Israël est-il le peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance ?

Aux États-Unis, des milieux évangéliques insistent sur le soutien inconditionnel à l’Israël moderne comme « peuple de Dieu ». Toutefois, la Nouvelle Alliance enseigne que ce peuple est défini non par une appartenance nationale, mais par l’union avec Jésus-Christ, rassemblant tous les croyants, indépendamment de leur origine.

Depuis quelque temps, on observe aux États-Unis une tendance de plus en plus marquée dans certains milieux évangéliques. Des pasteurs, des influenceurs chrétiens et des organisations entières multiplient les conférences, les campagnes et les prises de parole pour affirmer que l’Israël moderne serait encore, de manière exclusive, « le peuple de Dieu », et que les chrétiens auraient donc une obligation spirituelle de le soutenir sans réserve. Cette dynamique s’est même traduite récemment par des rassemblements très médiatisés, où plus d’un millier de pasteurs ont été mobilisés pour renforcer une identité chrétienne fortement liée au soutien d’Israël. Cela s’apparente à une séduction à grande échelle pour détourner les croyants des fondements même de la Parole de Dieu.

Dans ce climat, certains vont jusqu’à déclarer que ne pas soutenir Israël placerait les croyants « du mauvais côté de Dieu », en présentant ce soutien comme une exigence morale et biblique.  Cette rhétorique, souvent portée par une lecture prophétique et politico-religieuse, s’ancre dans l’idée que les Juifs demeurent, en tant que nation, le centre du plan de Dieu aujourd’hui, et que l’Église devrait se positionner comme alliée spirituelle inconditionnelle. 

Mais une question essentielle s’impose alors à tout chrétien qui veut rester fidèle aux Écritures : que dit réellement la nouvelle alliance sur l’identité du peuple de Dieu ? Car si l’émotion du moment et la pression médiatique peuvent influencer les discours, l’Église n’a pas été appelée à suivre une tendance, mais à s’attacher à la vérité révélée en Jésus-Christ. C’est précisément l’objectif de ce texte : revenir à la Parole, et montrer, de façon claire et biblique, que dans la nouvelle alliance, le peuple de Dieu n’est pas défini par une appartenance nationale, mais par l’union vivante à Jésus-Christ, et qu’il s’agit de l’Église, composée de tous ceux qui croient en lui.

Affirmer que, dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est l’Église n’a rien à voir avec de l’antisémitisme. C’est simplement rappeler ce que la Parole de Dieu enseigne aux croyants.

Un seul peuple dans la nouvelle alliance : rassemblé en Jésus-Christ

Depuis des siècles, beaucoup de croyants se posent cette question : qui est réellement le peuple de Dieu aujourd’hui ? Certains enseignements affirment qu’il existerait deux peuples distincts, deux plans parallèles, deux alliances qui avancent côte à côte. Pourtant, quand on lit le Nouveau Testament avec attention, un message clair se dégage : dans la nouvelle alliance, Dieu ne bâtit pas deux peuples, mais un seul peuple, rassemblé en Jésus-Christ.

Ce sujet n’est pas seulement théologique. Il touche l’identité, l’espérance, la mission et la fidélité de l’Église. Si nous voulons comprendre notre place dans le plan de Dieu, nous devons revenir à la Parole de Dieu, la Bible, et laisser les Écritures définir elles-mêmes ce qu’elles appellent « le peuple de Dieu ».

Dieu a toujours voulu un peuple à lui

Dès l’Ancien Testament, le Seigneur révèle son intention de se former un peuple qui lui appartienne, non pas seulement par une appartenance ethnique, mais par une alliance vivante. Il dit à Israël : « Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Oui vous(les Israélites), vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » (Exode 19.6).

Dieu avait choisi Israël pour être un peuple témoin au milieu des nations, un peuple porteur de la révélation, de la sainteté et de la promesse. Mais ce choix n’était jamais une finalité en soi. Il était l’instrument d’un plan plus vaste qui était d’amener le salut à toutes les nations.

C’est exactement ce que Dieu avait annoncé à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi » (Genèse 12.3). Déjà, la promesse dépassait les frontières d’un seul peuple. Elle portait en elle une dimension universelle qui devait s’accomplir pleinement en Jésus-Christ.

La nouvelle alliance n’est pas une continuité ethnique, mais une création spirituelle

Dans la nouvelle alliance, Dieu ne se contente pas d’améliorer l’ancien système. Il inaugure quelque chose de radicalement nouveau : un peuple renouvelé, né d’en haut, uni en Christ, formé par l’Esprit, scellé par une alliance éternelle. Jésus lui-même déclare à Nicodème : « À moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3.3).

Cela signifie que l’appartenance au peuple de Dieu, dans la Nouvelle Alliance, n’est plus définie par la naissance naturelle, ni par une lignée, ni par un marqueur extérieur, mais par la nouvelle naissance, le salut en Christ, la foi vivante, l’œuvre de l’Esprit. L’apôtre Paul est très clair : « Si vous lui (Jésus-Christ) appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

La vérité selon la Bible est que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est donc l’ensemble de ceux qui appartiennent à Christ, sans distinction d’origine, de culture ou de nation. Sur ce point, tous les croyants disent d’un même coeur AMEN !

Le critère fondamental : être en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament ne définit jamais le peuple de Dieu par l’ethnicité, le pays ou la race, mais par l’union avec Jésus. Paul déclare cette vérité : « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs […] unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28).

Cette affirmation est explosive. Elle ne nie pas les origines des croyants, mais elle déclare que ces origines ne déterminent plus l’appartenance au peuple de Dieu. La nouvelle identité centrale dans la Nouvelle Alliance devient : être un en Christ.

L’unité du peuple de Dieu est donc spirituelle, christocentrique, et fondée sur une alliance nouvelle, scellée par le sang de Jésus. Jésus annonce lui-même ce rassemblement : « J’ai encore d’autres brebis […] il faut que je les amène ; […] ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger. » (Jean 10.16).

Il ne dit pas « deux troupeaux », mais « un seul troupeau ». Un seul peuple. Une seule communauté de rachetés. Un seul Berger : Jésus-Christ.

L’Église est appelée « le peuple de Dieu » dans le Nouveau Testament

Le point décisif est celui-ci : les titres donnés au peuple de Dieu dans l’Ancien Testament sont repris par les apôtres et appliqués aux croyants en Jésus, issus des nations comme d’Israël.

Pierre écrit à l’Église : « Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien » (1 Pierre 2.9). Ce verset est une reprise directe d’Exode 19.6. Ce que Dieu disait d’Israël au Sinaï, il le dit maintenant de l’Église en Jésus-Christ.

Et Pierre ajoute : « Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. » (1 Pierre 2.10). Cela signifie que Dieu a créé un peuple nouveau là où il n’y avait pas de peuple. Pas un peuple ethnique, mais un peuple spirituel, né de la grâce, constitué par l’appel de Dieu en Jésus-Christ.

La promesse d’un peuple rassemblé était annoncée par les prophètes

Ce que le Nouveau Testament révèle n’est pas une invention tardive. C’était déjà annoncé par les prophètes. Dieu allait rassembler un peuple purifié, renouvelé, transformé intérieurement.

Dieu promet par Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36.26). Ézéchiel 36.26 a d’abord été prononcé à l’intention de la maison d’Israël, dans un contexte de restauration spirituelle après l’exil (Ézéchiel 36.22-28). Dieu promettait de purifier son peuple, de changer son cœur, et de mettre en lui son Esprit afin qu’il marche dans ses voies.

Cependant, le Nouveau Testament montre que cette promesse trouve son accomplissement réel et définitif dans la nouvelle alliance, par Jésus-Christ, et qu’elle concerne donc tous ceux qui naissent de l’Esprit, c’est-à-dire l’Église.

Et Jérémie annonce la nouvelle alliance : « Je mettrai ma loi au fond de leur être […] je la graverai dans leur cœur […] je pardonnerai leur faute » (Jérémie 31.33-34). Ce passage concerne pleinement l’Église dans la nouvelle alliance, tout en ayant été annoncé à l’origine au peuple d’Israël.

Jérémie 31.33-34 est une prophétie centrale sur la nouvelle alliance. Elle annonce trois réalités majeures : une loi gravée dans le cœur, une relation directe et vivante avec Dieu, et un pardon total des péchés. Or, le Nouveau Testament affirme clairement que cette nouvelle alliance a été inaugurée par Jésus-Christ.

Ces promesses ne parlent pas d’un simple retour géographique ou d’un simple redressement national, mais d’une transformation spirituelle profonde. Et le Nouveau Testament affirme que cette promesse s’accomplit en Jésus-Christ.

Un mur est tombé : un seul corps, un seul peuple

Paul va encore plus loin en décrivant ce que Christ a accompli. Il a détruit la barrière qui séparait les peuples et a créé une humanité nouvelle. « Car nous lui devons notre paix. Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait » (Éphésiens 2.14).

Et il précise : « Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu’il a unis à lui-même, en établissant la paix » (Éphésiens 2.15).

Le langage est sans ambiguïté : un seul peuple, un seul corps, une seule famille, une seule maison un seul Seigneur. La séparation ancienne n’est pas maintenue comme une structure permanente, elle est dépassée et accomplie en Christ.

Voilà pourquoi Paul peut dire aux croyants issus des nations  : Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19).

Le peuple de Dieu est maintenant défini par l’appartenance à Christ, et cette appartenance ouvre pleinement la citoyenneté spirituelle du royaume.

La vraie descendance d’Abraham est celle de la foi

Beaucoup pensent qu’être « fils d’Abraham » signifie une continuité biologique. Mais Paul enseigne exactement le contraire lorsqu’il dit : « Comprenez-le donc : seuls ceux qui placent leur confiance en Dieu sont les fils et les filles d’Abraham. » (Galates 3.7). Cer passage est sans ambiguïté et ne laisse aucune place pour une autre interprétation.

La descendance véritable n’est pas seulement la chair, mais la foi. La promesse n’a jamais été destinée à glorifier une généalogie, mais à révéler Jésus, et à rassembler en lui ceux qui croient. Paul le confirme encore : « Car ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël » (Romains 9.6). Affirmer que le peuple d’Israëlk qui vit en Palestine en ce moment est le peuple de Dieu n’est pas conforme aux Écritures dans la Nouvelle Alliance.

Ce que la Bible enseigne c’est qu’il y a un Israël selon la chair, et un peuple de Dieu selon la promesse. Dans la nouvelle alliance, ce peuple selon la promesse se révèle pleinement. Ce sont ceux qui sont en Christ.

Le peuple de Dieu n’est pas défini par des frontières, mais par une alliance

Dans la Noouvelle Alliance, le peuple de Dieu n’est plus un peuple identifié principalement par un territoire, un temple et une nation. Il est défini par une alliance nouvelle et éternelle, fondée sur le sang de Jésus. Jésus dit au moment de la Cène : « Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang » (Luc 22.20).

Par son sacrifice, Jésus ne rachète pas une nation seulement, mais une multitude issue de tous les peuples. Ceux qui prétendent être le Peuple de Dieu et qui ne croient pas en Jésus ne peuvent en aucun temps être considérer comme le peuple de Dieu et cela même s’il l’affirme. Ce n’est pas ce que nous disons qui compte, mais plutôt ce que la Parole de Dieu dit et dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est composé de tous ceux qui ont mis leur foi en Jésus.

Dans l’Apocalypse, Jean voit cette réalité finale : « …tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations » (Apocalypse 5.9). Voici un autre passage qui ne laisse place à aucune autre interprétation. Ce verset est une déclaration solennelle : le peuple de Dieu est international, spirituel, rassemblé par la croix, formé par la rédemption, uni par l’Agneau.

Conclusion : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est Jésus et ceux qui lui appartiennent

La réponse biblique est simple, puissante, et profondément libératrice. Le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance n’est pas défini par une origine, ni par une généalogie, ni par une appartenance ethnique. Il est défini par Jésus-Christ.

Ce peuple est composé de tous ceux qui ont été rachetés par son sang, régénérés par l’Esprit, justifiés par la foi, et unis dans un seul corps. Dieu n’a pas deux peuples parallèles. Il a un seul peuple, un seul troupeau, une seule famille, un seul corps, un seul royaume. Et ce peuple appartient à Christ. L’apôtre Paul le confirme en disant : « Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

Alors, que devons-nous faire ? Revenir à cette identité biblique. Marcher dans l’unité réelle du corps. Refuser les divisions artificielles et vivre comme ce que nous sommes : le peuple de Dieu, appelé, sanctifié, envoyé, en attendant la gloire. Si tu es en Christ, tu n’es pas à côté du peuple de Dieu. Tu es le peuple de Dieu.

L’incohérence du littéralisme sélectif et la vraie lecture spirituelle de l’Apocalypse

Le dispensationalisme interprète certaines prophéties de l’Apocalypse littéralement et d’autres symboliquement. Découvrez pourquoi cette incohérence déforme le message de Christ et comment la lecture spirituelle révèle la vraie victoire du Royaume.

Si le littéralisme de l’Apocalypse n’était qu’une erreur de méthode, ce serait déjà grave. Cependant, le dispensationalisme va plus loin. Il pratique un littéralisme sélectif. Il prend au sens littéral ce qui sert sa doctrine, mais interprète symboliquement ce qui la contredit.

Cette attitude n’est pas un simple désaccord d’interprétation, C’est une altération du message biblique. Car lorsque l’on choisit arbitrairement ce qui doit être pris au pied de la lettre ou non, on se place au-dessus de la Parole. La Bible devient alors esclave du système théologique que l’on veut défendre, et non l’autorité souveraine qui éclaire notre foi.

L’incohérence du littéralisme sélectif

Voici quelques exemples révélateurs de cette incohérence :

  • Les mille ans d’Apocalypse 20 sont pris littéralement, mais la chaîne de Satan est symbolique.
  • La Nouvelle Jérusalem est matérielle, mais les robes blanches des saints sont spirituelles.
  • Le trône de Christ serait physique, mais celui de Satan est symbolique.
  • Les deux témoins sont deux prophètes réels, mais les deux oliviers qui les figurent ne le sont pas.
  • La bête est un dirigeant politique, mais ses sept têtes et dix cornes ne sont pas littérales.
  • La marque de la bête serait une puce, mais le sceau de Dieu est spirituel.
  • Le temple doit être rebâti, mais l’Église n’est pas vue comme le véritable temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16).
  • Israël redeviendrait le centre géopolitique du monde, mais les croyants ne seraient pas littéralement descendants d’Abraham (Galates 3.29).

Ce double standard n’est pas une erreur innocente, c’est une déformation volontaire de la Parole de Dieu. Il s’agit d’un système construit pour défendre une vision humaine, au détriment de la cohérence biblique.

La vérité biblique : une révélation centrée sur Christ

L’Apocalypse n’a pas été donnée pour alimenter la peur, mais pour nourrir la foi. Elle révèle un Christ glorieux, un peuple fidèle, et une victoire déjà acquise. Chaque symbole y proclame la même vérité : Jésus-Christ règne dès maintenant.

  • Le trône n’est pas à Jérusalem, mais dans le ciel.
  • Le temple n’est pas de pierre, mais fait d’hommes et de femmes nés de l’Esprit.
  • Le Royaume n’est pas futur, il est déjà présent dans le cœur de ceux qui obéissent à la Parole.

« Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière visible… car le Royaume de Dieu est au milieu de vous. » (Luc 17.20-21)

Conclusion : redécouvrir la gloire du Royaume

Lire l’Apocalypse littéralement, c’est voiler le visage de Christ. Lire l’Apocalypse spirituellement, c’est voir sa gloire se déployer dans l’histoire.

Le littéralisme dispensationaliste nourrit la peur et la confusion, mais la lecture spirituelle, éclairée par le Saint-Esprit, fait naître la paix, la foi et l’espérance.

Ce livre n’annonce pas la domination des ténèbres, mais la victoire du Christ sur le monde. Ce n’est pas la révélation de l’Antichrist, mais la révélation de Jésus-Christ. Il règne déjà. Son Royaume s’étend dans les cœurs. Son retour glorieux manifestera aux yeux de tous ce que l’Apocalypse a déjà révélé en signes et en symboles : La victoire éternelle de l’Agneau.

Trois groupes sur la terre ? Une fausse distinction contredite par les Écritures

Selon certaines doctrines, Dieu divise l’humanité en Israël, l’Église et les nations. Cependant, le Nouveau Testament enseigne qu’il n’existe que deux catégories : ceux en Christ (l’Église) et ceux en dehors (les nations). Paul affirme que l’Église, unie en Christ, constitue le véritable Israël de Dieu, abolissant les distinctions ethniques et le légalisme.

Dans certaines doctrines influencées par le dispensationalisme, on enseigne que Dieu agit avec l’humanité en séparant les hommes en trois catégories permanentes :

  1. Israël,
  2. L’Église,
  3. Les nations (ou les païens).

Selon cette vision, Dieu aurait un plan distinct pour Israël, un autre pour l’Église, et un autre pour les nations. Cette lecture donne l’impression que Dieu continue d’opérer avec Israël selon l’ancienne alliance, parallèlement à son œuvre dans l’Église.

Mais une lecture fidèle du Nouveau Testament montre que cette division n’est pas biblique. Il n’existe aujourd’hui que deux catégories de personnes devant Dieu qui sont ceux qui sont en Christ (l’Église). Ceux qui ne le sont pas (le monde, les nations). D’ailleurs, les Juifs, comme tous les autres, selon leur position face au Messie, n’échappent pas à cette réalité.

Pour commencer, en Christ, les distinctions ethniques sont abolies

L’apôtre Paul, un ancien pharisien, formé dans la tradition juive la plus rigoureuse est claire sur ce sujet. Il affirme, avec force, que toutes distinctions entre Juifs et non-Juifs ont été abolie en Christ. Il mentionne :

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

Ces paroles sont sans équivoque : les croyants juifs et non juifs forment, à ce jour, ensemble, un seul peuple, le peuple de Dieu et ce peuple sous la nouvelle alliance est l’Église.

Ensuite, Dieu n’a qu’un seul peuple : ceux qui sont en Christ

L’idée que Dieu aurait deux peuples distincts, Israël d’un côté, l’Église de l’autre, est étrangère au Nouveau Testament. Jésus lui-même a déclaré :

« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas dans cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène. Elles écouteront ma voix : il y aura alors un seul troupeau, un seul berger. » — Jean 10.16

Ce « seul troupeau », dans la nouvelle alliance s’appelle l’Église. Il est composée de Juifs et de non-Juifs réunis sous un seul berger. Ce berger c’est Christ. Ignorer ces enseignements du Nouveau Testament en revient à dire que la Bible se trompe. Pourtant, elle est tout de même assez explicite sur ce sujet.

Aujourd’hui, l’Église est le véritable Israël de Dieu

Paul affirme que l’Israël de Dieu n’est pas une nation terrestre, mais ceux qui marchent selon l’Esprit :

« Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet Israël spirituel est l’Église, la communauté des croyants rachetés. Paul ne parle pas ici d’un Israël national ou géopolitique, mais d’un peuple nouveau, recréé en Christ.

D’ailleurs, dans la lettre aux Galates, Paul combat le légalisme judaïsant, c’est-à-dire l’idée que l’on doit devenir Juif (par la circoncision et l’observance de la loi de Moïse) pour être pleinement sauvé.

Tout au long de l’épître, il enseigne que le salut est par la foi seule (Galates 2.16). Que les vrais enfants d’Abraham sont ceux qui croient (Galates 3.7). Et que les croyants sont l’héritage promis à Abraham (Galates 3.29).

Donc, dans ce contexte, l’expression« l’Israël de Dieu » ne peut pas désigner Israël selon la chair, c’est-à-dire les descendants naturels d’Abraham non croyants, car Paul vient de dire que la circoncision n’a aucune valeur (6.15).

Ici dans sa lettre, il parle à des croyants nés de nouveau, Juifs et non-Juifs, unis dans la nouvelle création. Ainsi, L’« Israël de Dieu » désigne, sans l’ombre d’un doute, les croyants qui suivent la voie de la croix et de la nouvelle naissance qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs régénérés.

Finalement, Paul oppose le judaïsme charnel à la vie nouvelle en Christ. Il démontre que le véritable peuple de Dieu n’est pas défini par la loi mosaïque ou la naissance ethnique, mais par la foi en Christ. « L’Israël de Dieu » ce sont les croyants nés de nouveau, unis en Christ, dans la nouvelle création. Galates 6.16 est donc une affirmation concernant le véritable Israël, celui que Dieu reconnaît aujourd’hui formé de l’ensemble des croyants fidèles en Christ c’est-à-dire l’Église.

Maintenant, ceux qui rejettent Christ, qu’ils soient Juifs ou non, sont considérés comme faisant partie du monde

Jésus lui-même a été clair avec les chefs religieux d’Israël :

« Si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés. » — Jean 8.24

Et encore :

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

Ainsi, un Juif qui rejette Christ est, aux yeux de Dieu, dans le même état spirituel que tout homme ou femme qui vit dans l’incrédulité. Il fait partie des « nations » c’est-à-dire du monde non racheté qu’ils soient Juif ou non.

Enfin, le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs a été aboli en Christ

« Car il [Christ] est notre paix : il a fait de deux groupes un seul ; par son corps, il a renversé le mur de séparation, l’inimitié. […] Il a voulu réconcilier les uns et les autres avec Dieu en un seul corps au moyen de la croix. » — Éphésiens 2.14-16 (BDS)

Il n’y a donc qu’un seul corps : l’Église. Ce corps est le lieu de la réconciliation, de la promesse, de l’adoption et de l’espérance.

Conclusion : l’enseignement dispensationaliste est une fausse doctrine dangereuse

L’enseignement dispensationaliste qui affirme l’existence de trois peuples sur la terre (Israël, l’Église, les nations) contredit la révélation biblique. C’est une fausse doctrine qui divise ce que Dieu a uni.

Aujourd’hui, selon les Écritures un Juif qui croit en Jésus devient membre du Corps de Christ qui est l’Église. Par contre, un Juif qui rejette Jésus demeure dans son péché. Il appartient au monde, comme tous ceux qui refusent le Fils.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

Le peuple de Dieu, aujourd’hui, n’est pas une nation ethnique ou géopolitique, mais l’ensemble de ceux qui ont été rachetés par le sang de l’Agneau. Ce peuple, c’est l’Église, l’unique corps du Christ.

Qui est le peuple de Dieu aujourd’hui ? Ce que la Bible enseigne

Le concept de « peuple de Dieu » évolue depuis Israël, le peuple de l’Ancienne Alliance, jusqu’à l’Église chrétienne, qui englobe tous ceux qui croient en Christ. Avec la résurrection de Jésus, la nouvelle alliance est portée à tous les croyants, insistant que seule la foi en lui définit le peuple de Dieu aujourd’hui.

L’expression « peuple de Dieu » est riche de sens et profondément enracinée dans toute la révélation biblique. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était clairement identifié : Israël, la descendance physique d’Abraham, appelée, délivrée, mise à part pour Dieu. Mais depuis la venue de Jésus-Christ, sa mort et sa résurrection, un changement radical et glorieux s’est opéré. La question que qui se posent aujourd’hui est la suivante : le peuple de Dieu est-il encore l’Israël géopolitique actuel, l’Église ou bien les deux ?

Pour répondre avec clarté, il faut laisser les Écritures elles-mêmes parler. Sans sortir les passages de leur contexte et leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas.

Israël : le peuple de Dieu sous l’ancienne alliance

Dieu avait établi une alliance avec Abraham, puis avec Moïse, et cette alliance englobait un peuple choisi Israël mis à part pour représenter Dieu parmi les nations.

« Car tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu. L’Éternel, ton Dieu, t’a choisi pour que tu sois son peuple précieux entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » — Deutéronome 7.6

Ce peuple fut béni, protégé, mais aussi soumis à des responsabilités. Lorsqu’il rejetait les commandements de Dieu, il était averti, jugé, parfois même dispersé. Mais malgré ses infidélités, Dieu restait fidèle à ses promesses, car un plan plus grand se préparait. Ce projet de Dieu était la venue du Messie.

Jésus-Christ : le tournant de l’histoire du peuple de Dieu

Avec la venue de Jésus, la promesse faite à Abraham s’accomplit pleinement. Le Messie est venu, non seulement pour les brebis perdues de la maison d’Israël, mais aussi pour ouvrir l’accès à Dieu à toutes les nations.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » — Jean 3.16

Par sa mort et sa résurrection, Jésus a inauguré une nouvelle alliance, non plus basée sur la loi, mais sur la foi en son œuvre parfaite. Cette nouvelle alliance n’est plus réservée à une nation, mais offerte à tous ceux qui croient.

« En effet, je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs d’abord, mais aussi les non-Juifs. » — Romains 1.16

Le peuple de Dieu aujourd’hui : l’Église, composée de tous ceux qui sont en Christ

Le Nouveau Testament est sans équivoque : le peuple de Dieu aujourd’hui, c’est l’Église, c’est-à-dire l’ensemble des croyants nés de nouveau, unis à Christ par la foi, issus de toutes nations, y compris un reste fidèle d’Israël.

« Vous, autrefois, vous n’étiez pas un peuple ; mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu. » — 1 Pierre 2.10

« Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.26, 28

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

Et Israël dans tout cela ?

Dieu n’a pas oublié Israël selon la chair. Il reste un plan pour un reste, un appel à la repentance, une porte ouverte en Jésus-Christ. Mais Israël géopolitique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’est pas automatiquement le peuple de Dieu. Comme toute nation, il est appelé à reconnaître le Messie.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est plus une nation terrestre, mais un peuple céleste, unis par la foi, et cela, Christ l’a établi par sa croix :

« Il a fait tomber le mur de séparation […] afin de créer, avec les deux, un seul homme nouveau. […] Il a ainsi voulu réconcilier les uns et les autres avec Dieu en un seul corps, au moyen de la croix. » — Éphésiens 2.14-16

Conclusion : qui est aujourd’hui le peuple de Dieu ?

La Bible est claire : le peuple de Dieu, aujourd’hui, ce sont ceux qui sont en Christ, ceux qui ont été rachetés, justifiés, et sanctifiés par son sang. Ce peuple est appelé l’Église, composée de tous ceux qui juifs ou non et qui ont cru au Fils de Dieu.

L’Israël géopolitique moderne, sans la foi en Jésus-Christ, n’est pas le peuple de Dieu. Mais chaque Israélite qui se tourne vers le Messie rejoint, avec tous les croyants du monde, le seul peuple que Dieu reconnaît désormais soit celui de la foi vivante en son Fils appelé aussi l’Église du Seigneur Jésus.

« Voici, la tente de Dieu est avec les hommes. Il habitera avec eux. Ils seront ses peuples, et Dieu lui-même sera avec eux. » — Apocalypse 21.3

L’Israël géopolitique n’est pas le peuple de Dieu selon les Écritures

Depuis 1948, certains chrétiens considèrent Israël comme le peuple de Dieu, fondant cette idée sur des interprétations erronées des Écritures. En réalité, le peuple de Dieu est défini par la foi en Christ, transcendant l’appartenance ethnique. L’identité spirituelle est maintenant basée sur la nouvelle alliance, et tous les croyants, juifs ou non, en font partie.

Depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, plusieurs mouvements chrétiens ont soutenu que ce pays représente encore aujourd’hui « le peuple de Dieu ». Cette affirmation, souvent émotive ou politique, ne repose pas sur l’enseignement du Nouveau Testament, mais sur une lecture erronée et littérale de certaines prophéties. En réalité, la Parole de Dieu enseigne que le peuple de Dieu, sous la nouvelle alliance, est exclusivement défini par l’union à Jésus-Christ, le Messie.

Être Juif selon la chair ne suffit pas pour être du peuple de Dieu

L’apôtre Paul, lui-même Israélite de naissance, est très clair en mentionnant que les descendants physiques d’Abraham ne sont pas automatiquement les héritiers de Dieu.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. » — Romains 9.6-8

Cela signifie que l’appartenance ethnique ou nationale à Israël ne garantit aucunement l’appartenance spirituelle au peuple de Dieu. Ce courant de pensée est répandu dans toutes la chrétienneté aujourd’hui. Mais malheureusement, celui-ci n’est pas conforme aux Écritures. Ce sont des choses, comme Pierre le disait à propos des enseignements de l’apôtre Paul, difficiles à comprendre.

C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. — 2 Pierre 3.16

Le véritable Israël est spirituel, non national ou géopolitique

Paul désigne les croyants en Christ, juifs ou non-juifs, comme le véritable Israël de Dieu.

« Et que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivront cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet « Israël de Dieu » n’est pas une entité politique ou ethnique. Ce sont ceux qui marchent selon l’Esprit et la foi. Autrement dit, l’Église fidèle est composée de tous les croyants régénérés.

L’ancienne alliance a été rendue caduque

L’alliance qui liait Dieu à Israël selon la loi de Moïse a pris fin en Christ. Ceux qui rejettent le Messie ne peuvent plus revendiquer une relation d’alliance avec Dieu.

« En déclarant une alliance “nouvelle”, il a rendu l’ancienne ancienne ; or, ce qui devient ancien et vieilli est sur le point de disparaître. » — Hébreux 8.13

« Car il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet de Jésus comme Messie place l’Israël géopolitique actuel dans la même position que toutes les autres nations soit en dehors de l’alliance s’ils ne croient pas.

Ceux qui sont en Christ sont la descendance véritable d’Abraham

La promesse n’a pas été faite à une nation politique, mais à la postérité qui est Christ, et ceux qui sont en lui deviennent les héritiers des promesses.

« Et si vous appartenez à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers conformément à la promesse. » — Galates 3.29

Ce passage et son contexte ne peuvent pas être plus clair. Ils réfutent le fait que les croyants sont effectivement la descendance d’Abraham. Maintenant, cela exclut donc tout privilège géopolitique ou ethnique pour ceux qui sont en dehors de Christ.

Jésus lui-même a rejeté toute revendication de filiation sans foi en lui

« Si Dieu était vraiment votre Père, vous m’aimeriez. […] Vous avez pour père le diable. » — Jean 8.42,44

Même si les Israélites se réclamaient d’Abraham, Jésus déclare que leur rejet de lui prouve qu’ils ne sont pas de Dieu. Ainsi, l’identité spirituelle ne dépend plus de l’ADN, comme dans l’ancienne alliance, mais plutôt de la foi dans la nouvelle alliance.

Conclusion : Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est pas une nation, mais une communauté née de l’Esprit

L’Israël géopolitique actuel est une nation comme les autres, soumise au jugement de Dieu comme toutes les nations de la terre. Le peuple de Dieu aujourd’hui est composé de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, qu’ils soient juifs ou païens d’origine.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

À l’Église qui est à Thyatire (Apocalypse 2.18-29)

La lettre à l’Église de Thyatire, bien que longue, révèle des tensions entre l’activisme et la tolérance aux compromis. Jésus appelle à la vigilance, à la pureté spirituelle et à un retour à la vérité. Il promet autorité et communion divine aux fidèles, soulignant l’importance de résister aux influences toxiques et de demeurer fermes dans la foi.


Introduction : Une lettre longue pour une Église en danger

Parmi les sept lettres adressées aux Églises d’Asie Mineure, celle à Thyatire est la plus longue, bien que cette communauté soit la plus modeste. Pourquoi une telle insistance ? Parce que cette Église, bien qu’engagée et active, avait commencé à tolérer des compromis graves. Ce message met en lumière les tensions entre zèle apparent et dérives intérieures. Il ne parle pas d’une crise brutale, mais d’une lente érosion, d’un relâchement discret mais profond.

Dans ce texte, le Seigneur Jésus appelle son Église à un retour à la vérité, à la vigilance et à une intégrité spirituelle constante. Il nous invite à sonder nos œuvres à la lumière de sa sainteté.

Le portrait du Christ glorifié (v. 18)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds comme du bronze : »

Jésus se révèle ici dans sa majesté divine. Ses yeux de feu décèlent tout, jusqu’aux intentions secrètes du cœur. Ses pieds d’airain, solides et incandescents, traduisent la fermeté de son jugement et la pureté de sa marche.

Ce regard ne condamne pas d’emblée, mais il ne se laisse pas tromper. Il purifie avant de récompenser.

Ce portrait invite chacun à la transparence : il n’est plus temps de jouer un rôle. Le Seigneur passe au milieu de son peuple comme un feu qui découvre tout. Et dans cette lumière, tout ce qui est à Dieu renaît.

2. Un Église engagée, mais fragile (v. 19)

« Je connais tes œuvres, ton amour, ta fidélité, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. »

L’Église de Thyatire n’est pas tiède. Elle agit. Elle aime. Elle croit. Elle persévère. Elle ne se repose pas sur le passé, mais semble même en progression.

Mais la vitalité visible peut cacher des failles invisibles. Il est possible d’être sincère tout en se trompant, actif tout en étant influencé. L’essentiel n’est pas seulement de faire plus, mais de rester pur dans ce que l’on fait.

La croissance spirituelle réelle se mesure d’autant plus à la qualité du fruit qu’à sa quantité. Le Seigneur cherche une foi qui grandit sans se déformer.

3. Le danger discret du compromis (v. 20-23)

« Pourtant, j’ai un reproche à te faire : tu laisses cette femme, cette Jézabel qui se dit prophétesse, égarer mes serviteurs en leur enseignant à participer au culte des idoles, en se livrant à la débauche et en mangeant les viandes des sacrifices. 21 Je lui ai laissé du temps pour qu’elle change, mais elle ne veut pas renoncer à son immoralité. 22 Voici : je la jette, elle et ses compagnons de débauche, sur un lit de grande détresse, à moins qu’ils changent en renonçant à agir selon son enseignement. 23 Je livrerai ses disciples à la mort. Ainsi, toutes les Eglises reconnaîtront que je suis celui qui sonde les pensées et les désirs secrets. Je rétribuerai chacun de vous selon ses actes. »

Là où l’Église aurait dû être vigilante, elle a laissé place à une influence toxique. Cette « Jézabel » se présente comme inspirée, mais détourne les cœurs. Elle mêle spiritualité et liberté morale dévoyée. Le plus grand danger ne vient pas de l’extérieur, mais d’une voix de l’intérieure qui, sous couvert de révélation, dénature l’appel à la sainteté.

Ce n’est pas le conflit qui tue l’Église, c’est la tolérance de ce qui devrait être repris. Le Christ ne condamne pas ceux qui tombent, mais ceux qui refusent de se relever. Il donne du temps pour changer, mais ce temps n’est pas illimité.

Dans nos communautés, il y a parfois besoin d’une clarté retrouvée. Non par esprit de dureté, mais par souci de vérité. Car seule la vérité libère et restaure.

4. L’exhortation à ceux qui résistent (v. 24-25)

« Quant à vous, les autres membres de l’Eglise qui est à Thyatire, vous qui ne suivez pas cet enseignement et qui n’avez pas voulu connaître ce qu’ils appellent « les profondeurs de Satan », je vous le déclare : je ne vous impose pas d’autre fardeau. 25 Mais tenez fermement ce que vous avez jusqu’à ce que je vienne. »

Tous n’ont pas cédé. Certains ont su discerner. Ils n’ont pas embrassé cette fausse profondeur, présentée comme sagesse.

Jésus ne leur demande pas plus. Il les appelle à tenir ferme. Il ne leur impose pas d’autre fardeau, sinon celui de la fidélité. Cette constance tranquille, dans la vérité reçue, est ce qui préserve l’Église dans les temps d’instabilité et de persécution.

Parfois, la victoire spirituelle ne consiste pas à conquérir de nouveaux territoires, mais à garder intact ce que Dieu nous a confié. Cette veille silencieuse est le ferment de toute restauration.

5. La promesse aux fidèles (v. 26-29)

« Au vainqueur, à celui qui continue à agir jusqu’à la fin selon mon enseignement, je donnerai autorité sur tous les peuples : 27 il les dirigera avec un sceptre de fer, comme on brise les poteries d’argile, 28 ainsi que j’en ai reçu, moi aussi, le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin. 29 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Ceux qui tiennent jusqu’à la fin recevront une récompense qui dépasse ce monde. Christ promet une autorité partagée, un règne avec lui, mais surtout, il se donne lui-même comme récompense. L’étoile du matin, c’est sa présence, sa gloire, sa communion.

Le véritable espoir de l’Église ne réside pas dans ses activités visibles, mais dans sa capacité à rester attachée à son Seigneur bien-aimé. Ceux qui refusent de fléchir devant les idoles modernes goûteront la joie d’un royaume sans fin.

Conclusion : Un appel à la vigilance sereine

Thyatire avait beaucoup d’élans, mais elle s’est affaiblie en tolérant ce qui devait être corrigé. Le message n’est pas de rejeter tout ce qui bouge, mais d’éprouver les sources, d’ancrer nos œuvres dans la vérité. C’est dans cette veille paisible, mais résolue, que Dieu trouve un lieu pour répandre sa vie.

Le Christ cherche une Église qui aime, qui sert, mais surtout qui veille. Car là où il trouve la vérité, il répand la vie.

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus une autre falsification des Écritures

J’ai entendu une personne dire dans une prédication, voilà quelque temps, que 2 milliards de personnes seraient sauvées juste avant que le Seigneur Jésus ne revienne. Je me suis demandé d’où ce nombre pouvait provenir et quels étaient les passages mentionnant un grand réveil à la fin des temps. 

Je me suis aperçu que la Bible ne parle pas d’un réveil universel, avec 2 milliards de convertis, mais plutôt d’un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu, alors que le monde s’enfonce dans l’apostasie et le jugement. 

Voici, les passages utilisés pour enseigner un grand réveil et leur véritable sens. Vous allez découvrir encore une fois que les passages utilisés sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. En fin de compte, nous pouvons constater, le chiffre de 2 milliards de personnes sauvées, sort uniquement de l’imaginaire d’une personne et non de la Bible.


Versets utilisés pour appuyer l’idée d’un grand réveil avant le retour de Christ

1. Joël 3.1-4

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible. 

Certains disent que ce verset annonce un réveil mondial juste avant la fin. En réalité, ce passage annonce l’effusion du Saint-Esprit, qui a commencé à la Pentecôte (Actes 2.16-21) et qui se poursuit jusqu’à la fin des temps. Il ne parle pas d’un réveil universel, mais d’un peuple fidèle rempli de l’Esprit au milieu d’un monde en rébellion. De plus, les signes mentionnés (sang, feu, obscurité) indiquent un contexte de jugement. 

2. Matthieu 24.14

Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. 

Ce verset est utilisé pour affirmer qu’un grand réveil touchera toutes les nations avant le retour de Jésus. Jésus ne dit pas que toutes les nations se convertiront, mais que l’évangile sera prêché en témoignage. Ce qui nous démontre que l’évangile sera proclamé jusqu’au retour de Jésus et cela malgré les persécutions que le peuple de Dieu devra endurer pendant la période des tribulations. Ce passage souligne l’importance de la mission du peuple de Dieu dans les derniers jours, et non un réveil de masse.

3. Habacuc 2.14

Car la terre sera remplie de connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers.

À ceci, certains enseignent que ce verset annonce un réveil universel avant la fin des temps. En réalité, ce passage parle de l’établissement final du règne de Dieu, après le retour de Jésus. Il ne s’agit pas d’une prophétie sur l’Église dans les derniers jours, mais sur le royaume à venir après le jugement.

4. Ésaïe 60.1-3

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi. 

Certains affirment que ce passage parle d’un réveil où le peuple de Dieu dominera le monde avant le retour de Christ. Ce passage, dans son véritable sens, parle de la gloire de Dieu qui brillera sur son peuple, alors que les ténèbres couvriront la terre. Il ne dit pas que le monde entier sera sauvé, mais que le peuple de Dieu sera comme une lumière brillante au milieu des ténèbres pendant la période des tribulations comme le laisse entendre le récit des deux témoins représentant l’église. (Apocalypse 11)

5. Actes 2.17-21

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira,  la lune deviendra de sang,  avant la venue du jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux. Alors seront sauvés tous ceux qui invoqueront le Seigneur. 

Ces versets sont souvent utilisés pour annoncer un réveil mondial avant la fin des temps.

À vrai dire, Pierre, ici, cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit a commencé et continue jusqu’à la fin. Mais il mentionne aussi des signes de jugement (sang, feu, fumée), montrant que cette période se termine, au dernier jour, par la venue du Seigneur. Ce passage ne parle pas d’un réveil final, mais de la présence continue du Saint-Esprit dans le peuple de Dieu pendant la période des tribulations jusqu’au retour de Christ.


Que nous dit la Bible réellement ?

1. Un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu :

L’Évangile sera prêché avec puissance, au cœur de  la persécution pendant la période des tribulations comme le démontre Matthieu 24.14 « Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Puis, ceux qui font partie du peuple de Dieu seront fidèles jusqu’à la fin : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12).

2. Une grande apostasie :

L’apôtre Paul nous dit que beaucoup abandonneront la foi : « Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3) « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1).

Jésus nous enseigne que l’iniquité augmentera et l’amour de plusieurs se refroidira : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »(Matthieu 24.12).

Paul nous mentionne qu’un faux réveil prendra place sous l’influence de l’Antichrist « La venue de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. » (2 Thessaloniciens 2.9-12)

3. Les passages qui mentionnent un grand réveil avant le retour de Christ :

Voici tous les passages qui mentionnent un grand réveil juste avant le retour de Christ.

L’auteur a laissé cet espace vide volontairement

En conclusion, il n’y aura pas un réveil mondial où 2 milliards de personnes viendront à Christ tout juste avant son retour. Ce que nous voyons, en contrepartie, c’est qu’un reste fidèle témoignera avec puissance, alors que le monde s’enfoncera dans l’apostasie et le jugement.


Notre mission :

  • Rester fermes dans la foi (Matthieu 24.13).
  • Prêcher l’Évangile jusqu’au bout (Matthieu 28.19-20).
  • Ne pas se laisser séduire par les faux réveils (2 Thessaloniciens 2.11).

Le peuple de Dieu brillera comme une lumière au milieu des ténèbres, mais le monde ne sera pas sauvé au compte de 2 milliards avant le retour de Christ. Cette, il y en aura peut-être qui se convertiront suite au message de l’Église (deux témoins) toutefois, ce sera un nombre qui n’est pas mentionné.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

La fausse doctrine de la déclaration : Peut-on vraiment créer notre réalité par nos paroles ?

L’idée selon laquelle nous pouvons créer notre propre réalité par nos paroles, notamment en déclarant richesse et santé pour les recevoir, est une notion popularisée par le mouvement de la parole de foi et l’évangile de prospérité. Toutefois, cette conception est une distorsion de l’enseignement biblique.

1. La puissance des paroles dans la Bible

La Bible enseigne effectivement que nos paroles ont un impact, mais pas dans le sens magique que certains prêchent aujourd’hui. Voici quelques passages qui parlent du pouvoir de la langue comme nous dit Proverbes 18.21 : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : qui aime se répandre en paroles mangera les fruits qu’elles auront produits.  »

Le tantrisme est une tradition spirituelle et philosophique issue de l’hindouisme et du bouddhisme, qui repose sur des pratiques ésotériques destinées à atteindre l’illumination spirituelle et la libération (moksha ou nirvana). Il se base sur des textes appelés Tantras, qui décrivent diverses méthodes de méditation, de rituels, de mantras et d’exercices corporels pour éveiller l’énergie divine intérieure.

Ce verset souligne que nos paroles ont des conséquences : elles peuvent encourager ou détruire, bénir ou maudire. Cependant, ce verset ne dit pas que nous pouvons créer des réalités à volonté. C’est un passage sorti de son contexte.

Nous voyons aussi en Jacques 3.5-6 qui mentionne : « Il en va de même pour la langue : c’est un petit organe, mais elle se vante de grandes choses. Ne suffit-il pas d’un petit feu pour incendier une vaste forêt ? La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal. Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence. »

Dans ce passage, Jacques met en garde contre le pouvoir destructeur des paroles, mais cela ne signifie pas qu’elles ont une capacité divine de création.

2. Les mauvais enseignements sur la déclaration de richesse et de santé

Les enseignants de cette doctrine utilisent des versets hors contexte pour enseigner que nous pouvons parler positivement pour attirer la prospérité et la guérison. Voici encore une fois quelques versets souvent mal interprétés pour ne pas dire sorti de leur contexte.

L’évangéliste Marc nous rapporte les paroles de Jésus qui disait: « Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. » (Marc 11.23-24)

Jésus parle ici de la foi en Dieu, pas d’une capacité intrinsèque de l’homme à créer la réalité par ses paroles. C’est en quelque sorte de tordre les Écritures.

L’apôtre Paul écrit dans son épitre aux Romains le chapitre 4 et le verset 17 : « comme le dit l’Écriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. Placé en présence de Dieu, il mit sa confiance en celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. »

Seul Dieu peut appeler les choses qui ne sont pas comme si elles étaient, pas nous. Il y a un exemple dans le livre d’Ézéchiel (Ez 37.9) ou l’homme appel à l’existence, mais le contexte nous démontre que c’est Dieu qui lui dit de parler à l’Esprit. L’homme obéit à un commandement de Dieu. C’est un cas exceptionnel et nulle part ailleurs il n’est fait mention de la possibilité de créer par nos paroles. Cela vient de l’occultisme et non de la Parole de Dieu.

Un autre passage, mais mentionnons que celui-ci est particulièrement tordu : « L’Ancien, à mon bien cher Gaïus que j’aime dans la vérité. Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » (1 Jean 3.1-2)

Ce verset est une prière personnelle de Jean, pas une promesse universelle de prospérité et de santé. On ne peut pas s’en servir pour appuyer une doctrine. Dans ce cas c’est une utilisation abusive de la Parole de Dieu.

3. La véritable perspective biblique

La Bible enseigne plutôt que :

  • La bénédiction vient de Dieu et non de nos propres déclarations (Deutéronome 8.18).
  • Les épreuves font partie de la vie chrétienne et Dieu les utilise pour notre bien (Jean 16.33 ; Jacques 1.2-4).
  • Notre espérance est céleste et non terrestre (Colossiens 3.2 ; Hébreux 11.13-16).

Nos paroles ont un pouvoir, mais pas celui de “créer” la richesse et la santé comme certains l’enseignent. Ce concept vient plutôt de philosophies du Nouvel Âge et de la pensée positive, qui ne sont pas bibliques. La foi véritable repose sur la souveraineté de Dieu, et non sur notre capacité à “déclarer” des choses en existence.

Conclusion

En fin de compte, la foi chrétienne repose non sur un pouvoir intrinsèque de nos paroles, mais sur la souveraineté de Dieu et Sa Parole infaillible. L’idée que nous pouvons créer notre propre réalité par nos déclarations s’éloigne du message biblique et nous détourne de notre véritable appel : faire confiance à Dieu, marcher dans l’obéissance et accepter Sa volonté, qu’elle nous mène à l’abondance ou à l’épreuve.

Jésus n’a jamais enseigné une foi centrée sur le gain matériel ou la manipulation spirituelle, mais une foi fondée sur l’abandon à la volonté du Père. Que notre prière ne soit donc pas « Que ma volonté soit faite », mais « Que Ta volonté soit faite » (Matthieu 6.10). C’est là que réside la véritable puissance : dans la soumission à Dieu et dans la confiance en Ses promesses éternelles.

Les signes annonciateurs du retour de Jésus

La question du retour de Jésus-Christ a toujours suscité de nombreuses interrogations et parfois des malentendus parmi les croyants. Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul aborde ce sujet pour corriger une confusion qui s’était installée au sein de l’Église. Certains pensaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé, influencés par des faux enseignements ou des informations erronées. À travers ce passage clé de 2 Thessaloniciens 2.1-4, Paul expose clairement les événements qui doivent précéder ce jour glorieux et rappelle aux croyants l’importance de rester ancrés dans la vérité biblique. Cette étude propose d’examiner les explications de Paul, les événements prophétiques annoncés, ainsi que leurs implications pratiques pour la foi chrétienne aujourd’hui.

« Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. »

2 Thessaloniciens 2.1-4

1. Le contexte immédiat

Paul écrit cette lettre pour répondre à la confusion des Thessaloniciens, qui croyaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé. Cette confusion avait été amplifiée par de faux enseignements ou des lettres prétendant venir de Paul. Dans sa réponse, Paul rassure les croyants en expliquant que plusieurs événements doivent d’abord se produire avant le retour de Jésus-Christ en gloire, qu’il identifie comme le « Jour du Seigneur ». Il précise également que le « rassemblement auprès de lui », mentionné au verset 1, fait référence à la réunion des croyants lors de la venue de Christ en gloire.

2. Les événements nécessaires avant le « Jour du Seigneur »

Paul énonce deux événements majeurs qui doivent se produire avant le retour du Seigneur. Le premier événement est la révolte, également appelée apostasie. Le terme grec utilisé, « apostasia », signifie une défection, un abandon de la foi ou une rébellion. Cette révolte pourrait se traduire par un abandon généralisé de la foi chrétienne de la part de nombreux croyants, ou par une rébellion ouverte contre Dieu à l’échelle mondiale. Cet abandon spirituel précédera directement la révélation de l’homme du péché, un point que Jésus lui-même avait prophétisé en évoquant un refroidissement de l’amour dans les derniers temps en disant : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. » (Matthieu 24.12)

Le deuxième événement est la révélation de l’homme du péché, appelé « l’homme de la révolte ». Ce titre souligne sa destinée. Cet individu s’élèvera au-dessus de tout ce qui est considéré comme divin, cherchant à usurper la place de Dieu et à se proclamer lui-même comme tel. 

Ce passage mentionne qu’il agira dans « le temple de Dieu ». Cette expression a été interprétée de différentes façons : certains la prennent littéralement, suggérant qu’un temple physique pourrait être reconstruit en Israël. Pour ma part j’y voient un sens symbolique, où le « temple de Dieu » représente la communauté des croyants comme Paul le mentionne en insinuant que le temple de Dieu est l’Église : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3.16).

3. Le rôle de l’homme du péché

L’homme du péché, également identifié comme l’Antichrist dans d’autres passages comme celui de 1 Jean 2.18 qui dit: « Mes enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un « anti-Christ » doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. » Celui-ci occupe une place centrale dans les événements de la fin des temps. Il usurpera la place de Dieu en trompant les nations et représentera l’apogée de la rébellion humaine contre Dieu. Toutefois, Paul précise que cet individu ne sera révélé qu’en son temps, comme expliqué dans les versets 6 à 8.

4. Les implications pour les croyants

Paul tire deux leçons pratiques pour les croyants. Premièrement, il leur demande de ne pas se laisser ébranler ni tromper par des faux enseignements, comme nous le constatons également aujourd’hui, car cela pourrait provoquer inquiétude et découragement. Il insiste sur l’importance de rester fermes dans la vérité biblique. 

Deuxièmement, il les exhorte à une vigilance spirituelle, les encourageant à discerner les signes des temps tout en restant fidèles dans leur vie de foi et dans leur attente du retour de Christ et à ne pas se laisser influencer par tous ces faux enseignements qui sont véhiculer dans ces temps de la fin.

5. Position face à certaines interprétations

Ce passage contredit l’idée d’un enlèvement prétribulationnel. Paul indique clairement que les croyants devront traverser les tribulations, en témoignant par leur foi des événements comme l’apostasie et la révélation de l’homme du péché. 

Cependant, il souligne également la victoire finale de Christ, qui viendra détruire l’homme du péché « par le souffle de sa bouche » comme le mentionne 2 Thessaloniciens 2.8 : « Le Seigneur Jésus le fera périr par le souffle de sa bouche, et le réduira à l’impuissance au moment même de sa venue. »

Ce texte enseigne que les croyants ne doivent ni céder à la peur ni se laisser tromper par de faux enseignements concernant le retour de Christ. Les signes avant-coureurs, tels que l’apostasie et la révélation de l’homme du péché, doivent être interprétés à la lumière des Écritures. En attendant le retour glorieux du Seigneur Jésus-Christ, le rôle de l’Église est de rester ferme dans la foi, vigilante et fidèle aux Écritures, tout en vivant dans l’espérance du retour du Seigneur Jésus au dernier jour.

Comment une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu et ses conséquences

Introduction

Dans un monde où les opinions divergent et où les croyances foisonnent, le chrétien se trouve confronté à un défi de taille : discerner la vérité biblique parmi une multitude d’enseignements. Les fausses doctrines, séduisantes en apparence, possèdent le pouvoir de dévier subtilement mais dangereusement les croyants du chemin tracé par Dieu. Leur impact ne se limite pas à des débats théologiques ; elles touchent au cœur de notre foi, altèrent notre compréhension des Écritures, fragilisent notre relation avec Dieu et influencent directement notre conduite quotidienne.

L’importance de ce sujet réside dans le fait qu’une doctrine erronée ne reste jamais un simple concept intellectuel. Elle infiltre nos pensées, modèle nos attentes, influence nos choix et, finalement, affecte notre marche avec Dieu. La Parole de Dieu nous avertit à maintes reprises contre les séductions des faux enseignements (Matthieu 7.15, Galates 1.6-9). Cette réalité appelle les croyants à une vigilance constante et à un engagement profond envers la vérité divine.

Dans ce contexte, ce texte explore les mécanismes concrets par lesquels une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité et propose des moyens bibliques pour rester fermement ancrés dans la foi. Il ne s’agit pas seulement d’un avertissement, mais d’un appel à renouveler notre attachement à Christ et à la pureté de son Évangile. Une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de manière concrète et insidieuse, en influençant à la fois notre compréhension des Écritures, notre relation avec Dieu et notre conduite quotidienne. Voici quelques mécanismes précis :

1. Distorsion de la Parole de Dieu

Les fausses doctrines prennent toujours des passages bibliques hors de leur contexte ou les interprètent de manière erronée. Par exemple, la fausse doctrine de l’Évangile de prospérité qui réduit les bénédictions de Dieu à des gains matériels, alors que l’Écriture met l’accent sur les bénédictions spirituelles (Éphésiens 1.3).

2. Affaiblissement de la foi

Une fausse doctrine crée des attentes non bibliques. Lorsque celles-ci ne se réalisent pas, cela engendre souvent la déception, le découragement et le doute. Notamment, la croyance en un enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) amènera des croyants à abandonner leur foi lorsque des tribulations arriveront.

3. Éloignement de Christ

Certaines doctrines fausses placent des médiateurs ou des systèmes humains entre le croyant et Dieu. C’est le cas des doctrines qui insistent sur des œuvres spécifiques pour le salut, au lieu de la foi en Christ seul (Éphésiens 2.8-9).

4. Division dans l’Église

Une fausse doctrine introduit des divisions en créant des factions ou des querelles autour de concepts non essentiels. C’est le cas des débats inutiles sur des points secondaires qui peuvent détourner l’Église de sa mission principale de prêcher l’Évangile.

5. Esclavage spirituel

Les fausses doctrines imposent des règles ou des pratiques non bibliques qui enferment les croyants dans la peur ou la culpabilité. Les enseignements légaux qui insistent sur des traditions humaines comme condition pour plaire à Dieu en est un exemple. (Marc 7.8-9).

6. Orientation vers le monde

Certaines fausses doctrines séduisent les croyants en les poussant à rechercher les plaisirs et les valeurs du monde au lieu des choses célestes. En guise d’exemple, la théologie de la prospérité oriente vers une quête effrénée de richesse terrestre, au détriment de la recherche du Royaume de Dieu (Matthieu 6.33).

7. Entrave de la mission de l’Église

Les croyances erronées détournent les ressources, l’énergie et le focus de l’Église, l’empêchant d’accomplir son rôle prophétique. Une église obsédée par des prophéties fantaisistes ou des dates précises pour le retour du Christ démontre une église centré sur elle-même.

8. Comment prévenir l’éloignement de la vérité

  • Connaître les Écritures : Étudier la Bible avec prière et dans son contexte.
  • Discerner par l’Esprit : Demander au Saint-Esprit de guider dans la compréhension.
  • S’entourer de vrais enseignants : Vérifier les enseignements à la lumière de la Parole de Dieu.
  • Rester centré sur Christ : Ne pas s’écarter de la simplicité et de la pureté de l’Évangile (2 Corinthiens 11.3).

Conclusion

Les fausses doctrines, qu’elles se manifestent par des interprétations erronées des Écritures ou par des enseignements contraires à la vérité biblique, représentent une menace réelle pour la foi chrétienne. Leur influence ne s’arrête pas aux idées ; elles touchent notre cœur, notre relation avec Dieu, notre témoignage dans le monde et la mission de l’Église. En les tolérant, nous risquons non seulement de perdre de vue les bénédictions spirituelles qui sont les nôtres en Christ, mais aussi de détourner d’autres âmes de la voie du salut.

Cependant, l’Évangile demeure la puissance de Dieu pour nous sauver et nous garder (Romains 1.16). La fidélité à la Parole de Dieu, guidée par le Saint-Esprit, constitue la meilleure défense contre ces pièges spirituels. En étudiant les Écritures, en priant pour recevoir le discernement divin, et en nous entourant de leaders fidèles et ancrés dans la vérité, nous pouvons résister aux séductions de l’erreur et demeurer fermes dans la foi.

En Christ, nous avons la promesse de la victoire sur toute tromperie et la force de marcher selon la vérité, dans l’amour et la fidélité. Que notre foi ne soit pas ébranlée par des doctrines étrangères, mais qu’elle s’affermisse chaque jour dans l’espérance, la paix et la joie qu’offre une relation authentique avec notre Sauveur. Restons vigilants, gardant les yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi (Hébreux 12.2), afin d’être trouvés fidèles jusqu’à son retour glorieux au dernier jour. En restant ancré dans la vérité biblique, on évite les pièges des doctrines trompeuses et on reste fidèle à la vocation chrétienne.

Démasquer le prémillénarisme dispensationaliste : un appel à revenir à la vérité biblique

S’il y a un constat que nous pouvons faire aujourd’hui  c’est que les croyants sont profondément endoctrinés par toutes ces fausses doctrines qui sont aujourd’hui enseignées dans l’Église et acceptés comme étant la vérité. L’une d’elles est cette doctrine fantaisiste du prémillénarisme dispensationaliste. Ce sont des contes, aussi farfelus les uns que les autres, se succédant pour former une grande mosaïque complètement fausse. Cette imbrication séduit les croyants au point que ceux-ci ne font plus la différence entre ce qui est vrai, la Parole de Dieu, et ce qui est faux, les fausses doctrines, particulièrement pour celle-ci.

Chaque jour, des croyants sont séduits et amenés à adhérer à cette fausse doctrine par ces enseignants de mensonges, ces marchands de bonheur, ces loups déguisés en agneaux. Leurs mensonges, remplit d’incohérences et sans soutient biblique se répand dans la chrétienté au point d’égarer les croyants et les privés de la vie éternelle.

Pourquoi cela en est-il ainsi ? La raison est simple. Il y a un scénario des événements de la fin qui est écrit et propagé et qui n’est absolument pas soutenu par les écritures. Chaque faux enseignement en appelle un autre et ainsi de suite éloignant les croyants du fondement des Écritures. 

Par exemple, la semaine manquante de Daniel, la période des tribulations de 7 ans. Puis vient le règne de Christ pour une période de mille ans littérale. Accompagnée de la reconstruction d’un troisième temple. Finalement, l’enlèvement des croyants pour les amener au ciel avant que ne commence cette soi-disant période de 7 ans de tribulations. Toutes ces choses qui sont avancées sont tout aussi fausses les unes que les autres. Pourtant elles sont enseignées dans toutes les églises comme étant la vérité de la Parole de Dieu. De brillants pasteurs ne s’apercevant pas des erreurs doctrinales fondamentales de cette fausse doctrine.

J’ai moi-même été séduit par tous ces contes fantastiques parce qu’ils semblaient cohérents avec la Bible. Je dis bien « semblait cohérent ». Cependant, en réalité, rien, de ce que je viens de mentionner, n’est corroboré par les Écritures d’aucune façon. Tout ce qui semble être logique est en fait incohérent et sans fondement biblique. Les appuis bibliques ne sont que des versets sortis de leurs contextes. Ce sont des contes fantastiques qui ne font que fasciner l’imaginaire. Chacune de ces théories ne fait qu’éloigner les croyants du fondement des Écritures. 

Il y a des temps difficiles qui arrivent. Lorsque les croyants, tels les deux témoins, vont commencer à répandre la bonne nouvelle, il va s’élever une grande tribulation contre eux. C’est la même chose qui va se produire comme lors du premier siècle. Ceux-ci, comme les croyants du premier siècle, vont être mis à mort pour leur foi. C’est en quelque sorte la même histoire qui va se répéter. Malheureusement, tous ces croyants ayant été dupés par cette fausse doctrine vont se retrouver sans moyens de défense dans la tourmente devant la bête. 

Quelqu’un a dit un jour : « Une personne intelligente change d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions. Tandis qu’une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » C’est ce que nous voyons en ce moment. Les croyants endoctrinés, plutôt que de changer d’avis lorsque la vérité leur est présentée, vont réfuter cette vérité et n’accepteront pas de changer d’avis. C’est le signe d’une personne endoctrinée et cela, il y en a beaucoup de nos jours. Ces chrétiens ne voyant pas les incohérences frappantes choisissent de fermer les yeux sur la vérité de la Parole de Dieu. Nous en sommes rendus là dans la chrétienté aujourd’hui. 

L’apôtre Paul avait bien raison lorsqu’il disait : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Timothée 2.3-4)

Il est temps d’ouvrir les yeux à la vérité de la Parole de Dieu, car nous risquons d’être emportés par la faiblesse de notre foi.

Pourquoi la Bible n’enseigne-t-elle pas un réveil mondial avant le retour de Christ

Introduction

La Bible, dans plusieurs passages prophétiques, parle d’un réveil spirituel, mais l’idée d’un « grand réveil mondial » à la fin des temps n’est absolument pas ce que la Bible enseigne. C’est une mauvaise interprétation de certains passages bibliques. Encore une fois, cela vient ajouter à cette fausse doctrine un autre concept qui n’est absolument pas biblique. C’est une fois de plus, des versets sortis de leurs contextes pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Voici quelques exemples de versets utilisés pour appuyer leur doctrine.

1. La prophétie de Joël

Dans Joël 3.1-2 et dans d’autres versions 2.28-29, Dieu promet une effusion de son Esprit :

« 1-28 Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. 2-29 Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. »

Ce passage est souvent interprété comme une prophétie d’un réveil spirituel mondial. Certains croient qu’il a eu un accomplissement partiel à la Pentecôte (Actes 2), mais qu’il pourrait aussi avoir un accomplissement plus large dans les derniers temps.

Malheureusement, c’est une interprétation erronée de ce passage. Le fait que Dieu répande son Esprit sur tout le monde ne signifie pas que des milliards d’âmes vont se convertir au Seigneur. Cela veut tout simplement dire que maintenant son Esprit est répandu et accessible à tout le monde dans la nouvelle alliance contrairement à l’ancienne alliance où ce n’était pas le cas.

2. L’annonce de l’évangile à toute la terre

Jésus, dans Matthieu 24.14, déclare :

« 14 Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Ce passage parle d’une diffusion universelle de l’Évangile avant la fin, mais il n’indique pas nécessairement qu’un grand nombre de personnes se tourneront vers Dieu. Il souligne plutôt que le message du salut atteindra tous les coins de la terre. C’est encore une fois, une interprétation erronée de ce passage.

3. Les temps de l’apostasie

Parallèlement à la possibilité d’un réveil, la Bible annonce aussi une grande apostasie, ou un abandon de la foi, dans les derniers temps. Paul écrit dans 2 Thessaloniciens 2.3 :

« 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition. »

Ce passage, ainsi que bien d’autres (Mt 24.10-12; 1 Ti 4.1-2; 2 Ti 3.1-5; Hé 3.12; Jd 1.18-19; Ap 3.15-16), parle plutôt d’une période de déclin spirituel et de rejet de la vérité.

Je me demande bien, comment on peut parler de grand réveil mondial alors que la Bible parle d’apostasie généralisée c’est un aberration.

4. Les deux témoins et le ministère prophétique

Dans Apocalypse 11, les deux témoins prophétisent avec puissance et amènent de nombreux signes et jugements. Leur ministère est un signe de la puissance de Dieu dans les derniers jours, mais il est également accompagné de persécutions et de résistance. Ce passage pourrait être vu comme une forme de réveil, mais dans un contexte de jugement et de tribulations. 

Ce que nous retrouvons dans le livre de l’Apocalypse c’est plutôt que les hommes refusent de se repentir. Comme par exemple, dans ces passages: 

Apocalypse 9.20–21 :

« 20 Mais le reste des hommes qui avaient survécu à ces fléaux ne renoncèrent pas aux œuvres de leurs mains ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons ainsi que les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, bien qu’elles soient incapables de voir, d’entendre et de bouger. 21 Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté. » 

Apocalypse 16.9 :

« 9 Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. »

Apocalypse 16.11 :

« 11 Sous le coup de leurs souffrances et de leurs ulcères, ils insultèrent le Dieu du ciel, et ils ne renoncèrent pas à leurs mauvaises actions. »

Apocalypse 16.21 :

« 21 Des grêlons énormes, pesant près d’un demi-quintal, s’abattirent du ciel sur les hommes ; et ceux-ci insultèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car il était absolument terrible. »

5. Le retour de Jésus après des temps troubles

Cependant, le problème de cet enseignement est considérable. Ces enseignants laissent entendre qu’il y aura un réveil mondial juste avant le retour de Jésus. Toutefois, il place le retour de Jésus juste avant la période des tribulations, ce qui n’est absolument pas biblique non plus. Certes, il y aura un retour du Seigneur Jésus, mais la Bible le place au dernier jour soit après la période des tribulations comme en font foi ces passages :

Matthieu 24.29-31 nous dit :

« 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

Ce passage indique clairement que le retour de Jésus se produira « aussitôt après ces jours de détresse », ce qui signifie après et non pas avant la période des tribulations parce que ces jours de détresses font allusion, dans leur contexte, à la période des tribulations.

Marc 13.24-27 décrit le même scénario que Matthieu : 

« 24 Cependant, en ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, 25  les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 26 Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. 27 Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

2 Thessaloniciens 2.1-3 nous dit explicitement :

« 1 Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : 2 ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition ».

Paul précise bien ici que le retour de Christ ne pourra pas avoir lieu avant que deux choses ne se produisent : l’apostasie, c’est-à-dire le rejet de la foi et la révélation de l’Antichrist. Ceci suppose un retour après une période de trouble et non pas avant et juste après un grand réveil mondial. C’est complètement faux de prétendre une chose pareille.

Jean 6.39-40 nous enseigne : 

« 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. »

Jésus promet donc que la résurrection des croyants aura lieu au « dernier jour ». Ceci implique que son retour, ainsi que la résurrection des croyants, se produiront à la fin des temps et pas avant. 

Apocalypse 20.4-5 :

« 4 Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 C’est la première résurrection. Les autres morts ne vécurent pas avant la fin des mille ans. »

Ce passage mentionne ceux qui ont traversé la période des tribulations (ayant refusé d’adorer la bête) et qui sont ressuscités pour régner avec Christ. Cela indique un retour de Jésus après cette période de tribulations.

Finalement, Apocalypse 1.7 nous mentionne :

« 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! »

Bien que ce passage ne mentionne pas explicitement la période des tribulations, il parle d’un retour visible, où « tout œil le verra ». Cela est souvent interprété comme un retour triomphal après une période de crise. Le retour de Jésus est tout sauf secret.

Ces derniers passages montrent que la Bible indique un retour de Jésus après des temps de détresse ou lors du dernier jour, ce qui contraste avec les interprétations d’un enlèvement avant la période des tribulations.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, la Bible n’enseigne absolument pas un grand réveil mondial. Pourquoi ce faux concept est-il allègrement enseigné dans nos églises aujourd’hui ? Comme nous l’avons vu, le texte met en lumière une compréhension biblique du retour de Jésus et du déroulement des événements de la fin des temps. Plutôt que de promettre un réveil spirituel universel, la Bible annonce une période de grande apostasie et de tribulations. Les passages étudiés montrent que le retour de Christ se fera après ces épreuves et non avant, rectifiant ainsi l’idée erronée d’un enlèvement avant les tribulations. Cette approche encourage les croyants à se préparer spirituellement, à persévérer dans la foi, et à rester vigilants face aux fausses doctrines qui pourraient les égarer ou leur faire croire autre chose que ce que la Bible enseigne.

La prudence est de mise en ces jours de la fin

La première recommandation que Jésus a faite à ses disciples est celle-ci : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) À juste titre, Jésus savait que la fin des temps apporterait son lot de séduction et que les croyants seraient à risques d’être induits en erreur. 

Aujourd’hui, alors que nous vivons la fin des temps, la séduction s’intensifie pour les croyants. Nombre de personnes affirmant être chrétiennes ne sont en réalité que des agents séducteurs à la solde du monde des ténèbres. 

Ce n’est pas parce qu’une personne se dit chrétienne qu’elle l’est. Les croyants ne doivent pas donner leur confiance à une personne simplement parce qu’elle se dit croyante. 

Avant de donner sa confiance à une personne, le croyant aura tout intérêt à regarder d’abord les fruits dans la vie de ce présumé croyant. C’est ce que Jésus a dit : « En effet, chaque arbre se reconnaît à ses fruits. » 

La question qui me vient maintenant en tête, c’est comment nous pouvons savoir ce que sont les fruits d’une personne que nous ne connaissons pas. Bien pour cela, il nous faut d’abord connaître cette personne. Observer son comportement et voir si véritablement sa vie porte du fruit. Vous allez me dire, c’est plutôt difficile pour une personne que j’écoute seulement sur internet. Vous avez raison. Dans ce cas, prenez grand soin de bien choisir qui vous écoutez. Il y a tout de même plusieurs prédicateurs fiables et reconnus comme dispensant droitement la Parole de Dieu et qui ne font pas dans le sensationnalisme juste pour s’attirer des cliques sur internet.

La popularité, quelle qu’elle soit n’est pas un fruit. C’est une conséquence. Lorsqu’une personne parle pour plaire aux gens, cela amène une certaine célébrité. De plus, si elle dit ce que les gens veulent entendre, bien sa notoriété se verra approuvée par la majorité. Et cela n’a rien à voir avec un fruit quelconque. Cela a tout à voir avec l’acceptation des gens envers sa personne. 

Le véritable croyant parlera toujours selon la Parole de Dieu. Il ne cherchera pas à plaire, mais dira la vérité. Il sera à l’image de son Seigneur. 

Certes, la vérité ne fait pas plaisir à entendre dans ce monde où l’image prédomine. Cependant, elle sera toujours bonne à être dite. Le prophète Jérémie a toujours dit la vérité à ses contemporains, et cela lui a valu d’être frappé, emprisonné, injurié, etc. On l’a même menacé de le faire mourir parce qu’il disait la vérité.

Ce fut la même chose pour le Seigneur Jésus. Il a été rejeté parce qu’il disait la vérité. Les chefs religieux l’ont fait mourir pour ne plus avoir à l’entendre tellement la vérité les dérangeait.

Aujourd’hui, c’est encore la même chose, particulièrement dans ces temps de la fin. Ceux qui parlent selon la Parole de Dieu vont être rejetés, injuriés ou méprisés contrairement à ceux qui caressent les oreilles. 

La prudence est de mise en ces jours de la fin. Nous ne pouvons pas donner notre confiance à une personne si nous ne la connaissons pas et même malgré toute la notoriété de cette personne. 

L’adage qui dit « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ne peut s’appliquer dans ce monde de séduction que nous vivons. La personne si belle soit-elle et si gentille soit-elle doit impérativement déclarer la vérité de la Parole de Dieu.

Il y a tellement de prédicateurs qui font tout leur possible pour plaire aux gens allant jusqu’à tordre la Parole de Dieu pour leur dire ce qu’ils veulent entendre. D’ailleurs, toutes ces fausses doctrines qui prolifèrent ne sont qu’un ramassis de versets tordus dans tous les sens pour une seule chose, faire plaisir à leur auditoire et dans bien des cas s’attirer la notoriété.

Dans ce monde où l’image est prédominante, il est facile de se faire induire en erreur. Pour cela, il nous faut du discernement et avec l’aide du Saint-Esprit identifier le mensonge qui est véhiculé. 

Je vous encourage, de prendre le temps, de vérifier tout ce qui vous est dit et de le vérifier avec soins à la lumière de la Parole de Dieu pour voir si ce qui est dit est réellement la Parole de Dieu. De vous assurer que le passage mentionné dit bien ce qu’il prétend qu’il dit et si le contexte est cohérent avec le propos.

Ne faites plus confiance aveuglément à une personne juste parce qu’elle se dit chrétienne. Allez toujours au fond des choses pour éviter d’être induit en erreur. Si nombres de fausses doctrines telles : l’évangile de prospérité, un jour sauvé toujours sauvé, l’enlèvement prétribulationnel, le mouvement de la Parole de foi, la grâce illimitée, etc., trouve des appuis, c’est parce que les croyants font confiance les yeux fermés sans jamais rien vérifier. C’est là que la séduction trouve toute sa force. 

Rappelez-vous ce que Jésus a dit : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) Faites confiance aux gens que vous connaissez, mais surtout, pour votre protection, allez toujours vérifier ce qu’ils vous disent. C’est une question de vie ou de mort.

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.

L’Église au ciel avant la période tribulations : mythe ou vérité biblique ?

Introduction


L’idée que l’Église sera enlevée au ciel avant une période de tribulations est un enseignement qui fascine de nombreux chrétiens. Cependant, cette perspective mérite une réflexion approfondie à la lumière des Écritures. Selon Romains 2.11, Dieu ne fait pas de favoritisme, et cette justice divine est un principe fondamental pour comprendre la question de l’enlèvement. Examinons donc les arguments bibliques pour déterminer si cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est réellement fondée sur la Parole de Dieu.

L’Église au ciel, une analyse biblique

Avec Dieu, il n’y a pas de passe droit ou encore de favoritisme. Il est dit sur ce sujet que Dieu « ne fait pas de favoritisme ». (Romains 2.11) Cela est répété cinq fois dans le Nouveau Testament. À partir de là, nous pouvons nous attendre que Dieu est juste avec tous et quand Dieu dit quelque chose, il ne ment pas. Ainsi, Affirmer que l’Église sera enlevé et montera au ciel pour une période de sept ans, bien que cela semble fascinant, est incohérent avec les Écritures.

D’abord, Jésus, lui-même, a dit « que personne n’est monté au ciel ». (Jean 3.13) Si Jésus dit que personne n’est monté au ciel et que Dieu ne fait pas de favoritisme alors, l’Église ne peut avoir ce passe droit et accéder au ciel. C’est tout à fait légitime de conclure cela. 

Une autre chose, tous les hommes qui sont morts depuis Adam, aucun d’eux n’est monté au ciel. La Bible nous dit, en premier lieu,  qu’ils sont endormis qui est un euphémisme pour dire que les gens sont mort : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Ensuite, elle nous enseigne qu’ils reposent dans le séjour des morts : « C’est l’Eternel qui fait mourir et vivre, il fait descendre dans le séjour des morts et en fait remonter. (1 Samuel 2.6) Il y a aussi d’autres passages qui confirment cela.

Puis, les gens sont là, dans le séjour des morts, en attendant la résurrection au dernier jour. « Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. (Jean 6.39

Finalement, le dernier jour est celui du retour du Seigneur Jésus : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. » (1 Thessaloniciens 4.16

Nous pouvons aussi constater que le jour de la résurrection des morts est le dernier jour et non pas lors d’un supposé enlèvement avant la période des tribulations. Jésus a mentionné à plusieurs reprise que c’est au dernier jour qu’il ressuscitera les morts et ce ne peut être autrement. 

N’oublions pas que ce sont tous les morts qui vont ressuscité en même temps. Ce n’est pas biblique, non plus, d’affirmer qu’il y aura deux résurrections. Voici un passage que corrobore cela. « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Malheureusement, la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne peut confirmer ce qu’elle avance que par des suppositions et des versets tiré hors de leur contexte. Ce que je vous ai amené est la Parole de Dieu. 

Conclusion


En conclusion, l’examen des Écritures révèle que l’idée de l’enlèvement prétribulationnel est en décalage avec les enseignements bibliques sur la résurrection et le ciel. Jésus et les Écritures nous indiquent clairement que personne n’est monté au ciel avant le retour du Seigneur et la résurrection des morts. En adhérant à une interprétation fidèle de la Bible, nous devons rejeter les spéculations non fondées et nous en tenir à ce que la Parole de Dieu nous enseigne véritablement sur ces questions cruciales.

La bienheureuse espérance révélée : pourquoi Tite 2.13 ne parle pas de l’enlèvement avant les tribulations

Le passage de Tite 2.13, qui mentionne « la bienheureuse espérance », est souvent interprété comme faisant référence à l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Toutefois, une analyse du texte et de son contexte montre que cette interprétation est erronée. En effet, il est crucial de comprendre ce que la Bible dit réellement sur ce sujet pour éviter de tirer des conclusions qui pourraient dénaturer le message biblique. Nous allons examiner de plus près ce passage pour démontrer pourquoi la « bienheureuse espérance » n’est pas l’enlèvement de l’Église avant les tribulations.

Étude du texte de Tite 2.13

L’enseignement qui est amené de nos jours concernant le passage de Tite 2.13 qui nous parle de la « bienheureuse espérance » nous dit : « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13) Effectivement, ce passage mentionne que notre bien heureuse espérance est lorsque sera révélé la gloire de Jésus-Christ qui est son retour. Le problème avec cela c’est que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel collent l’étiquette « enlèvement avant la période des tribulations » à « la révélation de la gloire de Jésus-Christ ». Est-ce que le texte parle d’un enlèvement prétribulationnel ? Est-ce que son contexte en fait seulement une seule allusion ? C’est important de savoir cela parce que dans le cas contraire ce serait de sortir ce verset de son contexte et de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Regardons maintenant ce que dit le contexte de ce passage.

Le contexte de Tite 2.13 se trouve dans la lettre de l’apôtre Paul à Tite, un jeune collaborateur de l’apôtre Paul et pasteur en Crète. Dans ce passage, Paul exhorte Tite à enseigner la saine doctrine et à encourager les croyants à mener une vie pieuse en attendant le retour de Jésus-Christ.

Ainsi, Paul commence ce chapitre deux en donnant des instructions sur la façon dont les différents groupes au sein de l’Église, les hommes âgés, les femmes âgées, les jeunes femmes, les jeunes hommes et les esclaves, doivent se comporter. Il insiste sur la nécessité de vivre une vie conforme à l’Évangile, ce qui témoigne de la transformation intérieure opérée par la grâce de Dieu.

Le verset 13, pour sa part, est situé dans le contexte de Tite 2.11-14 où Paul parle de la grâce de Dieu qui apporte le salut à tous les hommes. Cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, pour vivre dans la sagesse, la justice et la piété dans le présent siècle, tout « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13)

Ce verset met l’accent sur l’attente de la « bienheureuse espérance » qui effectivement est le retour glorieux de Jésus-Christ. Puis, Paul rappelle aux croyants que leur vie doit être marquée par cette attente active, en vivant d’une manière qui honore Dieu, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse du retour de Christ.

En somme, Tite 2.13 s’inscrit dans un passage qui encourage les croyants à vivre pieusement dans ce monde motivé par la grâce de Dieu et l’espoir de la seconde venue de Jésus-Christ.

Pouvons-nous y voir une seule allusion à un enlèvement avant la période des tribulations dans ce contexte ? La réponse est non. Le passage parle bien de la venue de Christ, mais pas de l’enlèvement prétribulationnel. C’est un autre exemple de verset qui est tiré hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Il ne parle pas de l’enlèvement prétribulationnel, mais plutôt de la venue de Jésus qui aura lieu au dernier jour et pas avant. Parce que Jésus le répète quatre fois de suite dans Jean 6.39, 40, 44, 54 qu’il va ressuscité les gens au dernier jour. Ce ne peut pas être avant, parce que ce n’est absolument pas cohérent avec les Écritures.

Certains mentionnent que l’enlèvement est une grande et glorieuse espérance. Pour cela, ils ont raison. Toutefois là, où ils font fausse route, c’est lorsqu’ils affirment que les croyants de la période des tribulations rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement avant la dernière période des tribulations de sept ans. Ils donnent comme référence le passage d’Apocalypse 20.4 qui dit : « Ensuite, je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20.4)  Je ne sais pas si je ne lis pas bien ou si c’est la version de ma Bible qui lui manque des mots, mais il m’apparait que ce n’est absolument pas mentionné que les croyants de la tribulation rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement, avant la dernière période de tribulation de sept ans. Je regarde le contexte et celui-ci ne le mentionne nullement. Alors, d’ou peut provenir un pareil scénario ?

C’est un enseignement imaginatif parce qu’il mentionne que ces croyants de la tribulation passent directement de la mort à la présence de Christ comme s’il passait par le temps et allait droit à l’apparition glorieuse. La référence qui appuie cette idée est 1 Corinthiens 5.8 qui dit: « C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » Où est le rapport, avec ce passage, qu’après la mort les croyants passent directement de la mort à la présence de Christ.

Luc 23.43 est un autre passage qui semble simple à première vu, mais en fait qui demande quelques explications pour le comprendre avant d’affirmer les croyants de la tribulation au moment où ils meurent vont directement avec Jésus dans l’éternité. Voici ce que Luc 23.43 nous dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Le problème avec ce passage c’est que Jésus ne peut pas se contredire ou contredire les Écritures. Jésus lui-même va dire : « Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme. » (Jean 3.13) Alors, si personne n’est monté au ciel pourquoi les croyants morts de la tribulation iraient-ils rejoindre les croyants enlevés avant la période des tribulations ? Pourquoi sont-ils au ciel ? Ont-ils des passe-droits que nous n’avons pas ? 

Une autre chose, le passage de Luc 23.43 peut être compris autrement en changeant la virgule de place, pour une certaine version, et en enlevant les deux points et le mot français qui ont été rajoutés au texte grec original de la version du Semeur que j’utilise. La virgule au temps des apôtres dans le texte n’avait pas la même fonction qu’aujourd’hui. Elle servait seulement à marquer une pause dans le texte. Aujourd’hui, les deux points, les virgules sont ajoutés pour rendre le texte plus claire. Mais parfois, il arrive que les traducteurs aillent faire les tournures de phrases en fonctions de leurs croyances. Maintenant, si l’on s’en tient au texte original grec, le mot « même » de l’expression « aujourd’hui même » est absent. 

Le texte aujourd’hui dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Reprenons la phrase avec les modifications. « Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce peut être un peu différent avec les différentes traductions, mais le résultat est le même. Ce que Jésus semble être en train de lui dire, pour ne pas se contredire, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Pas aujourd’hui, mais à la résurrection au dernier jour. Cela a plus de sens et est plus cohérent avec les Écritures. L’homme n’est pas monté au paradis, il est allé comme tous les autres dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection au dernier jour. La promesse de Jésus est qu’ils sera ressuscité au dernier jour lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ça que la Bible enseigne. Ce passage n’enseigne pas qu’il est monté directement au ciel avec Jésus après sa mort. Ce serait contredire les Écritures.

Comme vous pouvez le constater, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est comme un sceau plein de trous. Il n’y a rien qui se raccroche aux Écritures. Ce n’est que des suppositions et des présuppositions. C’est rempli d’incohérences et de passage sortis hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils veulent. Il ne faut pas de grandes études pour réaliser cela. Il suffit d’un peu de discernement et de questionner le texte et cela nous apparait tout de suite.

La fausse doctrine de l’enlèvement n’est qu’une fausse doctrine parmi tant d’autres auxquels nous sommes, confrontés dans ces temps de la fin. Malheureusement, plusieurs vont se perdre à cause de leur ignorance. C’est cet état de fait qui m’attriste.

Conclusion


En fin de compte, une lecture attentive et contextuelle de Tite 2.13 révèle que ce verset parle de la seconde venue glorieuse de Jésus-Christ, et non d’un enlèvement avant la période des tribulations. Il est essentiel de rester fidèle à l’enseignement des Écritures, sans succomber à des doctrines basées sur des interprétations erronées ou des extrapolations non fondées. La vraie « bienheureuse espérance » des croyants réside dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur, qui viendra au dernier jour pour accomplir pleinement sa promesse de rédemption et de restauration. Que cette espérance nous encourage à vivre dans la piété et la fidélité, en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

L’Église sur la terre n’est pas l’épouse de Christ et voici pourquoi !

Introduction

Depuis longtemps, on enseigne couramment que l’Église, sur la terre, est l’épouse de Christ. Cette idée, profondément ancrée dans la théologie chrétienne, est souvent acceptée sans questionnement. Pourtant, une étude attentive des Écritures révèle que cette interprétation pourrait bien être erronée. Dans les faits, de nombreux prédicateurs, enseignants, et croyants soutiennent cette notion sans pour autant vérifier si elle est véritablement conforme à la parole de Dieu. 

Cet article se propose de réexaminer cette croyance à la lumière des Écritures, en analysant les passages clés souvent cités pour soutenir cette doctrine. L’objectif est de déterminer si, en effet, l’Église est l’épouse de Christ ou si cette idée résulte d’une mauvaise interprétation des textes bibliques. 

Maintenant, ceux qui enseignent la Parole de Dieu utilisent habituellement 4 passages pour appuyer leur théorie comme quoi l’Église serait l’Épouse de Christ. Il s’agit des passages de Matthieu 22.1-4, 25.1-13, 2 Corinthiens 11.2-3 et Éphésiens 5.22-23. Maintenant, prenons chacun des passages et regardons quel est leur contexte. Ceci dans le but d’éviter de sortir l’un de ces passages de son contexte et de l’accoler pour lui faire dire ce que nous voulons. Ensuite, nous pourrons voir si le passage, en question, identifie bien l’épouse de Christ comme étant l’Église. Commençons si vous le voulez bien.


1. Paraboles des noces (Matthieu 22.7-14)


Matthieu 22.7-14 fait partie de la parabole des noces, où Jésus raconte une histoire pour illustrer le royaume des cieux. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 7 Le roi se mit en colère. Il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers et incendia leur ville. 8 Alors il dit à ses serviteurs : « Le banquet de mariage est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9 Allez donc dans les carrefours et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. » 10 Ces serviteurs allèrent sur les routes, ils rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie de convives. 11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut un homme qui ne portait pas de vêtements de noces. 12 Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? » Cet homme resta muet. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : « Attachez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 14 Car beaucoup sont invités, mais peu sont élus. » (Matthieu 22.7-14)

Dans ce passage, nous voyons Jésus raconter cette parabole pour illustrer l’appel de Dieu à entrer dans le royaume des cieux. Et le roi dans la parabole représente Dieu, tandis que le banquet symbolise le royaume des cieux.

Ensuite, il y a les invités originaux. Les premiers invités représentent les Juifs, à qui le message du salut a été initialement offert. Cependant, ils ont refusé l’invitation, ce qui signifie leur rejet de Jésus.

Puis viennent les nouvelles invitations face au rejet des premiers invités. Le roi envoie ses serviteurs inviter tous ceux qu’ils trouvent, symbolisant l’ouverture de l’appel de Dieu à toutes les nations, aux bons et aux mauvais.

Mais dans la salle se trouvait un homme sans vêtement de noces. Cet homme qui se présente sans vêtement de noces symbolise ceux qui acceptent l’invitation de Dieu sans se conformer aux exigences du royaume, qui comprennent une vie transformée par la justice et la sainteté, mais qui ne changent pas de comportement, bien qu’ils fréquentent une église et se croient sauvés, sont en réalité perdus.

Subséquemment vient le jugement final. C’est ce que nous démontre l’exclusion de l’homme sans vêtement de noces. Bien que l’invitation soit large, seuls ceux qui acceptent réellement les conditions de Dieu, par la foi et la repentance, seront acceptés dans le royaume des cieux.

Et Jésus conclut avec une déclaration solennelle : « Beaucoup sont invités, mais peu sont élus », soulignant que l’appel de Dieu est universel, mais que peu répondent de manière adéquate.

Donc, à la lecture du passage et de l’étude de son contexte, pouvons-nous affirmer hors de tout doute que ce passage stipule que l’Église est véritablement l’Épouse de Christ? Absolument pas, excepté, si nous disons que l’Épouse dans la noce est l’Église. Toutefois, soyons honnêtes, ce n’est pas mentionné et aucune allusion n’y est faite même en sous-entendu. Nous ne pouvons donc pas conclure par ce passage que l’Église est l’Épouse de Christ. Cependant, nous pouvons en déduire que les croyants sont les invités de la noce. Regardons maintenant le passage suivant.


2. Paraboles des dix vierges (Matthieu 25.1-13)

Nous allons regarder un autre passage intéressant qui sert à appuyer la théorie selon laquelle l’Église est bien l’épouse de Christ. Ce passage de Matthieu 25.1-13 fait partie de la parabole des dix vierges, qui est une autre parabole racontée par Jésus pour enseigner sur la vigilance et la préparation pour son retour. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 1 Alors, il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre du marié. 2 Cinq d’entre elles étaient insensées et cinq étaient sages. 3 Les insensées, en prenant leurs lampes, n’avaient pas emporté d’huile avec elles 4 tandis que les sages avaient pris, avec leurs lampes, de l’huile dans des flacons. 5 Comme le marié tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. 6 Au milieu de la nuit, on cria : ‘Voici le marié ! Allez à sa rencontre !’ 7 Toutes les jeunes filles se réveillèrent alors et se mirent à préparer leurs lampes. 8 Les insensées dirent aux sages : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ 9 Mais les sages répondirent : ‘Non, il n’y en aurait jamais assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.’ 10 Pendant qu’elles allaient en acheter, le marié arriva : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et la porte fut fermée. 11Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ 12 Mais il répondit : ‘Vraiment, je vous le dis, je ne vous connais pas.’ 13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.  »(Matthieu 25.1-13)

Le contexte de cette parabole se trouve dans le discours de Jésus sur le mont des Oliviers (Matthieu 24-25), où Jésus parle de la fin des temps et de la nécessité d’être prêt pour son retour.

Dans ce passage les dix vierges représentent ceux qui attendent le retour du Christ, le marié symbolisant Jésus. Les cinq vierges sages, pour leur part, représentent les croyants préparés pour la venue du Christ, tandis que les cinq vierges insensées représentent ceux qui ne sont pas prêts.

Jésus parle aussi de l’huile dans cette parabole qui est souvent interprétée comme symbolisant la foi vivante, le Saint-Esprit, ou les œuvres de justice qui accompagnent la foi véritable. Les vierges sages, ayant emporté de l’huile en réserve, sont celles qui ont cultivé une relation continue et authentique avec Dieu. Tandis que les autres ont été négligentes dans leur relation avec Jésus.

Le retard du marié symbolise l’incertitude quant au moment du retour de Jésus. Les vierges qui s’endorment représentent la réalité que la vie continue et que l’attente peut être longue, mais la préparation spirituelle doit être constante. Les croyants doivent se tenir prêts et être vigilants dans l’attente de son retour.

Le cri à minuit annonce l’arrivée du marié, symbolisant le retour soudain de Christ. Seules celles qui étaient prêtes sont admises à la fête de mariage, symbolisant l’entrée dans le royaume de Dieu. Les autres, qui n’étaient pas prêtes, sont exclues, montrant que la préparation spirituelle doit être faite avant le retour de Christ, car une fois qu’il revient, il sera trop tard.

Ainsi, la parabole se termine par un appel à la vigilance : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Jésus met l’accent sur l’importance de vivre dans une attente active et préparée pour son retour, car il viendra à un moment inattendu.

Cette parabole rappelle donc aux croyants l’importance de la préparation spirituelle et de la persévérance dans la foi, en anticipant le retour de Christ.

Maintenant, à la lecture de ce passage, est-il possible de déterminer si les vierges sont l’Épouse de Christ ? Si c’était le cas, pourquoi cinq et non pas une ? Va-t-il en choisir une parmi elles ? 

En vérité, la réalité est bien différente et pour nous aider à comprendre la parabole des dix jeunes filles, il nous faut connaître ce qu’était dans la culture juive du premier siècle la célébration du mariage. C’était un événement communautaire qui durait souvent une semaine. Les vierges, ou les jeunes femmes célibataires de la communauté, jouaient un rôle important dans ces cérémonies. Elles n’étaient pas les fiancées. Ou encore, la fiancée ne se trouvait pas dans ce groupe de vierges.

L’une des coutumes de l’époque était la procession du marié. Le marié venait chercher sa mariée à la maison du père de celle-ci, généralement après la tombée de la nuit, et la ramenait à sa propre maison pour la cérémonie de mariage et la fête qui suivait. 

Les jeunes femmes célibataires, souvent appelées les compagnes de la mariée, portaient des lampes ou des torches allumées et accompagnaient le marié dans cette procession nocturne. Elles étaient là pour égayer le cortège et pour célébrer cette occasion joyeuse. 

Ensuite, les invités étaient amenés dans la maison du marié pour une cérémonie de mariage et à une fête qui pouvait durer plusieurs jours. Les vierges étaient généralement invitées à participer à ces festivités. C’est véritablement intéressant ce que nous découvrons dans la Bible en lien avec la coutume du mariage hébreu du premier siècle. 

Dans la parabole des dix jeunes filles (Matthieu 25.1-13), les vierges attendent l’arrivée du marié pour commencer la procession. Cette parabole est généralement interprétée comme un appel à la préparation spirituelle et à la vigilance, car on ne sait pas quand le « marié », une métaphore pour Jésus, reviendra.

De plus, ce qui est remarquable et en conformité avec les Écritures c’est que le marié venait chercher sa mariée à la maison de son père. C’est ce que nous découvrons comme analogie en Actes 1.8 « Après ces mots, ils le virent (Jésus) s’élever dans les airs et un nuage le cacha à leur vue. » À ce moment, Jésus monta vers la maison du Père de la mariée. Cela nous démontre aussi que la future mariée n’est pas sur la terre. Elle est dans la maison de son Père. 

En outre, ce n’est pas l’Église parce que la mariée est déjà au ciel et Jésus le marié est parti, chez le père de la mariée, pour la prendre avec lui. Et nous voyons que Jésus la ramènera à sa propre maison pour la cérémonie du mariage et la fête qui suivra. Sa propre maison est la nouvelle terre parce que c’est là qu’il régnera pour l’éternité.

Donc, dans ce texte, il n’y a aucune allusion ou mention explicite que l’Église est l’Épouse du Seigneur. C’est encore une fois un texte mal compris auquel on a extrait des passages de leur contexte pour les appliquer à une doctrine boiteuse. Prétendre que les vierges sages sont l’Église en revient à tordre les Écritures pour leur faire dire ce que nous voulons.

Ce n’est pas tout, regardons un autre passage tout aussi intéressant, mais qui peut porter à confusion si nous ne prenons pas garde de regarder le contexte.


3. Fidélité spirituelle à Christ (2 Corinthiens 11.2-3) 

Le passage de 2 Corinthiens 11.2-3 se trouve dans une section de la deuxième épître de Paul aux Corinthiens où il défend son ministère apostolique et exprime son souci pour l’église de Corinthe. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie qui vient de Dieu. En effet, je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. 3 Mais je crains qu’à l’exemple d’Ève, qui se laissa séduire par la ruse du serpent, vos pensées ne se corrompent et se détournent de votre attachement sincère et pur envers Christ. » (2 Corinthiens 11.2-3)

Dans ce contexte, l’église de Corinthe faisait face à des influences extérieures et à de faux enseignants qui tentaient de détourner les croyants de la vérité de l’Évangile prêché par Paul. Ces faux enseignants, probablement des juifs,  se présentaient comme de vrais apôtres et essayaient de discréditer Paul tout en introduisant des enseignements déviants.

Dans ce passage, Paul utilise ici une métaphore nuptiale pour décrire sa relation avec l’église de Corinthe. Il se voit comme un père spirituel qui a fiancé les Corinthiens à Christ, leur époux spirituel. Son objectif est de les présenter à Christ comme une vierge pure, c’est-à-dire une église fidèle, sans tache ni compromis dans sa dévotion à Jésus.

De plus, la « jalousie » dont parle Paul est une jalousie divine, c’est-à-dire un zèle pour la pureté spirituelle de l’église. Ce n’est pas une jalousie pécheresse, mais un désir intense de protéger l’église de toute influence qui pourrait la corrompre ou la détourner de son engagement envers Christ. Et Paul exprime sa crainte que, tout comme Ève a été séduite par le serpent dans le jardin d’Éden, les croyants de Corinthe soient trompés par les faux enseignants et détournés de la pureté de leur foi en Christ. Paul redoute que leur dévotion sincère à Christ soit compromise par des pensées ou des enseignements erronés.

Alors, dans ce passage, Paul exhorte les Corinthiens à rester fidèles à Christ, à ne pas se laisser entraîner par des enseignements qui pourraient les éloigner de la vérité de l’Évangile. Il souligne l’importance de la pureté spirituelle et de la fidélité dans la relation des croyants avec Jésus.

En résumé, 2 Corinthiens 11.2-3 montre l’inquiétude de Paul face aux influences corruptrices qui menacent la foi des Corinthiens. Il les encourage à rester fermement attachés à Christ, comme une fiancée fidèle à son futur époux, et à résister aux tentatives de séduction spirituelle. 

Maintenant, pouvons-nous affirmer sans l’ombre d’un doute que Paul est en train de dire que l’Église est l’Épouse de Christ ? Apparemment, non ! Parce que Paul utilise une métaphore, une image. Il ne fait pas une déclaration ou une affirmation. Ce n’est donc pas une révélation. Nous pouvons donc conclure que ce passage, dans son contexte, ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Examinons maintenant un autre passage. Comme pour les précédents, si nous ne faisons pas attention à le laisser dans son contexte, nous risquons de lui attribuer une signification différente de celle qu’il a réellement. Malheureusement, c’est ce qui s’est produit par le passé, et une majorité de croyants n’ont jamais remis en question la véracité des affirmations faites à partir de ce passage.


4. La relation entre les conjoints (Éphésiens 5.22-23)

Dans ce passage d’Éphésiens 5.22-23 si nous ne faisons pas attention à la façon dont nous le comprenons, nous pouvons très facilement nous y méprendre. C’est ce qui est possiblement arrivé aux théologiens qui ont cru que ce passage affirmait que l’Église était l’Épouse de Christ. Je ne me crois pas meilleure qu’eux, loin de là, mais encore une fois, si nous plaçons ce passage dans son contexte, nous découvrirons qu’il n’affirme aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Nous pouvons également constater qu’Éphésiens 5.22-23 fait partie des instructions que l’apôtre Paul donne aux croyants concernant les relations dans le cadre du mariage. Il s’agit de l’une des sections les plus discutées de la lettre aux Éphésiens, car elle aborde les rôles respectifs des époux dans le mariage chrétien. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 22 Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur ; 23  car le mari est le chef de sa femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. » (Éphésiens 5.22-23)

Dans le contexte global de l’épître, nous voyons que l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens pour les encourager à vivre selon les principes chrétiens, tant dans leurs relations personnelles que communautaires. Il met l’accent sur l’importance de l’unité dans le corps du Christ, qui est l’Église, et sur la transformation nécessaire de la vie des croyants, qui doivent refléter l’amour de Dieu dans tous les aspects de leur existence.

Éphésiens 5.22-33 fait partie d’une plus grande section où Paul donne des instructions sur la manière dont les chrétiens doivent vivre dans leurs familles et au sein de la communauté. Cette section commence par un appel général à tous les croyants : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ ». (Éphésiens 5.21) Ce verset met l’accent sur l’humilité et le respect mutuel.

Également, dans ce passage, Paul parle du rôle de la femme et du mari dans le mariage. Il demande aux femmes d’être soumises à leurs maris « comme au Seigneur ». Cette soumission n’est pas une soumission servile ou dégradante, mais une attitude de respect et de soutien, reflétant la manière dont l’Église se soumet à Christ. Paul compare ensuite, le mari à Christ, le chef de l’Église, soulignant que le mari doit diriger sa famille avec amour, protection, et sacrifice, à l’image de Christ qui a donné sa vie pour l’Église.

La soumission des femmes dans ce passage doit être comprise dans le contexte du commandement précédent (verset 21) d’une soumission mutuelle entre tous les croyants. Cela signifie que dans le mariage chrétien, l’épouse est appelée à honorer son mari, tandis que le mari est appelé à aimer sa femme de manière sacrificielle, comme Christ le fit pour son Église, cherchant toujours son bien-être.

D’autre part, Paul poursuit dans les versets suivants (Éphésiens 5.25-33) en expliquant que le mari doit aimer sa femme « comme Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle ». Ce commandement montre que l’autorité du mari dans le mariage n’est pas autoritaire, mais empreinte de l’amour et du sacrifice pour le bien de sa femme.

En résumé, Éphésiens 5.22-23 s’inscrit dans une section où Paul exhorte les chrétiens à vivre selon des principes de respect, d’amour, et de soumission mutuels dans le mariage. Il compare la relation, entre mari et femme, à celle entre Christ et l’Église, mettant en avant l’importance de l’amour sacrificiel et du respect mutuel.

En conclusion, ce passage ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ, mais il nous la présente comme le corps de Christ dont il est la tête comme nous dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Éphésiens 1.22-23) Comment l’église, que les Écritures nous la présentent explicitement comme son corps, pourrait-elle être à la fois son Épouse ? Bien entendu, avec des passages, comme celui-ci, pris hors de leur contexte et interprétés de façon très boiteuse. Affirmer avec conviction que l’église est l’Épouse de Christ en revient à sortir ces versets de leur véritable contexte. 

Toutefois, la véritable question se pose toujours, qui est l’Épouse de Christ selon la Bible ? Permettez-moi de vous dire que ce que la Bible dit, au sujet de l’Épouse de Christ, ne peut pas être plus clair que cela. Puis, de refuser d’admettre ce que la Bible déclare explicitement, ce n’est rien d’autre que de la malhonnêteté morale ou de l’ignorance. En plus de dire que l’Église est l’Épouse de Christ en considérant ce que la Bible dit explicitement en revient à vouloir intentionnellement induire les croyants en erreurs. 


La Nouvelle Jérusalem prête comme une mariée (Apocalypse 21.2)

D’abord, Apocalypse 21.2 fait partie d’une vision prophétique où l’apôtre Jean décrit la nouvelle création, incluant un ciel nouveau et une terre nouvelle, après le jugement final. Ce passage est l’un des plus symboliques et encourageants du livre de l’Apocalypse, car il annonce l’établissement éternel du règne de Dieu avec son peuple. Voici le verset dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, prête comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » (Apocalypse 21.2)

Le contexte de ce chapitre se situe après le jugement du grand trône blanc (Apocalypse 20) où les morts sont jugés selon leurs œuvres et où la mort et le séjour des morts sont jetés dans l’étang de feu. Ensuite, Jean voit une vision du ciel et de la terre renouvelés, symbolisant le commencement de l’éternité pour ceux qui sont en Christ.

Dans Apocalypse 21.2, Jean décrit la descente de la nouvelle Jérusalem, une ville sainte qui vient directement de Dieu. Cette nouvelle Jérusalem, la ville, est décrite comme une « mariée » préparée pour son époux. 

Ce verset se situe dans le cadre de l’accomplissement final des promesses de Dieu. Après les tribulations et les jugements décrits plus tôt dans l’Apocalypse, ce passage offre donc une vision d’espoir et de consolation : l’assurance d’une existence éternelle en présence de Dieu, dans un lieu où il n’y aura plus de souffrance ni de mort (Apocalypse 21.4).

Ainsi, La nouvelle Jérusalem représente un retour à la communion parfaite entre Dieu et l’humanité, rompue par le péché mais restaurée grâce au sacrifice de Christ. C’est l’accomplissement du plan de Dieu pour rétablir son royaume dans toute sa gloire.

En résumé Apocalypse 21.2 décrit la vision glorieuse de la nouvelle Jérusalem, la cité céleste descendue du ciel comme une mariée préparée pour son époux. Ce passage symbolise l’accomplissement final de l’union entre Dieu et son peuple, marquant le début de l’éternité dans une nouvelle création où règnent la paix, la justice et l’amour divin.

Dans ce passage, nous venons de voir que la Nouvelle Jérusalem s’est parée comme une mariée pour son époux. Vous allez me dire, mais c’est comme les autres exemples que ce n’est qu’une métaphore. Vous avez raison, mais maintenant regardons cet autre passage très convaincant.


La Nouvelle Jérusalem l’Épouse de Christ (Apocalypse 21.9-10)

Les écritures nous présentent la Jérusalem actuelle comme une fiancée que Dieu a déjà voulu épouser. Cette métaphore est utilisée pour exprimer la relation d’alliance que Dieu entretient avec son peuple Israël qui est représenté par Jérusalem. Cependant, cette relation est souvent décrite comme tumultueuse en raison de l’infidélité de Jérusalem. 

Le prophète Ésaïe nous dit : « On ne t’appellera plus « Délaissée », on ne nommera plus ta terre « Désolation », mais on t’appellera « Mon plaisir en elle », et ta terre « Épousée ». Car l’Éternel prendra plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi tes fils t’épouseront ; et comme un époux se réjouit de son épouse, ainsi ton Dieu se réjouira de toi. » (Ésaïe 62.4-5) Dans ce passage, Dieu promet une restauration à Jérusalem après une période d’exil et de jugement. Il utilise l’image du mariage pour décrire cette restauration, soulignant que Jérusalem ne sera plus abandonnée ou dévastée, mais aimée et honorée par Dieu comme une épouse. 

Cependant, Ézéchiel dira : « Alors je passai près de toi ; je te regardai, et voilà que ton âge était celui des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je te fis un serment, j’établis une alliance avec toi — déclare le Seigneur, l’Éternel — et tu devins mienne. » (Ézéchiel 16.8) Ézéchiel raconte l’histoire de Jérusalem sous la forme d’une parabole. Dieu parle de Jérusalem comme d’une femme qu’il a vue grandir, qu’il a choisie et épousée. Cependant, la suite du chapitre montre que Jérusalem a été infidèle à Dieu, se livrant à l’idolâtrie et aux pratiques païennes, ce qui a entraîné le jugement de Dieu.

Dans plusieurs passages de l’Ancien Testament, Dieu utilise l’image du mariage pour décrire sa relation avec Jérusalem. Il se présente comme l’époux de Jérusalem, l’ayant choisi et lié à lui par une alliance. Toutefois, cette relation est souvent marquée par la douleur de l’infidélité de Jérusalem, symbolisant l’idolâtrie et la rébellion du peuple d’Israël. Mais même après ces infidélités, Dieu promet la restauration et la réconciliation, utilisant toujours l’image de l’époux pour exprimer son amour et son engagement envers Jérusalem.

L’apôtre Jean va écrire ceci à propos de la nouvelle Jérusalem en citant les paroles d’un ange : « L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint me dire : « Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. » Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. » (Apocalypse 21.9-10) 

Comme vous le voyez, ça ne peut pas être plus clair que ça. La Parole de Dieu affirme formellement que la nouvelle Jérusalem est l’Épouse de Christ. Pourquoi nombre de théologiens n’ont-ils pas vu ce passage pour affirmer que l’Église est l’Épouse de Christ ? Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre. Où encore, comment peut-on fermer volontairement les yeux sur un passage aussi explicite et faire comme s’il n’existait pas. Ce doit être la nature humaine, je présume.

La relation de Jésus avec son peuple changera de registre dans la Nouvelle Jérusalem. Aujourd’hui, l’Église, constituée de gens, est son corps dont il en est le chef. Le rôle de Christ avec son Église est comparable à une relation maître et esclave. Cependant, dans l’éternité, Christ aura un rôle d’époux envers son peuple. 

Ce qui constitue la Jérusalem actuelle c’est bien entendu les gens, mais comme nous disent les prophètes, ils ne se sont pas bien conduits et Dieu à rejeté Jérusalem. 

Dans l’Éternité, le portrait sera complètement différent. Les gens qui vont vivre dans la Nouvelle Jérusalem sont ceux qui auront revêtu leur corps glorieux. Ainsi, il n’y aura plus de péché dans la ville comme nous dit ce passage : « Rien d’impur ne pourra y pénétrer. Nul homme qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge n’y entrera. Seuls y auront accès ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. » (Apocalypse 21.27)  Puis, Christ, alors la tête de l’Église aujourd’hui, deviendra dans l’Éternité l’Époux. La relation de Christ avec son peuple changera complètement lorsque nous serons avec lui pour toujours. Ce sera désormais une relation d’Époux à Épouse. Ce sera une relation complètement différente. Cependant, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.


Conclusion

En conclusion, l’idée que l’Église sur la terre est l’épouse de Christ repose sur des interprétations qui ont souvent été faites en dehors du contexte biblique. En examinant les passages couramment cités pour soutenir cette idée, il devient évident que ces textes ne désignent pas directement l’Église comme l’épouse de Christ.

Les paraboles de Matthieu 22 et 25, les écrits de Paul dans 2 Corinthiens 11 et Éphésiens 5, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne corroborent pas cette affirmation. 

Au contraire, ils utilisent des métaphores et des illustrations pour enseigner sur des vérités spirituelles, telles que la préparation pour le retour de Christ et la fidélité spirituelle, plutôt que pour établir une doctrine sur l’identité de l’Église en tant qu’épouse.

Ainsi, l’enseignement selon lequel l’Église est l’épouse de Christ, bien que populaire, ne trouve pas de fondement solide dans les Écritures lorsqu’on considère attentivement le contexte de ces passages. Il est primordial de revenir à une interprétation fidèle des Écritures, en évitant de projeter des doctrines préconçues sur les textes bibliques et d’affirmer avec les versets présentés que l’Église est l’épouse de Christ, ici-bas sur la terre, est complètement faux comme je viens de vous le démontrer. Par contre, ceux qui entreront dans la vie éternelle et qui habiteront la nouvelle Jérusalem seront considérés comme l’épouse de Christ. 

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L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi !

Beaucoup de mensonges sont colportés de nos jours. Toutes sortes de théories farfelues et fausses sont propagées par des prédicateurs qui ne prennent pas le temps de scruter les Écritures et qui préfèrent répéter ce que l’on leur a dit. Ce qui fait que le mensonge se propage et devient avec le temps une vérité. Comme on dit: « un mensonge répété souvent devient, avec le temps, une vérité. »

La fausse doctrine des événements de la fin des temps est truffée de mauvaises interprétations de toutes sortes. L’une d’elles est qu’à partir du chapitre 4 de l’Apocalypse l’église n’est plus présente dans le livre. D’après l’enseignement répété, elle serait enlevée au chapitre 4.1 ce qui est invraisemblable d’accepter une telle théorie, parce qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans son contexte, qui confirme cela. Ce n’est qu’une déduction fantaisiste que certains ont faites.

Puis, l’Église referait son apparition lorsque Jésus reviendrait avec ses saints, ses saints étant les croyants enlevés avant la période des tribulations. Bon, cela est un autre sujet intéressant que je discuterai une autre fois.

Honnêtement, nous avons ici tous les éléments pour créer un conte fantastique. C’est malheureusement ce qui se produit avec toutes ces doctrines aussi farfelues que fausses qui sont véhiculées depuis des décennies. 

Prenons par exemple l’affirmation qui mentionne que l’église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse à partir du chapitre quatre. Je tiens à vous dire que pour justifier ce mensonge, ces enseignants ont inventé le fait que c’était des gens qui seront sauvés après l’enlèvement. Une théorie qui n’est absolument pas soutenue nulle part dans les Écritures de quelques façons que ce soit. Cela repose seulement sur l’imaginaire de personnes refusant de voir la vérité. 

Maintenant, prenons le temps de regarder la présence de l’Église tout au long du livre de l’Apocalypse. Celle-ci apparaît 13 fois après le chapitre 4. Nous la retrouvons au milieu même des tribulations tout en étant protégé par Dieu sous sa main protectrice comme nous dit le psalmiste : « Qui s’abrite auprès du Très-Haut, repose sous la protection du Tout-Puissant. » (Psaumes 91.1) 

Il y a des termes différents en français qui traduisent le mot grec hagios selon les traducteurs et les divers traductions de nos Bibles en français. Par exemple la Bible Louis Second traduits ce mot par les saints. La Parole de vie utilise l’expression ceux qui appartiennent à Dieu. La Bible en Français courant (97) utilise la tournure le peuple de Dieu. Pour terminer, la Bible du Semeur utilise la locution les membres du peuple saint. Toutes ces formes ne font que décrire l’Église. 

Maintenant, avant de regarder quelques exemples, j’aimerais vous faire remarquer que partout dans le Nouveau Testament où cette expression les membres du peuple saint est utilisée, elle sert à décrire l’église. Je vous donne seulement quelques exemples, mais avec une concordance, il est très facile de retrouver les autres références. 

La première mention se retrouve dans le livre des Actes : « Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. » (Actes 9.32) Nous voyons bien, sans aucun doute, que cela fait référence à un groupe de chrétiens.

Ensuite, Paul va dire alors qu’il défend sa cause devant le roi Agrippa : « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. » (Actes 26.10-18) Nous savons tous que selon les Écritures que le pharisien Paul persécutait les chrétiens avant sa conversion et les faisait jeter en prison à cause de leur foi.

Puis, ce passage de 1 Corinthiens 14.33 est tout de même très explicite lorsqu’il dit : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint ». Ce n’est pas bien difficile de comprendre que les membres du peuple saint sont les chrétiens.

Il y a plusieurs autres références que je ne peux citer ici dans cet article. Chaque fois que les membres du peuple saint sont écrits, c’est la traduction du mot grec hagios. Celui-ci apparait au bas mot 31 fois du livre des Actes jusqu’au livre de Philémon. De plus, chaque fois qu’il est mentionné, il fait référence aux chrétiens.

Maintenant, la question que je pose est que si chaque fois qu’il apparait dans le Nouveau Testament il fait référence aux chrétiens, pourquoi cela serait-il différent dans le livre de l’Apocalypse ? Je sais qu’il y a toutes sortes de théories qui justifient le fait que ce n’est pas les croyants, mais honnêtement pouvons-nous accepter ce fait seulement parce que des gens le disent ? Alors que la Bible dit le contraire. Cette simple mention de ce fait vient détruire toute la théorie de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Si nous voulons être honnêtes avec soi-même, regardons les choses comme il se doit.

Regardons quelques références se rapportant aux membres du peuple saint, les chrétiens dans l’Apocalypse. Nous retrouvons cette expression 13 fois du chapitre 5 au chapitre 20 de l’Apocalypse. C’est à peine croyable de fermer les yeux sur une telle évidence. Plus encore de créer de toutes pièces une théorie pour justifier un concept qui est totalement faux. Je parle du concept de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Cela est encore enseigner allègrement dans les églises aujourd’hui. C’est un péché que d’affirmer une chose pareil. Vous savez comme moi que les enseignants seront jugés plus sévèrement, nous dit l’apôtre Jacques. (Jacques 3.1)

La référence à l’Église dans l’Apocalypse apparait au chapitre 5. 8; 8.3, 4; 11.18; 13.7, 10; 14.12; 16.6; 17.6; 18.20, 24; 19.8 et finalement 20.9. Je vais prendre seulement trois références et vous pouvez aller vérifier le reste. D’ailleurs, à la fin de cet article, je vais mettre toutes les références du Nouveau Testament incluant l’Apocalypse.

D’abord, ce passage : « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » (Apocalypse 13.7)  Lorsque je parle de la présence de l’Église pendant la période des tribulations, ceci en est un bon exemple. Il serait difficile de le nier à moins de fermer volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence.

Un autre passage qui nous démontre la réalité des choses pour les chrétiens pendant la période des tribulations : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » (Apocalypse 13.10 ) C’est un autre passage qui mentionne explicitement la présence de l’église pendant la période des tribulations alors que la bête déchaine toute sa colère sur les chrétiens.

Finalement, pour conclure cet article, ce passage nous dit : « Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » (Apocalypse 18.20) Le contexte de ce passage est lors de la ruine de Babylone. 

Comme vous avez pu le voir, l’Église sera sur la terre pendant la période des tribulations. Prenez le temps de vérifier les références inscrites, ici, à la fin de cet article. 


Référence biblique concernant les membres du peuple saint 

Actes 9.32 Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. 

Actes 26.10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. 

Actes 26.18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec les membres du peuple saint. » 

Romains 8.27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour les membres du peuple saint. 

Romains 15.25 Pour l’instant, je vais à Jérusalem pour le service des membres du peuple saint. 

Romains 15.31 Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. 

Romains 16.2 Réservez-lui, en vertu de votre union commune au Seigneur, l’accueil que lui doivent des membres du peuple saint. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi. 

Romains 16.15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les membres du peuple saint qui sont avec eux. 

1 Corinthiens 6.1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un frère ou une sœur, comment ose-t-il le citer en justice devant des juges incroyants au lieu de recourir à l’arbitrage des membres du peuple saint ? 

1 Corinthiens 14.33 Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint, 

1 Corinthiens 16.15 Encore une recommandation, frères et sœurs : vous connaissez Stéphanas et sa famille. Vous vous souvenez qu’ils ont été les premiers à se convertir au Seigneur dans toute l’Achaïe. Vous savez qu’ils se sont spontanément mis au service des membres du peuple saint. 

2 Corinthiens 1.1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. 

2 Corinthiens 9.13 Par ce service, vous allez démontrer la réalité de votre engagement. Aussi ces membres du peuple saint loueront-ils Dieu pour l’obéissance par laquelle s’exprime votre foi en l’Evangile de Christ. Ils le loueront aussi pour la largesse avec laquelle vous partagez vos biens avec eux et avec tous. 

Éphésiens 1.15 Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les membres du peuple saint, 

Éphésiens 1.18 qu’il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l’héritage que Dieu vous fera partager avec les membres du peuple saint, 

Éphésiens 2.19 Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. 

Éphésiens 3.8 Oui, c’est à moi, le plus petit de tous les membres du peuple saint, que Dieu a fait cette grâce d’annoncer aux non-Juifs les richesses insondables de Christ 

Éphésiens 4.12 Il a fait don de ces hommes pour que les membres du peuple saint soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. 

Éphésiens 5.3 Quant à l’immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu’il n’en soit pas même question entre vous : ce ne sont pas des sujets de conversation qui conviennent aux membres du peuple saint, 

Éphésiens 6.18 En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, 

Philippiens 1.1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, saluent tous ceux qui, par leur union à Jésus-Christ, sont membres du peuple saint, et qui vivent à Philippes, ainsi que les dirigeants de l’Eglise et les diacres. 

Philippiens 4.22 Tous les membres du peuple saint vous adressent leurs salutations, et en particulier ceux qui sont au service de l’empereur. 

Colossiens 1.4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les membres du peuple saint. 

2 Thessaloniciens 1.10 lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

1 Timothée 5.10 Elle doit être connue pour ses œuvres bonnes, avoir bien élevé ses enfants, ouvert sa maison aux étrangers, lavé les pieds des membres du peuple saint, secouru les malheureux, et pratiqué toutes sortes d’actions bonnes. 

Philémon 5 car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et envers tous les membres du peuple saint. 

Apocalypse 5.8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.3 Un autre ange vint et se plaça sur l’autel. Il portait un encensoir d’or. On lui remit de nombreux parfums pour les offrir sur l’autel d’or devant le trône avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 11.18 Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 

Apocalypse 13.7 Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. 

Apocalypse 13.10 Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. 

Apocalypse 14.12 C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. 

Apocalypse 16.6 Parce qu’ils ont versé le sang des membres du peuple saint et des prophètes, tu leur as aussi donné à boire du sang. Ils reçoivent ce qu’ils méritent. 

Apocalypse 17.6 Je vis qu’elle était ivre du sang des membres du peuple saint et des témoins de Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé. 

Apocalypse 18.20 Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. 

Apocalypse 18.24 et que chez toi on a vu couler le sang des prophètes et des membres du peuple saint, ainsi que de tous ceux qu’on a égorgés sur la terre. 

Apocalypse 19.8 Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente le statut des membres du peuple saint déclarés justes. 

Le mythe du retour des enfants d’Israël comme signe de la fin des temps

Le titre peut surprendre, mais c’est un fait vérifiable de la Parole de Dieu. L’enseignement populiste de l’enlèvement prétribulationnel nous enseigne qu’à cause du retour de Jésus les enfants d’Israël seront ramenés d’entre les nations des quatre coins de la terre dans leurs pays. Le problème avec cet énoncé c’est que c’est une cette fausse théorie. Ce sont des versets qui ont été sortis de leur contexte. Je vais vous le démontrer simplement en regardant le contexte de quatre versets qui sont utilisés pour appuyer faussement un événement qui n’implique absolument pas Israël à la fin des temps. Vous allez voir que le mensonge est gros, très gros, et que toute cette fausse doctrine induit les enfants de Dieu en erreur en ce qui concerne le retour de Jésus laissant entrevoir des scénarios qui sont peu probable.

Nous allons regarder quatre références, de l’Ancien Testament, que ces enseignants utilisent pour appuyer le fait que les enfants d’Israël seraient ramenés d’entre les nations dans la terre promise juste avant le retour du Seigneur Jésus. Il s’agit d’Ésaïe 11.11-12; Ézéchiel 36.34; 37.20-22 et finalement Sophonie 3.19-20. Regardons chacun de ces passages dans leur contexte pour tenter de voir si ces passages peuvent s’appliquer à un retour des enfants de Dieu dans leur pays à la fin des temps.


Ésaïe 11.11-12

D’abord, regardons ce que nous dit Ésaïe: « 11 En ce jour-là, le Seigneur étendra sa main une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Égypte, à Patros et en Éthiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières. 12 Il dressera son étendard en direction des peuples étrangers ; quant aux exilés d’Israël, il les rassemblera, et les dispersés de Juda, il les regroupera des quatre coins du monde. » (Ésaïe 11.11-12)

À première vue, ce passage parle bien que le Seigneur va ramener ses enfants des quatre coins de la terre des villes et des régions qui y sont mentionnés. Maintenant, regardons ce que nous dit le contexte pour voir si ce sera à la fin des temps juste avant le retour du Seigneur Jésus. 

Le passage d’Ésaïe 11.11-12 se trouve dans un chapitre qui prophétise la venue d’un règne messianique idéal, souvent interprété comme annonçant la venue de Jésus-Christ après des temps difficiles pour les membres de son peuple. 

Ésaïe 11, pour sa part, commence par une description de la venue d’un « rameau » issu du tronc de Jessé (le père de David), ce qui est compris comme une prophétie concernant un futur roi de la lignée de David, connu sous le nom de Messie. Ce Messie sera rempli de l’Esprit de l’Éternel et incarnera la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de l’Éternel (Ésaïe 11.2-3). 

Sous son règne, le Messie jugera avec justice les pauvres et les humbles, et rétablira la paix et l’harmonie dans toute la création. Cette section du chapitre 11 évoque une ère de paix où même les animaux sauvages vivront en harmonie avec les humains, symbolisant la restauration complète de l’ordre divin. Cela peut s’apparenter au règne de mille ans.

Dans les versets 11-12, Ésaïe chapitre 11 prophétise que dans ce jour-là, l’Éternel tendra de nouveau la main pour racheter le reste de son peuple. Ce peuple est dispersé dans plusieurs régions du monde : Assyrie, Égypte, Pathros (une région d’Égypte), Kouch (probablement la région correspondant à l’actuel Soudan), Élam (partie de l’Iran moderne), Shinar (ancienne Mésopotamie), Hamath (nord de la Syrie actuelle), et les îles de la mer (qui pourraient désigner diverses régions côtières et insulaires).

Le prophète parle d’un rassemblement des exilés d’Israël et de Juda, montrant que Dieu rétablira son peuple de toutes les nations où ils ont été dispersés. Ce rassemblement est souvent vu comme un acte de restauration et de rédemption, marquant le retour des exilés à leur terre promise sous la direction du Messie.

Ces versets symbolisent l’espoir d’un retour à la terre promise pour le peuple d’Israël, mais ils sont aussi interprétés dans une perspective eschatologique plus large, où le Messie rassemble tous les croyants de toutes les nations pour former un peuple unifié sous le règne de Dieu. Ils soulignent le thème de la restauration divine, où Dieu agit pour racheter et rétablir son peuple, non seulement pour Israël, mais pour tous les croyants. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ? le peuple de Dieu dans l’ère que nous vivons n’est pas Israël, mais l’église qui est constituée d’hommes et de femmes de toutes les nations, incluant les israélites qui ont cru en Jésus et mis leur foi en lui. Le reste des juifs ne sont pas considérés comme étant le peuple de Dieu. J’ai mentionné dans mon dernier article qu’à la fin des temps, il n’y a pas trois groupes de personnes, mais bien deux qui sont les croyants et les non croyants. Les gens du peuple d’Israël actuellement se retrouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

C’est effectivement ce qui va se passer lorsque Jésus va revenir comme l’apôtre Paul nous décrit la scène en disant: « 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17) C’est de ce moment dont il est question lorsque Christ reviendra. Les morts et les vivants de toutes les nations ayant mis leur foi en Jésus seront rassemblés des quatre coins de la terre avec Christ sur la montagne sainte à Jérusalem.

C’est ce qui fait que ce passage est souvent compris comme une image du rassemblement eschatologique des croyants à la fin des temps, sous la bannière du Christ, le Messie, et non pas comme un rassemblement physique du peuple d’Israël actuel.


Ézéchiel 36.24

Un autre passage est celui d’Ézéchiel 36.24 qui mentionne: « Je vous ferai revenir de chez les autres peuples, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24) Comme on peut le voir, au premier coup d’œil, ce passage parle bien d’un retour des enfants d’Israël dans leur pays. Maintenant, regardons le contexte pour voir ce qu’il en est exactement. 

Le passage d’Ézéchiel 36.24, que nous venons de lire, se trouve dans un chapitre où Dieu, à travers le prophète Ézéchiel, annonce une promesse de restauration pour le peuple d’Israël. Ce chapitre est une prophétie adressée aux israélites exilés, décrivant leur retour dans leur terre promise, leur purification spirituelle, et la bénédiction de Dieu sur leur nation. Jusqu’ici, ça n’a rien à voir avec le retour du Seigneur Jésus. Ça plutôt tout à voir avec le retour des Juifs de Babylone.

Mentionnons également qu’Ézéchiel 36 fait partie d’une série de prophéties dans lesquelles Dieu promet de restaurer Israël après une période de jugement et d’exil. Le chapitre commence par une adresse aux montagnes d’Israël, symbolisant la terre qui sera un jour repeuplée et restaurée. Dieu condamne les nations environnantes qui ont profité de la chute d’Israël, mais ensuite, il annonce la restauration de la terre et du peuple d’Israël. Dans ce chapitre, Dieu parle de la manière dont il ramènera son peuple de Babylone sur leur terre, purifiant leur cœur, leur donnant un nouvel esprit, et renouvelant leur relation avec lui. Il s’agit d’une promesse de transformation spirituelle et de rétablissement national.

Le verset 24 se situe dans une section où Dieu annonce qu’il va ramener les israélites dispersés parmi les nations à leur propre terre. Ce retour est décrit comme une action de Dieu en faveur de son peuple, motivée par son nom et sa sainteté, et non par les mérites d’Israël. Dieu veut démontrer sa puissance et sa fidélité en accomplissant cette promesse.

En réalité, ce verset est une promesse de Dieu concernant la fin de l’exil du peuple d’Israël et leur retour dans la terre promise. Cet exil prit fin en 538 av. J.-C. Cela représente non seulement un retour physique, mais aussi un retour à une relation correcte avec Dieu, qui est développée dans les versets suivants où Dieu promet de les purifier, de leur donner un cœur nouveau, et de mettre en eux son Esprit. Comme nous pouvons le constater, le contexte n’a rien à voir avec le retour de Jésus, mais plutôt avec le retour de l’exil. C’est de la manipulation d’utiliser ce passage pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas.


Ézéchiel 37.20-22

Maintenant, regardons un autre passage du prophète Ézéchiel qui est aussi utiliser en lien avec le retour du Seigneur Jésus mentionnant: « 20 Tu garderas en main, bien visible pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais prendre les israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. » (Ézéchiel 37.20-22)

Ce passage parle bien d’un retour du peuple d’Israël dans son pays. Regardons le contexte pour tenter de voir de quoi il en ressort exactement et si c’est honnête de s’en servir pour appuyer un retour du peuple d’Israël en terre sainte lors du retour de Jésus. 

Nous pouvons constater que le passage d’Ézéchiel 37.20-22 fait partie de la célèbre vision des deux bâtons du prophète, qui symbolise la réunification et la restauration du peuple d’Israël. Cette vision se situe dans un contexte de promesses de restauration nationale pour Israël, un thème récurrent dans les chapitres 36 et 37 du livre d’Ézéchiel.

Le chapitre 37 est divisé en deux parties principales. La première parle de la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37.1-14). Cette vision symbolise la résurrection nationale d’Israël, qui, bien que dispersé et spirituellement mort en exil, sera ramené à la vie par l’action puissante de Dieu. La seconde partie est la prophétie des deux bâtons (Ézéchiel 37.15-28). Dans cette deuxième partie, Dieu ordonne à Ézéchiel de prendre deux bâtons et d’écrire sur l’un « Pour Juda et les enfants d’Israël qui lui sont associés » et sur l’autre « Pour Joseph, bâton d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël qui lui est associée ». Ensuite, Ézéchiel doit réunir les deux bâtons en un seul, symbolisant la réunification des royaumes divisés d’Israël, le royaume du Nord, appelé aussi Israël ou Éphraïm, et le royaume du Sud, appelé Juda. Jusqu’a maintenant, nous pouvons voir qu’il ne s’agit en rien d’un rassemblement d’Israël lors du retour du Seigneur Jésus. Toutefois, continuons pour être bien certain.

Les versets 20-22 que j’ai mentionnés et principalement le verset 21 qui est utilisé pour appuyer leur fausse doctrine se situe précisément dans la prophétie des deux bâtons. Donc dans un contexte de réunification d’Israël après l’exil et pas avant le retour du Seigneur Jésus. Les deux bâtons représentent les deux royaumes d’Israël : le royaume du Nord (Israël/Éphraïm) et le royaume du Sud (Juda). La division des deux royaumes avait eu lieu après la mort de Salomon, et les deux avaient ensuite suivi des chemins séparés avant d’être finalement conquis et dispersés par les Assyriens (Israël) et les Babyloniens (Juda).

Cependant, Dieu promet de réunir ces deux royaumes en un seul, mettant ainsi fin à la division qui existait depuis des siècles. Ce nouveau royaume unifié sera sous la gouvernance d’un seul roi, ce qui est interprété par de nombreux commentateurs comme une prophétie messianique, indiquant la venue d’un roi descendant de David, souvent identifié comme le messie Jésus.

Le passage souligne principalement le retour du peuple d’Israël de son exil, dispersé parmi les nations. Dieu promet de les ramener dans leur propre terre, un thème qui fait écho aux prophéties de restauration que l’on retrouve ailleurs dans Ézéchiel notamment dans les chapitres 36 et 37.

Ce passage est souvent interprété comme un symbole de l’unité spirituelle et nationale du peuple de Dieu, qui, après avoir été dispersé et divisé, sera réuni sous un seul souverain messianique. Dans une perspective chrétienne, ce roi est identifié comme Jésus-Christ, qui unifie tous les croyants, juifs et non-juifs, en un seul peuple de Dieu comme le mentionne l’apôtre Paul: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28)

En résumé, Ézéchiel 37.20-22 se situe dans un contexte de promesse de restauration et de réunification d’Israël, symbolisant l’espoir d’unité nationale et spirituelle sous la direction divine après des années d’exil.


Sophonie 3.19-20

Finalement, regardons un dernier passage utilisé pour appuyer ce faux enseignement. Le prophète Sophonie nous dit: « 19 En ce temps-là, j’interviendrai contre tous ceux qui t’auront opprimée, je sauverai les brebis éclopées, et je rassemblerai celles qu’on a chassées, et je rendrai mon peuple glorieux et renommé partout dans tout pays où vous aurez connu la honte. 20 En ce temps-là, je vous ramènerai, oui, quand je vous rassemblerai, je vous rendrai renommés et glorieux chez tous les peuples de la terre. Je le ferai quand, sous vos yeux, moi, je changerai votre sort, l’Éternel le déclare. » (Sophonie 3.19-20)

Ce passage parle effectivement d’un retour des enfants d’Israël en terre promise. Il est accompagné de promesses pour ceux-ci. Mentionnons d’abord que Sophonie exerça son ministère prophétique durant le règne du roi Josias de Juda (640 à 609 av. J.-C.) Le peuple d’Israël n’avait pas encore été déporté à ce moment-là, mais Dieu parlait à travers son prophète pour dire à son peuple que bien qu’il soit déporté, Dieu allait les ramener et prendre soin d’eux. C’était en quelque sorte un encouragement à ceux qui comme Sophonie, Jérémie et assurément bien d’autres croyaient en la rédemption de Dieu. Maintenant, regardons le contexte afin de voir si ce passage est toutefois bien utilisé en regard du retour du Seigneur Jésus. 

Sophonie 3.19-20 se trouve dans la dernière section du livre de Sophonie, qui est un livre prophétique composé de seulement trois chapitres. Le contexte de ces versets est un message de réconfort et de restauration pour le peuple de Dieu après une période de jugement sévère.

Le livre de Sophonie commence par des annonces de jugement contre Juda, Jérusalem et les nations environnantes. Sophonie prophétise la venue du « Jour de l’Éternel », un jour de grande colère où Dieu punira sévèrement les péchés de son peuple et des nations. Le thème principal du livre est donc le jugement, mais aussi l’espoir de restauration.

Le chapitre 3 de Sophonie peut être divisé en trois parties. La première partie, les versets 1-7 annoncent la condamnation et le jugement de Jérusalem. Celle-ci est décrite comme une ville rebelle, corrompue et désobéissante. Malgré les avertissements de Dieu, le peuple n’a malheureusement pas changé de comportement. La seconde division est composée des versets 8-13 qui annoncent du jugement universel et de la purification des nations. Dieu annonce qu’il rassemblera les nations pour les juger, mais il parle aussi d’un reste purifié qui invoquera son nom. Finalement, la troisième partie comprenant les versets 14-20 est la promesse de rétablissement et de joie. Cette section, qui inclut les versets 19-20, est un message d’espoir et de consolation. Elle annonce la restauration de Jérusalem et la joie future du peuple de Dieu.

Ces versets concluent le livre avec une note d’espoir et de rédemption. Dieu promet d’intervenir en faveur de son peuple, de punir leurs oppresseurs, de guérir les boiteux, de rassembler ceux qui ont été dispersés, et de les transformer en un peuple glorifié. C’est un contraste saisissant avec les précédents jugements annoncés, montrant que la miséricorde de Dieu triomphera finalement de la colère.

Dieu promet également de rassembler les exilés et de restaurer leur dignité et leur position parmi les nations. Le thème du retour des captifs et du rétablissement est un thème récurrent dans les prophéties de l’Ancien Testament, symbolisant non seulement un retour physique en terre d’Israël, mais aussi une restauration spirituelle et nationale.

Finalement, ce passage indique que le peuple de Dieu, autrefois méprisé et dispersé, deviendra un sujet de louange et de gloire dans le monde entier. Cela peut être compris comme une promesse de l’accomplissement ultime des plans de Dieu pour son peuple, où ils seront reconnus et honorés pour leur relation avec l’Éternel.

Toutefois, pour les lecteurs juifs de l’époque, ces versets étaient une promesse de la fin de l’exil et de la restauration nationale sous la bénédiction de Dieu. Pour les chrétiens, ces versets sont souvent vus comme une anticipation de la rédemption ultime qui se réalise en Christ, où tous les croyants, juifs et gentils, sont réunis en un seul peuple de Dieu, trouvant ainsi leur pleine rédemption et gloire en Lui.

En résumé, Sophonie 3.19-20 se trouve dans un contexte de promesse de rétablissement et de rédemption pour le peuple de Dieu, marquant la transition de la colère divine à la restauration et la gloire future de ceux qui lui sont fidèles. Ce passage fut un puissant encouragement et une source de réconfort pour le peuple dispersé sachant qu’un jour Dieu restaurerait son peuple. De la même manière, les différentes promesses du retour de Jésus sont un puissant encouragement pour les croyants aujourd’hui, mais le seront sûrement plus pour les croyants qui souffriront pendant la période des tribulations.


Conclusion

Pour conclure, en examinant attentivement les passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, il devient évident que ces versets, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne soutiennent pas cette interprétation. Les prophéties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Sophonie, bien que puissantes et porteuses d’espoir pour le peuple de Dieu, se rapportent principalement à la restauration d’Israël après l’exil et au règne messianique à venir. Elles n’ont pas pour but de décrire un enlèvement physique du peuple d’Israël actuel avant la période des tribulations.

Le rassemblement mentionné dans ces passages est souvent symbolique, représentant l’unification du peuple de Dieu sous la gouvernance du Messie, qui est Jésus-Christ. En déformant ces Écritures pour appuyer une théologie non conforme à leur sens original, on risque d’induire en erreur les croyants sur la nature du retour de Jésus et les événements de la fin des temps.

Ainsi, plutôt que de suivre des enseignements basés sur des interprétations erronées, il est essentiel pour les chrétiens de revenir à une lecture contextuelle et fidèle des Écritures, afin de comprendre correctement les promesses divines concernant le retour de Christ et le rassemblement final de son peuple.