frère, sœur : ne vous laissez pas séduire par des enseignements flatteurs qui promettent une échappatoire facile. Préparez votre cœur, sanctifiez votre vie, gardez votre lampe allumée. Car c’est par la fidélité dans l’épreuve que l’Église vaincra et verra son Seigneur venir dans la gloire.

« Voici, je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » (Apocalypse 3.11)

La signification du mot bientôt ici n’est pas dans le sens du temps, mais plus dans un sens de certitude. Je viens bientôt, je vient assurément.

Le jour du Seigneur approche. Il vient assurément et tenons ferme. Refusons le mensonge. Restons attachés à la vérité.

L’ouverture du sixième sceau : le jour de la colère (Apocalypse 6.12-17)

L’ouverture du sixième sceau dans l’Apocalypse entraîne des bouleversements cosmiques manifestant la colère divine. Les hommes, pris de peur, cherchent à se cacher plutôt qu’à se repentir. Une question cruciale émerge : qui pourra résister au jugement de Dieu ? Seul Christ offre refuge et espoir, appelant à se préparer avant qu’il ne soit trop tard.


Introduction – Quand le ciel parle plus fort que la terre

Avec l’ouverture du sixième sceau, tout change. Ce ne sont plus seulement des cavaliers apportant guerre, famine ou mort. Ce que Jean voit maintenant, c’est un bouleversement cosmique. Les fondements de la création sont ébranlés. Le ciel, la terre, les montagnes, les étoiles… tout semble perdre son équilibre. C’est le signe que le temps de la patience touche à sa fin, et que le jugement de Dieu entre dans une nouvelle intensité.

Ce sceau marque une transition dramatique. L’univers devient le théâtre d’un jugement visible. L’invisible devient soudain tangible. Et l’humanité, autrefois indifférente, est saisie d’effroi. Mais même au milieu de ce chaos, Dieu parle encore. Ce n’est pas simplement une fin annoncée. C’est un appel ultime. Une chance, pour ceux qui ont encore des oreilles, de se tourner vers celui qui est le seul refuge.


1. Les bouleversements cosmiques et terrestres

Apocalypse 6.12–14 — « Puis je vis l’Agneau ouvrir le sixième sceau et il y eut un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une toile de sac, la lune tout entière devint rouge comme du sang. 13 Les étoiles du ciel s’abattirent sur la terre, comme font les fruits verts d’un figuier secoué par un gros coup de vent. 14 Le ciel se retira comme un parchemin qu’on enroule, et toutes les montagnes et toutes les îles furent enlevées de leur place. »

Jean décrit ici un enchaînement de phénomènes saisissants. Un grand tremblement de terre ébranle le sol. Le soleil s’assombrit. La lune devient rouge sang. Les étoiles chutent comme des figues vertes d’un figuier secoué. Le ciel, lui, se replie sur lui-même, comme un parchemin que l’on roule. Et les montagnes, les îles — tout ce qui semblait solide — se déplacent de leur place.

Ces signes ne sont pas seulement naturels. Ils sont spirituels. Ils annoncent que Dieu ne retient plus sa main. C’est la fureur du Très-Haut qui se manifeste. Ésaïe l’avait annoncé : « Je ferai trembler les cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, par la fureur de l’Éternel » (Ésaïe 13.13). Joël avait prédit que « le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour grand et terrible de l’Éternel » (Joël 2.31).

Ces signes sont les avertissements du ciel. La création elle-même semble protester, se contracter, se plier sous le poids de la sainteté de Dieu.


2. La réaction des hommes face à la colère divine

Apocalypse 6.15–16 — « Les rois de la terre et les hauts dignitaires, les chefs militaires, les riches et les puissants, tous les esclaves et tous les hommes libres, allèrent se cacher au fond des cavernes et parmi les rochers des montagnes. 16 Ils criaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous loin du regard de celui qui siège sur le trône, loin de la colère de l’Agneau. »

Devant une telle terreur, les hommes ne fuient pas vers Dieu, mais cherchent à se cacher de lui. Qu’ils soient puissants ou pauvres, libres ou esclaves, tous sont saisis d’une peur panique. Ils implorent la mort pour échapper à la présence de Celui qu’ils ont méprisé.

Ce ne sont plus seulement les signes qui parlent, c’est la face de Dieu qui se révèle. Et cette révélation est insupportable pour ceux qui ont refusé sa grâce. « Tombez sur nous ! » crient-ils. C’est le même cri qu’Ésaïe avait annoncé : « Les hommes entreront dans les cavernes des rochers pour éviter la terreur de l’Éternel » (Ésaïe 2.19).

Mais le plus frappant dans cette scène, c’est qu’aucun ne se repent. Ils reconnaissent que c’est Dieu qui agit. Ils discernent que l’Agneau est en colère. Et pourtant, au lieu de se jeter dans ses bras, ils tentent encore de fuir. Ils préfèrent la mort à la miséricorde. Car le temps de la grâce, pour eux, semble être passé.


3. Une question qui appelle une réponse

Apocalypse 6.17 — « Car le grand jour de leur colère est arrivé, et qui peut subsister ? »

C’est la question ultime. Celle que tous devraient se poser. Qui peut tenir debout quand le jour du jugement arrive ? Qui peut résister à la justice d’un Dieu trois fois saint ?

Le prophète Malachie l’avait déjà posée : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaîtra ? » (Malachie 3.2) Et le psaume 1 répondait : « Les méchants ne résisteront pas au jour du jugement » (Psaume 1.5).

La réponse est claire : personne ne peut subsister par ses propres forces. Aucun roi, aucun riche, aucun héros, aucun sage. La seule espérance repose en Christ. Lui seul est notre refuge. Lui seul peut couvrir nos fautes. Lui seul peut nous donner l’assurance de tenir ferme quand tout s’écroule.


Conclusion – Préparons-nous maintenant, pendant qu’il est encore temps

Le sixième sceau est un avertissement sévère, mais salvateur. Il annonce un jour réel, inévitable, terrible… mais évitable pour ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ.

Ce passage nous rappelle que tout ce que nous possédons peut disparaître en un instant. Que les structures, les institutions, les puissances humaines ne résisteront pas à la colère de Dieu. Mais que ceux qui sont en Christ peuvent traverser l’orage debout, non par leur force, mais parce qu’ils sont couverts par le sang de l’Agneau.

Ce jour viendra. C’est une certitude. Et la seule vraie question qui demeure est celle-ci : serons-nous prêts ?

Jésus est-il déjà revenu ?

Les déclarations de Jésus dans Matthieu 10.23, Marc 9.1 et Luc 9.27 promettent une venue du Fils de l’homme avant la mort de certains disciples. Ces paroles évoquent non pas un retour glorieux final, mais des manifestations historiques de son règne et de son jugement, déjà actives dans l’histoire et perceptibles aujourd’hui.

Parmi les déclarations les plus intrigantes de Jésus, trois passages retiennent particulièrement notre attention : Matthieu 10.23, Marc 9.1 et Luc 9.27. Ils contiennent tous une promesse solennelle, prononcée devant ses disciples : certains d’entre eux verraient « le Fils de l’homme venir », ou « le Royaume de Dieu venir avec puissance », avant leur mort.

À première vue, ces paroles semblent contredire l’attente d’un retour glorieux de Christ à la fin des temps. Ont-elles été accomplies dans cette génération ou parlent-elles d’un événement futur ? S’agit-il du retour final de Jésus, ou d’une autre venue, d’une autre manifestation de sa royauté ?

Pour répondre avec justesse, il est essentiel de replacer chaque déclaration dans son contexte immédiat, de comprendre la nature des paroles prophétiques, et de reconnaître la progressivité de la révélation du Royaume. Ce que nous découvrirons ici, c’est que Jésus ne ment jamais. Ce qu’il a promis, il l’a accompli, non pas selon les idées humaines d’un royaume terrestre visible, mais selon le plan divin d’un règne spirituel, puissant, et déjà actif dans l’histoire.

1. Une parole de jugement et de réconfort en contexte de persécution

« Si l’on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre ; vraiment, je vous l’assure : vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que le Fils de l’homme vienne. » — Matthieu 10.23

Dans le contexte immédiat du verset, nous pouvons voir que Jésus envoie ses disciples en mission (Matthieu 10). Il les prépare à être persécutés, rejetés, traqués. Il leur donne des instructions très pratiques et spirituelles, et les avertit que la mission ne sera pas facile. Toutefois, au verset 23, il leur annonce une promesse troublante : le Fils de l’homme viendra avant même qu’ils aient fini leur mission dans les villes d’Israël.

Cette déclaration ne parle pas du retour final de Jésus à la fin des temps, mais plutôt d’une venue en jugement et en affirmation de sa royauté, visible historiquement. Elle peut s’accomplir dans :

  • la résurrection, par laquelle Jésus est déclaré Fils de Dieu avec puissance (Romains 1.4),
  • l’inauguration du règne du Messie à la Pentecôte,
  • ou plus directement dans la destruction de Jérusalem en 70 ap. J.-C., l’événement qui démontre publiquement que Dieu a abandonné le système religieux juif et a confirmé son Fils comme juge et roi.

Cette dernière interprétation est renforcée par le contexte : Jésus parle à des disciples juifs, envoyés en Israël, et il parle d’un jugement avant qu’ils n’aient fini de visiter les villes. Ce n’est donc pas un événement eschatologique lointain, mais davantage une intervention divine dans leur génération.

2. Une annonce du Royaume avec puissance, imminente pour certains disciples

« Vraiment, je vous le déclare, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. » — Marc 9.1

Le contexte immédiat de ce verset nous voyons que juste avant ce verset (Marc 8.34-38), Jésus appelle ses disciples à le suivre, à renoncer à eux-mêmes, à porter leur croix. Il parle aussi du Fils de l’homme venant dans la gloire du Père. Puis, il déclare que certains de ses auditeurs verront le Royaume venir avec puissance avant leur mort.

La « venue du royaume avec puissance » fait référence à un événement majestueux et transformateur, mais pas encore final ou universel. Il s’agit très probablement de :

  • la résurrection et de l’ascension,
  • la Pentecôte, où le règne de Jésus est alors proclamé publiquement (Actes 2.33-36).

L’expression « quelques-uns » renforce cette lecture : tous ne verront pas la manifestation, certains seront absent dans la chambre haute lors de l’événement ou encore mourront avant, mais d’autres la verront de leur vivant. La venue du royaume est donc ici une manifestation inaugurale du règne du Christ, non son retour pour le jugement final.

3. Une promesse semblable, formulée différemment

« Je vous l’assure, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le règne de Dieu. » — Luc 9.27

Le contexte immédiat de ce passage, comme chez Marc, nous démontre que ce verset suit un appel à renoncer à soi-même, à porter sa croix, à ne pas rougir du Fils de l’homme. Puis Jésus promet que certains verront le Royaume de Dieu avant de mourir.

Le sens est le même que dans Marc 9.1. L’expression « voir le royaume de Dieu » signifie percevoir activement une manifestation visible de l’autorité divine de Christ. Cela n’implique pas la vision du royaume dans sa plénitude eschatologique (comme dans Apocalypse 21), mais bien :

  • l’entrée du Royaume dans l’histoire humaine par la venue de l’Esprit saint,
  • ou la confirmation du rejet d’Israël et de l’établissement du royaume spirituel dans la communauté des croyants (voir Luc 17.20-21).

Mise en parallèle et synthèse théologique

PassagePublic concernéÉlément cléSignification probable
Mt 10.23Disciples envoyés en mission« Avant d’avoir fini les villes »Venue du Fils en jugement (année 70)
Mc 9.1Disciples présents« Voir le Royaume avec puissance »Résurrection, Pentecôte
Lc 9.27Disciples présents« Voir le Royaume de Dieu »Inauguration du règne de Christ (spirituel et historique)

Points communs :

  • Jésus ne parle pas ici de son retour final dans la gloire, mais d’une venue, spirituelle et puissante dans l’histoire immédiate.
  • Il annonce une affirmation de son autorité royale qui se manifestera dans leur génération, devant les yeux de certains disciples.

Cette « venue » se manifeste sous plusieurs formes :

  • Résurrection/Ascension : victoire sur la mort, exaltation
  • Pentecôte : règne inauguré par le don de l’Esprit
  • Destruction de Jérusalem (70 ap. J.-C.) : acte de jugement contre Israël apostat

Signification spirituelle pour l’Église aujourd’hui

Ces textes nous rappellent une vérité essentielle. Le royaume de Dieu n’est pas reporté à plus tard. Il est déjà venu. Il est déjà actif. Il est déjà visible pour ceux qui ont des yeux pour voir.

Jésus règne aujourd’hui. Il est venu dans sa puissance à la Pentecôte. Il gouverne son Église. Il sauve, transforme, juge, et conduit l’histoire. Le croyant n’attend pas que Christ devienne roi, il l’est déjà.

« Le royaume de Dieu ne viendra pas de façon visible. On ne dira pas : « Venez, il est ici », ou : « Il est là », car, notez-le bien, le royaume de Dieu est parmi vous. » — Luc 17.20-21

Conclusion

Les paroles de Jésus ne sont ni vagues ni symboliques à outrance : elles sont prophétiques, concrètes, et accomplies. La venue du Royaume que le Seigneur annonçait dans ces trois versets s’est véritablement réalisé — non dans un retour apocalyptique différé, mais dans une venue puissante, spirituelle et royale, déjà perceptible dans son ministère, dans sa résurrection, dans l’effusion du Saint-Esprit, et dans les événements prophétiques qui ont marqué la génération des apôtres.

Ainsi, l’Église d’aujourd’hui n’attend pas passivement que le Royaume vienne. Elle vit déjà sous son autorité. Elle prie non pour faire descendre le ciel, mais pour entrer dans la réalité d’un royaume déjà inauguré par la croix et confirmé par la résurrection.

Le défi pour nous n’est pas de spéculer sur l’avenir, mais de vivre dans l’obéissance au Roi aujourd’hui. Car le Fils de l’homme est venu, et il revient assurément, au dernier jour, pour prendre avec lui ses élus. 

Maranatha !

Pour qui Jésus revient-il ? Une réponse fondée sur les Écritures

Le retour de Jésus s’adresse à son peuple spirituel racheté par la foi, composé de Juifs et de non-Juifs, et non à un Israël géopolitique. Les croyants sont invités aux noces de l’Agneau, comme participants plutôt qu’en tant qu’épouse. La foi en Christ est essentielle, indépendamment de l’origine ethnique.

À travers les siècles, plusieurs théologies ont tenté de répondre à cette question essentielle : pour qui Jésus revient-il ? Est-ce pour l’Église ? Encore, pour les croyants ? Pour l’Israël géopolitique ? Ou pour les descendants d’Abraham selon la chair, encore attachés à l’ancienne alliance ? Pour y voir clair, il ne faut pas se tourner vers les traditions humaines, mais vers les Écritures elles-mêmes. Car c’est la Parole inspirée de Dieu qui détermine les contours du peuple que Christ viendra chercher.

D’abord, Jésus revient pour ceux qui lui appartiennent, rachetés par la foi

Le retour de Jésus concerne d’abord ceux qui sont à lui, c’est-à-dire ceux qui ont été rachetés par son sang et qui vivent dans la foi. Il ne s’agit pas d’une catégorie ethnique, ni d’une position religieuse, mais d’un peuple spirituel né de nouveau.

« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété […] en attendant le moment béni où va se manifester la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute faute… » — Tite 2.11-14

Ce peuple racheté par Christ est composé de Juifs et de non-Juifs, tous unis dans la foi, régénérés par l’Esprit, et attendant activement son retour.

Ensuite, Jésus revient pour ceux qui sont invités aux noces de l’Agneau

Contrairement à une mauvaise conception largement répandue, l’Église n’est jamais appelée « l’épouse de Christ » dans les Écritures. Elle est plutôt décrite comme les invités au festin des noces. L’Apocalypse est très clair sur ce point : l’Épouse est la Nouvelle Jérusalem, la ville sainte, la demeure de Dieu avec les hommes.

« Puis je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » — Apocalypse 21.2

« Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. […] Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu. » — Apocalypse 21.9-10

Les croyants fidèles, quant à eux, sont appelés à participer aux noces, en tant qu’invités ayant revêtu le vêtement de noces, symbole de la justice reçue par la foi.

« Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! » — Apocalypse 19.9

« Le royaume des cieux ressemble à un roi qui organisa un festin de noces pour son fils. […] Puis il dit à ses serviteurs : Le repas de noces est prêt. » — Matthieu 22.2, 4 (BDS)

D’autres passages démontrent bien ce fait. Par exemple :

  • Matthieu 22.2-14 : « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui célébra les noces de son fils… » → les invités sont des hommes de toutes origines, représentant ceux qui répondent à l’appel de Dieu.
  • Luc 14.15-24 : un homme organise un grand festin → ceux qui y entrent sont les pauvres, estropiés, aveugles et boiteux — une image des croyants humbles et repentants.
  • Matthieu 25.1-13 : les dix vierges entrent dans la salle des noces, ce sont des participants, non l’Épouse.

Ainsi, Jésus revient pour ceux qui sont prêts, saints, fidèles, nés de l’Esprit, afin de les introduire dans son Royaume éternel — en tant qu’invités honorés aux noces de l’Agneau, et non comme l’Épouse elle-même.

Maintenant, Jésus ne revient pas pour un Israël géopolitique, mais pour le véritable Israël de Dieu

Il est crucial de distinguer entre Israël géopolitique actuel selon la chair et l’Israël spirituel que les apôtres décrivent. Le retour de Jésus ne concerne pas un État moderne, ni une ethnie, mais tous ceux qui sont en Christ.

« Tous ceux qui suivent cette règle de conduite, paix et compassion sur eux et sur l’Israël de Dieu ! » — Galates 6.16

Dans le contexte de ce passage, nous voyons clairement que l’Israël de Dieu aujourd’hui c’est l’Église. C’est elle le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance. Alors, quand il parle de l’Israël de Dieu, il fait référence au peuple de Dieu.

De plus, L’apôtre Paul précise que ce ne sont pas les descendants naturels d’Abraham qui sont héritiers de la promesse, mais ceux qui sont enfants de Dieu par la foi.

« Ce ne sont pas tous ceux qui sont issus d’Israël qui sont Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Le véritable Israël, aujourd’hui, c’est la communauté des croyants nés de nouveau, unis à Christ, issus de toutes les nations. C’est pour ce peuple que Jésus revient.

Jésus ne revient pas pour ceux qui rejettent le Messie, même s’ils sont Juifs selon la chair

Le salut n’est pas accordé en raison d’une appartenance ethnique ou d’une observance extérieure de l’ancienne alliance. Jésus reviendra en jugement contre ceux qui l’ont rejeté, même s’ils se réclament de Moïse.

« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » — Jean 3.36

La foi en Jésus est la seule porte d’entrée dans le Royaume de Dieu, pour les Juifs comme pour les non-Juifs.

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

Même si un reste d’Israël selon la chair se tournera vers Jésus dans les derniers jours (Romains 11.25-26), ce sera par la foi en lui, et non par le biais d’un privilège ethnique.

Conclusion : Jésus revient pour son peuple spirituel, ceux qui lui appartiennent par la foi

Le retour de Jésus concerne ceux qui ont été lavés par son sang, nés de nouveau, et qui gardent la foi jusqu’à la fin. Ce peuple est formé de toutes les nations, y compris un reste d’Israël selon la chair, mais il n’est pas défini par l’ethnie ou la religion d’origine, seulement par l’union avec le Messie.

« Voici, il vient avec les nuées. Tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé. Et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui. » — Apocalypse 1.7

« Quant à ceux qui auront persévéré jusqu’à la fin, ils seront sauvés. » — Matthieu 24.13

Prépare ton cœur, sois trouvé fidèle, revêtu du vêtement de noces, car le Roi revient chercher tous ceux qui l’attendent avec amour, foi et persévérance.

Rien ne prouve la théorie de deux retours de Jésus

L’idée que Jésus reviendra en deux événements distincts – un enlèvement secret pour l’Église avant la période des tribulations, suivie d’un retour visible après cette même période – est une doctrine populaire. Cependant, cette interprétation ne trouve aucun fondement biblique solide dans les Écritures. Voici pourquoi l’idée de deux retours distincts de Jésus-Christ est erronée.


1. La Bible enseigne un seul retour visible de Jésus

Les Écritures ne font jamais référence à deux retours distincts de Christ. Au contraire, elles présentent un événement unique, spectaculaire et visible, auquel tout le monde assistera. Voici quelques passages clés :

Matthieu 24.30-31 : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » 

Ce passage indique que le retour de Jésus sera visible pour « toutes les tribus de la terre », confirmant un seul événement global et non pas deux. Il n’y a aucun passage dans la Bible qui stipule un retour secret de Jésus pour enlever son Église.

Actes 1.11 « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter. »

Les anges expliquent que Jésus reviendra de manière visible et publique, tout comme il est monté au ciel. Rien ici ne suggère deux retours distincts.


2. L’idée d’un enlèvement secret est absente des Écritures

L’idée de deux retours distincts repose sur une falsification de la Parole de Dieu. Ce sont des passages tirés de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas, notamment 1 Thessaloniciens 4.16-17 :

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 

Est-ce que vous voyez dans ce passage, une seule chose qui puisse nous indiquer que ça parle d’un retour secret de Jésus ? Rien dans ce passage ni dans son contexte ne mentionne cela. Ce passage décrit clairement la résurrection et l’enlèvement des croyants à la venue de Christ. Cependant, il ne parle pas d’un événement distinct de son retour glorieux. Les éléments tels que le « la voix de l’archange » et « la trompette divine » montrent que cet événement est public, bruyant et visible, et non un enlèvement secret. Affirmer une chose pareille c’est de mentir aux croyants.


3. Le retour de Jésus est toujours lié au jugement

Les Écritures présentent toujours le retour de Jésus comme étant liées au jugement final et à l’établissement de son règne. Par exemple :

2 Thessaloniciens 1.6-10 En effet, il est juste aux yeux de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui vous font souffrir, et de vous accorder, à vous qui souffrez, du repos avec nous. Cela se produira lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans une flamme. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

Ce passage montre clairement que le retour de Jésus inclut à la fois la rétribution des impies et la glorification des saints. Rien n’indique une séparation entre ces deux événements.

Apocalypse 19.11-16 « Là-dessus, je vis le ciel ouvert et voici, il y avait un cheval blanc. Son cavalier s’appelle « Fidèle et Véritable ». Il juge avec équité, il combat pour la justice. Ses yeux flamboient comme une flamme ardente. Sa tête est couronnée de nombreux diadèmes. Il porte un nom gravé qu’il est seul à connaître. Il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Il s’appelle La Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs. De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les peuples et il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ». 

Ici, Jésus revient comme le Roi des rois, accompagné des armées célestes, pour exécuter le jugement sur les nations. Cet événement coïncide avec la victoire finale, et non avec un enlèvement distinct des croyants.


4. Les implications théologiques de deux retours distincts

Prétendre que Jésus revient en deux étapes crée des problèmes théologiques importants :

  • Division artificielle du corps de Christ : Si une partie de l’Église est enlevée avant la période des tribulations et une autre reste, cela contredit l’unité du corps de Christ (1 Corinthiens 12.12-13).
  • Absence d’enseignement clair : Les évangiles et les épîtres n’enseignent jamais une chronologie de deux retours distincts. Une doctrine aussi cruciale devrait être explicitement énoncée dans les Écritures.
  • Affaiblissement de la persévérance : Enseigner un enlèvement prétribulationnel encourage les croyants à espérer une évasion plutôt qu’une endurance face aux tribulations, contrairement à l’enseignement biblique (Matthieu 24.13).

Conclusion : Une seule venue glorieuse et triomphante

L’idée de deux retours distincts de Jésus n’est pas soutenue par les Écritures d’aucune façon. Sauf, si l’on cite des versets hors de leur contexte. La Parole de Dieu enseigne un seul retour, visible, glorieux et final, au cours duquel Christ réunira ses élus, jugera les impies et établira son royaume éternel. Plutôt que de nous attendre à une évasion des épreuves, nous sommes appelés à persévérer dans la foi, confiants en la victoire finale de notre Seigneur.

La vision du Ressuscité (Apocalypse 1.9-20)

La vision de Jean dans Apocalypse 1.9-20 présente Christ glorifié, symbole d’autorité sur l’Église et l’histoire. Cette révélation, destinée à réveiller l’Église, souligne que les véritables témoins de Jésus souffrent pour leur foi. Jean enseigne que le réveil spirituel commence par une obéissance à la voix de Christ, qui demeure au milieu des Églises.

Introduction : Pourquoi cette vision est-elle essentielle ?

Dans Apocalypse 1.9–20, l’apôtre Jean reçoit une vision bouleversante du Christ ressuscité et glorifié. Ce passage est fondamental car il nous offre une image symbolique du Seigneur exalté, un rappel de son autorité souveraine sur l’Église et sur toute l’histoire, et une assurance précieuse de sa présence au milieu des croyants, même en période de persécution. Cette vision n’est pas une description physique de Jésus, mais une révélation de ses attributs divins et royaux, transmise par des symboles puissants que nous allons explorer.

Cette vision n’a pas pour but de nourrir la curiosité, mais d’ébranler, de réveiller, de ranimer la flamme dans les cœurs affaiblis. Chaque symbole agit comme un appel divin à se prosterner, à écouter et à se relever dans la crainte et la consécration. Le Christ glorifié ne se dévoile pas pour impressionner, mais pour réveiller l’Église endormie.

Jean : un témoin en exil (Apocalypse 1.9)

Jean se présente simplement : « Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus. »

Jean ne se positionne pas comme un apôtre supérieur, mais comme un frère solidaire, associé à trois réalités que tous les croyants expérimentent : la détresse, le royaume et la persévérance. La détresse (thlipsis) désigne l’épreuve que subissent les chrétiens à cause de leur foi. Le royaume (basileia) nous rappelle que, même persécutés, nous participons déjà au règne de Christ. Et la persévérance (hypomonê) est cette endurance que Dieu accorde à ceux qui restent fidèles jusqu’à la fin.

Jean est exilé à Patmos, non pour un crime, mais parce qu’il a proclamé la Parole de Dieu. C’est un rappel que les véritables témoins de Jésus-Christ seront souvent persécutés.

L’Église, à l’exemple de Jean, doit donc s’attendre à souffrir pour la vérité, tout en gardant en vue la réalité présente du royaume et la nécessité de persévérer.

Jean, fidèle au point de souffrir pour la Parole, incarne ce que signifie vivre dans un réveil authentique. Le réveil ne naît pas du confort, mais de la croix. Il surgit dans les déserts spirituels, les Patmos de notre vie, où Dieu se révèle puissamment à ceux qui tiennent ferme malgré l’épreuve. Une Église réveillée est une Église persécutée mais persévérante.

Le jour du Seigneur et la voix comme une trompette (Apocalypse 1.10–11)

Jean poursuit : « Le jour du Seigneur, l’Esprit de Dieu se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : Inscris dans un livre ce que tu vois, et envoie-le à ces sept Églises : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

Le « jour du Seigneur » peut faire référence au dimanche, jour de culte chrétien, mais aussi à une vision prophétique du « jour du Seigneur » eschatologique, celui du retour de Christ. La voix forte, semblable au son d’une trompette, évoque l’autorité divine et l’urgence du message. Dans l’Ancien Testament, la trompette annonçait la présence de Dieu et des événements solennels.

Les sept Églises mentionnées sont bien historiques, mais elles représentent aussi toute l’Église universelle à travers les âges. Cette vision nous rappelle que Christ parle encore à son Église aujourd’hui, et que son message est destiné à être entendu, reçu et mis en pratique.

Le réveil commence toujours par une voix. Une voix qui secoue, qui interpelle, qui appelle. La voix de Christ retentit aujourd’hui encore dans son Église, mais avons-nous des oreilles pour entendre ? Le réveil spirituel commence lorsque nous cessons de résister à cette voix et que nous nous mettons à genoux pour obéir.

La vision du Christ glorifié (Apocalypse 1.12–16)

Jean raconte ce qu’il a vu : « Je me retournai pour découvrir quelle était cette voix. Et l’ayant fait, voici ce que je vis : il y avait sept chandeliers d’or et, au milieu des chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un homme… »

La vision qui suit est riche en symboles révélant la majesté et l’autorité de Christ :

  • Les sept chandeliers d’or représentent les Églises. L’Église est appelée à briller dans les ténèbres du monde, et Christ se tient au milieu d’elle, même dans la souffrance.
  • Celui qui ressemble à un homme, ou littéralement « un fils d’homme », renvoie à Daniel 7.13 : c’est Jésus, à la fois humain et divin.
  • Sa longue tunique et la ceinture d’or rappellent la fonction de souverain sacrificateur et de roi.
  • Sa tête et ses cheveux blancs sont le symbole de la sagesse et de l’éternité, identifiant Jésus à « l’Ancien des jours » de Daniel 7.9.
  • Ses yeux comme une flamme ardente indiquent qu’il voit tout, qu’il sonde les cœurs et les intentions.
  • Ses pieds comme du bronze incandescent parlent de jugement pur et inébranlable.
  • Sa voix comme celle des grandes eaux reflète la puissance et la majesté de sa parole.
  • Dans sa main droite, il tient sept étoiles, symboles des anges ou messagers des Églises, démontrant que Christ les garde et les dirige.
  • De sa bouche sort une épée aiguisée à double tranchant, image de la Parole vivante et efficace de Dieu, capable de juger et de sauver.
  • Enfin, son visage brillant comme le soleil est l’expression de sa gloire divine, éclatante, irrésistible.

Cette vision bouleversante nous rappelle que Jésus n’est plus le serviteur souffrant, mais le Seigneur glorifié, investi de toute autorité dans le ciel et sur la terre.

Cette vision ne doit pas rester théorique : elle veut allumer une passion brûlante pour Jésus. Lorsque l’Église voit réellement le Ressuscité, elle ne peut plus rester tiède, distraite ou mondaine. Le réveil ne commence pas dans une stratégie humaine, mais dans une rencontre avec Christ glorieux. C’est là, devant son visage éclatant, que tombent les idoles et que renaît une foi vivante.

L’autorité du Ressuscité (Apocalypse 1.17–20)

Face à cette vision, Jean s’écroule : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. » Mais Jésus le rassure aussitôt : « N’aie pas peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. »

Quelle puissance dans ces paroles ! Jésus-Christ est le Vivant, celui qui a traversé la mort et en est ressorti vainqueur. Il est le Premier et le Dernier, un titre qui le place au même rang que Dieu dans l’Ancien Testament. Il détient les clés. Ce qui fait qu’il a toute autorité sur la vie, la mort, et l’éternité.

Il commande alors à Jean d’écrire : « ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite. » Cette structure donne une clé de lecture pour tout le livre : la révélation englobe le passé (à partir de la venu de Christ), le présent et le futur.

Enfin, Jésus explique les symboles : les sept étoiles sont les anges des Églises, et les sept chandeliers représentent les Églises elles-mêmes. L’Église est entre ses mains, et il en est le centre, le cœur et la lumière.

Le réveil naît là où l’on reconnaît que Jésus détient les clés. Ni le monde, ni les autorités religieuses, ni les puissances des ténèbres ne dirigent l’histoire : Christ le fait. Et une Église réveillée est une Église qui vit sous cette autorité avec humilité, crainte, et puissance.

Conclusion : Quel est le message pour nous aujourd’hui ?

Ce passage nous enseigne que le Christ glorifié est au milieu de son Église, même lorsqu’elle est persécutée, marginalisée ou affaiblie. Il règne déjà, avec puissance et autorité. Il connaît son peuple, voit ses œuvres, comprend ses luttes et le soutient.

Son appel est clair : briller comme un chandelier dans les ténèbres, écouter sa voix, et lui rester fidèle jusqu’à la fin.

Le Christ glorifié marche encore aujourd’hui au milieu des chandeliers. Il cherche une Église qui brûle pour Lui. Une Église réveillée, affranchie de la tiédeur de Laodicée, remplie du feu de Philadelphie.

Sommes-nous prêts à écouter sa voix, à tomber à ses pieds, et à nous relever transformés pour briller dans ce monde ?

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Trois sources de faux enseignements 1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes sur l’une de ces sources de faux enseignements : Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

D’abord, plusieurs faux enseignements proviennent de ce premier groupe. Ce sont des gens qui nient l’existence de Dieu ou encore qui ont choisi délibérément de ne pas croire en Dieu.

L’insensé pense : « Il n’y a pas de Dieu ! » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien. – Psaumes 53.2

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui lui désobéissent et qui, par leurs mauvaises actions, tiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a fait connaître. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles – sa puissance éternelle et sa nature divine – se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Ils n’ont donc aucune excuse. Ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ne lui ont pas témoigné leur reconnaissance. Au contraire, ils se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent a été plongé dans les ténèbres. – Romains 1.18-21

Ces gens n’ont aucune affection pour Dieu et sa volonté. Ils sont ennemis des croyants cherchant intentionnellement à discréditer Dieu et à détruire son œuvre. Jésus a dit à propos de ces gens religieux dans leur athéisme :

Votre père, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Dès le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. – Jean 8.44

Pour le croyant, né de nouveau, les faux enseignements de ce groupe sont tout de même évidents et faciles à discerner. Toutefois, si nous prenons l’exemple de la théorie de l’évolution qui a touché beaucoup d’individus depuis leur enfance par les enseignements reçus par la télé, les livres, à l’école et encore aujourd’hui largement diffusé dans les reportages scientifiques des grandes chaînes de télévision. 

On pourrait dire qu’un grand nombre de personnes ont subi un lavage de cerveau pour accepter et croire cette théorie et bien d’autres sans s’en rendre compte. Ce qui fait qu’aujourd’hui un nombre de croyants significatifs croît en la théorie de l’évolution rejetant  par le fait même l’enseignement créationniste de la Bible.

Face à cette réalité, la Bible nous appelle à l’examen et au discernement. Nous ne devons pas accepter passivement ce que le monde nous présente comme vérité.

L’enjeu est de taille : c’est une question de fidélité à Dieu et à sa Parole. Si nous voulons rester fermes dans la foi et résister aux séductions du monde, nous devons être enracinés dans la vérité biblique, méditer régulièrement les Écritures et demander au Saint-Esprit de nous éclairer.

La question demeure donc pour chacun d’entre nous : acceptons-nous encore des idées du monde qui contredisent la Parole de Dieu ? Avons-nous laissé certaines philosophies influencer notre vision des choses sans les confronter aux Écritures ?

La réponse à ces questions détermine non seulement notre solidité spirituelle, mais aussi notre capacité à discerner et à combattre efficacement les faux enseignements dans un monde qui cherche sans cesse à effacer la vérité de Dieu.

Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus une autre falsification des Écritures

J’ai entendu une personne dire dans une prédication, voilà quelque temps, que 2 milliards de personnes seraient sauvées juste avant que le Seigneur Jésus ne revienne. Je me suis demandé d’où ce nombre pouvait provenir et quels étaient les passages mentionnant un grand réveil à la fin des temps. 

Je me suis aperçu que la Bible ne parle pas d’un réveil universel, avec 2 milliards de convertis, mais plutôt d’un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu, alors que le monde s’enfonce dans l’apostasie et le jugement. 

Voici, les passages utilisés pour enseigner un grand réveil et leur véritable sens. Vous allez découvrir encore une fois que les passages utilisés sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. En fin de compte, nous pouvons constater, le chiffre de 2 milliards de personnes sauvées, sort uniquement de l’imaginaire d’une personne et non de la Bible.


Versets utilisés pour appuyer l’idée d’un grand réveil avant le retour de Christ

1. Joël 3.1-4

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible. 

Certains disent que ce verset annonce un réveil mondial juste avant la fin. En réalité, ce passage annonce l’effusion du Saint-Esprit, qui a commencé à la Pentecôte (Actes 2.16-21) et qui se poursuit jusqu’à la fin des temps. Il ne parle pas d’un réveil universel, mais d’un peuple fidèle rempli de l’Esprit au milieu d’un monde en rébellion. De plus, les signes mentionnés (sang, feu, obscurité) indiquent un contexte de jugement. 

2. Matthieu 24.14

Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. 

Ce verset est utilisé pour affirmer qu’un grand réveil touchera toutes les nations avant le retour de Jésus. Jésus ne dit pas que toutes les nations se convertiront, mais que l’évangile sera prêché en témoignage. Ce qui nous démontre que l’évangile sera proclamé jusqu’au retour de Jésus et cela malgré les persécutions que le peuple de Dieu devra endurer pendant la période des tribulations. Ce passage souligne l’importance de la mission du peuple de Dieu dans les derniers jours, et non un réveil de masse.

3. Habacuc 2.14

Car la terre sera remplie de connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers.

À ceci, certains enseignent que ce verset annonce un réveil universel avant la fin des temps. En réalité, ce passage parle de l’établissement final du règne de Dieu, après le retour de Jésus. Il ne s’agit pas d’une prophétie sur l’Église dans les derniers jours, mais sur le royaume à venir après le jugement.

4. Ésaïe 60.1-3

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi. 

Certains affirment que ce passage parle d’un réveil où le peuple de Dieu dominera le monde avant le retour de Christ. Ce passage, dans son véritable sens, parle de la gloire de Dieu qui brillera sur son peuple, alors que les ténèbres couvriront la terre. Il ne dit pas que le monde entier sera sauvé, mais que le peuple de Dieu sera comme une lumière brillante au milieu des ténèbres pendant la période des tribulations comme le laisse entendre le récit des deux témoins représentant l’église. (Apocalypse 11)

5. Actes 2.17-21

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira,  la lune deviendra de sang,  avant la venue du jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux. Alors seront sauvés tous ceux qui invoqueront le Seigneur. 

Ces versets sont souvent utilisés pour annoncer un réveil mondial avant la fin des temps.

À vrai dire, Pierre, ici, cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit a commencé et continue jusqu’à la fin. Mais il mentionne aussi des signes de jugement (sang, feu, fumée), montrant que cette période se termine, au dernier jour, par la venue du Seigneur. Ce passage ne parle pas d’un réveil final, mais de la présence continue du Saint-Esprit dans le peuple de Dieu pendant la période des tribulations jusqu’au retour de Christ.


Que nous dit la Bible réellement ?

1. Un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu :

L’Évangile sera prêché avec puissance, au cœur de  la persécution pendant la période des tribulations comme le démontre Matthieu 24.14 « Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Puis, ceux qui font partie du peuple de Dieu seront fidèles jusqu’à la fin : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12).

2. Une grande apostasie :

L’apôtre Paul nous dit que beaucoup abandonneront la foi : « Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3) « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1).

Jésus nous enseigne que l’iniquité augmentera et l’amour de plusieurs se refroidira : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »(Matthieu 24.12).

Paul nous mentionne qu’un faux réveil prendra place sous l’influence de l’Antichrist « La venue de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. » (2 Thessaloniciens 2.9-12)

3. Les passages qui mentionnent un grand réveil avant le retour de Christ :

Voici tous les passages qui mentionnent un grand réveil juste avant le retour de Christ.

L’auteur a laissé cet espace vide volontairement

En conclusion, il n’y aura pas un réveil mondial où 2 milliards de personnes viendront à Christ tout juste avant son retour. Ce que nous voyons, en contrepartie, c’est qu’un reste fidèle témoignera avec puissance, alors que le monde s’enfoncera dans l’apostasie et le jugement.


Notre mission :

  • Rester fermes dans la foi (Matthieu 24.13).
  • Prêcher l’Évangile jusqu’au bout (Matthieu 28.19-20).
  • Ne pas se laisser séduire par les faux réveils (2 Thessaloniciens 2.11).

Le peuple de Dieu brillera comme une lumière au milieu des ténèbres, mais le monde ne sera pas sauvé au compte de 2 milliards avant le retour de Christ. Cette, il y en aura peut-être qui se convertiront suite au message de l’Église (deux témoins) toutefois, ce sera un nombre qui n’est pas mentionné.

L’urgence de dénoncer toutes ces fausses doctrines et de revenir à la vérité biblique

Plusieurs croyants, suite à mes publications sur la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel en minimisant la chose, encore en relativisant le fait que ce n’est pas grave ou que mes propos sont de la persécution pour les croyants m’interpellent personnellement pour ne pas dire qu’ils me font honte.

Le problème vient du fait que c’est une fausse doctrine et qu’un faux enseignement en amène un autre et encore un autre éloignant les croyants toujours plus de la vérité. Je conçois très mal que les croyants puissent se laisser séduire par des doctrines de démons sans rien dire, ou encore, en les acceptant et les défendant.

Comment sommes-nous devenus si mous face à la fausse doctrine en nous laissant duper par tous ces faux concepts qui ne sont absolument pas bibliques ? Comment pouvons-nous minimiser celles-ci sachant que c’est une falsification des Écritures ?

À mon avis, la raison est simple. Une majorité de croyants sont plus intéressés par ce qui flatte les oreilles que par la vérité de la Parole de Dieu. À cause de cela, nombres de fausses doctrines sont acceptées et enseigner dans l’Église comme étant l’a vérité de la Parole de Dieu. Pour moi, ce n’est pas acceptable et ça doit être dénoncé.

Si l’on accepte une fausse doctrine aujourd’hui, nous en accepterons d’autres demain et cela aura pour effet de nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu au point de ne plus être en mesure de reconnaître ce qui est vrai de ce qui est faux. Comme nous le voyons aujourd’hui, tout le faux est prêché comme étant du vrai et peu de personnes s’élève contre ces faux enseignants comme le faisaient les apôtres comme nous le démontrent explicitement le Nouveau Testament. 

Aujourd’hui, l’Église est infestée de toutes ces fausses doctrines et cela n’inquiète que peu de chrétiens. Il est temps de revenir à la vérité de la Parole de Dieu. De remettre les passages utilisés frauduleusement dans leur contexte et de dénoncer ces loups ravisseurs qui entrainent les croyants loin de la vérité de la Parole de Dieu par leurs faux enseignements.

Vous pouvez me critiquer si cela vous chante, mais jamais par vos commentaires vous n’allez m’empêcher de défendre la vérité en dénonçant toutes ces fausses doctrines qui infestent l’Église du Seigneur Jésus en ces temps de la fin. 

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Une analyse de 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9

L’énoncée est le suivant : « L’enlèvement délivre l’Église de la Tribulation (1 Thessaloniciens 1.10 ; 5.9) tandis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’Antéchrist et des armées de la Tribulation. »

C’est intéressant de voir comment la fausse doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations est parsemée de trous. Pour cela, j’ai plusieurs exemples. 

Tout d’abord, il est dit, dans l’énoncé, que l’enlèvement délivre de la période des tribulations. Les versets utilisés sont 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9. Puis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’antichrist et des armées de la tribulation. Malheureusement, pour ce second avènement, il n’y a aucun passage de mentionné pour soutenir ce point. C’est là un trou important de cette doctrine. On ne peut pas affirmer une chose comme étant biblique sans avoir de passage qui soutient nos dires. 

Quoi qu’il en soit, maintenant, regardons ce que nous enseigne 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 pour voir s’ils corroborent bien ce qui est avancé par les adeptes de cette fausse doctrine.

Mentionnons que ces deux passages sont souvent cités dans le débat sur l’enlèvement de l’Église, en particulier dans le cadre d’une interprétation prétribulationnistes. Cependant, un examen attentif de leur contexte et de leur contenu montre qu’ils n’affirment pas explicitement une telle doctrine. Regardons. en premier lieu, 1 Thessaloniciens 1.10 :

« et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » (1 Thessaloniciens 1.10)

Ce texte, au premier abord, nous parle de deux choses : la colère à venir et la délivrance. 

  • La colère à venir fait référence au jugement divin qui sera exécuté lors du « jour du Seigneur » comme nous le mentionne 1 Thessaloniciens 5.2-3 et à la condamnation finale des impies.

« vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.2-3)

  • La délivrance ne désigne pas spécifiquement un enlèvement, mais le salut offert par Jésus-Christ à ses disciples, les épargnant du jugement divin grâce à leur foi en lui.

Maintenant, si l’on regarde le contexte élargi, nous constatons que l’apôtre Paul rappelle aux Thessaloniciens que leur foi en Christ les préserve de la colère divine. Puis, ce verset s’inscrit dans une perspective eschatologique générale, sans préciser le moment exact où cette délivrance se produira. Il n’affirme pas un enlèvement avant une période de tribulations terrestres. C’est complètement faux d’affirmer cela et d’utiliser ce passage pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre les croyants de la période des tribulations parce que ni le passage ni le contexte ne fait mentionnions de cela d’aucune manière. C’est un bel exemple de la façon dont on peut sortir un passage de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas réellement. D’ailleurs, toutes les fausses doctrines peuvent être aisément identifiées, avec un peu de discernement, parce qu’elles utilisent toujours ce même modus operandi.

L’autre passage utilisé pour appuyer que l’enlèvement délivre de la période des tribulations est 1 Thessaloniciens 5.9.

« Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5.9)

Faisons le même exercice que le passage précédent puisque ceux-ci sont utilisés pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre l’église de la période des tribulations. Tout comme l’autre passage, il y a deux choses que nous pouvons voir : la colère et les croyants destinés à posséder le salut.

  • La colère, mentionnée ici, fait référence au jugement final réservé aux impies (1 Thessaloniciens 5.3 : « Ils ne pourront y échapper »).

« Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.3)

  • Les croyants, au contraire, sont destinés au salut, une réalité déjà acquise par leur foi en Christ et qui se manifestera pleinement lors de son retour.

Tout comme l’autre passage, regardons maintenant le contexte élargi pour voir s’il mentionne bien, de quelque manière que ce soit, que l’enlèvement se produirait avant la période des tribulations. Dans ce contexte, Paul parle du « jour du Seigneur » comme d’un événement soudain et inéluctable, qui surprendra les incrédules, mais non les croyants, car ils sont des « enfants de lumière » (5.4-5). L’accent est mis sur leur préparation spirituelle et non sur un calendrier détaillé des événements. Rien dans ce texte n’indique un enlèvement avant les tribulations.

À ce moment-ci, la question que nous pouvons nous poser est, pourquoi ces versets ne soutiennent-ils pas explicitement un enlèvement prétribulationnistes ? Il y a trois raisons à cela. 

  1. Le concept de la « colère » :
    • Dans le contexte biblique, la « colère » désigne souvent le jugement final de Dieu, et non exclusivement une période spécifique de tribulations sur terre.
    • Ces versets ne décrivent pas un enlèvement préalable pour échapper aux épreuves terrestres, mais la délivrance spirituelle des croyants face au jugement éternel.
  2. Absence d’un calendrier clair :
    • Les passages n’établissent pas de chronologie précise concernant le retour de Christ ou la manière dont il protégera ses disciples.
    • Ils appellent les croyants à une vigilance constante, non à une attente passive d’un enlèvement imminent avant les tribulations.
  3. Thème principal :
    • Le but principal, de ces versets, est d’encourager les croyants à tenir ferme dans l’espérance du salut en Christ et à ne pas craindre le jugement à venir, grâce à leur foi en lui.

En conclusion,1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 parlent de la délivrance des croyants face à la colère divine et au jugement final, mais ils ne soutiennent pas explicitement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant une période de tribulations terrestres. Ces versets doivent être compris dans le cadre plus large de l’espérance chrétienne et de l’appel à la vigilance. Ils ne devraient pas être interprétés comme une preuve définitive d’une doctrine prétribulationnistes, mais plutôt comme une assurance que, en Christ, les croyants sont préservés de la condamnation éternelle.

Attente active et foi ferme : Préparons-nous au retour de Jésus-Christ

Introduction

Le retour du Seigneur Jésus fascine beaucoup. À juste titre, parce qu’il y a plusieurs choses à savoir et celles-ci sont réparties dans plusieurs livres de l’Ancien Testament et majoritairement dans le Nouveau Testament.

Le passage sur lequel je veux m’attarder maintenant se retrouve dans l’évangile de Matthieu, au  chapitre 24, et le verset 27. Cet extrait nous dit : « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant. »

Ce passage nous mentionne à première vue que : 

  1. Jésus reviendra « quand le Fils de l’homme viendra »
  2. Son retour sera soudain « comme l’éclair qui jaillit »
  3. Ce sera visible dans le ciel « ce sera comme l’éclair »
  4. Ce sera visible de tous « comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant »

C’est un fait que tous verront Jésus revenir sur les nuées. Par ailleurs, concernant son retour, les Écritures nous disent : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra… » (Ap 1.7) Ce n’est, en aucun temps, un secret pour personne que lorsque Jésus reviendra, tout le monde le verra. Ce passage le démontre très bien.

Ainsi, nous pouvons donc en déduire que le retour de Jésus sera visible sur toute la terre par tous. Ce ne sera pas un retour secret comme certains osent l’affirmer. Mentionnons, ici, que ce passage ne nous dit pas le moment de son retour. Il nous enseigne seulement la manifestation de celui-ci. 

Pour voir venir Jésus, il nous faut relever la tête et regarder vers le ciel parce que Jésus ne reviendra pas de la terre. Il ne peut être sur la terre sans d’abord être venu dans le ciel et que tous l’aient vu. Ce ne sera pas comme le jour de sa naissance alors que personne ne se préoccupe de sa venue si ce n’est sa mère et Joseph. Lors de son retour, ce sera différent parce que c’est le roi de gloire qui revient pour régner. 

Maintenant, pour ce qui est du moment de son retour, nous aborderons cette question dans un autre article plus tard.

Le contexte du passage

Le contexte de ce passage nous est donné d’abord dans un cadre plus large c’est-à-dire celui du chapitre 24 de Matthieu alors qu’il est question des événements de la fin des temps. 

Pour ce qui est du contexte immédiat (Mt 14.23-28) de ce passage, nous réalisons que Jésus met en garde contre ceux qui prétendront être le Chris ou qui diront que le Christ est en un endroit précis, insistant sur le fait qu’il ne faut pas les croire. Il souligne que des signes extraordinaires accompagneront l’apparition des faux christs et des faux prophètes, et qu’ils tenteront d’égarer ceux que Dieu a choisis.

Puis, il avertit ses disciples de ne pas se laisser tromper parce que son retour ne sera pas caché ou encore limité à un endroit précis. Cela contraste avec les apparitions discrètes et localisées revendiquées par les faux christs. 

Finalement, le verset 28 pour ma part demeure encore énigmatique.

Conclusion

En conclusion, le passage de Matthieu 24.27 nous enseigne avec clarté et force la nature universelle, visible et éclatante du retour du Seigneur Jésus-Christ. Contrairement aux prétentions des faux christs ou aux théories d’un retour secret, ce verset affirme que personne ne pourra ignorer cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Jésus reviendra dans la gloire, comme l’éclair qui illumine tout le ciel, d’est en ouest.

Ce passage nous pousse à deux attitudes essentielles : la vigilance et l’espérance. La vigilance, car Jésus nous avertit des dangers des faux enseignements et des tromperies qui pourraient détourner notre regard de la vérité. L’espérance, car le retour du Seigneur est une promesse glorieuse, un moment où toute la création sera témoin de sa majesté et de sa puissance.

Bien que ce passage ne nous révèle pas le moment exact de son retour, il nous invite à lever les yeux vers le ciel et à vivre chaque jour avec l’attente active de son avènement. Ainsi, restons fermes dans la foi, nourrie par cette promesse certaine : Jésus-Christ reviendra, et tout œil le verra.

Parole prophétique pour notre temps

Des jours sombres sont devant nous. Alors que plusieurs placent tout leur espoir de voir des jours meilleurs,je crains fort qu’ils soient amèrement déçus lorsqu’ils verront que ça ne se réalisera pas. D’autres s’attendent que Donald Trump sera le sauveur de l’humanité face à des mondialistes sans vergogne. La réalité n’est pourtant pas dans un sauveur humain et cela malgré les forces et les qualités de ce dirigeant politique américain. En réalité, le plan de Dieu suit son cours et le monde se dirige vers sa destinée finale. Cette conclusion ne sera pas ce que des gens pleins d’espoir dans ce monde et ses dirigeants corrompus attendent. 

Le plan de Dieu est écrit depuis plusieurs millénaires et il n’est pas caché pour personne. Il est écrit dans un livre que nous appelons la Bible. Toutefois, les gens ont rejeté ce livre dans le but d’avoir libre cours dans l’accomplissement de leurs projets humains égoïstes. 

La Bible décrit la fin de notre monde et la création d’un nouveau monde. Alors que bientôt, nous verrons la création d’un monde nouveau ici sur cette terre. Ce qu’il faut réaliser c’est que ce ne sera pas le projet de Dieu, mais de Satan. Il agira au travers des dirigeants corrompus pour créer ce monde totalitaire. Tous les peuples seront soumis à la bête et devront se conformer à ce nouveau monde. Celui-ci sera gouverné par un gouvernement mondial qui ne tolèrera aucun opposant à son régime. Les récalcitrants seront arrêtés et emprisonnés attendant d’être jugés et condamnés. 

Pour les chrétiens, les disciples du Seigneur Jésus, ou encore l’Église ce ne sera pas une belle période. La persécution va prendre de l’ampleur contre les croyants. Il nous est dit que la bête leur fera la guerre. Pire encore, elle les vaincra. (Ap 13.7; Dn 7.21) Ce qui signifie que ce sera des temps de grandes souffrances. De plus, cette persécution se fera également par des gens que nous avons connus et aimés et qui vont se retourner contre nous. (Mt 24.10)

Les croyants font avoir besoin d’être préparé pour passer à travers ces moments sombres précédents le retour du Seigneur Jésus. (Mt 24.29-30) L’apôtre Paul parle de ceux qui seront « restés en vie » (1 Th 4.15-17) lorsque Jésus apparaitra dans le ciel lors de son retour. Ce qui laisse sous-entendre que d’autres seront morts pendant cette période de grandes persécutions. (Ap 13.10) Le droit d’acheter et vendre leur sera enlevé à moins toutefois qu’ils n’acceptent de prendre la marque de la bête signifiant une allégeance totale à celle-ci. (Ap 13.16-18)

Un autre signe qui prendra place, ce sera le contrôle total de l’information. Ce qui signifie la censure. Et c’est déjà commencé dans certains pays avec la censure des réseaux sociaux, la seule voie des lanceurs d’alerte. Les gens ne pourront plus propager la vérité. Ce sera seulement le narratif gouvernemental qui sera accepté. À ce moment, le mensonge prédominera bien qu’il soit de plus en plus répandu aujourd’hui. 

Pour le croyant, la seule vérité qui lui restera sera la Parole de Dieu. Il est donc impératif de s’en prémunir abondamment alors qu’elle est encore accessible. Qui sait si demain, nous y aurons encore accès sachant que c’est la vérité. 

Dans ce monde de mensonge, il est difficile aujourd’hui de trouver la vérité. La plupart des médias « mainstream » ne rapportent plus la vérité. Les nouvelles sont mensongères et biaisées toujours pour favoriser le mensonge. Le journalisme n’est plus objectif parce qu’il doit obéir à ceux qui le subventionnent. Il n’est donc plus libre de rapporter la vérité, mais plutôt de propager le mensonge. Mais demain, qu’est-ce que ce sera sous le règne de l’antichrist ? Je n’ose même pas imaginer.

Réalisons les temps dans lesquels nous vivons. Prenons conscience que des jours meilleurs n’arriveront pas dans ce monde corrompu d’ici-bas. Il nous faut nous préparer à affronter le monde de demain. Un monde de mensonge et de demi-vérité. C’est le temps de revenir à la Parole de Dieu. C’est aujourd’hui la seule source de vérité qui existe. Ne perdons plus de temps et retournons à la Parole de Dieu pour puiser les forces afin d’être en mesure d’affronter les événements qui vont bientôt se dresser contre les chrétiens. Fixons nos yeux sur la récompense qu’est la vie éternelle et attendons avec patience le retour du Seigneur Jésus. 

Le retour de Jésus : l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Bible 

La Bible parle beaucoup du prochain retour du Seigneur Jésus. Il y a, dans toutes les Écritures, environ 1800 versets mentionnant ou faisant allusion au retour du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, seulement, ce thème représente 19 % de celui-ci. Ainsi, le retour de Jésus est l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Parole de Dieu, particulièrement dans le Nouveau Testament.

C’est un message très important pour aujourd’hui alors que nous vivons véritablement les événements de la fin. Il est impératif de parler de cet événement qui impactera la vie de tous les habitants de la terre lorsqu’il se produira. 

Malheureusement, ce thème est obscurci par les différentes opinions chrétiennes sur le sujet. C’est normal puisque c’est le rôle du tentateur de semer le trouble parmi les croyants. Les nombreuses fausses croyances viennent détruire ce que la Bible dit véritablement du sujet. Les multiples conceptions et idéologies personnelles détruisent l’impact de ce grand événement qui se produira au dernier jour (Jn 6.39), comme la Bible le mentionne (1 Th 4.15), lorsque Jésus apparaîtra dans le ciel avec ses saints anges (1 Th 3.13).

Prenons le temps d’étudier le sujet à la lumière des écritures et avec l’aide du Saint-Esprit. Mettons de côté tout ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant et laissons le Seigneur lui-même nous enseigner véritablement sur le sujet. Vous allez voir que la vérité ne se retrouve pas dans aucune de ces fausses doctrines qui sont enseignées en ce moment dans la chrétienté.

Il faut demander le discernement du Saint-Esprit afin de pouvoir différencier le vrai du faux. Un spécialiste en billets de banque, à l’époque, disait qu’il est important de bien connaître les particularités d’un vrai billet si l’on veut reconnaître le faux. C’est la même chose aujourd’hui avec le sujet du retour de Jésus. Pour reconnaître les fausses doctrines, il nous faut véritablement connaître particulièrement la Parole de Dieu.

Ce que je crains, c’est que les croyants vont continuer de se tirailler sur ce sujet pour démontrer orgueilleusement qui a raison et qui a tort et passer à côté de ce qui est le plus important. Jésus a bien dit que « Si une famille est divisée, cette famille ne peut pas subsister. » (Mc 3.25) C’est le cas, si la famille chrétienne est divisée, comme elle l’est aujourd’hui sur ce sujet, comment pourra-t-elle subsister lors des jours d’épreuves qui vont venir. (Ap 13.10)

Le jour viendra ou la famille de Dieu se retrouvera unie dans la même cause lorsque celle-ci sera soumise à la persécution sous le règne de l’antichrist. Horsmis, le fait que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10) dans ce moment de dure épreuve, un reste, préparé pour ce moment, témoignera avec puissance du Seigneur Jésus invitant les gens à se repentir et à reconnaître le Jésus comme leur Seigneur et sauveur.

Le moment de son retour sera un moment de grande libération et de joie pour les fidèles serviteurs qui auront persévéré jusqu’au bout. Serons-nous de ceux qui persévéreront ? C’est aujourd’hui que ça se décide.

Liste des fausses doctrines dans l’Église

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

À l’aube de la fin : Un appel à l’espérance

Dernièrement, nous avons vu Donald J. Trump gagner l’élection présidentielle américaine. Nous savons que plusieurs fondent beaucoup d’espoir sur cet homme. Malheureusement, il faut bien se l’avouer, malgré toutes ses qualités de leader et l’espoir qu’il suscite, rien ne changera à la situation actuelle du monde. 

La raison est bien simple : l’humanité se rapproche inexorablement de la fin des temps. Nous vivons en ce moment les derniers moments de ce monde déchus. Un monde qui par son rejet de Dieu accomplit actuellement les prophéties de la Parole de Dieu annonçant une période de tribulations sans précédent (Mt 24.21) et un retour du Seigneur Jésus en gloire (Lc 21.27) pour venir chercher les siens et les amener avec lui dans la vie éternelle (1 Th 4.15-17). Mais auparavant, il y aura beaucoup de souffrances qui vont devoir être vécues à cause de ces dirigeants politiques. 

Je vous présente un scénario possible des temps à venir. Tout d’abord, nous verrons l’amour du plus grand nombre se refroidir parce que le mal ne cessera de croitre. (Mt 24.12) 

Puis, possiblement que ces dirigeants vont mettre en place différentes stratégies pour établir officiellement un gouvernement mondial. Bien entendu, tout ce processus devra se faire avec l’accord de la population. Les récalcitrants, quel que soit leur motif, se verront contraindre de se taire. Pour ce faire, ils seront emprisonnés et même tués.

Un gouvernement mondial, signifie aussi un gouvernement totalitaire. Ce qui veut dire qu’un tel gouvernement ne tolèrera aucune autre idéologie. À ce moment, il va assurément s’élever une grande persécution contre les croyants parce que ceux-ci prônent la venue du Roi des rois et l’établissement d’un royaume éternel. Celui-ci étant en opposition aux projets des hommes.

En parallèle, de ce temps de grandes persécutions, il y aura un temps d’évangélisation sans précédent, comme nous le démontre l’image des deux témoins du livre de l’Apocalypse. Comme nous pouvons le constater, les deux témoins (Ap 11) représentant l’Église du Seigneur Jésus. Ils sont revêtus de force et partagent l’évangile avec puissance et conviction malgré les persécutions qu’ils peuvent subir. 

Ce temps sera tout un contraste avec les temps de quiétude anormale que nous vivons en occident aujourd’hui. Jésus nous a dit : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33)

Le sauveur du monde n’est pas un homme. C’est le Seigneur Jésus seul. Les hommes qui s’élèvent contre l’autorité de Dieu agiront avec beaucoup de haine envers les croyants. Mais pour cela, nous ne devons pas craindre la mort de quelques façons que ce soit. La raison est que la récompense est autrement plus grande que tout ce que cette vie ne pourra jamais nous offrir. 

Pour ce faire, je vous encourage à mettre toute votre confiance en Jésus. Regarder la récompense à venir plutôt que ce que nous pouvons perdre dans ce monde ici-bas. Mais, il nous faut nous préparer. Ignorer cette réalité de la Parole de Dieu ne nous aidera pas à nous préparer. Nous devons faire face à nos peurs et nous en remettre au Seigneur Jésus et croire ce qu’il nous a dit. «Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle. » (Jean 12.25)

Soyez fort et courageux. Comme nous dit le Seigneur Jésus : « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (Lc 21.28)

Le jour du Seigneur arrive à grands pas

Introduction

En voyant une affiche de croisière aux baleines sur le fleuve Saint-Laurent, j’ai remarqué une chose frappante : sur la photo, les touristes, tournés vers l’objectif pour immortaliser leur sortie, manquent la scène spectaculaire d’une baleine émergeant derrière eux. Ironiquement, alors qu’ils sont là pour voir les baleines, ils en ratent l’instant le plus précieux.

Cette image m’a rappelé le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Les croyants qui adhèrent à cette fausse doctrine ont le dos tourné aux événements qui sont en train de se produire juste derrière eux. Ils ne voient pas les choses qui se déroulent parce que leur regard est fixé sur une doctrine fallacieuse.

Ils attendent un enlèvement de l’Église qui pourrait se produire, soi-disant avant la période des tribulations, alors que la Bible ne valide absolument pas ce fait et parce que Jésus a dit qu’il reviendrait au dernier jour. Que l’enlèvement avant la période des tribulations ne peut pas être le dernier jour! Puisqu’elle se déroulerait avant la fin qui est le dernier jour. Un jour dont nous ne connaissons pas le moment.

De plus, ils attendent, comme les juifs de l’époque de Jésus, un roi qui les libérera de toutes dominations de ce monde. Ils attendent un royaume sur cette terre avec son trône à Jérusalem et avec le Seigneur Jésus siégeant comme roi. Encore là, c’est de regarder dans la mauvaise direction. Parce que le règne de Jésus est éternel et que son trône est dans les cieux et pas sur cette terre. Puis, parce que le jour où Jésus va revenir, ce sera pour la résurrection, la séparation de l’ivraie et du bon blé ainsi que le jugement des nations. C’est ce que la Bible dit.

Une autre chose, cette doctrine enseigne que les croyants vont être enlevés au ciel avec Jésus avant la soi-disant période de 7 années de tribulations. Ensuite, qu’ils vont revenir avec Jésus régner pendant le règne de mille ans. Encore une fois, il m’apparait qu’ils n’ont pas compris l’image du millenium ou encore refusent de la voir. 

Leur regard est fixé sur les choses de cette terre. Il est fixé dans la mauvaise direction comme ces excursionnistes. Lorsque le retour de Jésus va réellement se produire au dernier jour, ils auront le dos tourné à l’événement de leur vie. Malheureusement, cela ne se passera pas comme ils peuvent l’imaginer. 

Le monde est en train de se positionner pour établir une domination mondiale. Comment vont-ils surmonter le moment où ceux-ci commenceront à faire la guerre aux membres du peuple saint ? Alors qu’il est dit que la bête allait les vaincre. Quel sera leur sauf-conduit à ce moment ? Ils ne pourront plus se cacher derrière un enlèvement prétribulationnel pour être épargné des douleurs, parce qu’ils seront totalement plongés dans cette fournaise de la colère de Dieu. Comment pensent-ils s’en sortir ?

Cependant, je suis inquiet pour eux. Lorsque les événements vont se dérouler comme selon la Bible, vont-ils le voir ? J’ai peur que plusieurs d’entre eux se perdent parce qu’on va leur avoir donné de faux espoirs et menti concernant le déroulement des événements de la fin. Seront-ils en mesure de résister dans ces jours de grandes détresses ? J’en doute fort parce que cette fausse doctrine détruit en ce moment leur seule chance d’échapper au désespoir que sera la période des tribulations.

N’étant pas préparé à vivre la plus grande affliction que le monde n’ait jamais connue simplement, parce qu’ils s’attendent que Jésus viendra les chercher avant que cela ne commence. Alors, que la Bible mentionne clairement que tous les croyants seront présents pendant la période de la grande tribulation. Ils croient un mensonge qui va les faire se perdre. J’en ai bien peur.

Il est encore temps de revenir, de retourner à la Parole de Dieu et de cesser d’écouter ces prophètes de malheur qui prêchent une dérive doctrinale. Prenons notre Bible à nouveau et regardons chacun des versets en lisant le contexte et en nous demandant si véritablement ces passages parlent d’un enlèvement avant la période des tribulations. L’exercice est simple et les conclusions seront évidentes pour celui qui voudra s’y investir avec diligence et honnêteté.

Demandez l’aide du Saint-Esprit pour que vous puissiez discerner la tromperie spirituelle et que vous puissiez voir la vérité. Il est encore temps, mais sachez que le jour du Seigneur arrive à grands pas et que ce sera, pour les uns, un jour grand et terrible et pour les autres un jour grand et glorieux.

Conclusion

Le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est qu’elle détourne les croyants de la réalité des événements prophétiques tels que décrits dans la Bible. En restant fixés sur une espérance erronée, beaucoup risquent de ne pas être préparés à affronter les tribulations à venir. Il est crucial de retourner à la Parole de Dieu, de lire les Écritures dans leur contexte, et de rechercher la vérité sous la direction du Saint-Esprit. Le temps presse, et il est encore possible de corriger notre vision avant que le jour du Seigneur n’arrive, apportant avec lui les vérités que beaucoup auront malheureusement ignorées.

Des temps de tribulations se profilent à l’horizon

Chers frères et sœurs,

La Bible nous avertit avec amour et précision que des temps de tribulations se profilent à l’horizon. Ces épreuves ne sont pas un secret pour nous, car la Parole de Dieu nous a donné des signes clairs et des promesses certaines pour nous encourager à tenir ferme jusqu’au bout. Jésus lui-même a dit : « Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33).

Cette assurance de victoire ne signifie pas que nous serons épargnés de tout, mais que nous serons soutenus et fortifiés par le Seigneur au milieu de l’épreuve. En effet, les Écritures montrent que les croyants seront préservés spirituellement et protégés pour affronter les épreuves avec foi et persévérance. En vue de cette période, il est vital de se préparer, de veiller, et de renforcer notre communion avec Dieu.

Voici quelques étapes pour cette préparation :

  1. Affermissez votre foi par la Parole de Dieu
    Lisez la Bible quotidiennement et laissez les promesses et enseignements de Dieu remplir votre cœur. La Parole est une lampe pour nos pieds (Psaume 119.105) et nous gardera ancrés dans la vérité lorsque les vents de l’adversité souffleront.
  2. Persévérez dans la prière
    Une communion intime et continue avec Dieu est indispensable pour recevoir la force et la paix dont nous aurons besoin. Priez pour la sagesse, la persévérance et la foi. Priez pour la force d’aimer et de pardonner, même lorsque le monde devient hostile.
  3. Veillez et demeurez sobres
    La Bible nous exhorte à veiller et à être sobres, car notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5.8). Ne laissez pas les distractions et les mensonges du monde affaiblir votre espérance et votre vigilance. Soyez lucides et prudents et demeurez dans la paix et la joie de Christ.
  4. Encouragez-vous les uns les autres
    Dans cette période, l’Église doit être unie et forte. Nous sommes appelés à porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6.2) et à nous encourager chaque jour dans la foi. Partagez votre espérance et soutenez ceux qui pourraient faiblir. Ensemble, nous sommes plus forts.
  5. Fixez vos regards sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi
    Il est facile de se laisser déstabiliser par les nouvelles alarmantes et les signes troublants autour de nous. Mais le Seigneur nous appelle à garder les yeux fixés sur Lui, notre Rédempteur, qui est toujours fidèle. Il nous a promis de ne jamais nous abandonner ni nous délaisser (Hébreux 13.5). Dans chaque épreuve, souvenez-vous qu’Il est à vos côtés.

En nous préparant ainsi, nous serons prêts, non seulement pour tenir ferme dans les tribulations, mais aussi pour demeurer un témoignage vivant de la grâce et de la puissance de Dieu. Le monde a besoin de voir des croyants solides et confiants, remplis de paix et de foi, même dans les tempêtes. Soyons ce peuple qui brille, porteurs de l’espérance du Christ, prêts à accueillir son retour au dernier jour avec foi et persévérance.

Prenez courage, car nous savons en qui nous avons mis notre confiance !

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

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Les chrétiens ne seront pas enlevés avant la période des tribulations , mais plutôt gardés jusqu’au dernier jour et voici pourquoi !

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est un sujet de débat parmi les chrétiens, particulièrement en ce qui concerne la question de savoir si les croyants seront enlevés avant la grande tribulation. Deux passages bibliques sont souvent cités pour soutenir cette doctrine : Apocalypse 3.10 et Sophonie 2.3. Cependant, une analyse approfondie de ces versets dans leur contexte nous amène à remettre en question cette interprétation. Ce message se propose d’examiner de manière détaillée ces passages afin de déterminer s’ils justifient réellement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Un des arguments de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est que les chrétiens seront enlevés avant que ne commence la période des tribulations. Pour appuyer ce point, le passage d’Apocalypse 3.10 et celui de Sophonie 2.3 sont utilisés. Maintenant, regardons si ces passages mentionnent bien ce qu’ils prétendent qu’ils disent.


Protégé, mais pas enlevé (Apocalypses 3.10)

Voici Apocalypse 3.10 dans la version de la Bible du Semeur (BDS) dit : « Parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour mettre à l’épreuve les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) Intéressant, ce passage parle bien de « garder à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier ». 

D’ailleurs, le contexte de ce verset fait partie du message adressé à l’église de Philadelphie, l’une des sept églises de l’Apocalypse, située en Asie Mineure. La ville de Philadelphie était connue pour ses tremblements de terre, et ses habitants vivaient dans une certaine insécurité matérielle. Spirituellement, l’église de Philadelphie est louée pour sa fidélité et sa persévérance. 

Contrairement à certaines autres églises mentionnées dans l’Apocalypse, l’église de Philadelphie ne reçoit aucun reproche. Pour cause, parce que lorsque nous sommes dans l’épreuve, ce ne sont pas des reproches que nous avons besoin, mais plutôt des encouragements. Cela Jésus le sait et c’est ce qu’il fait avec cette église de Philadelphie. D’ailleurs, Jésus les encourage en reconnaissant leur fidélité dans l’obéissance à sa parole malgré les pressions et les difficultés. Leur peu de puissance (v. 8) ne les a pas empêchés de rester fidèles.

Jésus promet de garder ou protéger cette église « à l’heure de l’épreuve » qui viendra sur « le monde entier ». Garder est la traduction du mot grec «tereo» et il signifie, selon le dictionnaire Strong’s, « S’occuper soigneusement, prendre soin de, garder » et de façon métaphorique, il veut dire « maintenir quelqu’un dans l’état où il est ». Le sens du mot « garder » ne signifie pas enlever. C’est ce qu’ils prétendent, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel. Ils affirment que Jésus va venir chercher son Église avant la période des tribulations, et de cette façon, il va les garder. C’est de la fabulation et rien d’autre, parce que ce n’est pas le sens original du mot.

Le verset parle aussi d’un temps d’épreuve « qui va venir sur le monde entier ». Cela suggère donc une période de tribulation ou de difficulté à venir, qui aura une portée globale. C’est ce que la Bible prédit comme étant la grande tribulation. Sous le règne de l’antichrist elle va s’étendre sur tout les habitants de la terre et particulièrement sur les croyants. Comme il est dit dans le live de Daniel : « En ce temps-là se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre. » (Daniel 12.1) La promesse de Jésus est de les garder durant cette épreuve, pas de les  enlever. 

Enfin, ce verset est souvent interprété dans un contexte eschatologique (concernant les événements de la fin des temps). Beaucoup y voient une allusion à la grande tribulation, une période de souffrance mondiale décrite plus en détail dans d’autres parties de l’Apocalypse. La promesse de Jésus de garder les fidèles peut être vue comme une assurance qu’ils seront protégés des jugements divins à venir durant cette période de ténèbres.

En résumé, Apocalypse 3.10, dans la Bible du Semeur, est un verset qui offre un réconfort aux chrétiens de Philadelphie, leur promettant la protection divine en raison de leur fidélité, face à une épreuve future qui touchera le monde entier. C’est une reconnaissance de leur persévérance et une assurance que leur foi sera récompensée par la protection de Dieu. C’est aussi une promesse pour les croyants en vie qui passeront par la période des tribulations. C’est un encouragement à persévérer et à rester attaché au Seigneur Jésus à travers toutes les épreuves que va vivre le peuple de Dieu.


L’histoire se répète (Sophonie 2.3)

L’autre verset qui est utilisé comme arguments est Sophonie 2.3 : «  3 Tournez-vous donc vers l’Éternel, vous tous les humbles du pays, vous qui faites ce qui est droit, cherchez à accomplir ce qui est juste. Efforcez-vous d’être humbles ; peut-être serez-vous mis à l’abri au jour de la colère de l’Éternel. » (Sophonie 2.3) Maintenant, regardons ce que dit ce passage dans son contexte pour vérifier s’il parle bien d’un enlèvement de l’Église qui aurait lieu avant la période des tribulations. 

D’abord, le prophète Sophonie a exercé son ministère pendant le règne du roi Josias, un roi de Juda connu pour ses réformes religieuses, un bon roi.  Ainsi, le contexte historique est celui d’une période de grande apostasie en Juda, avec une nation plongée dans l’idolâtrie et l’injustice, malgré les efforts de Josias pour ramener le peuple à l’adoration de l’Éternel.

Le livre de Sophonie est essentiellement un avertissement du jugement imminent de Dieu sur Juda et les nations environnantes à cause de leur péché. C’est ce qui s’est produit lors que Nabuchodonosor a envahi Juda et déporté ses habitants à Babylone entre 605 et 586 av. J.-C. Sophonie annonçait le « Jour de l’Éternel », un jour de colère divine, de jugement et de destruction pour ceux qui ne se repentent pas. On voit bien que ce que les prophètes ont annoncé de la part de l’Éternel s’est bien réalisé. 

Ensuite, Sophonie 2.3 fait partie d’un appel pressant au repentir, adressé aux « humbles du pays », ceux qui restent fidèles à Dieu malgré l’état de déchéance de la nation. C’est un appel à chercher l’Éternel, la justice et l’humilité comme une voie possible pour échapper au jugement à venir. C’est plutôt ce que nous devrions faire pendant qu’il est encore temps. Appeler les chrétiens à chercher l’Éternel de tous leur cœur et non pas de les pleurer avec un enlèvement qui ne se produira pas avant la période des tribulations.

L’expression « peut-être serez-vous épargnés » suggère une lueur d’espoir, bien que le jugement soit certain, il y a une possibilité de miséricorde pour ceux qui se tournent sincèrement vers Dieu.

Le « jour de la colère de l’Éternel » est une référence au jugement divin qui va frapper Juda et les nations. Sophonie décrit ce jour comme un temps de grande détresse, de ténèbres, et de malheur pour ceux qui persévèrent dans le péché. C’est ce qui va se passer lors de la période des tribulations pour ceux qui rejettent Dieu. Ce sera un temps de grande détresse dont personne ne pourra échapper, non personne. Même les croyants tièdes vont souffrir les mêmes maux. Parce que le but de Dieu c’est que les gens se tournent vers lui et cessent de pratiquer le péché.

Le verset 3 de ce chapitre contraste avec les annonces de jugement en soulignant que ceux qui recherchent Dieu avec sincérité et humilité pourraient trouver refuge en lui, échappant ainsi à la destruction. Ici, ce passage est un complément d’Apocalypse 3.10.

Puis, spirituellement, ce verset met en lumière l’importance de l’humilité et de la recherche de la justice comme voies de salut. Dans un monde corrompu, ce sont les humbles, ceux qui pratiquent le droit et cherchent Dieu avec sincérité, qui peuvent espérer être protégés.

En résumé, Sophonie 2.3 est un appel à la repentance et à la recherche de Dieu, de la justice, et de l’humilité en vue d’échapper au jugement divin imminent. C’est un verset qui offre un message d’espoir dans un contexte de jugement, soulignant que ceux qui se tournent vers Dieu peuvent trouver grâce même au milieu de la colère divine. Ce n’est absolument pas un verset qui vient appuyer de quelque façon que ce soit un soi-disant enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Le jour de l’Éternel arrive et il est encore temps de revenir à l’Éternel. Ne croyez plus ceux qui vous disent que vous ne vivrez pas cette période de détresse parce que vous serez enlevé et amené au ciel pendant cette période de sept ans. C’est une fausse espérance. C’est ce que faisaient les faux prophètes du temps de Jérémie. Ils donnaient de faux espoirs aux habitants de Juda. Malheureusement, ça s’est retourné contre eux. Dans ce que nous venons de voir, rien ne mentionne ou ne laisse croire à un éventuel enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. 

Revenez, revenez à votre bon sens. Ne vous laissez plus leurrer par ces fausses croyances qui ne sont absolument pas bibliques. Oui, Jésus reviendra, mais ce sera au dernier jour. C’est que la Bible affirme : « Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.40) Le dernier jour est le jour du retour du Seigneur Jésus. Il ne peut pas y avoir de retour avant le dernier jour et une première résurrection des morts et ensuite un autre retour sept ans plus tard. Ce n’est pas cohérent avec la Bible parce que Jésus a toujours parlé de résurrection au dernier jour. (Jean 6.39, 40, 44, 54; 11.24; 12.48) C’est une fausse doctrine qui endort les gens et qui les empêche de se préparer pour cette période de souffrance sans précédent. 

Conclusion

Après avoir examiné les passages d’Apocalypse 3.10 et de Sophonie 2.3, il devient clair que ces versets ne soutiennent pas l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Apocalypse 3.10, loin d’indiquer une fuite avant les épreuves, parle de la protection divine pendant ces moments difficiles. De même, Sophonie 2.3 invite à la repentance et à la recherche de Dieu, suggérant que ceux qui sont humbles et justes trouveront refuge en Lui, mais sans mentionner d’enlèvement avant les tribulations.

Ces versets nous rappellent que, bien que des temps difficiles soient à venir, la fidélité et la persévérance en Dieu sont la clé pour traverser ces épreuves. Il est donc crucial de rester attaché à la vérité biblique et de ne pas se laisser séduire par des doctrines qui offrent de faux espoirs. Jésus nous a promis d’être avec nous dans les épreuves, et notre confiance doit reposer sur cette promesse, en étant prêts à affronter ce qui viendra avec foi et courage.

« Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3) 

Préparez-vous parce que bientôt Jésus reviendra

Voici un message qui nous semble familier. Une phrase que nous avons entendue si souvent. Parfois même, nous en venons à nous demander si effectivement Jésus reviendra. 

Dans la Bible, il n’y a aucune promesse qui ont été faites dans le passé qui n’ont pas été accomplis au moment choisi par Dieu. Chacune d’elles s’est réalisée exactement comme Dieu l’avait prévu. Que ce soit la promesse de sa première venue qui fut prophétisée par plusieurs prophètes de l’Ancien Testament et cela même plusieurs centaines d’années auparavant. 

Ainsi, la promesse du retour de Jésus s’accomplira au temps marqué par Dieu lui-même. Jésus a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7) Dieu a fixé un temps pour le retour de Jésus, cependant, nous ne pouvons pas connaître ce temps parce que celui-ci est le moment choisi par Dieu lui-même. Il est aussi écrit ces paroles de Jésus dans le livre de Matthieu « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Seulement Dieu connaît le moment que Jésus reviendra. Ce n’est pas à nous de connaître ce temps.

Pourtant, depuis des siècles, des gens ont bien tenté de déterminer le moment du retour de Jésus. Ils ont, par toutes sortes de calculs et de déductions, essayé de déterminer une date. Plus encore, ils ont aussi annoncé ce moment avec une certitude déconcertante. Toutes ces spéculations ne tiennent pas de la foi, mais plutôt de la folie. Tenter de déterminer une date alors qu’il est clairement établi, dans la Bible, que nous ne pouvons pas savoir. C’est en quelque sorte un manque de respect flagrant pour Dieu et sa volonté. C’est aussi un manque de sagesse indéniable. Mais, également, un péché contre Dieu soit de ne pas respecter sa Parole et sa volonté. 

Nous vivons encore aujourd’hui la même chose avec les différentes doctrines du retour de Jésus chacune d’elles prédisant un moment pour le retour du Seigneur Jésus. Quelle folie que de penser et d’agir ainsi ! Pour les prétribulationnistes, Jésus reviendra avant la période des tribulations. Une période dont nous ignorons quand celle-ci va commencer. Mais par toutes sortes de manipulation de passages bibliques tirés hors de leur contexte, ceux-ci tentent de prouver que leur moment est le plus juste.

Ensuite, ceux qui prônent un retour de Jésus au milieu de la période des tribulations font également toutes sortes de déductions et avancent un moment basé sur leur propre compréhension des prophéties bibliques. Sans grande sagesse, ils induisent les gens dans l’erreur leur donnant de faux espoirs. Parce que ces deux fausses doctrines ne font que prédire un moment où Jésus reviendra pour tenter de convaincre les gens qu’ils ne souffriront pas dans ce monde.

Encore une fois, ce n’est pas ce que la Bible nous a dit. L’apôtre Paul a clairement mentionné que: « c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14.22) S’il y en a un qui a véritablement souffert pour Christ dans son ministère, c’est bien l’apôtre Paul.

La souffrance fait partie de la vie des croyants. Jésus va dire: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». (Jean 15.20) Ces deux faux enseignements tentent de faire croire aux chrétiens qu’ils n’auront pas à souffrir dans ce monde ce qui est complètement faux. Cependant, les croyants faibles et mal affermis ayant peu de connaissances des écritures s’accrochent à ces mensonges croyant qu’ils sont la vérité de la Parole de Dieu. 

Les moments qui vont précéder le retour de Jésus seront un temps de grandes souffrances pour les croyants. Alors que l’antichrist déferlera toute sa haine sur les chrétiens pour leur faire renier leur Dieu. En contrepartie, les non croyants jouiront d’une vie d’aisance dans ce bas monde. Mais combien sera grande leur détresse le jour où ils devront passer en jugement devant le Seigneur Jésus. 

Plusieurs croyants vont abandonner la foi par crainte de souffrir ou encore de la mort. Ainsi, pour conserver leur vie sur cette terre, ils vont accepter toutes les conditions que l’homme de la révolte va leur imposer. Pourtant Jésus disait tout le contraire dans ce passage : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. »  (Matthieu 16.25) Ceux qui seront prêts à mourir pour le Seigneur Jésus auront la vie éternelle.

Certains objectent en disant: « Certainement pas moi, je suis prêt à mourir pour Christ. » Attention à ce que vous dites. Parce que la Bible nous mentionne que ce sera un temps d’épreuves sans précédent lorsqu’elle dit par la bouche même du Seigneur Jésus: « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Matthieu 24.21) 

Maintenant, ceux qui prônent un enlèvement avant ou pendant la période des tribulations ne font que vous mentir en vous regardant droit dans les yeux. Il y en a beaucoup en ce moment dans le monde chrétien. Ils ont déformé la Parole de Dieu pour vous leurrer. Cessez de les écouter et faites vous-même vos recherches. Vous allez découvrir que la vérité ne se trouve pas dans la bouche de ces messagers de fausses nouvelles. De même, la notoriété n’est pas un gage non plus de conformité à la Parole de Dieu.

Le temps est venu de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. Nous ne pouvons plus continuer de vivre une vie de compromis et de laisser aller. Il nous faut nous préparer pendant qu’il est encore temps. Comment pouvons-nous nous préparer ? Nous pouvons nous préparer par l’obéissance à la Parole de Dieu. Commencer par obéir. C’est la meilleure chose qu’un croyant puisse faire. L’obéissance au commandement de Jésus est la priorité absolue pour chaque enfant de Dieu. 

Puis, ensuite, persévérer dans l’obéissance. Faites tout ce que Jésus vous dira. Aller où il vous dit d’aller. Dites ce qu’il vous dit de dire. Faites ce qu’il vous dit de faire. Prenez votre appui dans la Parole de Dieu et non pas dans vos sentiments. La Parole de Dieu est un appui ferme, un rock solide. Chaque fois que Jésus vous donne un commandement, appliquez-le dans votre vie sans hésitation et avec circonspection de tout votre cœur à obéir sans compromis aux commandements de Jésus. Ainsi, vous serez à même de pouvoir tenir ferme dans ce monde qui sera dirigé par l’antichrist. Dans ce monde qui voudra éradiquer de la terre tous les croyants. Ce ne sera pas des temps de réjouissance pour les croyants, mais ceux-ci gouteront la réjouissance au retour de Jésus lorsqu’ils seront unis à lui pour l’éternité. À travers la souffrance, lorsqu’ils verront se déferler la colère de Dieu sur les habitants de la terre, ils sauront que Dieu les protégera sous son aile jusqu’au retour du Seigneur Jésus. Ce sera leur seule espérance et la source inépuisable de foi pour les aider à persévérer.

En conclusion, il est capital de ne pas se laisser emporter par les spéculations et les faux enseignements concernant le retour de Jésus. La Parole de Dieu est claire : seul le Père connaît le moment exact de cet événement glorieux. Nous devons nous concentrer sur l’obéissance à ses commandements, persévérer dans notre foi et préparer nos cœurs pour être prêts lorsque ce jour viendra. N’oublions pas que les souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire qui nous attend. Soyons fermes, vigilants et confiants en la promesse du Seigneur, sachant que son retour s’accomplira en son temps parfait et cela même si nous devons passer par un temps d’épreuves sans précédent.

Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)

Ne pensez pas que Jésus reviendra avant la période des tribulations.

Plusieurs personnes pensent, malheureusement à tort, que Jésus reviendra avant la période des tribulations. Ce n’est pourtant pas ce que la Parole de Dieu, la Bible, enseigne. Ceux qui avancent une telle théorie ne font que prendre des passages et les tirent de leurs contextes pour leur faire dire quelque chose qu’ils ne disent pas.

Je vous donne un exemple. Les enseignants de la fausse théorie de l’enlèvement prétribulationnel utilisent ce passage de 1 Corinthiens 15.51-52 qui dit : « Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. » Ces faux enseignants avancent que ce sera lorsque Jésus reviendra avant la période des tribulations pour enlever les croyants, de la terre, pour les amener au ciel avec lui pendant cette période de 7 ans de difficiles tribulations. Encore là, ce dernier énoncer est complètement faux parce que nulle part, dans les écritures il n’est fait mention d’un voyage des chrétiens aux ciels pour une période de 7 ans. Cependant, ils ne s’entendent pas parce que certains pensent que ce sera une période de 3 ans et demi. Mais dites-moi, où ont-ils pris cela dans les écritures ? Ils ont inventé cette fausse théorie en tirant des passages hors de leur contexte.

Revenons au passage de 1 Corinthiens 15.51-52 cité en exemple précédemment. Tout d’abord pour savoir ce que veut dire ce contexte, il nous faut regarder le contexte dans lequel il est écrit. Dans le chapitre 15 de cette lettre, aux Corinthiens, qui est souvent appelé le « chapitre de la résurrection », car il traite de la résurrection des morts.

Maintenant, le contexte général de 1 Corinthiens 15 est que l’apôtre Paul écrit aux Corinthiens pour leur enseigner sur la résurrection des morts et son importance dans la foi chrétienne. Il répond à des questions et des préoccupations que les Corinthiens avaient concernant la résurrection des croyants.

Ainsi, le passage de 1 Corinthiens 15.51-52 se trouve à la fin de ce chapitre et aborde le sujet de la transformation des croyants vivants au moment de la venue de Christ. Dans ce passage, Paul parle d’un mystère, c’est-à-dire d’une vérité profonde qui n’était pas entièrement comprise auparavant. Il explique que tous les croyants, qu’ils soient vivants ou morts au moment du retour de Christ, seront transformés instantanément. Les vivants seront changés, et les morts ressusciteront avec des corps incorruptibles.

Finalement, le contexte plus large de 1 Corinthiens 15 montre que Paul utilise ce passage pour enseigner aux Corinthiens sur la réalité de la résurrection des morts et l’espérance qu’elle offre aux croyants. Il discute également de la nature du corps ressuscité et de la victoire sur la mort grâce à Jésus-Christ. Ce chapitre revêt une grande importance dans la théologie chrétienne en ce qui concerne la résurrection et la vie éternelle.

Est-ce que quelqu’un pourrait me dire honnêtement quand dans ce passage, est-il fait allusion, ne serait-ce qu’une seule fois, à un enlèvement avant la période des tribulations ? Personne ne peut, parce que ce passage ne parle absolument pas de cela. C’est ce genre de manipulation que ces gens font pour tromper les croyants et leur donner de faux espoirs.

La réalité est que Jésus reviendra à un moment que nous ne savons pas comme il le dit lui-même dans l’Évangile de Matthieu chapitre 25 et le verset 13 : « C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue. » Ceci, il le répète à quelques reprises.

Maintenant, tenez-vous prêt parce que vous ne saurez pas quand commencera la période des tribulations. Ça se fera lentement et progressivement et malheureusement les croyants mal affermis vont se laisser tromper tellement facilement.

En terminant, écoutons ce que le Seigneur Jésus nous dit : « Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra. » (Mt 24.44) Une chose est certaine, ce ne sera pas quand nous l’attendons.

Quel est la vie réelle des disciples du Seigneur Jésus ?

Notre conception de la vie d’un disciple du Seigneur Jésus est déphasée par rapport à la description de celle-ci dans la Parole de Dieu. Le disciple, aujourd’hui, en occident, n’est pas une personne qui souffre pour sa foi. Il n’est à peu près pas persécuté, si ce n’est par quelques paroles déplacées occasionnellement. Il n’est pas arrêté ni mis en prisons pour sa foi. Il n’est pas martyrisé ni tué pour sa foi non plus. Il y a peu de haine contre sa personne, aujourd’hui, à cause de son amour, pour le Seigneur Jésus. En comparaison aux disciples du premier siècle, les disciples de la fin, que nous sommes, vivent actuellement une vie sans beaucoup de tracas si ce n’est les quelques soucis de la vie quotidienne.

Au cours des âges, depuis l’ascension du Seigneur Jésus, les disciples ont connu bien des difficultés. Au travers des siècles, ceux-ci ont été faits prisonniers et fouettés. Ils ont été tués pour leur foi. Ils ont été rejetés de la société. Les autorités ont fermé et brûlé leurs églises. Ils ont subi toutes sortes de sévices. Cependant, ils ne se sont jamais découragés et ils ont toujours continué de faire confiance au Seigneur Jésus en toutes circonstances.

Pour les disciples du premier siècle, ils s’attendaient à cela parce que Jésus les avait avertis. Il leur a dit en Matthieu 24.9 « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. » Ils savaient qu’ils seraient persécutés, qu’ils seraient mis à mort et qu’ils seraient haïs des peuples à cause de leur amour et de leur foi au Seigneur Jésus.

Pourtant, cela, ne les a pas arrêtés de se multiplier, de témoigner et de faire face à la mort avec courage. Ils savaient qu’une vie meilleure les attendait après. Cette vie, de souffrance, sur cette terre, pour eux n’avait aucune valeur par rapport à la vie promise par le Seigneur Jésus.

Dans les siècles qui ont suivi, la situation ne s’est pas améliorée du tout. Jésus avait dit à ses disciples « À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.10) Mais aujourd’hui, nous ne voyons pas ces choses en Occident. Les gens semblent très compréhensifs et très tolérants par rapport à la foi des autres surtout si ça ne les heurte pas. De cette façon, les disciples du Seigneur Jésus ne sont pas inquiétés par les autres.

Toutefois, les choses peuvent changer très rapidement. Demain pourrait être très différent d’aujourd’hui. Parce que la tranquillité dans laquelle nous vivons dans ce monde aujourd’hui n’est pas de bon augure. Cette tranquillité et cette paix, en apparences, ne sont que passagères. Des temps difficiles s’en viennent et les paroles de Jésus dans l’évangile de Matthieu au chapitre 24 et les versets 9 à 10 vont prendre leur réelle signification pour nous bientôt.

Le jour ou l’antéchrist sera dévoilé, et qu’il ira s’assoir dans le temple se proclamant lui-même Dieu (2 Thessaloniciens 2.4) une persécution monstre contre tous les chrétiens de la terre va prendre place. À ce moment, les paroles de Jésus cité en Matthieu 24.9-10 vont prendre toutes leurs réelles significations pour nous les croyants de la fin. Nous serons persécutés et mis à mort et comme nous dit Apocalypse 13.7 « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » Il va littéralement faire la guerre aux croyants, les membres du peuple saint, et les vaincre. Ce ne sera pas des temps de tout repos. À cause de cela, tous les peuples vont nous haïr. Plus encore, dans ces moments très difficiles beaucoup vont abandonner la foi et les croyants vont se trahir et se haïr les uns les autres. Non seulement la persécution viendra de l’extérieur contre le corps de Christ, mais elle sera aussi présente dans le corps des croyants. Ce seront des temps très difficiles pour les véritables croyants.

Malheureusement, des gens interprètent mal ce passage de Matthieu en disant que ce que Jésus a dit à ce moment s’adressait principalement aux disciples de l’époque et pas à nous. Ce raisonnement est complètement erroné et pas biblique du tout.  Dans le livre de l’Écclésiaste, il y a un passage merveilleux, remplis de sagesses et définitivement pour nous les disciples de la fin. C’est en même temps un passage qui vient remettre en perspective ce que Jésus a dit à ses disciples et également à nous maintenant. « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera : il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » (Ecclésiaste 1.9) Ce qui veut dire que ce qui s’est passé au premier siècle se répétera également à la fin.

En terminant, certaines personnes croient qu’elles seront enlevées avant que ces temps ne viennent. Toutefois, il nous faut réaliser que c’est un mensonge. La Bible ne mentionne pas un enlèvement des croyants avant la période des tribulations. Elle ne mentionne évidemment pas deux retours de Jésus ni deux classes de croyants. Les croyants qui attendent un enlèvement avant la période des tribulations, dont on ne sait pas quand celle-ci va commencer, seront amèrement déçus d’avoir attendu en vain et avoir été bernés dans un faux espoir. En plus, ils ne seront pas préparés pour affronter les temps difficiles auxquels ils seront désormais confrontés lors de la révélation de l’antéchrist.

J’encourage les croyants d’aujourd’hui à ne plus adhérer à cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel qui n’aura pas lieu. Je vous exhorte à prendre le temps de regarder l’autre côté de la médaille. Vérifier, par vous-même, dans la parole de Dieu, ce qui est prophétiquement annoncé.

Pouvons-nous le savoir quand débutera la période des tribulations ?

C’est une question intéressante et à la foi importante. Intéressante, parce qu’elle pique notre curiosité. Importante, parce que toute la théorie de l’enlèvement prétribulationnel repose sur ce moment précis.

En réalité, il est très difficile, voire même impossible à déterminer lorsque la période des tribulations va débuter, et cela pour différentes raisons.

La première raison, non moins la moindre, est la réponse que Jésus donna à ses disciples lorsqu’ils lui posèrent la question suivante : « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » (Ac 1.6) La question faisait suite à la recommandation que Jésus leur avait donné de ne pas quitter Jérusalem en attendant de recevoir le don que le Père avait promis. (Actes 1.4)

C’est à ce moment que Jésus leur a répondu : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Ac 1.7) Ce qui veut dire que ce n’est pas à nous de connaître les temps et les moments que l’Éternel a lui-même déterminés que la période des tribulations devrait commencer. Ce type de divination, des temps et des moments que le Père a fixés de sa propre autorité, n’est en fait que du charlatanisme[1].

La seconde raison est lorsque Jésus donna son discours sur le mont des Oliviers en réponse encore une fois à une question des disciples qui demandait quand le temple serait détruit et quels seraient les signes qui annonceraient sa venue et la fin du monde. (Mt 24.3) Jésus commença par leur dire de faire attention de ne pas se laisser induire en erreur (Mt 24.4-5) puis il leur dit :

Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerre. Attention ! Ne vous laissez pas troubler par ces nouvelles, car cela doit arriver, mais ce ne sera pas encore la fin. 7 En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre ; il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux. 8 Mais ce ne seront que les premières douleurs de l’enfantement. La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.6–8. L’évangéliste Luc mentionne aussi, dans ce même contexte, qu’il y aura des épidémies. (Lc 21.11)

Ce que Jésus est en train de leur dire c’est ce qui se passerait après qu’il aurait quitté ce monde pour retourner vers son Père donc, après sa résurrection. Les événements d’écrit en Matthieu 24.6-8 sont exactement les temps que nous vivons sur la terre depuis que Jésus est parti. Guerre et menaces de guerre entre les nations. Une nation qui s’élève contre une autre nation. Des famines, des tremblements de terre et des épidémies. Tout ceci est le lot de l’humanité depuis que Jésus est monté vers le Père.

Ces signes ne seront pas ce qui annonce les débuts de la période des tribulations, simplement parce que ces signes sont déjà là. Seulement, nous pouvons remarquer comme Jésus a dit que ce ne serait que le commencement en comparant ces événements aux douleurs d’une femme enceinte qui va accoucher. Au début, les contractions sont courtes et espacées. Puis au fur et à mesure de la progression, celles-ci deviennent plus longues, plus rapprochées et plus intenses. C’est un peu ce que nous vivons actuellement. Nous voyons une augmentation de ces signes. Partout dans le monde, il y a des guerres, des menaces de guerre. Des famines, des tremblements de terre et des épidémies. De plus, des peuples se soulèvent et manifestent dans les rues leurs mécontentements pour toutes sortes de causes. C’est du jamais vu une telle effervescence.

Depuis que Jésus est monté au ciel, il y a toujours eu des guerres et des menaces de guerre entre les nations. Il y a aussi toujours eu des famines, des épidémies et des tremblements de terre. Cependant, ceux-ci sont maintenant plus fréquents alors que nous voyons approcher le jour du retour de Jésus.

Par exemple, selon le site Volcano Discovery,[2] qui répertorie les tremblements de terre dans le monde entier, mentionne que dans les derniers 365 il y aurait eu 64 363 séismes de magnitude 3 et plus. Ce qui veut dire que la terre a tremblé 176 fois par jour. 47 489 séismes étaient de magnitude 3. 15 064 séismes étaient de magnitude 4. 1 673 séismes de magnitude 5. 119 séismes de magnitude 6 et finalement 18 séismes de magnitude 7. La terre tremble beaucoup plus qu’il n’y a seulement 20 ans. En 2003, toujours selon le site Volcano Discovery c’est 17 914 tremblements de terre de magnitude 3 et plus qui ont été répertoriés. Cela représente une augmentation de 259.4 % par rapport à 2003 et 2023.

C’est la même chose concernant les épidémies dans le monde. Le site Wikipédia[3] répertorie les épidémies dans le monde depuis le 15e siècle et avant. Ce nombre est beaucoup trop grand pour que nous les mentionnions tous dans ce blogue. Cependant, on peut voir que le nombre d’épidémies va grandissant depuis le 15e siècle. Par exemple, au 15e siècle, 11 épidémies furent répertoriées. Au 16e siècle, 12 et au 17e siècle, c’est un total de 20. Au 18e siècle, un nombre record de 26 épidémies furent enregistrées. Au 19e siècle, nous avions 35 épidémies tandis qu’au 20e siècle, il y a eu une légère baisse pour un total de 29 épidémies. En revanche, un plus grand nombre d’épidémies mondiales furent répertoriées par rapport aux siècles précédents. Finalement, au 21e siècle, nous avons jusqu’à maintenant 20 épidémies enregistrées et nous ne sommes qu’au quart du siècle de passé. Si la tendance se maintient, ce serait de l’ordre de 80 épidémies qui serait enregistré d’ici la fin du 21e siècle. Encore une fois, nous pouvons voir que les douleurs s’intensifient.

Concernant les famines dans le monde. Le journal Le Monde rapportait une donnée frappante de l’Organisation Mondiale de la Santé. Dans son article du 8 novembre 2021, il citait ceci :

« Les situations d’insécurité alimentaire aiguë concernent 43 pays. Le bond de 42 millions de personnes menacées par la faim au début de l’année à 45 millions a été constaté grâce à une évaluation de l’insécurité alimentaire, selon laquelle trois autres millions de personnes sont désormais confrontés à la famine en Afghanistan, selon l’agence de l’ONU sise à Rome. » [4] Comme dans tous les cas, la famine dans le monde est grandissante.

Toujours selon l’OMS « Le nombre de personnes touchées par la faim dans le monde a augmenté pour atteindre jusqu’à 828 millions en 2021, soit une hausse d’environ  46 millions  par rapport à 2020 et de 150 millions  depuis l’apparition de la pandémie de covid-19, d’après un rapport de l’ONU qui apporte de nouveaux éléments factuels montrant que le monde s’éloigne de plus en plus de son objectif consistant à mettre un terme à la faim, à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030.[5] »

Si nous regardons en terminant les guerres, nous nous apercevons que présentement, il y a plus de guerres dans le monde que jamais auparavant. La journaliste, Claire Villiers sur le site Statista[6] écrivait ceci « Comme le montrent les données collectées par ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project), une partie considérable du globe est toujours en proie à une forme ou une autre de conflits armés. » Elle publiait ce graphique tout de même assez révélateur.

Comme nous pouvons le voir, les choses sont en augmentation partout dans le monde. Fait à remarquer, ce graphique ne tient pas compte des pays occidentaux qui sont en guerre par procuration contre la Russie en Ukraine. Si l’on en tenait compte, presque toute la carte serait en rouge.

Tout cela est ce que Jésus appela les douleurs de l’enfantement. Comme j’ai mentionné au début de cet article, nous ne pouvons pas savoir lorsque débutera la période des tribulations. Cependant, nous pouvons voir une augmentation des choses mentionnées par Jésus. Seulement, il nous est impossible de savoir quand tout cela débutera réellement. Mais, nous pouvons voir que les choses s’aggravent considérablement. Mais il ne nous appartient pas de connaître les temps que Dieu a fixés de sa propre autorité.

Je vous donne un dernier exemple en ce sens. Le prophète Michée annonçait que le Messie naitrait à Bethléhem. (Mi 5.1) Puis, le prophète Ésaïe mentionnait que la jeune fille (vierge) serait enceinte et qu’elle enfanterait un fils. (És 7.14) À partir de ces données, si une personne s’était mise à chercher la jeune fille (vierge) qui devrait accoucher à Bethléhem, et bien il aurait cherché en vain. Simplement parce que la jeune fille ne vivait pas à Bethléhem, mais à Nazareth. Puis cette personne aurait été dépassée par le flo de gens qui arrivait à Bethléhem pour le recensement. Comme quoi, nous ne pouvons pas savoir véritablement ce que Dieu fait, que lorsque les choses se réalisent.

De même, nous ne pouvons pas savoir lorsque commencera la période des tribulations. Il est donc impossible de fixer un moment dans le temps et de prédire quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas mettre d’espoir dans le début d’une chose alors que nous ne savons pas quand cela va commencer. Prédire un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations est une aberration et un manque de jugement flagrant. Plus encore, ce type de raisonnement entrainera les gens dans de faux espoirs.

Jésus a clairement dit que nous ne pouvons pas savoir lorsqu’il reviendrait. Certes, il nous a bien donné des signes, mais il ne nous a pas donné de moments précis. Quoi que ce soit que vous pensiez, ce ne sera pas avant, pendant ou encore après la période des tribulations que Jésus va revenir. Il va revenir, mais nous ne savons pas quand et ce n’est pas à nous de savoir, comme Jésus disait, « les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité ».

Comme Jésus a dit, il nous faut nous tenir prêts (Mt 24.44) et nous tenir en éveil (Mt 24.42) parce que nous ne savons pas quand ce moment viendra. (Mt 24.36) Si les Hébreux s’étaient tenus prêts et en éveil, ils auraient su et reconnu Jésus lorsqu’il est né. Seulement, ils n’étaient pas prêts et ils n’ont rien vu passer. La prophétie s’est accomplie et ils n’ont rien reconnu parce qu’il n’était pas en éveil. De la même manière, si nous ne nous gardons pas prêts et en éveil, ce moment qui viendra à l’improviste nous prendra par surprise et comme les jeunes filles insensées, notre huile manquera.

Ce que je viens de démontrer c’est que les douleurs de l’enfantement augmentent, s’intensifient et se rapprochent. Restons en éveil parce que c’est tellement important pour discerner les signes des temps et les prophéties qui sont en train de se dérouler directement sous nos yeux. Et surtout, ne tentons pas de fixer de moment, ce serait de la folie.


[1] Charlatanisme (Nom commun) / Masculin Manière d’être ou d’agir propre à un charlatan.

[2] https://www.volcanodiscovery.com/fr/seismes/derniers.html

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’%C3%A9pid%C3%A9mies

[4] https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/08/le-nombre-de-personnes-menacees-de-famine-dans-le-monde-connait-une-hausse-brutale_6101317_3244.html

[5] https://www.who.int/fr/news/item/06-07-2022-un-report–global-hunger-numbers-rose-to-as-many-as-828-million-in-2021

[6] https://fr.statista.com/infographie/25635/pays-affrontements-armes-guerres-en-cours/

Extrait volé 7: « Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère »

Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ. 1 Thessaloniciens 5.9

Nous terminons cette série des extraits volés avec ce blogue aujourd’hui. Comme vous avez pu le voir, tous les passages utilisés pour appuyer la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ont été des passages sortis de leur contexte pour les accoler à un faux enseignement et par le fait même donner de faux espoirs aux croyants aujourd’hui. Heureusement, ce ne sont pas tous les gens qui sont dupes.

Aujourd’hui, c’est le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui est utilisé comme extrait volé. Contextuellement, il est impossible de rapprocher ne serait-ce que de quelques millimètres un possible lien entre ce verset et la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations. Il n’y a aucune indication de quelques natures que ce soit qui nous prouve que c’est de l’enlèvement que l’apôtre Paul parlait dans ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13-5.11. Il faudrait beaucoup d’imagination et une dose d’insouciance démesurées pour arriver à faire un lien quel qu’on que entre ce passage et l’enlèvement prétribulationnel.

Cette fausse doctrine a gagné en popularité depuis le siècle passé. Des milliers de croyants ont été dupés peut-être par manque de connaissance ou par naïveté. Quoi qu’il en soit, ils se sont laissé berner par ces prédicateurs de mensonges.

Si je dénonce ce faux enseignement, c’est parce que je crois que chacun a le droit de connaître la vérité, mais aussi parce que nous avons toujours besoin de voir les deux côtés des choses pour nous faire une idée plus juste.

Promouvoir une telle théorie revient à dire que nous sommes complices de cette supercherie. Surtout, si par négligence nous avons accepté tout ce qui nous était dit sans que nous ayons validé nous-mêmes par la parole de Dieu elle-même. Je vous encourage à vérifier tout ce qui vous est dit et aller au-delà de ce que l’on vous enseigne pour vérifier si ce qu’on vous dit est la vérité ou non.

La théorie de l’enlèvement prétribulationnel est fascinante et en même temps séductrice. Elle nous donne de faux espoirs et ne nous encourage pas à nous préparer pour les jours difficiles que les chrétiens devront affronter lorsque l’Antéchrist sera révélé en entrant dans le temple et en se proclamant lui-même Dieu. À partir de ce moment, il s’en suivra une guerre contre les chrétiens. Le livre de l’Apocalypse nous mentionne que celui-ci fera la guerre aux saints, aux chrétiens, aux enfants de Dieu, aux croyants et qu’il les vaincra. (Ap 13.7) Jésus nous dit que ce temps sera un temps de détresse plus terrible que tout ce que le monde n’a jamais connu et que ce sera si terrible qu’il n’y en aura plus jamais de pareil. (Mt 24.21) Il agira ainsi, parce que les chrétiens seront une menace pour son plan diabolique. Jésus nous a dit que celui ou celle qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. (Mt 24.13)

Extrait volé 6: « nous serons enlevé ensemble avec eux, dans les nuées »

Le passage de 1 Thessaloniciens 4.13 à 5.11 décrit l’enlèvement des croyants morts et vivants au retour de Jésus, sans mentionner de prétribulation. Aucune preuve biblique ne supporte l’idée d’un enlèvement avant les tribulations. L’auteur exhorte à étudier les Écritures pour comprendre la vérité sur ce sujet.

17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 1 Thessaloniciens 4.17

Ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13 à 5.11 ne nous parle pas d’un enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations. Il nous décrit comment se fera l’enlèvement des croyants morts et vivants au moment du retour de Jésus. Paul nous décrit comment cela va se passer. Les morts en Christ vont au préalable ressusciter et ensuite les croyants qui seront restés en vie à ce moment-là seront élevés ensemble à la rencontre du Seigneur Jésus.

Dans ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13-5.11 est-il possible de voir une seule allusion à un enlèvement prétribulationnel ? Y a-t-il un seul indice contextuel dans ce passage qui nous fait croire que ce passage parle d’un enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations ? Je vous laisse le temps d’y penser. Parfait, maintenant, je vous donne la réponse et effectivement il n’y a aucun indice. Il n’y a rien qui laisse présager une telle chose. Encore une fois, ce passage est un extrait volé. Un verset trafiqué intellectuellement pour accoler à une fausse doctrine qui induit les gens en erreur, mais aussi qui leur donne de faux espoir.

Je pourrais vous poser une autre question. Pourriez-me donner un seul verset de la Bible qui pourrait nous laisser croire, contextuellement, en la possibilité d’un enlèvement prétribulationnel ? Je vous en demande seulement un seul. Je pourrais vous laisser chercher pendant des heures, des jours voire des années et vous n’en trouveriez aucun. Pourquoi ? Parce que la Bible ne parle pas d’aucun enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations. Elle ne parle pas non plus de croyants enlevés qui iraient au ciel pendant une période de 7 ans et qui reviendrait avec Jésus à la fin de la période des tribulations. Tournez cela comme vous voudrez, vous n’en trouverez aucun.

L’enlèvement dont l’apôtre Paul parle est celui qui aura lieu lorsque Jésus reviendra. Il nous décrit en d’autres mots ce que Jésus a dit :

C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. Matthieu 24.30-31

Mais ce qu’il faut préciser que ce que l’apôtre Paul décrit est selon une parole du Seigneur. (1Th 4.15) Paul n’a pas inventé cela et Jésus l’a effectivement bien dit en Matthieu 24.30-31. Cependant, Jésus n’a jamais parlé d’aucun enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Je vous encourage à prendre votre Bible et à commencer à étudier les prophéties du retour de Jésus. De prier que le Saint-Esprit vous conduise dans toute la vérité. (Jn 16.13) De ne pas vous laisser induire en erreur d’aucune façon. (Mt 24.4) Cela sera salutaire pour votre âme.

Extrait volé 5: « viendra comme un voleur »

Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec toutes les œuvres qui auront été accomplies sur elle. 2 Pierre 3.10

Nous avons ici un autre exemple de verset sorti de son contexte et appliqué à un autre contexte sans vergogne. L’apôtre Pierre décrit ce que seront les jours ou Jésus apparaîtra dans le ciel. Il dit : « En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec toutes les œuvres qui auront été accomplies sur elle. »

Ça ne ressemble pas à un retour se produisant auparavant pour venir chercher une église et l’amener au ciel pour une période de 7 ans. Certains vont dire: « bien sûr que c’est cela, lorsqu’il reviendra, ce sera avec ses saints anges qui sont ses élus. » Tout cela n’est que de la pure fabulation.

Nous ne pouvons pas accoler ce passage à un enlèvement prétribulationnel de l’église. Parce que le contexte nous parle du retour de Jésus et le Seigneur ne revient qu’une seule fois. Toute prétention à un retour avant la période des tribulations n’est pas biblique. C’est une fausse doctrine qui donne de faux espoirs aux croyants.

Regardons ce que l’apôtre Matthieu nous rapporte des paroles mêmes de Jésus.

Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Matthieu 24.29-31

Ça n’a rien d’un retour secret pour venir chercher une église 7 ans auparavant. Jésus décrit son retour ainsi. Après des jours de détresse, le soleil va s’obscurcir, la lune perd sa clarté, les étoiles tombent du ciel et les puissances seront ébranlées. C’est à ce moment-là que Jésus va apparaître. Essayez de me trouver un contexte aussi clair d’un enlèvement prétribulationnel dans la Bible, vous n’en trouverez pas. Simplement parce que Jésus n’a jamais dit qui reviendrait chercher son église avant la période des tribulations pour l’amener au ciel avec lui. Pour vous indiquer le moment de l’enlèvement, j’ai ajouté le verset 31 à la référence qui dit que Jésus enverra ses anges rassembler au son des trompettes ses élus des quatre coins du monde et de tout l’univers. Comment serait-il possible qu’il envoie rassembler ses élus s’il est venu les chercher 7 ans auparavant et qu’ils sont avec lui ? Luc nous dit que ce grand jour du retour de Jésus va s’abattre sur tous les habitants de la terre comme un filet. (Lc 21.35)

L’allusion de l’apôtre Pierre au jour où Jésus reviendra comme un voleur n’est pas un événement prétribulationnel, mais clairement le moment ou Jésus reviendra. Et comme nous dit l’apôtre Paul en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 1 Thessaloniciens 4.15-17

Ne vous laissez pas berner par cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Celle-ci n’est aucunement biblique. C’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs aux chrétiens de notre temps.

Oui, Jésus reviendra, mais pas avant la période des tribulations. Il reviendra à un moment que nous ignorons. (Mt 24.36) Ce moment sera comme un filet qui s’abattra sur la terre pour surprendre tous ses habitants et cela ça comprend aussi les croyants qui seront restés en vie à ce moment.

Comme disait Jésus : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » Matthieu 24.4 C’est le tout premier avertissement que Jésus donna à ses disciples lorsqu’il commença à leur parler des événements de la fin et de son retour.

Extrait volé 4: « l’un sera emmené, l’autre laissé »

 

Alors deux ouvriers travailleront côte à côte dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé. 41 Deux femmes seront en train de tourner la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée. Matthieu 24.40-41

Ce passage est un autre exemple d’extrait biblique qui a été volé et accolé à cette fausse doctrine qui est l’enlèvement prétribulationnel. Pourriez-vous me dire où dans ce chapitre de Matthieu il est mentionné ou démontré que Jésus revient une première fois pour prendre les croyants, les emmener au ciel, avec lui, pour une période de 7 ans et ensuite revenir, avec eux, après la période des tribulations ? Je vous mets au défi de me le démontrer.

Cependant, vous ne serez pas capable, parce que l’enlèvement prétribulationnel n’est qu’une pure fiction. Elle n’a aucun fondement biblique si ce n’est que des extraits qui ont été volés et accolés à cette fausse doctrine pour faire croire aux chrétiens qu’ils sont en sécurité.

Tout le contexte du passage de Matthieu 24 nous parle du retour de Jésus et pas d’un enlèvement prétribulationnel. D’ailleurs, le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu est souvent appelé le « Discours sur la fin des temps » ou le « Discours sur l’Apocalypse ». Jésus y parle de la destruction du temple de Jérusalem, qui a eu lieu en 70 apr. J.-C., ainsi que des signes qui précéderont son retour à la fin des temps. Mais pas d’un enlèvement se produisant avant la période des tribulations.

Jésus utilise cette parabole du verset 40 pour expliquer que lors de son retour, il y aura une séparation entre les justes et les méchants, entre les boucs et les brebis (Mt 25.33) entre ceux qui seront sauvés et ceux qui ne le seront pas.

Ainsi, dans un contexte plus large de tout le chapitre, Jésus prévient ses disciples de ne pas se laisser tromper par de faux prophètes et de rester vigilants. Il les encourage également à rester fidèles jusqu’à la fin, malgré les persécutions et les difficultés qu’ils pourraient rencontrer.

Honnêtement, peut-il être question d’un enlèvement prétribulationnel ? La réponse est bien évidemment, non. Seulement, imaginez les millions de dollars gagner par les compagnies cinématographiques, les auteurs séculiers et chrétiens, démontrant un enlèvement laissant derrière ceux et celles qui n’étaient pas d’assez bons chrétiens pour être enlevés.

En plus, les prédicateurs viennent nous dire que ces gens seront sauvés pendant la période des tribulations. Ils ne tiennent pas compte de ce que les Écritures disent. Ils préfèrent créer de toutes pièces une doctrine en utilisant des extraits volés. En tordant le sens réel des écritures pour faire en sorte que ceux-ci appuient leur théorie. En sortant de leur contexte des passages tel que celui-ci pour lui donner un tout autre contexte que celui utilisé originalement par Jésus.

Je vous encourage à faire très attention pour que personne ne vous induise en erreur comme nous dit Jésus. (Mt 24.4) Parce que la séduction ira grandissante et bientôt, il sera très difficile de différencier le vrai du faux.

Extrait volé 3: « quand au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connait »

Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. Matthieu 24.36

Dans ce passage Jésus enseigne que personne ne connaît la date et l’heure exacte de son retour, pas même lui en tant que Fils de Dieu. Seul le Père connaît le moment de la fin des temps et de la venue de Jésus, et cette connaissance n’a pas été révélée aux anges ou aux hommes.

Le contexte de ce verset est donc la prophétie de Jésus sur les événements qui précèdent son retour, ainsi que l’avertissement de Jésus à ses disciples de ne pas spéculer sur la date exacte de son retour, mais plutôt de rester vigilants et prêts à tout moment. Ce passage est une allusion directe au retour de Jésus, d’ailleurs le seul retour qui soit et non pas pour un enlèvement prétribulationnel.

Comment se fait-il que ce passage fût appliqué à un enlèvement avant la période des tribulations ? Encore une fois, c’est ce que j’appelle un extrait volé. Le contexte de ce passage est concernant le retour de Christ, mais il fut tiré hors de son contexte et accolé à la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Pourtant, le contexte de ce passage ne peut pas être plus clair qu’il ne l’est.

Mais comment se fait-il que les gens acceptent cela sans poser de questions ? Parce que les gens acceptent les notions qui leur sont présentées par l’utilisation d’extraits volés sans exiger une déclaration expresse de ce fait dans les Écritures. Ils acceptent ce qui leur est dit sans jamais vérifier la validité des propos qui leur sont présentés.

Malheureusement, cela laisse place à beaucoup d’abus comme celui-ci donnant ainsi de faux espoirs aux chrétiens aujourd’hui. Jésus nous a pourtant bien avertis de ne pas nous laisser induire en erreur. (Mt 24.4) Malheureusement, nous voyons beaucoup de croyants qui se sont laissés induire en erreur. Mais je peux vous rassurer que lorsque, je discute de ces choses avec d’autres chrétiens, je suis surpris de voir que des croyants n’adhèrent pas du tout à cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Ils savent en eux même que cette fausse doctrine est boiteuse. Je rends gloire à Dieu pour ces disciples qui ne se laissent pas induire en erreur.

Extrait volé 2: « en un instant en un clin d’oeil »

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité. 1 Corinthiens 15.51-53

N’importe quels commentateurs sérieux de la Bible vous diront que ce passage ne fait aucunement référence à un enlèvement prétribulationnel. Ils vous diront également qu’il n’y a même pas l’ombre d’une allusion dans tout le contexte de ce passage.

Pourtant, ce passage est utilisé par nombre de prédicateurs pour dire que nous serons enlevés en un instant en un clin d’œil. Je l’ai moi-même entendu plus d’une fois que l’enlèvement se produirait si rapidement que ça se ferait en un instant, en un clin d’œil. Que nous n’aurions même pas le temps d’y penser que nous voilà maintenant enlevés dans les airs !

Mais en réalité que nous dit ce passage. Il nous dit que Paul enseigne que tous les croyants ne mourront pas avant le retour de Jésus-Christ. Au lieu de cela, ceux qui seront encore en vie à ce moment-là seront transformés en un instant, en un clin d’œil, et recevront un corps incorruptible et immortel. En outre, Paul affirme que les morts ressusciteront également avec des corps incorruptibles et immortels.

L’idée principale de ce passage est que tous les croyants, qu’ils soient vivants ou morts, recevront un corps incorruptible et immortel lors du retour de Jésus-Christ et de la résurrection des morts. Il n’est absolument pas question d’un enlèvement prétribulationnel rapide et inattendu.

C’est un bel exemple de passage tiré hors de son contexte et accolé à la théorie de l’enlèvement prétribulationnel. C’est pourtant clair que ce passage ne parle pas de cela. Mais d’où vient cette idée? Elle fut véhiculée tout d’abord par des prédicateurs prétribulationnel et ensuite reprise par des films qui nous montraient un enlèvement rapide laissant tout sur place que ce soit vêtements, chaussures, bijoux, lunette, perruque, simulateur cardiaque, etc. Petit à petit, cette idée prit place dans l’imaginaire des croyants attendant qu’un jour il soit enlevé de la sorte.

Une fausse doctrine aura toujours son côté séducteur pour nous inciter à y croire. Mais en réalité, elle distorsionne la vérité de la Parole de Dieu et si nous ne prenons pas soin de toujours vérifier ce qui nous est enseigné, il sera facile de se laisser prendre à de tel concept fantaisiste.

Ce qui serait exact de comprendre c’est que les croyants restés en vie au moment du retour de Jésus seront transformés en un instant en un clin d’œil. Leur corps physique mortel sera transformé en un instant en un clin d’œil en un corps glorieux, incorruptible et immortel.

Cela va se passer lorsque Jésus va revenir pour prendre avec lui ses disciples. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y aura pas deux retours de Jésus et que l’enlèvement se produira lorsque Jésus reviendra sur la terre pour y établir son règne et jamais pour nous emmener au ciel avec lui pour une période de 7 ans. Cette idée farfelue n’a pas de fondement biblique sérieux.

Je vous encourage à faire vos propres recherches et ne pas vous laisser enseigner n’importe quoi. Aller vérifier par vous-même c’est tellement important en ces jours de la fin.

Jésus a bien dit de faire attention pour que personne ne nous induise en erreur. (Mt 24.4) C’est ce que font tous ces enseignants et prédicateurs prétribulationnel. Ils induisent en erreur les croyants mal affermis ou encore paresseux intellectuellement. Des croyants qui ne se donnent pas la peine de vérifier si ce qui leur est enseigné est conforme aux écritures comme les chrétiens de Bérée. (Ac 17.11) Vérifier par vous-même si ce que je dis est bibliquement conforme ou non. Je vous en prie, faites-le, c’est tellement important pour vous et pour moi.

Extrait volé 1: « comme au temps de Noé »

Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; 38 en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. 39 Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra. Matthieu 27.34-39

Nous avons tous entendu, des prédicateurs dirent, que lorsque l’enlèvement aura lieu que les temps seront comme au temps de Noé. Pourtant, ce n’est pas ce que Jésus dit. Il dit que lorsqu’il reviendra, ce sera comme au temps de Noé. La réalité est que l’enlèvement de l’ Église n’aura pas lieu avant la période des tribulations, mais plutôt lorsque Jésus reviendra. Il n’y a pas deux retours de Jésus. Il ni en a qu’un seul et nous ne savons pas le jour et l’heure de celui-ci. Donc de prendre cet exemple et de dire que Jésus a dit que le jour de l’enlèvement serait comme au temps de Noé est un extrait volé pour appuyer une fausse doctrine. Ceci n’est que le premier exemple. Il y en a bien d’autres.

D’autres prédicateurs mentionnent que ce sera le même genre de vie décadente lorsque l’enlèvement aura lieu. Mais en réalité, je ne vois rien de tout cela et Jésus n’a pas non plus fait allusion à ceci. Il donne cet exemple pour nous dire que les gens ne se préoccupaient pas de ce qui se passait. Il continuait à vivre comme si de rien n’était et ils furent tous surpris par le déluge. Jésus fait cette comparaison pour nous montrer que ce sera la même chose lorsqu’il viendra. Le retour de Jésus, pas l‘enlèvement prétribulationnel, surprendra les gens. La suite des versets nous confirme ce qu’il est en train de dire.

Ce que ça nous démontre c’est que le jour même où la pluie commença, la porte du bateau fut fermée et le jugement de Dieu s’est abattu sur les gens. Ce sera comme au temps de Noé, le jour où Jésus reviendra. Il y aura l’enlèvement des croyants simultanément à son retour et la porte va se refermer et tous seront emprisonnés dans leurs péchés. D’ailleurs, ils n’ont pas voulu se repentir après plusieurs fléaux que Dieu envoya. (Ap 16.9)

Pour répondre à la question du début, est-ce que les temps de Noé dont Jésus parle sont une allusion à un enlèvement prétribulationnel de l’Église ? La réponse est bien évidemment, non. Ces gens ont volé un extrait des écritures pour l’appliquer à leur fausse doctrine.

Je vous encourage à retourner aux écritures et à étudier les différents passages pour en connaître la vérité. Vous allez vite vous apercevoir que l’on vous a menti et que l’on a manipulé les Écritures pour vous faire croire un enlèvement prétribulationnel qui n’existe pas et qui est en fait une fausse doctrine.

Est-ce que la théorie de l’enlèvement avant la période des tribulations est réellement fondée sur les écritures ?

Lorsque nous étudions les passages du retour de Jésus dans la Bible, nous nous apercevons bien rapidement que quelque chose cloche avec la théorie de l’enlèvement avant les tribulations ou prétribulationnel.

Nous constatons que certains passages utilisés ne sont pas cohérents avec le sujet. Que leur contexte ne parle pas du tout de l’enlèvement des croyants. Pourtant, ils sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine qui prône deux retours du Seigneur Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

Évidemment, cette théorie est tellement fascinante et douce à nos oreilles parce qu’elle nous éviterait de souffrir pendant la période des tribulations ce qui est un mensonge parce que la Bible mentionne que nous serons protégés à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde (Ap 3.10), mais pas que nous serons enlevés avant la période des tribulations. C’est le mot grec tereo qui signifie surveiller, préserver, garder et non pas enlever qui est utiliser en Apocalypse 3.10. En aucun cas, ce mot ne signifie enlever. Parce que le mot enlever est la traduction du mot grec harpazo qui signifie saisir, arracher, enlever de force. Ainsi, nous pouvons constater que les deux mots n’ont pas la même signification. Si jean avait voulu dire que l’Église serait enlevée, il aurait utilisé le mot harpazo, alors qu’au contraire, il a utilisé le mot tereo. Les mots sont importants pour bien interpréter les Écritures. Dans ce cas-ci, les enseignants de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) ont sciemment utiliser ce passage hors de son contexte en ignorant la signification même des mots utilisés pour que cela confirme leur fausse doctrine.

Ce type d’utilisation de passages hors de leur contexte et voulant leur faire dire ce qu’ils ne disent pas s’appelle des passages volés. Ce sont des passages ont été retirés de leur contexte et au quel on leur a donné une définition qu’ils n’avaient pas à l’origine. Ces mêmes versets, sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine que nous appelons l’enlèvement prétribulationnel.

Cette théorie dit que Jésus va d’abord revenir dans les airs, au début de la période des tribulations, pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui pour une période de 7 ans et qu’ensuite, le Seigneur Jésus va revenir avec cette église pour y établir son royaume sur cette terre.

Il est vrai que Jésus va revenir et qu’il va enlever son Église (1 Thessaloniciens 4.15-17) ce sera au moment que le Père aura déterminé et celui-ci se produira dans un événement unique.

Malheureusement, cette théorie est appuyée sur ce que l’on appelle des extraits volés. C’est ce que je veux vous démontrer dans les prochains blogues.

La question qui effraie les chrétiens

La question que plusieurs se posent est de savoir si comme croyant je devrai passer à travers la période des tribulations qui est mentionnée par Jésus dans les évangiles de Matthieu 24, Marc 13, Luc 21 et annoncée dans le livre de l’Apocalypse de Jean.

D’ailleurs, le Nouveau Testament parle beaucoup de la souffrance que les croyants devront endurer pour leur foi. Regardons un exemple maintenant :

Le Nouveau Testament contient plusieurs passages qui parlent des souffrances et des difficultés auxquelles les chrétiens peuvent être confrontés en raison de leur foi. L’exemple d’aujourd’hui se retrouve dans le livre des Actes au chapitre 14 et le verset 22 qui nous dit spécifiquement qu’il « faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » Pour bien comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte. C’est une règle de base de l’étude de la Bible. Que nous dit le contexte d’Actes 14.22 ? Dans ce contexte, l’apôtre Paul et son partenaire Barnabas étaient en mission pour prêcher l’Évangile dans différentes villes. Ils ont rencontré des succès, mais ils ont également été confrontés à de fortes oppositions et à des persécutions de la part de ceux qui s’opposaient à leur message. C’est toujours le cas, ceux qui s’opposent à un message vont généralement créer de fortes oppositions et aller même jusqu’à persécuter les porteurs du message.

Toujours, dans le contexte, dans Actes 14.19-20, il est mentionné que des Juifs incrédules sont venus de la ville voisine d’Iconium pour persécuter Paul et Barnabas à Lystre. Paul a été lapidé et laissé pour mort. Cependant, il s’est relevé et est retourné dans la ville avec Barnabas avant de poursuivre leur mission dans d’autres endroits. Ce ne sont pas que des paroles qui ont été dites contre eux. Paul a également subi de la violence physique contre sa personne tout comme son Seigneur. Ce passage nous rapporte qu’il a été lapidé et laissé pour mort. Paul, ce grand apôtre des gentils, qui a subi de telles persécutions pour avoir simplement proclamé le message d’espoir de Jésus. Il en sera de même, lorsque la grande persécution contre les chrétiens sera lancée par la bête et son faux prophète.

Mentionnons que c’est dans ce contexte que Paul exhorte les disciples, nouvellement convertis, à persévérer malgré les tribulations et les difficultés. Comme il nous est dit en Actes 14.22: « Il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » C’est l’une des raisons qui fait que j’ai beaucoup de difficulté à croire à un enlèvement avant la période des tribulations (prétribulationnel) ou encore à un enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus au milieu de la période des tribulations (mitribulationnel). Cette doctrine va à l’encontre du message de Jésus dans tout le Nouveau Testament. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir de cette réalité qui nous est enseignée par Jésus et les apôtres.

Paul enseigne ici que les souffrances et les persécutions sont une réalité pour ceux qui veulent suivre Christ et être fidèle à leur foi. C’est ce que les chrétiens vont expérimenter à la fin des temps. C’est d’ailleurs pour cela qu’il nous faut nous y préparer parce que ce sera des temps très intenses comme jamais auparavant. De plus, l’apôtre encourage les disciples à ne pas se décourager ni à abandonner face aux difficultés, mais à rester fermes et à persévérer jusqu’à la fin. C’est ce qui se passera lors de la période de grande détresse qui fera rage contre les disciples du Seigneur Jésus à la fin des temps. Alors que les forces du mal se déchaîneront contre les chrétiens du monde entier. À ce moment, plusieurs vont le payer de leur vie, mais recevront, de surcroit, toute la gloire, qui leur revient, lorsqu’ils ressusciteront lorsque le Seigneur Jésus reviendra. Ceux qui cherche à fuir ce moment en enseignant un enlèvement prétribulationnel ne recevront aucune gloire si ce n’est que la honte. Très malheureusement, c’est ce qui est enseigné dans les milieux chrétiens. Le message qui est proclamé dit: « ne vous inquiétez pas, puisque vous serez enlevé avant cette très mauvaise période. » C’est un mensonge, parce que ce n’est pas ce que tout le Nouveau Testament nous enseigne concernant la souffrance que les croyants devront endurer en proclamant le message de Jésus.

Soulignons que l’enseignement de Paul dans ce passage mentionne que les souffrances ne sont pas un signe de la désapprobation de Dieu, mais plutôt une partie intégrante du parcours du disciple. C’est une affirmation que les chrétiens peuvent s’attendre à des épreuves, mais que leur espérance ultime se trouve dans le royaume de Dieu qui leur est promis.

Tout ce passage, d’Actes 14.22 dans son contexte, traite de la souffrance que les disciples du Seigneur Jésus seront confrontés dans leur vie. Ce qui fait contraste avec la fausse doctrine de l’enlèvement qui mentionne que nous n’aurons pas à souffrir parce que Jésus va nous prendre avec lui pour nous amener au ciel pendant la période où cette persécution aura lieu. J’aimerais vous faire remarquer que Jésus a souffert sur cette terre et qu’il est également mort dans d’atroces souffrances. Cependant, ce n’est que lorsqu’il fut ressuscité qu’il fut enlevé au ciel. Et nous nous croyons meilleurs que Jésus. N’oublions pas que Jésus nous a donné un exemple, et nous de la même façon, nous allons aussi souffrir dans notre corps pour le Seigneur Jésus. Peut-être même que nous allons mourir pendant cette période de grande détresse. Seulement, la grande consolation c’est qu’un jour nous allons ressusciter, tout comme notre Seigneur, pour être élevé à sa rencontre lorsqu’il reviendra nous prendre avec lui. C’est ce que l’épitre aux Hébreux chapitre 11 et les verset 39 et 40 qui nous disent que: « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection. »

Je pose ici une question, quel serait l’intérêt, de la bête et du faux prophète, de persécuter des gens qui n’ont pas la foi étant donné que les croyants auraient été enlevés avant la période des tribulations comme le stipule la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ? Comme vous pouvez le constater, cela n’a pas beaucoup de sens. Pourtant, des milliers de croyants sont fascinés par cette fausse doctrine et ne se préparent pas pour ces temps difficiles qui vont bientôt venir sur notre génération.

Est-ce qu’Apocalypse 4.1 est un signe de l’enlèvement de l’Église par le Seigneur Jésus avant la période des tribulations ?

Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. Apocalypse 4.1

Pour nous aider à comprendre, regardons le contexte de ce passage qui mentionne que le chapitre quatre de l’Apocalypse se situe dans le contexte de la vision de l’apôtre Jean sur l’île de Patmos, dans laquelle il reçoit des révélations du Seigneur Jésus.

Au tout début du chapitre, Jean est invité à monter au ciel pour voir ce qui doit arriver par la suite. Il décrit alors une vision de la cour céleste de Dieu, où il voit un trône entouré de vingt-quatre anciens assis dessus. Les anciens sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or sur leur tête.

Il y a également des éclairs, des voix et des tonnerres qui sortent du trône, ainsi que sept lampes ardentes représentant les sept esprits de Dieu. Devant le trône, Jean voit également quatre êtres vivants – un lion, un veau, un homme et un aigle – chacun ayant six ailes et étant couvert d’yeux.

Dans l’ensemble, le chapitre quatre de l’Apocalypse introduit la vision de Jean du trône de Dieu et de ceux qui l’entourent dans la cour céleste, préparant ainsi le terrain pour les événements futurs qui seront décrits dans les chapitres suivants.

Lorsque nous regardons le contexte, il n’y a pas la moindre référence à un retour du Seigneur Jésus pour venir chercher son Église. Cette allusion à l’enlèvement de l’Église, parce que l’ange dit à Jean de monter, n’est que de la fantaisie intellectuelle. Une justification sans aucun fondement biblique d’un premier retour de Jésus pour venir chercher uniquement son église alors que le Nouveau Testament ne parle que d’un retour de Jésus accompagné de signes précédant son retour que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu.

Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra.  Luc 12.40

C’est toujours la même chose que Jésus nous répète soit de se tenir prêt parce que c’est à un moment que nous n’aurions pas imaginé que Jésus reviendra. Pourquoi prendre des passages qui n’ont aucun rapport avec un enlèvement prétribulationel et les accoler ensemble pour en faire une théologie plus que douteuse ?

Est-ce que le passage d’Apocalypse 3.10 confirme un enlèvement avant la période des tribulations ?

« Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » Apocalypse 3.10

Apocalypse 3.10 est un verset biblique du Nouveau Testament qui fait partie d’une lettre de Jésus à l’église de Philadelphie. Voici le contexte de ce passage :

La lettre de Jésus à l’église de Philadelphie fait partie des sept lettres adressées aux églises d’Asie Mineure dans le livre de l’Apocalypse. Dans cette lettre, Jésus félicite les membres de l’église pour leur persévérance et leur fidélité malgré les persécutions qu’ils ont subies.

Dans Apocalypse 3.10, Jésus promet à l’église de Philadelphie qu’il les gardera à l’heure de l’épreuve qui va venir sur toute la terre pour éprouver les habitants de la terre. Cette « heure de l’épreuve » peut être interprétée comme une période de tribulation ou de grande détresse.

Jésus encourage l’église de Philadelphie à rester ferme dans leur foi et à persévérer dans l’accomplissement de ses commandements, afin qu’ils puissent recevoir la couronne de la vie éternelle. Il les assure que leur fidélité sera récompensée et qu’ils ne seront pas éprouvés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter.

Le contexte global de ce passage est donc un encouragement à la persévérance et à la fidélité dans la foi malgré les persécutions et les difficultés, avec la promesse de la protection divine pour ceux qui restent fermes dans leur engagement envers Jésus-Christ.

En aucun temps le contexte de ce passage ne fait référence à un enlèvement de l’église par le Seigneur Jésus pour les amener au ciel avant la période des tribulations. Il est faux de croire qu’il en est ainsi parce que la Bible ne parle que d’un seul retour de Jésus et non pas de deux.

Ce que ce passage nous démontre n’est pas que nous serons retirés lors de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. Bien au contraire, ce que ça nous dit c’est que nous serons protégés pendant cette période. Le Seigneur ne nous abandonnera pas. Pourquoi nous enlèverait-il alors que nous serons les témoins de son amour et de sa grâce pour toute l’humanité ?

Ce passage aussi est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Des milliers de croyants attendent le retour de Jésus avant la période des tribulations. Malheureusement, ils vont être réellement pris au dépourvu lorsque les événements de la période des tribulations vont commencer à se produire et qu’ils seront toujours là. Le Seigneur nous demande de prier sans relâche pour que Dieu nous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. (Lc 21.36) Il ne nous demande pas d’espérer en un enlèvement qui nous épargnerait de la période des tribulations.

Est-ce exacte de dire que Jésus reviendra avant la période des tribulations selon le passage de 1 Corinthiens 15.51-52 ?

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. (1 Co 15.51-52)

Le contexte de ce passage nous parle de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Il n’y a aucune allusion sous quelque forme que ce soit qui nous fasse croire que Jésus reviendra avant la période des tribulations pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui. Cela revient à dire qu’il y aurait deux retours de Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

La première épître aux Corinthiens a été écrite par l’apôtre Paul pour répondre à des questions et des préoccupations spécifiques concernant la vie chrétienne à Corinthe. Dans le chapitre 15, Paul parle de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus.

Paul explique que la mort n’a pas le dernier mot pour les croyants en Jésus-Christ, car Jésus est ressuscité des morts. Il souligne également que la résurrection des morts est une doctrine centrale de la foi chrétienne, car elle atteste de la victoire de Jésus sur la mort et le péché.

Dans 1 Corinthiens 15.51-52, Paul décrit la transformation qui se produira lors du retour de Jésus. Il explique que « nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil ». Il ajoute qu’au « son de la trompette dernière » les morts ressusciteront pour être transformés, et que les croyants qui sont encore vivants seront également transformés.

C’est exactement la même description que nous retrouvons dans 1 Thessaloniciens 4.16-17 : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Le contexte global de ce passage est l’assurance de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Paul encourage les croyants à vivre dans l’attente de ce grand événement, en étant fermes et constants dans leur foi et en sachant que leur travail pour le Seigneur ne sera pas vain.

Rien dans ce passage ni dans ce contexte ne laisse présager un retour du Seigneur pour enlever ou prendre son église et l’amener avec lui dans le ciel pour ensuite revenir à la fin de la période des tribulations pour y instaurer son règne de 1000 ans. C’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Très honnêtement, la Bible nous enseigne que les croyants devront passer par la période des tribulations dans l’attente du retour du Seigneur Jésus, ce qui sera leur plus grande délivrance lorsque Jésus apparaîtra dans les cieux.

Est-ce juste de dire que Jésus reviendra avant la période des tribulations selon le passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 ?

La croyance selon laquelle Jésus reviendra avant la période des tribulations est appelée le prétribulationnisme, et cette croyance est basée sur une interprétation de divers passages bibliques. Voici l’un de ces passages les plus souvent cités pour soutenir cette croyance :

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » 1 Thessaloniciens 4.16-17

Le contexte de ce passage nous dit que l’apôtre Paul écrivit une lettre aux Thessaloniciens à une époque où l’Église de Thessalonique était confrontée à de nombreuses difficultés et persécutions. Certains membres de l’Église étaient décédés, ce qui avait suscité des inquiétudes quant à leur sort après la mort et au retour de Jésus. Paul écrit donc pour les rassurer et pour leur donner de l’espoir.

Ainsi, dans 1 Thessaloniciens 4, Paul parle de la résurrection des morts et du retour de Jésus. Il explique que ceux qui sont morts en Christ seront ressuscités lors du retour de Jésus, et que ceux qui sont encore en vie à ce moment-là seront enlevés pour rencontrer le Seigneur dans les airs.

En résumé, le contexte de 1 Thessaloniciens 4.16-17 est un encouragement de Paul aux croyants de Thessalonique à avoir de l’espoir et de la confiance dans la promesse du retour de Jésus, malgré les difficultés et les incertitudes de leur situation.

En aucun temps, comme vous pouvez le constater, il n’est question d’un retour de Jésus dans les airs pour enlever son Église, avant la période des tribulations, et l’amener au ciel avec lui. Le contexte ne parle absolument ne laisse aucunement entrevoir un seul allusion à un enlèvement prétribulationnel. En faite, c’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs aux croyants. Comment peut-on en déduire que c’est d’un enlèvement prétribulationnel dont il s’agit?

Le Nouveau Testament est clair sur le sujet. Il n’y a qu’un seul retour de Jésus et celui-ci est mentionné en Matthieu 24.26-44. Ce passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 vient simplement ajouter des éléments pertinents à ce que Jésus a déjà dit en Matthieu 24.30-31:

« C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Matthieu 24.30-31

Ce que nous pouvons constater c’est que paul décrit simplement ce moment de délivrance des croyants lorsque Jésus reviendra et non pas un retour avant la périodes des tribulations pour enlever son église et l’amener au ciel.

À quel moment les croyants seront-t-ils enlevés?

La question de savoir quand les croyants seront enlevés est un sujet de débat parmi les chrétiens. Certaines croyances théologiques enseignent que les croyants seront enlevés avant la grande tribulation. C’est ce que nous appelons, la théorie de l’enlèvement pré-tribulationnel. Cependant, d’autres enseignent que les croyants seront enlevés après la grande tribulation. C’est ce que nous appelons la théorie de l’enlèvement post-tribulationnel. Il y a aussi la théorie de l’enlèvement mi-tribulationnel qui avance que les croyants seront enlevés au milieu des tribulations. Celle-ci s’apparente de beaucoup à la théorie de l’enlèvement des croyants avant les tribulations.

Chacun des enseignants des différentes théories utilise les Écritures pour appuyer leur croyance et, bien entendu, différents passages bibliques peuvent être interprétés de différentes manières. Regardons ensemble quelques passages qui sont souvent cités pour soutenir chaque position.

Les partisans de la théorie de l’enlèvement pré-tribulationnel et mi-tribulationnel se réfèrent souvent à 1 Thessaloniciens 4.16-17 « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 

La question que je pose est, où est-ce qu’il est fait référence dans ce passage à un enlèvement avant la période des tribulations ? La réponse est évidente. Rien dans ce passage ne permet d’avancer une telle théorie. Bien au contraire, ce passage est tout à fait conforme avec ce que Jésus a dit en Matthieu 24. 30-31 qui dit: « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Ce passage ne nous donne pas le moment précis du retour de Jésus, mais Jésus le positionne après l’abominable profanation citée en Matthieu 24.5, ce qui représente le milieu de la période des tribulations.

Il y a aussi le passage d’Apocalypse 3.10 pour soutenir leur position. « Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » Ce passage ne permet pas non plus de prétendre d’aucune manière que le retour du Seigneur se fera avant le début de la période des tribulations. Jésus mentionne que nous serons gardés à l’heure de l’épreuve. Gardé ne signifie pas enlevé.

Les partisans de la théorie de l’enlèvement post-tribulationnel se réfèrent souvent à Matthieu 24.29-31 qui dit: « Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Bien entendu, ce passage ne donne pas le moment exact, mais il nous permet de le situer après toute une série d’événements qui s’apparente véritablement à la seconde moitié de la période des tribulations ou encore après l’abominable profanation (Mt 24.15).

 Il y a également le passage de 2 Thessaloniciens 2.1-4, qui parle de l’arrivée de l’Antéchrist et de la venue de Jésus pour rassembler ses élus. « Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : 2 ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition, 4 l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. »

Dans ce passage, l’apôtre Paul met en garde les croyants de Thessalonique de ne pas se laisser ébranler dans leur bon sens. Parce que des gens affirmaient que les apôtres disaient que le jour du Seigneur était déjà là. Ce qui n’était bien évidemment pas le cas. Paul va ensuite donner des indices qui nous permettent de savoir l’époque du retour de Jésus et cela n’a rien à voir avec l’époque pré-tribulationnelle.

En fin de compte, la question de savoir quand les croyants seront enlevés est une question théologique complexe et controversée. Les chrétiens devraient étudier attentivement les Écritures et chercher la sagesse de Dieu pour trouver leur propre compréhension de cette question. Mais aussi prendre en considération les paroles mêmes de Jésus qui disent: « C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue. » (Matthieu 25.13)

Quel seront les signes qui précéderont le retour du Seigneur Jésus selon la Bible ?

Selon la Bible, il y aura plusieurs signes qui précéderont le retour du Seigneur Jésus. Voici quelques-uns de ces signes :

  • L’apparition de l’Antéchrist (
  • Les faux messies et les faux prophètes se lèveront (Matthieu 24:5,24).
  • Il y aura des guerres et des rumeurs de guerre (Matthieu 24:6-7).
  • Il y aura des famines et des tremblements de terre (Matthieu 24:7).
  • Il y aura des épidémies (Luc 21.11)
  • Il y aura des persécutions des chrétiens (Matthieu 24:9-10).
  • L’amour se refroidira dans le monde (Matthieu 24:12).
  • L’Évangile sera prêché dans le monde entier (Matthieu 24:14).
  • Il y aura des signes dans le ciel, comme le soleil qui s’obscurcira et la lune qui ne donnera plus sa lumière (Matthieu 24:29).
  • Le Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel avec puissance et gloire (Matthieu 24:30).

À la lumière de ces signes, il est bien évident que le retour de Jésus n’est pas éminent comme certain le prétendent

Il est important de noter que Jésus a également dit que personne ne connaît le jour ni l’heure de son retour (Matthieu 24:36), donc nous devrions toujours être prêts et veiller à tout moment.

Quel est la raison pour laquelle Jésus va revenir ?

Selon la Bible, Jésus va revenir pour accomplir plusieurs objectifs importants, tels que :

  1. Le jugement final : Jésus reviendra pour juger les vivants et les morts. Selon la Bible, il est le juge suprême qui rendra justice à tous et jugera chacun selon ses œuvres. Le livre de l’Apocalypse décrit cette période de jugement final comme le moment où tous les hommes seront rassemblés devant le trône de Dieu pour rendre compte de leur vie.
  2. La restauration de toutes choses : Jésus reviendra pour restaurer toutes choses à leur état parfait et original. Selon les Écritures, l’humanité a été déchue de son état originel de perfection en raison du péché, mais le retour de Jésus conduira à une restauration complète de l’ordre divin dans l’univers.
  3. La destruction du mal et la victoire finale sur Satan : Jésus reviendra pour détruire le mal et vaincre Satan une fois pour toutes. Selon la Bible, le diable a été vaincu par Jésus à la croix, mais il continue de causer du tort dans le monde. Le retour de Jésus marquera sa défaite finale et la fin de son règne sur la terre.
  4. L’établissement du royaume de Dieu : Jésus reviendra pour établir son royaume sur la terre, où il régnera en tant que Roi de rois et Seigneur des seigneurs. Selon la Bible, ce royaume sera caractérisé par la paix, la justice, l’amour et la réconciliation, et il durera éternellement.

La plupart des chrétiens croient que le retour de Jésus est un événement important et attendu qui marque la fin des temps et l’avènement du règne éternel de Dieu sur la terre. Les croyants croient aussi qu’il est important de s’y préparer pour ne pas être pris au dépourvu. Ainsi, pour que la notion du retour de Jésus ait un sens réel, il est indispensable de se préparer adéquatement en cultivant une vie de prière et en adoptant un comportement exemplaire.

Comment les chrétiens interprètent-ils la notion de retour de Jésus ?

Les chrétiens interprètent la notion de retour de Jésus de différentes manières en fonction de leur théologie, de leur tradition et de leur culture. Néanmoins, il existe certaines interprétations communes que l’on peut retrouver chez de nombreux chrétiens.

Pour de nombreux chrétiens, le retour de Jésus est considéré comme un événement futur et certain qui mettra fin à l’histoire du monde tel que nous le connaissons. Cet événement sera précédé de signes et de phénomènes cosmiques, conformément aux Écritures.

D’autres chrétiens voient le retour de Jésus comme un processus continu et intérieur, où Jésus revient spirituellement dans le cœur des croyants et dans le monde à travers l’œuvre de l’Esprit Saint. Cette interprétation met l’accent sur l’importance de la transformation personnelle et sociale plutôt que sur les événements cosmiques. Malheureusement, cette interprétation n’est pas conforme aux Écritures.

Certains chrétiens croient en un retour de Jésus avant le millénium, ou règne de mille ans sur terre, où le Christ régnera sur le monde avec les saints ressuscités. Cette interprétation est souvent associée au prémillénarisme. Regrettablement, cette interprétation ne s’appuie que sur des suppositions et des déductions.

D’autres chrétiens croient en un retour de Jésus après le millénium, ou règne de mille ans sur terre, où le Christ règnera sur le monde avec les saints ressuscités. Cette interprétation est souvent associée au postmillénarisme. Seulement, cette interprétation est la plus proche des écritures.

Enfin, certaines églises chrétiennes, comme les adventistes du septième jour, croient en un retour imminent de Jésus, qui est considéré comme étant imminent et pouvant se produire à tout moment. Hélas, cette interprétation est quelque peux erronés parce qu’elle ne tient pas comptes des éléments de la prophétie que Jésus à mentionné.

Dans l’ensemble, la notion de retour de Jésus est considérée comme une croyance centrale et essentielle dans la théologie chrétienne, et est souvent associée à l’espoir de la résurrection, du salut et de la vie éternelle.

Le retour de Jésus est-il une certitude ?

Le retour de Jésus est considéré comme une certitude fondamentale de la foi chrétienne, car cela est clairement enseigné dans les Écritures.

Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même a promis à plusieurs reprises qu’il reviendrait un jour. Par exemple, dans Jean 14.3, Jésus a déclaré : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. »

De plus, les apôtres et les écrivains du Nouveau Testament ont également enseigné que Jésus reviendrait. Par exemple, l’apôtre Paul a écrit aux chrétiens Thessalonique en disant : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. » (1 Thessaloniciens 4.16).

La certitude du retour de Jésus est donc une doctrine fondamentale de la foi chrétienne, et la plupart des chrétiens croient que cela se produira un jour. Il voit le retour de Jésus comme leur « bienheureuse espérance » (Tite 2.13)

Seulement, il faut faire très attention à la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations). Celle-ci enseigne que Jésus reviendra chercher les croyants (son Église) avant la période des tribulations pour les amener au ciel avec lui et ensuite 7 ans après revenir avec eux. Rien dans la Parole de Dieu ne permet de croire ou d’affirmer une telle chose à moins que des passages soient tirés de leur contexte pour appuyer ce mensonge.

Alors, oui, le retour de J.sus est une certitude, mais à un moment que nous ne connaissons pas, nous dit Jésus.

42 Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. 

Matthieu 24.42 

Voilà ce qui est le plus important. Les paroles de Jésus et non les théories des hommes qui induise les autres en erreur.

L’amour des croyants pour le Seigneur Jésus sera terriblement mis à l’épreuve pendant la période des tribulations

C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance.

Apocalypse 14.12

Pour des chrétiens qui sont prétendument enlevés avant la période des tribulations, je ne comprends pas ce que ce verset fait ici dans le livre de l’Apocalypse. Voici un autre exemple que les croyants seront présents lors de la période des tribulations. La croyance populaire au sein des croyants dit que les croyants seront enlevés avant la tribulation. Malheureusement, celle-ci est une fausse doctrine qui crée de faux espoirs dans la chrétienté aujourd’hui.

Le contexte d’Apocalypse 14.6-13 décrit trois anges qui ont un message important à communiquer aux habitants de la terre.

Le premier ange annonce l’évangile éternel, appelant les gens à craindre Dieu et à lui rendre gloire. Le deuxième ange annonce la chute de Babylone, qui est symbolique de la corruption spirituelle et morale qui règne dans le monde. Le troisième ange avertit que quiconque adore la bête et son image, ou qui reçoit sa marque sur son front ou sa main subira la colère de Dieu.

Ensuite, une voix céleste annonce que ceux qui meurent dans le Seigneur sont bénis, car ils se reposent de leurs travaux et leurs œuvres les suivent.

Voilà un exemple de la réalité pour les véritables disciples du Seigneur Jésus. Ils ne seront pas enlevés avant la période des tribulations, comme le prétendent certains faux prophètes, mais au contraire, ils vivront ce temps et seront enclins à faire des choix judicieux par rapport à la vie éternelle.

Si le vaccin pour la covid avait été la marque de la Bête, c’est à peine pensable le nombre de croyants qui l’aurait pris. C’est là la réalité des croyants du 21e siècle. Des croyants faibles ayant peu de ferveur pour le Seigneur Jésus, bref des chrétiens qui ont abandonné l’amour qu’ils avaient au début de leur vie chrétienne. (Ap 2.4)

Puis, Jean voit une vision de Jésus, le Fils de l’homme, assis sur une nuée blanche. Il récolte la moisson de la terre et les saints qui ont suivi l’Agneau. C’est le retour de Christ pendant la période des tribulations à un moment que nous ne connaissons pas. Il ne vient pas avant prendre les chrétiens parce que l’apôtre Paul va dire « nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra » (1 Th 4.15). Cette phrase, prise dans le contexte du retour de Jésus, est très significative. Parce que tout au long de cette période de tribulations, les croyants seront face à un choix. Suivre Jésus quel qu’en soit les prix ou adorer la Bête prenant la marque de celle-ci. Ce ne sera pas un choix facile. La pression et les menaces de mort vont faire en sorte que les croyants faibles vont abandonner le Seigneur Jésus.

Enfin, un ange s’adresse à Jean pour lui expliquer ce qu’il vient de voir. Il lui explique que la moisson de la terre représente le jugement final, où ceux qui ont choisi de suivre la bête et de rejeter Dieu seront condamnés à la destruction éternelle. Cependant, ceux qui ont choisi de suivre l’Agneau, quel qu’en soit le prix seront récompensés par la vie éternelle. Le chapitre se termine avec la déclaration que ceux qui font la volonté de Dieu seront bénis et qu’ils ont une espérance certaine de la vie éternelle.

Ce passage nous démontre bien que pour un chrétien la vie en ce monde est temporaire, éphémère et sans importance. Ce qui compte c’est la vie éternelle avec le Seigneur Jésus. Lorsqu’on nous imposera de prendre la marque de la Bête qu’allons-nous faire ? Des gens pensent qu’ils ne seront plus là avant parce qu’ils auront été enlevés. Malheureusement, ce n’est pas ce qui va arriver. Notre amour pour le Seigneur Jésus sera terriblement mis à l’épreuve. Seuls ceux qui se seront préparés pourront résister à la pression que la Bête mettra sur les chrétiens.

La parabole des jeunes filles sensée et insensée est un bel exemple de cela. Ce sont seulement celles qui se sont préparées et qui ont apporté suffisamment d’huile avec elles qui sont entrées dans la salle de noces. Les autres n’ont pas pu entrer. Ce sera la même chose lors de la période des tribulations que les croyants qui se sont préparés à cette éventualité auront la force d’endurer, par amour pour Christ, tous les sévis que la Bête va leur faire vivre incluant la mort. Ce sont eux qui entreront dans la salle des noces. Les autres en reniant le Seigneur, en acceptant la marque de la Bête, seront condamnés à errer toute l’éternité en enfer. Ce ne sera pas une mince affaire. Il n’y aura plus de grâce pour ce type de péché. Il n’y aura pas non plus de retour possible en arrière. Comme le Seigneur disait : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Luc 21.36)

Ma prière en ce moment est que les croyants réalisent l’importance de retrouver toute la ferveur pour leur Seigneur. De réaliser la gravité du mensonge qui est véhiculé avec un enlèvement prétribulationnel. Qu’ils soient forts et prêts à mourir pour leur Sauveur bien aimé sachant qu’ils retrouveront la vie lors du retour de Jésus. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » (Mt 13.43)

Les croyants seront présent sur la terre pendant la période des tribulations

13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 

14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. 

Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. 15 C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte nuit et jour dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente. 

16 Ils ne connaîtront plus ni la faim, ni la soif ; ils ne souffriront plus des ardeurs du soleil, ni d’aucune chaleur brûlante. 17 Car l’Agneau qui est au milieu du trône prendra soin d’eux comme un berger, il les conduira vers les sources d’eaux vives, et Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux. Apocalypse 7.13-17

Dans l’église actuellement, il y a un débat sur le moment de l’enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus par rapport à la période des tribulations. Les principaux points de vue sont l’enlèvement prétribulationnel qui signifie avant la période des tribulations, l’enlèvement mitribulationnel qui signifie au milieu de la période des tribulations et finalement l’enlèvement post-tribulationnel qui signifie à la fin de la période des tribulations. Mentionnons que la période des tribulations sera d’une durée de 7 ans selon Daniel 9.27.

Il est important de comprendre que la période des tribulations est une période pendant laquelle Dieu se concentre sur Israël. Et cela signifie que l’église sera présente pendant cette période. Les défenseurs de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel affirment que l’Église ne peut pas être présente. Quelques exemples nous démontrent que même si Dieu exerce un jugement sur une nation, ses enfants sont présents et protégés des fléaux qui sévissent sur la nation fautive.

Par exemple, lorsque Dieu exerça son jugement sur les Égyptiens (Ex 7.1-12.29), il n’a pas retiré le peuple hébreu pendant ce temps. Au contraire, il l’a protégé. Lorsque Dieu dit que nous serons gardés ou protégés, selon les versions bibliques, de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde (Ap 3.10), cela ne signifie absolument pas qu’il va nous enlever avant cette période d’épreuve. Le mot gardé et enlever est très différent du fait de leur signification.

Un autre exemple de cela est lors du déluge. Ce fut une période de jugement sur toute la terre et Dieu n’a pas enlevé Noé et sa famille. Non, au contraire, il les a gardés de ce moment d’épreuve les mettant à l’abri dans un bateau. De même, les croyants seront gardés pendant la période des tribulations en étant à l’abri dans l’Église du Seigneur Jésus.

C’est vrai qu’il est écrit dans le livre de Daniel au chapitre 7 et le verset 21 que l’Antéchrist fera la guerre aux membres du peuple saint qu’il remportera la victoire sur eux. C’est écrit la même chose dans le livre de l’Apocalypse chapitre 13 et le verset 7, mais avec une petite différence comme quoi il fut permis à l’Antéchrist de faire la guerre aux membres du peuple saints et de les vaincre. Ces passages sont particulièrement significatifs et prouvent hors de tout doute que les croyants seront bien présents lors de la période des tribulations, mais qu’ils seront gardés.

Cependant, comment peuvent-ils être gardés s’il est permis à l’Antéchrist de leur faire la guerre et de tuer les membres du peuple saint ? C’est la même chose pour Jésus. Il fut condamné et mis à mort. Pourtant, il était le fils de Dieu et il avait tous les pouvoirs pour éviter cela. Pouvons-nous dire que Dieu n’a pas gardé Jésus lors de l’épreuve qu’il a vécue. Bien sûr que non. Nous savons aujourd’hui que Jésus est ressuscité et que cela nous a démontré sans l’ombre d’un doute que Dieu l’avait gardé lors de cette épreuve. S’il n’avait pas été gardé, il ne serait jamais ressuscité.

C’est la même chose pour les croyants. Ce que nous voyions avec Jésus c’est que la mort n’est pas la défaite. Que la mort ne signifie pas que le croyant n’est pas gardé par Dieu. C’est la résurrection qui fait foi de tout. De même que Dieu ressuscita Jésus ainsi il fera aussi la même chose avec les croyants qui seront mis à mort pendant la période des tribulations. (Ap 7.14) Ils vont ressusciter et vont rejoindre Jésus en premier lorsqu’il va revenir. (1 Th 4.16) Comme l’apôtre Paul disait : « Pour moi, en effet, la vie, c’est Christ, et la mort est un gain. » (Ph 1.21) Pourquoi la mort était-elle un gain pour l’apôtre? Simplement, parce qu’il avait la conviction que Dieu le ressusciterait des morts un jour. Et quelques millénaires auparavant Job avait la même espérance lorsqu’il disait : « Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. » (Jb 19.25-26)

C’est cette espérance de la résurrection qui nous donne espoir. Ce n’est pas la vie dans ce monde. Mon corps est poussière et un jour il retournera à la poussière. (Ge 3.19) La mort est un gain parce que le jour où Jésus apparaîtra dans le ciel, je sais que mort ou vivant je monterai à sa rencontre. Si je dois mourir pendant la période des tribulations et bien ce sera une victoire pour le Seigneur.

Le Seigneur nous dit : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » Cela n’est-il pas un indice de plus que nous serons sur la terre pendant la période des tribulations ?