Série Jésus revient – Article 11 : Le Nouveau Testament enseigne-t-il un retour secret de Jésus ?

L’article 11 présente l’idée qu’un retour secret de Jésus, même très répandue dans certains milieux chrétiens, n’est pas supportée par le Nouveau Testament. Ce dernier décrit plutôt une venue glorieuse, visible et universelle, accompagnée de signes puissants, sans aucune trace de clandestinité, affirmant que tous le verront au moment du jugement.

Une idée très populaire, mais est-elle vraiment biblique ?

Dans plusieurs milieux chrétiens, on entend souvent parler d’un retour secret de Jésus. Selon cette idée, le Seigneur viendrait d’abord dans les airs, de manière discrète, invisible pour le monde, afin de prendre les siens, pour les amener au ciel et ainsi les soustraire de la grande détresse. Puis, il reviendrait plus tard publiquement en gloire. Cette manière de voir est devenue si répandue que plusieurs pensent qu’elle va de soi.

Pourtant, lorsqu’on lit attentivement le Nouveau Testament, une autre image se dégage. La venue de Jésus y est décrite comme glorieuse, visible, puissante et manifestée au dernier jour. Elle n’est pas présentée comme un événement caché au monde, mais comme une intervention éclatante du Fils de Dieu dans l’histoire.

La question n’est donc pas de savoir si Jésus revient. Sur ce point, la foi chrétienne est unanime : il va revenir. La vraie question est celle-ci : le Nouveau Testament parle-t-il réellement d’un retour secret de Jésus, ou présente-t-il au contraire une venue visible et universellement manifeste ?

Jésus compare sa venue à l’éclair

L’un des textes les plus clairs se trouve dans Matthieu 24.27. Jésus déclare : « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant » (Matthieu 24.27). Cette démonstration n’a rien de discret ou de secret.

Cette image est très forte. Un éclair n’est pas caché. Il ne passe pas inaperçu. Il se manifeste avec soudaineté, puissance et visibilité. Jésus choisit volontairement une image publique et frappante pour décrire sa venue.

Il est donc difficile d’utiliser les paroles mêmes du Seigneur pour soutenir l’idée d’un retour secret. L’image qu’il donne va dans la direction opposée. Elle souligne le caractère manifestement visible de sa venue.

Tout homme le verra

L’Apocalypse parle avec une clarté remarquable. Jean écrit : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui . Oui, amen ! » (Apocalypse 1.7).

Ce verset est capital. Il ne dit pas qu’un petit groupe de croyants verra secrètement le Seigneur avant que le monde ne prenne conscience plus tard de ce qui s’est passé comme cela fut présenter dans les films à sensation. Il dit : « Tout le monde le verra ». Le retour de Christ est ici présenté comme un événement universellement constaté, solennel et bouleversant.

Le langage est public, non caché. Il est mondial, non limité. Il est glorieux, non discret.

La venue du Seigneur est accompagnée de signes éclatants

Dans 1 Thessaloniciens 4.16, Paul décrit la venue du Seigneur avec des termes impressionnants : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel » (1 Thessaloniciens 4.16).

  • Une voix d’archange,
  • une trompette de Dieu,
  • un signal solennel,
  • la descente du Seigneur lui-même.

Rien dans cette description ne ressemble à un événement silencieux ou imperceptible. Tout évoque au contraire une manifestation majestueuse et retentissante.

Le langage biblique ne soutient donc pas l’idée d’une venue secrète. Il annonce une venue glorieuse qui s’accompagne de signes puissants.

Paul parle de « l’apparition » de Jésus-Christ

Le vocabulaire du Nouveau Testament confirme cette lecture. Paul parle de « la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur » (Tite 2.13). Le mot même « révélation » évoque une manifestation visible, une révélation ouverte, une présence qui se montre.

De même, dans 2 Thessaloniciens 2.8, Paul dit que le Seigneur Jésus fera périr l’impie « par le souffle de sa bouche, et le réduira à l’impuissance au moment même de sa venue » (2 Thessaloniciens 2.8). Là encore, il n’est pas question d’un retour caché, mais d’un avènement éclatant.

Le choix des mots est important. Le Nouveau Testament parle d’apparition, de révélation, de manifestation, d’avènement glorieux. Ce champ lexical ne correspond pas à l’idée d’un événement secret.

Le retour de Jésus est lié au jugement public

Un autre élément très important doit être souligné. Dans le Nouveau Testament, la venue de Jésus est régulièrement liée au jugement public du monde.

Dans 2 Thessaloniciens 1.7-10, Paul explique que les croyants persécutés recevront du repos « lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel avec les anges puissants ». Il ajoute qu’à ce moment-là, le Seigneur exercera sa justice contre ceux qui ne connaissent pas Dieu (2 Thessaloniciens 1.7-9).

Nous ne sommes donc pas devant deux tableaux séparés, l’un secret pour les croyants et l’autre public pour le jugement. Paul unit dans un même événement la révélation de Jésus, le soulagement des siens et la condamnation des impies.

Cela montre encore que la venue du Seigneur est publique, décisive et glorieuse.

Chacun des passages mentionnés jusqu’à maintenant sont utilisés par les dispensationalistes pour justifier un premier retour de Jésus. Comme nous pouvons le constater ça n’a rien de secret et ça ne tient pas la route pour le moins du monde.

Matthieu 24 ne laisse pas place à une venue cachée

Dans Matthieu 24.30-31, Jésus déclare : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire » (Matthieu 24.30-31).

Le texte est limpide. Toutes les peuples de la terre verront le Fils de l’homme venir. Sa venue est associée à la puissance, à la gloire, à la trompette et au rassemblement de ses élus. Il n’y a ici aucune trace d’un retour secret.

Au contraire, ce passage rejoint parfaitement Apocalypse 1.7 et 1 Thessaloniciens 4.16-17. Le retour du Seigneur est visible, audible, glorieux et déterminant.

Pourquoi certains parlent-ils malgré tout d’un retour secret ?

L’idée d’un retour secret ne vient pas d’un texte biblique qui l’enseigne clairement. Elle vient d’un système d’interprétation qui distingue fortement deux étapes dans la venue du Seigneur. À partir de là, certains textes sont attribués à une venue cachée, et d’autres à une venue visible.

Mais cette distinction n’apparaît pas naturellement dans les grands passages du Nouveau Testament. Au contraire, ces textes présentent ensemble la venue du Seigneur, la résurrection, la transformation des croyants, le rassemblement des élus et le jugement.

Autrement dit, le retour secret n’est pas le fruit d’une lecture simple et directe de l’Écriture. Il est le résultat d’une construction théologique ajoutée aux textes par le dispensationalisme.

L’espérance chrétienne est glorieuse, non clandestine

Il y a quelque chose de profondément beau dans la manière dont le Nouveau Testament présente le retour de Jésus. Le Christ qui a été rejeté sera manifesté. Celui que le monde n’a pas voulu reconnaître sera vu dans sa gloire. Celui qui a souffert comme Serviteur reviendra comme Roi.

L’espérance chrétienne n’est donc pas celle d’un événement clandestin. Elle est celle de la révélation glorieuse du Seigneur Jésus-Christ. Le croyant attend non une disparition mystérieuse, mais la manifestation victorieuse de son Sauveur.

Cette attente nourrit la persévérance, la sainteté et le courage. Elle pousse l’Église à veiller, à souffrir fidèlement s’il le faut, et à garder les yeux fixés sur le Roi qui vient.

Ce que l’Église doit retenir

L’Église doit retenir que le retour de Jésus sera glorieux. Elle doit retenir qu’il sera visible. Elle doit retenir qu’il s’accompagnera de puissance, d’être angélique, de trompette, de résurrection, de rassemblement et de jugement.

Elle ne doit pas fonder sa préparation spirituelle sur l’idée d’une échappée secrète, mais sur l’appel du Seigneur à veiller, à persévérer et à rester fidèle jusqu’à sa venue (Matthieu 24.42 ; Apocalypse 16.15).

Conclusion

Le Nouveau Testament n’enseigne pas un retour secret de Jésus. Il présente au contraire une venue visible, éclatante, glorieuse et universellement manifestée. Jésus parle d’un éclair (Matthieu 24.27). Jean affirme que tout homme le verra (Apocalypse 1.7). Paul parle de la voix de l’archange, de la trompette de Dieu et de l’apparition glorieuse du Seigneur (1 Thessaloniciens 4.16 ; Tite 2.13).

L’Écriture nous conduit donc à attendre non un événement caché, mais la révélation publique du Roi des rois. Voilà l’espérance bénie de l’Église.

Vers le prochain article

Dans le prochain article, nous verrons si l’expression « nous ne sommes pas destinés à la colère » (1 Thessaloniciens 5.9) signifie forcément que l’Église sera absente de toute détresse terrestre, ou si Paul parle avant tout de la délivrance du jugement final en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.9).

Un retour secret de Jésus : est-ce biblique ?

Ce texte met en garde contre l’enseignement d’un retour secret de Jésus, affirmant que la Bible enseigne un retour visible et glorieux pour tous. Ce retour marquera le jugement final, sans période intermédiaire. L’auteur insiste sur l’importance de rester fidèle face aux tribulations, au lieu d’attendre une échappatoire, en se basant sur les Écritures.

Une mise en garde pastorale contre un enseignement séduisant mais trompeur

Depuis plusieurs décennies, un enseignement largement répandu dans certaines sphères chrétiennes affirme que le retour de Jésus se fera en deux étapes : d’abord un enlèvement « secret » de l’Église, puis, après une période de tribulations de sept ans, un retour visible et glorieux du Christ. Ce scénario, souvent popularisé dans les romans, films et prédications spectaculaires, séduit de nombreux croyants. Mais cette conception du « retour secret » de Jésus est-elle vraiment soutenue par les Écritures ? En tant que pasteur soucieux de rester fidèle à la Parole de Dieu, il est de mon devoir de vous guider avec douceur mais fermeté vers ce que dit réellement la Bible.

Un retour visible, audible et glorieux

La Bible enseigne clairement que le retour de Jésus sera un événement public, visible de tous, et non une apparition secrète ou invisible selon quelque scénario que ce soit. Jésus dit : « En effet, lorsque le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair : il brille d’un bout à l’autre du ciel et tout le monde le voit. » (Matthieu 24.27)

Ce verset est sans ambiguïté : le retour du Seigneur sera aussi manifeste qu’un éclair traversant le ciel. Jésus lui-même l’affirme dans le contexte de son retour à la fin des temps, contredisant directement l’idée d’une venue secrète et discrète.

Un autre passage va dans ce même sens : « Le voici qui vient parmi les nuées du ciel. Tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé. » (Apocalypse 1.7) Ces deux passage sont tout de même explicite. Malheureusement, aucun passage, dans les Écritures, n’annonce un retour secret.

Comment peut-on parler de secret lorsque « tout le monde le verra » ? La nature universellement visible du retour de Christ est une constante dans les Écritures. Une venue secrète n’est pas validé d’aucune manière par les Écritures sauf si quelques passages sont sortis de leur contexte. Ce qui est malheureusement le cas pour toute la théorie dispensationaliste.

Un seul retour et non deux

Ceux qui enseignent un enlèvement secret affirment que Jésus reviendra d’abord « pour » son Église, puis dans un second temps « avec » son Église. Mais cette distinction est absente du Nouveau Testament. Il n’y a qu’un seul retour, glorieux, qui marquera à la fois la résurrection des morts, la transformation des vivants et le jugement final. L’apôtre Paul déclare : « Le Seigneur lui-même descendra du ciel, on entendra un cri de commandement, la voix de l’archange et le son de la trompette de Dieu. Ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous qui serons encore vivants à ce moment-là, nous serons enlevés avec eux dans les nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. » (1 Thessaloniciens 4.16-17)

Ici, dans ce passage, comme nous pouvons le constater, l’enlèvement est tout sauf secret. Il est précédé du cri de commandement, de la voix de l’archange et du son de la trompette ! De plus, ce passage ne parle pas d’un enlèvement distinct du retour du Seigneur, mais bien de l’unique moment où Jésus revient pour chercher les siens. Cependant, comment peut-on tordre les Écritures à ce point pour échafauder des théories que la Parole de Dieu ne confirme d’aucune façon ?

Le retour de Christ marque la fin, pas un nouveau délai

Le retour de Jésus est décrit comme l’événement final qui introduira le jugement et l’établissement définitif de son règne. Paul écrit aux Thessaloniciens : « Quand le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec ses anges puissants, dans une flamme de feu, il punira ceux qui ne connaissent pas Dieu et n’obéissent pas à la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus. » (2 Thessaloniciens 1.7-8)

Ce passage montre que le retour de Jésus n’est pas suivi d’une période de sept ans de chaos sur terre avant le jugement : c’est au moment même de sa venue que le jugement tombe. Par ailleurs, la période de chaos de 7 ans est, elle aussi, une mauvaise interprétation de la prophétie de Daniel 9.24-27.

Les écritures nous enseignent que le « dernier jour », non pas sept ans avant, non pas, non plus, une phase intermédiaire, mais le dernier jour, est celui qui marquera la fin de l’histoire telle que nous la connaissons. (Jean 6.39-40, 44, 54) Ici, cela est répété quatre fois par Jésus. Si notre Seigneur mentionne que c’est au dernier jour qu’il revient, comment pouvons-nous affirmer autre chose ?

Une fausse doctrine née de l’histoire moderne

Il est également utile de rappeler que cette idée d’un retour secret ne faisait pas partie de l’enseignement de l’Église primitive ni de la Réforme. Elle est apparue au XIXe siècle, avec des figures comme John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste. Ce n’est donc pas un enseignement enraciné dans la tradition apostolique, mais une interprétation récente, influencée par des lectures littérales et sensationnalistes de certaines prophéties.

Cependant, il convient de mentionner qu’un texte souvent invoqué pour appuyer l’idée de deux venues distinctes de Jésus est attribué à Éphrem le Syrien. On y lit que les saints seraient « rassemblés avant la tribulation ». Toutefois, ce document n’est pas reconnu comme un écrit authentique d’Éphrem, mais comme un texte de “Pseudo-Éphrem”, donc d’attribution douteuse. Il ne peut donc pas servir de preuve solide qu’un Père de l’Église enseignait clairement deux retours de Jésus.

Le danger de la fuite plutôt que de la fidélité

L’enseignement d’un enlèvement secret peut involontairement cultiver une mentalité de fuite chez les croyants : « Pourquoi souffrir ou persévérer si nous allons être enlevés avant les difficultés ? » Pourtant, Jésus a averti ses disciples qu’ils seraient persécutés, qu’ils devraient veiller et tenir ferme. Il dit: « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. » (Jean 17.15) Le Seigneur ne nous a jamais promis d’échapper aux tribulations du monde, mais de recevoir la force de les traverser fidèlement.

Un autre passage qui contredit la fuite est celui-ci : « Il lui fut permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. » (Apocalypse 13.7) Ce passage démontre explicitement que l’Antichrist combattra les saints et qu’il va les vaincre. Mais cela, le dispensationalisme est incapable de concevoir cette réalité de la parole de Dieu. Comment est-il possible que les croyants puissent subir les assauts de l’Antichrist si ceux-ci ont été déjà enlevés ?

Conclusion : Veillons et restons fermes jusqu’à la fin

Chers frères et sœurs, ne vous laissez pas séduire par des récits de disparitions soudaines et d’un retour de Jésus qui se ferait dans le secret. La Parole de Dieu est claire : Jésus reviendra une seule fois, dans la gloire, au vu et au su de tous. Ce sera un jour de lumière, de trompettes, de résurrection et de jugement. Il n’y aura pas deux retours, pas de phase secrète.

Ne fondons pas notre espérance sur une échappatoire illusoire, mais sur la promesse certaine du Christ qui a dit : « Voici, je viens bientôt. Restez fidèles jusqu’à la fin. »

L’enjeu est trop grand pour se reposer sur une fausse assurance. Préparons-nous, sanctifions-nous, persévérons dans la foi. Car celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé (Matthieu 24.13). Et lorsque Jésus reviendra, ce ne sera pas en cachette, mais dans une gloire telle que nul ne pourra l’ignorer.

Maranatha — Viens, Seigneur Jésus !

1. Jésus revient sur la terre

Cet article évoque le retour glorieux de Jésus, soulignant que l’espérance chrétienne ne réside pas dans une évasion secrète, mais dans l’attente de son règne. Son retour est un appel à la vigilance, à la souffrance et à la persévérance pour l’Église. Cette vérité nourrit la foi et la vie sainte des croyants.

Série : Une espérance inébranlable dans un monde troublé

Nous vivons dans un temps où beaucoup parlent du retour de Jésus, mais tous n’en parlent pas de la même manière. Pour plusieurs, l’espérance chrétienne serait surtout de quitter cette terre au plus vite. Pourtant, le témoignage des Écritures nous conduit dans une autre direction. Notre espérance n’est pas d’abord une fuite secrète, mais la venue glorieuse du Roi. Jésus revient pour achever son œuvre, manifester son règne et rassembler les siens (Matthieu 24.27, 30-31).

Ce premier message doit poser une fondation solide. Si nous voulons comprendre la tribulation, la persévérance, la fidélité et la victoire finale, nous devons d’abord saisir cette vérité essentielle : Jésus revient réellement sur la terre. Il ne s’agit pas d’un thème secondaire, mais d’une vérité centrale de l’Évangile, une source de sainteté, de courage et de consolation pour l’Église. Le Nouveau Testament présente le retour de Jésus comme un événement public, glorieux et décisif, et non comme une disparition secrète des croyants.

1. Jésus reviendra personnellement et visiblement

Après l’ascension, les anges ont déclaré aux disciples : « Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter » (Actes 1.11). Voilà notre point de départ. Celui qui est monté est aussi celui qui reviendra. Ce ne sera pas un autre. Ce ne sera pas un simple symbole. Ce ne sera pas une idée spirituelle. Ce sera Jésus lui-même.

Lorsque la Bible parle de son retour, elle parle d’une manifestation glorieuse. Jésus dit : « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant » (Matthieu 24.27). L’éclair n’est pas caché. Il n’est pas discret. Il n’est pas réservé à quelques initiés. Il traverse le ciel et s’impose à tous. Voilà comment Jésus décrit sa venue.

L’Église n’attend donc pas un simple soulagement temporaire. Elle attend son Roi. Elle n’attend pas d’échapper au monde par un détour secret. Elle attend la révélation glorieuse du Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi notre espérance n’est pas centrée sur un scénario d’évasion, mais sur une personne vivante, souveraine et triomphante.

John Piper a écrit : « Si vous voulez vraiment être semblable à Jésus en le voyant lorsqu’il viendra, vous chercherez à lui ressembler dès maintenant. » Cette parole rappelle que l’attente du retour de Christ n’est jamais une curiosité prophétique stérile, mais un appel à la sainteté aujourd’hui.

Imaginez un village plongé dans l’obscurité pendant toute la nuit. Les habitants entendent toutes sortes de rumeurs. Certains disent que le roi ne reviendra jamais. D’autres disent qu’il est déjà revenu en secret. D’autres encore disent qu’il faut simplement continuer à vivre comme si rien ne devait changer. Puis, soudain, au loin, les trompettes retentissent, les portes s’ouvrent, et le roi paraît dans toute sa gloire. À cet instant, plus personne ne discute. Plus personne ne spécule. Sa présence met fin à tous les débats. Ainsi sera le retour de Jésus. Quand il viendra, le monde saura que le Roi est là.

Notre foi doit donc retrouver ce regard levé vers le ciel. Nous ne servons pas un Christ absent au sens de vaincu ou d’impuissant. Nous servons un Christ exalté qui reviendra. Et cette vérité change notre manière de prier, de souffrir, de persévérer et de vivre dans la pureté.

2. Jésus revient pour établir pleinement son règne et rassembler son peuple

Le retour de Jésus n’est pas un simple détail de calendrier prophétique. Il est l’aboutissement du plan de Dieu. Paul écrit : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4.16-17).

Le retour de Jésus est donc lié à la résurrection, au rassemblement des siens et à la manifestation de sa victoire. Le Christ qui revient est le Christ Roi. Il revient pour mettre fin au règne apparent du mal, pour juger avec justice, pour délivrer définitivement son peuple et pour manifester son autorité sur toutes choses.

L’espérance chrétienne ne consiste pas à quitter un monde mauvais pour un ciel vague et lointain. Elle consiste à voir le Roi venir, triompher et accomplir tout ce qu’il a promis. Lorsque l’Église perd de vue le retour visible et glorieux de Jésus, elle devient endormie, effrayée ou fascinée par les systèmes humains. Mais lorsqu’elle retrouve cette vérité, elle se redresse. Elle comprend que l’histoire n’avance pas vers le chaos sans but. Elle avance vers l’apparition du Roi.

Elisabeth Elliot a dit : « Il n’y a rien qui vaille la peine de vivre, à moins que cela vaille aussi la peine de mourir pour cela. » Cette citation rappelle que lorsque Jésus devient vraiment le centre de notre espérance, il devient aussi la cause pour laquelle nous acceptons de vivre fidèlement, et même de souffrir ou mourir s’il le faut (Philippiens 1.21).

Pensons à un peuple opprimé depuis longtemps. Les ennemis occupent le territoire. Les justes sont méprisés. Les fidèles sont fatigués. Mais une nouvelle circule : le roi légitime revient avec autorité pour reprendre ce qui lui appartient. À partir de ce moment, l’espérance renaît. Pourquoi ? Parce que l’avenir ne dépend plus des oppresseurs, mais du retour du vrai souverain. C’est exactement ce que le retour de Jésus signifie pour l’Église. Nous n’attendons pas une amélioration vague du monde. Nous attendons le retour du Roi légitime.

Cela veut dire que nous devons vivre comme un peuple qui appartient déjà à un autre royaume. Nous ne devons pas chercher notre sécurité finale dans la popularité, la politique, les richesses ou l’acceptation du monde. Notre espérance est plus haute. Notre Roi revient. Et quand il viendra, tout genou fléchira devant lui.

3. Jésus revient, donc son peuple doit veiller, souffrir et persévérer

L’attente du retour de Jésus n’est jamais présentée dans la Bible comme une permission de dormir spirituellement. Elle est un appel à veiller. Jésus avertit ses disciples contre la séduction : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur » (Matthieu 24.4). Il les avertit aussi contre l’endormissement, contre le refroidissement de l’amour et contre l’abandon de la foi : « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.9-13).

Attendre Jésus, ce n’est pas se retirer du combat. C’est demeurer fidèle jusqu’au bout. Paul écrit : « Mieux encore ! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée nourrit l’espérance » (Romains 5.3-4).

Remarquons bien l’ordre. La souffrance n’est pas la négation de l’espérance, elle en est le chemin. Le croyant n’est pas appelé à aimer la douleur pour elle-même, mais à comprendre que Dieu se sert même de l’épreuve pour former un peuple prêt pour la venue de son Fils.

Ainsi, si Jésus revient sur la terre, l’Église doit cesser de penser comme si tout devait devenir de plus en plus confortable avant sa venue. Le Nouveau Testament nous prépare à la fidélité, à la vigilance et à l’endurance. Voilà pourquoi ce message est si important au début de la série. Un peuple qui croit au retour glorieux de Jésus doit être un peuple sobre, réveillé, courageux et persévérant.

R. C. Sproul a écrit : « C’est la patience de la longue souffrance et de l’endurance au milieu des offenses personnelles. C’est la forme de patience la plus difficile de toutes. » Cette remarque aide à comprendre que la persévérance chrétienne n’est pas théorique. Elle se forge précisément au milieu de l’opposition, de la douleur et de l’injustice.

Un marin qui sait qu’un port sûr l’attend ne jette pas pour autant la barre quand la tempête arrive. Au contraire, c’est parce qu’il sait où il va qu’il tient fermement le gouvernail. L’espérance ne supprime pas la tempête, mais elle empêche le naufrage. De la même manière, le croyant qui sait que Jésus revient ne fuit pas le combat. Il tient ferme, parce qu’il sait que la fin de l’histoire appartient à son Seigneur.

Peut-être que certains traversent déjà la fatigue, l’opposition, l’incompréhension ou une forme de rejet. N’oubliez pas ceci : le retour de Jésus donne un sens à votre fidélité. Rien de ce que vous supportez pour son nom n’est en vain. Le Roi vient. Et quand il sera là, il essuiera toute larme, il confirmera ses serviteurs et il manifestera la valeur d’une vie demeurée fidèle.

Conclusion

Jésus revient sur la terre. Voilà la première pierre de toute cette série. Il revient personnellement et visiblement. Il revient comme Roi pour rassembler son peuple et manifester son règne. Il revient, et c’est pourquoi son Église doit veiller, souffrir avec fidélité et persévérer jusqu’au bout.

Cette vérité n’est pas destinée à nourrir la peur, mais la foi. Elle n’est pas là pour entretenir une curiosité prophétique, mais pour produire une vie sainte, courageuse et attachée à Christ. Si Jésus revient, alors il faut vivre aujourd’hui à la lumière de ce jour-là.

Si vous connaissez déjà le Seigneur, relevez la tête. Ne laissez pas ce monde voler votre espérance. Ne laissez pas la confusion prophétique affaiblir votre fidélité. Votre Roi revient.

Et si vous n’êtes pas encore réconcilié avec Dieu, entendez cet appel. Le Christ qui revient sera aussi le Juge juste. Aujourd’hui encore, sa grâce est offerte. Aujourd’hui encore, sa main est tendue. Venez à lui pendant qu’il est temps. Repentez-vous, croyez en l’Évangile, mettez votre confiance en Jésus-Christ, et vous découvrirez que le retour du Roi ne sera pas pour vous un sujet de crainte, mais une espérance glorieuse.

Attente active et foi ferme : Préparons-nous au retour de Jésus-Christ

Introduction

Le retour du Seigneur Jésus fascine beaucoup. À juste titre, parce qu’il y a plusieurs choses à savoir et celles-ci sont réparties dans plusieurs livres de l’Ancien Testament et majoritairement dans le Nouveau Testament.

Le passage sur lequel je veux m’attarder maintenant se retrouve dans l’évangile de Matthieu, au  chapitre 24, et le verset 27. Cet extrait nous dit : « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant. »

Ce passage nous mentionne à première vue que : 

  1. Jésus reviendra « quand le Fils de l’homme viendra »
  2. Son retour sera soudain « comme l’éclair qui jaillit »
  3. Ce sera visible dans le ciel « ce sera comme l’éclair »
  4. Ce sera visible de tous « comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant »

C’est un fait que tous verront Jésus revenir sur les nuées. Par ailleurs, concernant son retour, les Écritures nous disent : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra… » (Ap 1.7) Ce n’est, en aucun temps, un secret pour personne que lorsque Jésus reviendra, tout le monde le verra. Ce passage le démontre très bien.

Ainsi, nous pouvons donc en déduire que le retour de Jésus sera visible sur toute la terre par tous. Ce ne sera pas un retour secret comme certains osent l’affirmer. Mentionnons, ici, que ce passage ne nous dit pas le moment de son retour. Il nous enseigne seulement la manifestation de celui-ci. 

Pour voir venir Jésus, il nous faut relever la tête et regarder vers le ciel parce que Jésus ne reviendra pas de la terre. Il ne peut être sur la terre sans d’abord être venu dans le ciel et que tous l’aient vu. Ce ne sera pas comme le jour de sa naissance alors que personne ne se préoccupe de sa venue si ce n’est sa mère et Joseph. Lors de son retour, ce sera différent parce que c’est le roi de gloire qui revient pour régner. 

Maintenant, pour ce qui est du moment de son retour, nous aborderons cette question dans un autre article plus tard.

Le contexte du passage

Le contexte de ce passage nous est donné d’abord dans un cadre plus large c’est-à-dire celui du chapitre 24 de Matthieu alors qu’il est question des événements de la fin des temps. 

Pour ce qui est du contexte immédiat (Mt 14.23-28) de ce passage, nous réalisons que Jésus met en garde contre ceux qui prétendront être le Chris ou qui diront que le Christ est en un endroit précis, insistant sur le fait qu’il ne faut pas les croire. Il souligne que des signes extraordinaires accompagneront l’apparition des faux christs et des faux prophètes, et qu’ils tenteront d’égarer ceux que Dieu a choisis.

Puis, il avertit ses disciples de ne pas se laisser tromper parce que son retour ne sera pas caché ou encore limité à un endroit précis. Cela contraste avec les apparitions discrètes et localisées revendiquées par les faux christs. 

Finalement, le verset 28 pour ma part demeure encore énigmatique.

Conclusion

En conclusion, le passage de Matthieu 24.27 nous enseigne avec clarté et force la nature universelle, visible et éclatante du retour du Seigneur Jésus-Christ. Contrairement aux prétentions des faux christs ou aux théories d’un retour secret, ce verset affirme que personne ne pourra ignorer cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Jésus reviendra dans la gloire, comme l’éclair qui illumine tout le ciel, d’est en ouest.

Ce passage nous pousse à deux attitudes essentielles : la vigilance et l’espérance. La vigilance, car Jésus nous avertit des dangers des faux enseignements et des tromperies qui pourraient détourner notre regard de la vérité. L’espérance, car le retour du Seigneur est une promesse glorieuse, un moment où toute la création sera témoin de sa majesté et de sa puissance.

Bien que ce passage ne nous révèle pas le moment exact de son retour, il nous invite à lever les yeux vers le ciel et à vivre chaque jour avec l’attente active de son avènement. Ainsi, restons fermes dans la foi, nourrie par cette promesse certaine : Jésus-Christ reviendra, et tout œil le verra.