Le retour de Jésus : l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Bible 

La Bible parle beaucoup du prochain retour du Seigneur Jésus. Il y a, dans toutes les Écritures, environ 1800 versets mentionnant ou faisant allusion au retour du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, seulement, ce thème représente 19 % de celui-ci. Ainsi, le retour de Jésus est l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Parole de Dieu, particulièrement dans le Nouveau Testament.

C’est un message très important pour aujourd’hui alors que nous vivons véritablement les événements de la fin. Il est impératif de parler de cet événement qui impactera la vie de tous les habitants de la terre lorsqu’il se produira. 

Malheureusement, ce thème est obscurci par les différentes opinions chrétiennes sur le sujet. C’est normal puisque c’est le rôle du tentateur de semer le trouble parmi les croyants. Les nombreuses fausses croyances viennent détruire ce que la Bible dit véritablement du sujet. Les multiples conceptions et idéologies personnelles détruisent l’impact de ce grand événement qui se produira au dernier jour (Jn 6.39), comme la Bible le mentionne (1 Th 4.15), lorsque Jésus apparaîtra dans le ciel avec ses saints anges (1 Th 3.13).

Prenons le temps d’étudier le sujet à la lumière des écritures et avec l’aide du Saint-Esprit. Mettons de côté tout ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant et laissons le Seigneur lui-même nous enseigner véritablement sur le sujet. Vous allez voir que la vérité ne se retrouve pas dans aucune de ces fausses doctrines qui sont enseignées en ce moment dans la chrétienté.

Il faut demander le discernement du Saint-Esprit afin de pouvoir différencier le vrai du faux. Un spécialiste en billets de banque, à l’époque, disait qu’il est important de bien connaître les particularités d’un vrai billet si l’on veut reconnaître le faux. C’est la même chose aujourd’hui avec le sujet du retour de Jésus. Pour reconnaître les fausses doctrines, il nous faut véritablement connaître particulièrement la Parole de Dieu.

Ce que je crains, c’est que les croyants vont continuer de se tirailler sur ce sujet pour démontrer orgueilleusement qui a raison et qui a tort et passer à côté de ce qui est le plus important. Jésus a bien dit que « Si une famille est divisée, cette famille ne peut pas subsister. » (Mc 3.25) C’est le cas, si la famille chrétienne est divisée, comme elle l’est aujourd’hui sur ce sujet, comment pourra-t-elle subsister lors des jours d’épreuves qui vont venir. (Ap 13.10)

Le jour viendra ou la famille de Dieu se retrouvera unie dans la même cause lorsque celle-ci sera soumise à la persécution sous le règne de l’antichrist. Horsmis, le fait que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10) dans ce moment de dure épreuve, un reste, préparé pour ce moment, témoignera avec puissance du Seigneur Jésus invitant les gens à se repentir et à reconnaître le Jésus comme leur Seigneur et sauveur.

Le moment de son retour sera un moment de grande libération et de joie pour les fidèles serviteurs qui auront persévéré jusqu’au bout. Serons-nous de ceux qui persévéreront ? C’est aujourd’hui que ça se décide.

Liste des fausses doctrines dans l’Église

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

Les fausses doctrines des derniers temps

Les fausses doctrines des derniers temps

Nous vivons véritablement dans les derniers temps. Le monde politique est en effervescence. Nous entendons de plus en plus parler de guerres et de menaces de guerre. Cela est omniprésent dans les différents bulletins d’infos.

Parmi tout ce qui se passe sur la scène mondiale, nous pouvons percevoir que l’Église du Seigneur Jésus n’est pas non plus épargnée. En son sein, il y a de multiples fausses doctrines qui ont pris place, et cela depuis le début. Il y en a aussi beaucoup qui émergent en cette période de la fin des temps.

La Bible ne nous laisse pas dans l’ignorance concernant ce fait. Bien au contraire, Jésus nous a d’abord prévenus en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Matthieu 24.4-5) 

C’est ce que nous pouvons constater en ce moment dans l’Église. Plusieurs viennent prêcher et enseigner au nom du Seigneur Jésus et apportent de fausses doctrines. D’ailleurs, cela a pour effet de détourner les croyants vulnérables de la foi. 

L’apôtre Paul fait une déclaration qui n’est pas sans nous surprendre lorsqu’il va dire à son collaborateur Timothée : « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1)

Il nous est dit que « l’Esprit déclare clairement ». Les paroles de l’Esprit saint ne sont pas floues ou énigmatiques. Elles sont dites clairement « dans les derniers temps », les temps que nous vivons. Je peux vous dire que les fausses doctrines sont légion dans l’Église actuellement. Les croyants peinent à faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et la fausse doctrine. L’esprit de plusieurs est confus dans tout ce qui se dit en prétendant que c’est la parole de Dieu. 

L’apôtre Paul dira également que ce sont « des enseignements inspirés par des démons », rien de moins. Nous avons aujourd’hui des gens, qui non seulement, croient ces fausses doctrines, mais aussi les enseigne et par-dessus tout les défendent en prétendant que c’est la vérité de la Parole de Dieu alors que tout l’argumentaire ne repose que sur des versets sortis de leurs contextes. 

Pourquoi ces gens ne voient-ils pas la vérité de la Parole de Dieu ? Parce qu’ils se sont détournés de la foi et qu’ils se sont attachés à des esprits trompeurs, nous dit Paul. Lorsque tu es confronté à un esprit trompeur, il faut du discernement pour voir la subtilité des choses. Plusieurs ne peuvent voir parce qu’ils sont complètement séduits. 

Maintenant, leur dire qu’ils sont séduits n’est pas un argument valable pour eux parce qu’ils ne voient absolument pas que ce qu’ils défendent est en réalité une fausse doctrine. Paul va dire à Timothée que ces gens sont « séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » (1 Timothée 4.2).

Certains prédicateurs, eux-mêmes séduits, « par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » vont enseigner une fausse doctrine et séduire certains de leurs auditeurs. C’est une situation qui prévaut dans l’Église du Seigneur Jésus au point que le prédicateur qui déclare la vérité de la Parole de Dieu est vu comme un prédicateur de mensonge.

Plusieurs se sont détournés de la foi et se sont attachés à des esprits trompeurs comme le mentionne la Parole de Dieu. Régulièrement, des prédicateurs se lèvent et enseignent de fausses doctrines sans même s’en rendre compte tout simplement parce qu’ils se sont laissé séduire par « des enseignements inspirés par les démons. » 

Maintenant, comment ne pas se laisser prendre par toutes ces fausses doctrines? D’abord, il nous faut identifier les fausses doctrines et ensuite demander au Saint-Esprit le discernement pour nous permettre de voir le mensonge derrière tous les propos. 

En terminant, je vais vous donner une liste des fausses doctrines, et une brève description. Celles-ci sont en force aujourd’hui dans l’Église. Ce sont les plus populaires. Si vous avez cru l’un ou l’autre de ces enseignements, je vous conseille de rechercher la vérité de la Parole de Dieu avec le support du Saint-Esprit qui saura vous éclairer et vous faire voir la vérité plutôt que le mensonge.

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

La prudence est de mise en ces jours de la fin

La première recommandation que Jésus a faite à ses disciples est celle-ci : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) À juste titre, Jésus savait que la fin des temps apporterait son lot de séduction et que les croyants seraient à risques d’être induits en erreur. 

Aujourd’hui, alors que nous vivons la fin des temps, la séduction s’intensifie pour les croyants. Nombre de personnes affirmant être chrétiennes ne sont en réalité que des agents séducteurs à la solde du monde des ténèbres. 

Ce n’est pas parce qu’une personne se dit chrétienne qu’elle l’est. Les croyants ne doivent pas donner leur confiance à une personne simplement parce qu’elle se dit croyante. 

Avant de donner sa confiance à une personne, le croyant aura tout intérêt à regarder d’abord les fruits dans la vie de ce présumé croyant. C’est ce que Jésus a dit : « En effet, chaque arbre se reconnaît à ses fruits. » 

La question qui me vient maintenant en tête, c’est comment nous pouvons savoir ce que sont les fruits d’une personne que nous ne connaissons pas. Bien pour cela, il nous faut d’abord connaître cette personne. Observer son comportement et voir si véritablement sa vie porte du fruit. Vous allez me dire, c’est plutôt difficile pour une personne que j’écoute seulement sur internet. Vous avez raison. Dans ce cas, prenez grand soin de bien choisir qui vous écoutez. Il y a tout de même plusieurs prédicateurs fiables et reconnus comme dispensant droitement la Parole de Dieu et qui ne font pas dans le sensationnalisme juste pour s’attirer des cliques sur internet.

La popularité, quelle qu’elle soit n’est pas un fruit. C’est une conséquence. Lorsqu’une personne parle pour plaire aux gens, cela amène une certaine célébrité. De plus, si elle dit ce que les gens veulent entendre, bien sa notoriété se verra approuvée par la majorité. Et cela n’a rien à voir avec un fruit quelconque. Cela a tout à voir avec l’acceptation des gens envers sa personne. 

Le véritable croyant parlera toujours selon la Parole de Dieu. Il ne cherchera pas à plaire, mais dira la vérité. Il sera à l’image de son Seigneur. 

Certes, la vérité ne fait pas plaisir à entendre dans ce monde où l’image prédomine. Cependant, elle sera toujours bonne à être dite. Le prophète Jérémie a toujours dit la vérité à ses contemporains, et cela lui a valu d’être frappé, emprisonné, injurié, etc. On l’a même menacé de le faire mourir parce qu’il disait la vérité.

Ce fut la même chose pour le Seigneur Jésus. Il a été rejeté parce qu’il disait la vérité. Les chefs religieux l’ont fait mourir pour ne plus avoir à l’entendre tellement la vérité les dérangeait.

Aujourd’hui, c’est encore la même chose, particulièrement dans ces temps de la fin. Ceux qui parlent selon la Parole de Dieu vont être rejetés, injuriés ou méprisés contrairement à ceux qui caressent les oreilles. 

La prudence est de mise en ces jours de la fin. Nous ne pouvons pas donner notre confiance à une personne si nous ne la connaissons pas et même malgré toute la notoriété de cette personne. 

L’adage qui dit « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ne peut s’appliquer dans ce monde de séduction que nous vivons. La personne si belle soit-elle et si gentille soit-elle doit impérativement déclarer la vérité de la Parole de Dieu.

Il y a tellement de prédicateurs qui font tout leur possible pour plaire aux gens allant jusqu’à tordre la Parole de Dieu pour leur dire ce qu’ils veulent entendre. D’ailleurs, toutes ces fausses doctrines qui prolifèrent ne sont qu’un ramassis de versets tordus dans tous les sens pour une seule chose, faire plaisir à leur auditoire et dans bien des cas s’attirer la notoriété.

Dans ce monde où l’image est prédominante, il est facile de se faire induire en erreur. Pour cela, il nous faut du discernement et avec l’aide du Saint-Esprit identifier le mensonge qui est véhiculé. 

Je vous encourage, de prendre le temps, de vérifier tout ce qui vous est dit et de le vérifier avec soins à la lumière de la Parole de Dieu pour voir si ce qui est dit est réellement la Parole de Dieu. De vous assurer que le passage mentionné dit bien ce qu’il prétend qu’il dit et si le contexte est cohérent avec le propos.

Ne faites plus confiance aveuglément à une personne juste parce qu’elle se dit chrétienne. Allez toujours au fond des choses pour éviter d’être induit en erreur. Si nombres de fausses doctrines telles : l’évangile de prospérité, un jour sauvé toujours sauvé, l’enlèvement prétribulationnel, le mouvement de la Parole de foi, la grâce illimitée, etc., trouve des appuis, c’est parce que les croyants font confiance les yeux fermés sans jamais rien vérifier. C’est là que la séduction trouve toute sa force. 

Rappelez-vous ce que Jésus a dit : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) Faites confiance aux gens que vous connaissez, mais surtout, pour votre protection, allez toujours vérifier ce qu’ils vous disent. C’est une question de vie ou de mort.

Il y a une tempête qui arrive

Pendant la saison hivernale, au Québec, il est normal d’entendre dire qu’une tempête approche.  À juste titre, nous ne pouvons pas nous tromper parce que l’hiver, les tempêtes de neige sont fréquentes. Si je vous prédisais que cet hiver, nous allons avoir des tempêtes de neige, personne ne remettrait en question mes affirmations. Pourquoi ? Parce que nous savons par expérience que la saison froide apporte toujours son lot de mauvais temps et cela depuis que le monde est monde. 

Il y a un passage dans la Bible qui nous dit ceci : « 23 Voici que la tempête de l’Éternel se lève, sa fureur se déchaîne, l’orage tourbillonne, il se déverse sur la tête  de ceux qui font le mal. 24 La colère de l’Éternel ne se calmera pas avant qu’il ait agi et qu’il ait accompli les desseins de son cœur. Dans les jours à venir, vous vous en rendrez compte. » (Jérémie 30.23-24) Ce passage est particulièrement révélateur pour la saison dans laquelle nous vivons maintenant. Cependant, pour bien comprendre ce passage et pouvoir faire un lien avec ce qui se déroule sous nos yeux, il est important de connaître le contexte dans lequel ces versets sont écrits.

L’environnement de ces passages s’inscrit dans un contexte prophétique où Dieu annonce le jugement sur les nations et la restauration d’Israël. Ces deux versets, à la fin du chapitre trente, décrivent la colère de Dieu qui s’abattra sur les méchants sous la forme d’une « tempête » ou d’un « tourbillon. » Ce langage symbolique exprime la puissance et l’inévitabilité du jugement divin. Cette tempête représente une intervention divine qui détruira les ennemis de Dieu et de son peuple. Jérémie souligne que ce jugement ne sera ni interrompu ni détourné avant que la volonté de Dieu ne soit pleinement réalisée.

La phrase « dans les jours à venir », d’autres versions ont « dans la suite des temps ». Indique que la pleine compréhension de ces événements se fera ultérieurement. Elle renvoie à un accomplissement prophétique qui pourrait aller au-delà du retour de l’exil babylonien pour inclure un jugement final sur les nations hostiles et la rédemption finale d’Israël.

Ces versets reflètent donc à la fois la justice de Dieu envers les méchants et sa fidélité envers son peuple. C’est un thème récurrent dans les prophéties de Jérémie. Ces passages invitent les croyants à se confier dans le plan divin, même s’il semble parfois mystérieux ou difficile à comprendre immédiatement.

Il y a une tempête spirituelle qui arrive. Celle-ci s’appelle la période des tribulations. C’est le moment où Dieu manifestera sa colère envers ceux qui font le mal. (Colossiens 3.5-6) Plusieurs croyants pensent qu’ils auront été enlevés lorsque ce jugement s’abattra comme un filet sur tout les habitants de la terre. (Luc 21.35) Cette idéologie est une très mauvaise interprétation des Écritures. D’ailleurs, celles-ci amènent les croyants dans une fausse espérance et leur cache la vérité de la Parole de Dieu.

Certes, la colère à venir n’est pas pour les croyants, mais plutôt pour ceux qui font le mal. Cependant, le fait que nous ne sommes pas destinés à cette colère (1 Thessaloniciens 5.9) ne signifie pas que, nous, les croyants ne seront pas sur la terre lorsque cette tempête spirituelle s’abattra. 

Encore une fois, ce passage de 1 Thessaloniciens 5.9 n’a aucun rapport avec un enlèvement qui surviendrait avant la période des tribulations. C’est encore une fois, un passage qui est sorti de son contexte et qui induit les gens en erreur leur laissant présager qu’ils seront exempts de cette tempête spirituelle qui arrive.

Ainsi, il nous faut nous préparer. Les jours à venir seront mauvais. Par exemple, à l’annonce d’une tornade, les gens barricadent les fenêtres de leur maison pour éviter qu’il n’y ait des dommages à leur résidence. En quelque sorte, il se prépare à affronter cette tempête. C’est la même chose avec les croyants. Si on leur dit de ne pas s’inquiéter, qu’ils seront enlevés avant que la tempête arrive, ils ne prendront pas soin de se préparer spirituellement pour ces jours mauvais.

Malheureusement, nombre de prédicateurs enseignent cette fausse doctrine et mentionnent aux gens qu’il n’est pas nécessaire de se préparer parce qu’ils seront enlevés auparavant. C’est une falsification de la parole de Dieu. C’est un mensonge qui est enseigné parce que la Bible ne parle aucunement d’enlèvement auparavant, mais plutôt de protection pendant cette période d’épreuves qui va venir sur le monde entier. (Apocalypse 3.10)

Alors, frères et sœurs, ne croyez plus ceux qui vous prêchent une évasion, mais plutôt plongez vos regards dans la Parole de Dieu et demander au Saint-Esprit de vous éclairer. Il l’a fait pour moi et pour plusieurs autres. Il le fera aussi pour vous assurément.

Les fausses doctrines : Illusions, faux espoirs et dangers spirituels

Introduction

Dans le parcours de la foi chrétienne, l’une des plus grandes menaces pour les croyants est l’acceptation de fausses doctrines. Ces enseignements erronés, souvent subtils et bien emballés, peuvent détourner les chrétiens du véritable message de la Parole de Dieu et créer des attentes non fondées. Une fausse doctrine ne se contente pas de déformer les Écritures, mais elle peut également induire les croyants en erreur, les égarer spirituellement et leur donner de faux espoirs. Voici cinq dangers que suscite une fausse doctrine.

1. Ne contredis pas la Bible

D’abord, une fausse doctrine se présente rarement comme une contradiction directe de la Bible. Elle se nourrit d’une interprétation partielle ou décontextualisée des Écritures. C’est ce qui la rend séduisante pour ceux qui ne sont pas suffisamment enracinés dans la vérité. Par exemple, certaines doctrines comme celle de l’enlèvement prétribulationnel promettent aux croyants qu’ils échapperont aux tribulations à venir, également, tout comme la fausse doctrine de l’évangile de prospérité promettant la santé et l’argent. Cependant, un examen minutieux des Écritures montre que les croyants sont plutôt appelés à traverser les épreuves et à persévérer dans la foi. En s’appuyant sur des versets isolés ou mal compris, ces doctrines peuvent détourner les chrétiens de la véritable espérance de la Bible, qui repose sur la force et la protection de Dieu au milieu des difficultés.

2. La création de faux espoirs

L’un des effets les plus dévastateurs d’une fausse doctrine est qu’elle peut donner aux croyants de faux espoirs. Lorsqu’un enseignement prétend que Dieu les épargnera de toutes les souffrances à venir ou leur promet des bénédictions matérielles sans condition, cela peut produire des attentes irréalistes. Par exemple, la croyance que l’Église sera enlevée avant la grande tribulation peut pousser les croyants à ne pas se préparer spirituellement pour des moments de persécution. Au lieu de fortifier leur foi et de s’équiper pour endurer les épreuves, ils se reposent sur l’idée d’une évasion miraculeuse qui ne se produira pas. Lorsque ces espoirs sont déçus, la foi des croyants peut vaciller et les conduire à l’amertume ou au découragement.

3. L’impact sur la persévérance des croyants

La Bible enseigne clairement que les chrétiens seront confrontés à des épreuves, des tribulations et des persécutions. Jésus a dit : « Dans le monde vous aurez des tribulations ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33). Une fausse doctrine, en revanche, peut amener les croyants à croire qu’ils seront épargnés de ces difficultés. Cela diminue l’importance de la préparation spirituelle et de la persévérance. Cela ni également la vérité des Écritures. Lorsque les épreuves viendront, ceux qui ont adhéré à des doctrines erronées seront mal équipés pour y faire face, car ils n’ont pas appris à dépendre de la force de Dieu au milieu des souffrances. En conséquence, leur faible foi sera ébranlée, et certains risquent même d’abandonner leur engagement envers Christ.

4. La séduction de l’illusion et l’abandon des responsabilités spirituelles

Une autre conséquence des fausses doctrines est qu’elles peuvent engendrer une illusion spirituelle, un sentiment de sécurité qui n’est pas ancré dans la vérité. Dans certaines croyances populaires, notamment celles prônant une prospérité matérielle garantie, les chrétiens peuvent être induits à croire que suivre Christ leur apportera automatiquement richesse et santé. Cependant, cette vision ignore les nombreux appels à la repentance, à la sanctification et à la souffrance pour le nom de Christ qui sont présents dans le Nouveau Testament. En croyant ces illusions, les croyants abandonnent souvent leurs responsabilités spirituelles, négligeant la prière, la persévérance, et la recherche de la vérité.

5. Un appel à la vigilance et à la vérité

Face à ces dangers, l’apôtre Paul nous met en garde : « Prenez garde que personne ne vous séduise par de vains discours » (Colossiens 2.8). Les croyants doivent donc être vigilants et toujours revenir à l’autorité de la Parole de Dieu. L’étude régulière de la Bible et la soumission au Saint-Esprit sont essentielles pour discerner la vérité des enseignements erronés. De plus, il est crucial de ne pas accepter aveuglément un enseignement simplement parce qu’il est populaire ou agréable à entendre. Les Écritures nous appellent à éprouver les esprits et à examiner toutes choses (1 Jean 4.1 ; 1 Thessaloniciens 5.21).

Conclusion : un retour à l’espérance véritable

Les fausses doctrines, bien qu’elles puissent paraître séduisantes, sont dangereuses pour la foi chrétienne. Elles induisent en erreur, donnent de faux espoirs et détournent les croyants de la véritable espérance en Christ. Plutôt que de nous attendre à être épargnés des épreuves, nous devons apprendre à compter sur la promesse de la présence de Dieu au milieu des difficultés. La vraie espérance chrétienne ne repose pas sur l’évasion des tribulations, mais sur la certitude que, quoi qu’il arrive, le Seigneur nous fortifiera et nous gardera dans son amour jusqu’à son retour. Rejetons donc les faux enseignements et demeurons fermes dans la vérité, fidèles à l’appel de Christ qui nous demande de persévérer jusqu’à la fin.

Préparez-vous, mais n’attendez surtout pas un enlèvement qui vous éviterait les souffrances.

Il y a des moments très difficiles qui s’en viennent pour le peuple de Dieu. Ce sera des moments de souffrances pour tous les croyants qui voudront continuer de servir le Seigneur Jésus. 

Le Seigneur nous prévient de ces moments de grandes afflictions dans sa Parole, la Bible. En aucun temps, il n’est mentionné un enlèvement avant la période des tribulations comme plusieurs le prétendent. Ce sont des passages qui sont tirés hors de leur contexte pour faire croire aux croyants vulnérables qu’ils n’ont pas à craindre qu’ils seront enlevés avant que ne commencent ces temps difficiles.

Pourtant, cette fausse doctrine est en complète opposition aux principes mêmes de la Parole de Dieu. Jésus nous a à maintes reprises annoncé que nous allions avoir à souffrir dans ce monde. L’un de ces passages le plus percutants est celui-ci : « 11 Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi. 12 Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois : eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière. »  (Matthieu 5.11-12) Ce passage nous démontre tout de même assez bien que les serviteurs du Seigneur Jésus seront persécutés.

Un autre passage nous indique également « 9 Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. 10 A cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.9-10) Comme vous le voyez, Jésus nous met en garde que nous allons souffrir. Pourquoi est-ce que ce serait différent dans la période de la fin des temps ? Bien entendu, ce ne sera pas différent.

Le problème, que nous rencontrons, c’est que notre société en occident ne vit pas dans la réalité de la Parole de Dieu. Nombre de faux prophètes, oui, je dis bien « faux prophètes » se sont levés et ils annoncent des temps de clémence aux peuples de Dieu. Je dis « faux prophètes » parce qu’une personne qui prétend parler de la part de Dieu et qui n’annonce pas la vérité est en réalité un «  faux prophète ». Je sais que certains n’aiment pas que j’emploie ce terme pour désigner des frères et sœurs. Mais, en réalité, ils ne le sont pas, parce qu’il n’annonce pas la vérité de la parole de Dieu. Ils proclament des mensonges en tordant le sens des Écritures pour faire croire aux gens des concepts qui ne sont absolument pas bibliques comme cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. 

Le Seigneur nous a pourtant bien averti de cela : « 15 Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. » (Matthieu 7.15) 

Et encore l’apôtre Jean va dire sur ce sujet : « 1 Mais attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit ; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. » (1 Jean 4.1)

Précédemment, j’ai donné quelques exemples de passages où Jésus nous mentionne que nous devrons souffrir dans ce monde. Bien entendu, il y en a beaucoup plus que cela. Toutefois, il y a aussi  tous ces exemples de personnes dans la Bible qui ont souffert pour le nom de Christ. Qui plus est, il y a aussi un nombre incalculable d’exemples à travers les siècles qui ont aussi souffert de différentes manières en obéissance au commandement du Seigneur Jésus. Sans oublier aussi notre merveilleux sauveur qui a aussi souffert l’humiliation de la croix avec les malfaiteurs, par les hommes de son peuple, sans avoir commis aucun péché.

Ces faux prophètes viennent proclamer haut et fort que les croyants n’auront pas à souffrir dans la période de la fin de l’histoire. C’est un mensonge qu’ils proclament et je n’ai pas peur de le dire. Pourquoi ? Parce que nombre de croyants se sont laissé leurrer par leur propos et qu’ils n’auront pas la force de passer à travers la période de souffrance qui arrive bientôt.

Il est maintenant temps de revenir à la Parole de Dieu avec sérieux et d’examiner les écritures avec soins et ne plus nous laisser berner par tout ce que ces enseignants, si nombreux soient-ils, de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel nous annonce. « 3 Dis à ce peuple : voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes. Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3 )

Dans un monde de distractions, un message d’espérance

Voilà un message que nous entendons et auquel nous ne portons malheureusement que peu d’attention. Car les temps que nous vivons en ce moment sont des temps de distractions. La télévision est omniprésente dans tous les foyers. Nous portons avec nous notre téléphone intelligent que nous pouvons consulter à tout moment ou encore communiquer avec des amis constamment. Je ne parle pas des ordinateurs et des tablettes électroniques que nous possédons. Nous sommes constamment connectés à ce monde et nous avons peine à nous en séparer par peur de manquer une nouvelle, un événement ou encore un commentaire qui ne nous serait que de peu d’utilité. 

Cependant, la promesse que Jésus reviendra est une vérité profonde de la Parole de Dieu. C’est une promesse qui nous est faite pour nous encourager à persévérer dans les moments difficiles et surtout à garder espoir qu’un jour nous serons délivrés de bien des tourments. 

Aujourd’hui, les troubles sont loin de nous. Les guerres et bruits de guerre se passent sur d’autres continents et ne nous affectent que peu. Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Il y a des événements significatifs qui se préparent, en ce moment même, et qui vont toucher tous les habitants de la terre. C’est ce que nous appelons la période des tribulations. 

Nombre de croyants croient qu’ils seront épargnés de ce moment parce que le Seigneur viendrait avant qu’ils ne débutent pour prendre son église. Bien entendu, ce faux enseignement est très populaire de nos jours. C’est un enseignement qui est vu comme une promesse de libération, mais qui n’est pas cohérent avec les Écritures ou encore avec ce que Jésus a toujours affirmé. 

La vérité c’est qu’il y a des tempos de grandes souffrances qui attendent les chrétiens. Lorsque l’antichrist sera dévoilé, une persécution monstre va débuter contre les croyants. Ça, c’est ce qui est en conformité avec les Écritures. Nombre de chrétiens vont abandonner leur Seigneur par peur de la souffrance ou de la mort. D’ailleurs, il n’en faut pas beaucoup aujourd’hui pour que les gens se détournent du Seigneur alors que nous vivons des temps relativement calmes loin des conflits et de la persécution. Toutefois, le jour où notre vie sera menacée, qu’est-ce que nous allons bien pouvoir faire ?

La seule chose qui nous restera, ce sera de se raccrocher aux promesses de la Parole de Dieu. Les promesses qui nous encouragent à persévérer et de toujours garder espoir dans la venue de notre libérateur. Nous savons par expérience et par le témoignage des Écritures que les promesses de Dieu sont fiables et s’accomplissent toujours. Les promesses de la première venue de Jésus se sont réalisées exactement comme elles avaient été prédites dans le temps du Seigneur. Chaque promesse a vu son accomplissement. Pourquoi est-ce que ce serait différent, aujourd’hui, pour nous, alors que nous attendons la seconde venue du Seigneur Jésus ? 

Jésus a dit : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. » (Jean 14.3) C’est une promesse auquel nous pouvons nous raccrocher et être certain de son accomplissement. Jésus n’est pas menteur et n’a jamais menti. Ce qu’il dit est fiable à 100 % et même plus. Il n’y a aucun risque que cela ne se réalise pas. Maintenant, pour bien comprendre ce passage, regardons le contexte de celui-ci. Cela nous évitera une mauvaise interprétation des Écritures.

Jean 14.3 se situe dans un discours plus large que Jésus adresse à ses disciples lors de la dernière cène, juste avant sa crucifixion (Jean 13-17). Ce passage fait aussi partie des discours d’adieu de Jésus, alors qu’il prépare ses disciples à son départ imminent par la mort sur la croix et qu’il leur donne des instructions et des encouragements pour les jours à venir qui seront somme toute difficiles pour eux. Le portrait est que Jésus venait d’annoncer à ses disciples qu’il allait les quitter, ce qui les a plongés dans l’inquiétude et la tristesse (Jean 13.33-36). Ils ne comprenaient pas encore pleinement ce qu’il voulait dire par son départ. Ainsi, dans Jean 14, Jésus commence par rassurer ses disciples en disant : « Que votre cœur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu, ayez aussi foi en moi. » (Jean 14.1) 

Ce même message fut adressé aux disciples qui nous ont précédés et qui sont morts dans l’attente du retour du Seigneur Jésus. Parce qu’ils savaient que la promesse de les prendre avec lui ne serait pas anéantie par leur mort. Ils avaient une pleine confiance en leur Dieu s’appuyant sur la Parole de Dieu qui dit: « Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. » (1 Corinthiens 15.52) Toutefois, ils avaient aussi cette autre promesse qui les assurait qu’il ressusciterait. « Nous savons en effet que Dieu, qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître, avec vous, en sa présence. » (2 Corinthiens 4.14 )

Pour nous aujourd’hui également, nous devons mettre toute notre foi en Dieu et croire en Jésus. Toujours garder espoir, en nous, que Jésus va revenir pour nous prendre avec lui. Et même si nous ne le voyons pas de notre vivant cet espoir demeurera inchangé même dans la mort parce que nous avons les promesses que Jésus nous ressuscitera comme ce fut le cas pour lui et qu’il « transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet aussi de tout soumettre à son autorité. » (Philippiens 3.21) Avec de telles promesses, pourquoi douter encore du Seigneur Jésus ? C’est là que la foi s’exerce.

Continuons, si vous le voulez bien. Dans ce passage, Jésus leur explique qu’il part pour leur préparer « une place dans la maison de son Père ». (Jean 14.2) C’est une métaphore pour décrire la demeure céleste qui est la nouvelle Jérusalem céleste.

Ainsi, Jean 14.3 est la promesse que, même si Jésus part pour un temps, il reviendra pour prendre ses disciples avec lui afin qu’ils soient toujours avec lui. Elle est aussi pour tous les disciples à travers les âges. 

Cette promesse est généralement comprise comme une référence à son retour à la fin des temps, sa seconde venue ou, plus largement, à l’idée que les croyants rejoindront Jésus dans la vie éternelle. Parce que c’est au retour de Jésus que les morts ressusciteront et que les vivants vont être changés en « un instant en un clin d’œil » (1 Corinthiens 15.52) pour le rejoindre dans les cieux comme l’apôtre Paul nous décrit si bien ce moment glorieux pour les disciples du Seigneur Jésus disant: « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.16-17) Puis, il ajoute au verset suivant : « Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles. » (1 Thessaloniciens 4.18)

Pour conclure, le thème central de ce passage est l’union continue entre Jésus et ses disciples, même après son départ. Il leur promet le Saint-Esprit comme consolateur (Jean 14.16-17) et assure que, même s’il n’est plus physiquement présent, il ne les laissera pas orphelins (Jean 14.18). Il souligne également que leur relation avec lui transcende le temps et l’espace, culminant dans la vie éternelle avec lui.

Ce passage de Jean 14.3 est souvent interprété comme une promesse d’espérance pour les chrétiens aujourd’hui, soulignant que la séparation physique d’avec Jésus n’est que temporaire et que leur destin final est d’être avec lui pour l’éternité et même s’il devait mourir avant son retour cette promesse s’accomplirait. 

Ce verset reflète pareillement l’assurance du salut et la réalité de la vie éternelle pour ceux qui croient en Jésus. C’est pourquoi Jean 14.3 se trouve dans un contexte de réconfort et d’encouragement où Jésus promet qu’il reviendra pour emmener ses disciples avec lui dans la présence de Dieu, assurant ainsi une relation éternelle avec lui.

À l’aube de la fin : Un appel à l’espérance

Dernièrement, nous avons vu Donald J. Trump gagner l’élection présidentielle américaine. Nous savons que plusieurs fondent beaucoup d’espoir sur cet homme. Malheureusement, il faut bien se l’avouer, malgré toutes ses qualités de leader et l’espoir qu’il suscite, rien ne changera à la situation actuelle du monde. 

La raison est bien simple : l’humanité se rapproche inexorablement de la fin des temps. Nous vivons en ce moment les derniers moments de ce monde déchus. Un monde qui par son rejet de Dieu accomplit actuellement les prophéties de la Parole de Dieu annonçant une période de tribulations sans précédent (Mt 24.21) et un retour du Seigneur Jésus en gloire (Lc 21.27) pour venir chercher les siens et les amener avec lui dans la vie éternelle (1 Th 4.15-17). Mais auparavant, il y aura beaucoup de souffrances qui vont devoir être vécues à cause de ces dirigeants politiques. 

Je vous présente un scénario possible des temps à venir. Tout d’abord, nous verrons l’amour du plus grand nombre se refroidir parce que le mal ne cessera de croitre. (Mt 24.12) 

Puis, possiblement que ces dirigeants vont mettre en place différentes stratégies pour établir officiellement un gouvernement mondial. Bien entendu, tout ce processus devra se faire avec l’accord de la population. Les récalcitrants, quel que soit leur motif, se verront contraindre de se taire. Pour ce faire, ils seront emprisonnés et même tués.

Un gouvernement mondial, signifie aussi un gouvernement totalitaire. Ce qui veut dire qu’un tel gouvernement ne tolèrera aucune autre idéologie. À ce moment, il va assurément s’élever une grande persécution contre les croyants parce que ceux-ci prônent la venue du Roi des rois et l’établissement d’un royaume éternel. Celui-ci étant en opposition aux projets des hommes.

En parallèle, de ce temps de grandes persécutions, il y aura un temps d’évangélisation sans précédent, comme nous le démontre l’image des deux témoins du livre de l’Apocalypse. Comme nous pouvons le constater, les deux témoins (Ap 11) représentant l’Église du Seigneur Jésus. Ils sont revêtus de force et partagent l’évangile avec puissance et conviction malgré les persécutions qu’ils peuvent subir. 

Ce temps sera tout un contraste avec les temps de quiétude anormale que nous vivons en occident aujourd’hui. Jésus nous a dit : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33)

Le sauveur du monde n’est pas un homme. C’est le Seigneur Jésus seul. Les hommes qui s’élèvent contre l’autorité de Dieu agiront avec beaucoup de haine envers les croyants. Mais pour cela, nous ne devons pas craindre la mort de quelques façons que ce soit. La raison est que la récompense est autrement plus grande que tout ce que cette vie ne pourra jamais nous offrir. 

Pour ce faire, je vous encourage à mettre toute votre confiance en Jésus. Regarder la récompense à venir plutôt que ce que nous pouvons perdre dans ce monde ici-bas. Mais, il nous faut nous préparer. Ignorer cette réalité de la Parole de Dieu ne nous aidera pas à nous préparer. Nous devons faire face à nos peurs et nous en remettre au Seigneur Jésus et croire ce qu’il nous a dit. «Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle. » (Jean 12.25)

Soyez fort et courageux. Comme nous dit le Seigneur Jésus : « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (Lc 21.28)

Le jour du Seigneur arrive à grands pas

Introduction

En voyant une affiche de croisière aux baleines sur le fleuve Saint-Laurent, j’ai remarqué une chose frappante : sur la photo, les touristes, tournés vers l’objectif pour immortaliser leur sortie, manquent la scène spectaculaire d’une baleine émergeant derrière eux. Ironiquement, alors qu’ils sont là pour voir les baleines, ils en ratent l’instant le plus précieux.

Cette image m’a rappelé le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Les croyants qui adhèrent à cette fausse doctrine ont le dos tourné aux événements qui sont en train de se produire juste derrière eux. Ils ne voient pas les choses qui se déroulent parce que leur regard est fixé sur une doctrine fallacieuse.

Ils attendent un enlèvement de l’Église qui pourrait se produire, soi-disant avant la période des tribulations, alors que la Bible ne valide absolument pas ce fait et parce que Jésus a dit qu’il reviendrait au dernier jour. Que l’enlèvement avant la période des tribulations ne peut pas être le dernier jour! Puisqu’elle se déroulerait avant la fin qui est le dernier jour. Un jour dont nous ne connaissons pas le moment.

De plus, ils attendent, comme les juifs de l’époque de Jésus, un roi qui les libérera de toutes dominations de ce monde. Ils attendent un royaume sur cette terre avec son trône à Jérusalem et avec le Seigneur Jésus siégeant comme roi. Encore là, c’est de regarder dans la mauvaise direction. Parce que le règne de Jésus est éternel et que son trône est dans les cieux et pas sur cette terre. Puis, parce que le jour où Jésus va revenir, ce sera pour la résurrection, la séparation de l’ivraie et du bon blé ainsi que le jugement des nations. C’est ce que la Bible dit.

Une autre chose, cette doctrine enseigne que les croyants vont être enlevés au ciel avec Jésus avant la soi-disant période de 7 années de tribulations. Ensuite, qu’ils vont revenir avec Jésus régner pendant le règne de mille ans. Encore une fois, il m’apparait qu’ils n’ont pas compris l’image du millenium ou encore refusent de la voir. 

Leur regard est fixé sur les choses de cette terre. Il est fixé dans la mauvaise direction comme ces excursionnistes. Lorsque le retour de Jésus va réellement se produire au dernier jour, ils auront le dos tourné à l’événement de leur vie. Malheureusement, cela ne se passera pas comme ils peuvent l’imaginer. 

Le monde est en train de se positionner pour établir une domination mondiale. Comment vont-ils surmonter le moment où ceux-ci commenceront à faire la guerre aux membres du peuple saint ? Alors qu’il est dit que la bête allait les vaincre. Quel sera leur sauf-conduit à ce moment ? Ils ne pourront plus se cacher derrière un enlèvement prétribulationnel pour être épargné des douleurs, parce qu’ils seront totalement plongés dans cette fournaise de la colère de Dieu. Comment pensent-ils s’en sortir ?

Cependant, je suis inquiet pour eux. Lorsque les événements vont se dérouler comme selon la Bible, vont-ils le voir ? J’ai peur que plusieurs d’entre eux se perdent parce qu’on va leur avoir donné de faux espoirs et menti concernant le déroulement des événements de la fin. Seront-ils en mesure de résister dans ces jours de grandes détresses ? J’en doute fort parce que cette fausse doctrine détruit en ce moment leur seule chance d’échapper au désespoir que sera la période des tribulations.

N’étant pas préparé à vivre la plus grande affliction que le monde n’ait jamais connue simplement, parce qu’ils s’attendent que Jésus viendra les chercher avant que cela ne commence. Alors, que la Bible mentionne clairement que tous les croyants seront présents pendant la période de la grande tribulation. Ils croient un mensonge qui va les faire se perdre. J’en ai bien peur.

Il est encore temps de revenir, de retourner à la Parole de Dieu et de cesser d’écouter ces prophètes de malheur qui prêchent une dérive doctrinale. Prenons notre Bible à nouveau et regardons chacun des versets en lisant le contexte et en nous demandant si véritablement ces passages parlent d’un enlèvement avant la période des tribulations. L’exercice est simple et les conclusions seront évidentes pour celui qui voudra s’y investir avec diligence et honnêteté.

Demandez l’aide du Saint-Esprit pour que vous puissiez discerner la tromperie spirituelle et que vous puissiez voir la vérité. Il est encore temps, mais sachez que le jour du Seigneur arrive à grands pas et que ce sera, pour les uns, un jour grand et terrible et pour les autres un jour grand et glorieux.

Conclusion

Le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est qu’elle détourne les croyants de la réalité des événements prophétiques tels que décrits dans la Bible. En restant fixés sur une espérance erronée, beaucoup risquent de ne pas être préparés à affronter les tribulations à venir. Il est crucial de retourner à la Parole de Dieu, de lire les Écritures dans leur contexte, et de rechercher la vérité sous la direction du Saint-Esprit. Le temps presse, et il est encore possible de corriger notre vision avant que le jour du Seigneur n’arrive, apportant avec lui les vérités que beaucoup auront malheureusement ignorées.

Osez être différent

Youcef Nadarkhani a rencontré Jésus-Christ à l’âge de dix-neuf ans. Il a ensuite été ordonné comme pasteur et a dirigé une église en Iran.

En 2010, à l’âge de trente-deux ans, marié et père de deux jeunes enfants, il a été arrêté et condamné à mort pour “apostasie” (conversion de l’islam au christianisme).

Heureusement, deux ans plus tard, après une pression internationale soutenue, la décision a été annulée.

Au cours de son procès, le pasteur Nadarkhani a refusé de se rétracter malgré sa condamnation à mort. Il a déclaré au juge : « Je suis résolu dans ma foi et mon christianisme et je n’ai pas envie de me rétracter ».

Le ministre britannique des affaires étrangères de l’époque, William Hague, a rendu hommage à son courage. Le journal Guardian l’a décrit comme « un chrétien inspiré et courageux ».

Le pasteur Nadarkhani, comme beaucoup de chrétiens dans le monde aujourd’hui, est toujours persécuté pour sa foi. Jésus nous donne une image de ce qu’est la véritable humanité.

Osez être différents, en étant comme lui. Ne suivez pas ce que le monde vous dit être désirable, mais suivez Dieu.

Source : La Bible en un ans Youversion

Des temps de tribulations se profilent à l’horizon

Chers frères et sœurs,

La Bible nous avertit avec amour et précision que des temps de tribulations se profilent à l’horizon. Ces épreuves ne sont pas un secret pour nous, car la Parole de Dieu nous a donné des signes clairs et des promesses certaines pour nous encourager à tenir ferme jusqu’au bout. Jésus lui-même a dit : « Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33).

Cette assurance de victoire ne signifie pas que nous serons épargnés de tout, mais que nous serons soutenus et fortifiés par le Seigneur au milieu de l’épreuve. En effet, les Écritures montrent que les croyants seront préservés spirituellement et protégés pour affronter les épreuves avec foi et persévérance. En vue de cette période, il est vital de se préparer, de veiller, et de renforcer notre communion avec Dieu.

Voici quelques étapes pour cette préparation :

  1. Affermissez votre foi par la Parole de Dieu
    Lisez la Bible quotidiennement et laissez les promesses et enseignements de Dieu remplir votre cœur. La Parole est une lampe pour nos pieds (Psaume 119.105) et nous gardera ancrés dans la vérité lorsque les vents de l’adversité souffleront.
  2. Persévérez dans la prière
    Une communion intime et continue avec Dieu est indispensable pour recevoir la force et la paix dont nous aurons besoin. Priez pour la sagesse, la persévérance et la foi. Priez pour la force d’aimer et de pardonner, même lorsque le monde devient hostile.
  3. Veillez et demeurez sobres
    La Bible nous exhorte à veiller et à être sobres, car notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5.8). Ne laissez pas les distractions et les mensonges du monde affaiblir votre espérance et votre vigilance. Soyez lucides et prudents et demeurez dans la paix et la joie de Christ.
  4. Encouragez-vous les uns les autres
    Dans cette période, l’Église doit être unie et forte. Nous sommes appelés à porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6.2) et à nous encourager chaque jour dans la foi. Partagez votre espérance et soutenez ceux qui pourraient faiblir. Ensemble, nous sommes plus forts.
  5. Fixez vos regards sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi
    Il est facile de se laisser déstabiliser par les nouvelles alarmantes et les signes troublants autour de nous. Mais le Seigneur nous appelle à garder les yeux fixés sur Lui, notre Rédempteur, qui est toujours fidèle. Il nous a promis de ne jamais nous abandonner ni nous délaisser (Hébreux 13.5). Dans chaque épreuve, souvenez-vous qu’Il est à vos côtés.

En nous préparant ainsi, nous serons prêts, non seulement pour tenir ferme dans les tribulations, mais aussi pour demeurer un témoignage vivant de la grâce et de la puissance de Dieu. Le monde a besoin de voir des croyants solides et confiants, remplis de paix et de foi, même dans les tempêtes. Soyons ce peuple qui brille, porteurs de l’espérance du Christ, prêts à accueillir son retour au dernier jour avec foi et persévérance.

Prenez courage, car nous savons en qui nous avons mis notre confiance !

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.

Les dangers des fausses doctrines dans l’Église d’aujourd’hui

Introduction


Depuis les débuts de l’Église, les fausses doctrines ont tenté de déformer l’Évangile et d’égarer les croyants. Les apôtres ont dû faire face à de nombreuses hérésies et ont combattu fermement pour préserver la vérité de l’Évangile. Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, ces fausses doctrines continuent de se répandre, souvent sous des formes modernisées, mais tout aussi pernicieuses. Parmi elles, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel se distingue par sa popularité et son impact dévastateur sur le Corps de Christ. Il est essentiel de comprendre les dangers de cette croyance, non seulement pour protéger notre foi, mais aussi pour demeurer fidèles aux enseignements bibliques.


Fausses doctrines au début de l’église

Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines existent et influencent les croyants. Nous retrouvons plusieurs exemples de celles-ci dans les écritures. Par exemple, les apôtres ont dû faire face à plusieurs fausses doctrines et enseignements erronés pendant leur ministère et ils se sont battus contre ces hérésies. Voici quelques exemples significatifs.

Certains enseignaient que les Gentils (non-Juifs) devaient se faire circoncire et observer la loi de Moïse pour être sauvés. D’ailleurs Paul et les autres apôtres ont fermement rejeté cette doctrine, insistant sur le fait que le salut est par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la loi. (Actes 15.1-2, Galates 2.11-16, Galates 5.1-6.)

Il y a aussi eu cette doctrine qui enseignait que la matière était mauvaise et que seuls les êtres spirituels étaient bons. Les gnostiques croyaient également que la connaissance secrète (gnosis) était nécessaire pour le salut. Jean, dans ses épîtres, et Paul, dans ses lettres, ont combattu ces enseignements en affirmant la bonté de la création de Dieu et la nécessité de la foi en Christ. (1 Jean 4.1-3, Colossiens 2.8-10.)

Certains autres enseignaient que la résurrection des morts n’avait pas lieu ou était déjà passée, ce qui semait le doute parmi les croyants. Paul a réaffirmé l’importance de la résurrection physique de Jésus et celle des croyants. (1 Corinthiens 15.12-19, 2 Timothée 2.17-18.)

Il y eut aussi certaines personnes qui tentaient de mélanger les croyances chrétiennes avec des pratiques païennes ou philosophiques, diluant ainsi la pureté de l’Évangile. Encore une fois, Paul et les autres apôtres ont constamment mis en garde contre l’adoption de pratiques païennes ou de philosophies humaines qui n’étaient pas conformes à la foi chrétienne. (Colossiens 2.8, 1 Corinthiens 10.14-22.)

Il y avait les nicolaïtes qui enseignaient une forme de libertinage moral, encourageant les chrétiens à participer à l’idolâtrie et à l’immoralité sexuelle, sous prétexte de liberté chrétienne. Jésus lui-même, dans ses lettres aux Églises d’Asie, principalement l’église d’Éphèse où il condamne cette doctrine et appelle les croyants à s’en détourner. (Apocalypse 2.6, Apocalypse 2.15).

Il y avait aussi cette doctrine affirmant que, puisque les croyants étaient sous la grâce et non sous la loi, ils pouvaient pécher librement sans conséquences. Paul a dénoncé cette fausse compréhension de la grâce en soulignant que la grâce de Dieu nous appelle à vivre dans la sainteté, non dans le péché. (Romains 6.1-2, Tite 2.11-12.)

Finalement, certains promouvaient l’adoration des anges ou l’idée que les anges servaient de médiateurs entre Dieu et les hommes. Paul a mis en garde contre cette pratique, affirmant que Christ seul est suffisant comme médiateur et objet d’adoration. Colossiens 2.18-19.

Comme vous le voyez, les apôtres ont dû lutter contre une diversité de fausses doctrines qui menaçaient de déformer l’Évangile et de détourner les croyants de la vérité. Ils ont répondu à ces erreurs en s’appuyant sur les Écritures et en proclamant la véritable doctrine chrétienne. 


Fausses doctrines aujourd’hui

Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, diverses fausses doctrines peuvent émerger, souvent sous des formes modernes, mais portant des éléments similaires aux anciennes hérésies. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ou encore que l’histoire se répète sans cesse. Voici quelques-unes des fausses doctrines les plus courantes de nos jours :

Il y a cette fausse doctrine qui enseigne que la foi chrétienne garantit la prospérité matérielle, la richesse et la santé. Si vous avez suffisamment de foi, vous serez récompensé par des bénédictions matérielles. Le problème avec cette fausse doctrine c’est qu’elle détourne l’accent du message biblique sur la souffrance, la repentance et la vie éternelle pour le mettre sur des gains terrestres. Elle peut également causer une grande déception chez les croyants lorsque la prospérité attendue ne se réalise pas.

Il y a aussi cette doctrine qui affirme que tous les êtres humains, quelle que soit leur foi ou leur conduite, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Celle-ci minimise l’importance de la repentance, de la foi en Christ et du jugement, et peut conduire à l’indifférence spirituelle, voire même un certain laxisme par rapport au péché.

Nous retrouvons cette croyance qui soutient que toutes les interprétations de la foi chrétienne sont également valides, et qu’il n’existe pas de vérité doctrinale absolue. Bien entendu, cette fausse doctrine conduit à un affaiblissement de la foi chrétienne en rendant les doctrines bibliques interchangeables avec des croyances contradictoires. Cela peut mener à la confusion et à l’éloignement de la vérité biblique.

Une autre fausse doctrine enseigne que les bonnes œuvres ou la moralité sont nécessaires pour obtenir le salut, ou qu’elles peuvent y contribuer. Celle-ci nie l’efficacité de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ pour le salut, en prônant un salut mérité par des actions humaines.

Voilà que certaines doctrines modernes nient l’existence de l’enfer ou du jugement éternel, affirmant que Dieu est trop aimant pour punir éternellement. Encore une fois, cela diminue la gravité du péché et de la rébellion contre Dieu, et peut réduire l’urgence du besoin de repentance.

Le gnosticisme moderne, bien que différend du gnosticisme antique, ce concept survit aujourd’hui sous la forme d’une spiritualité ésotérique qui valorise des révélations personnelles ou des connaissances spéciales au-dessus des Écritures. Elle met en péril l’autorité biblique et introduit des enseignements qui ne sont pas fondés sur la Parole de Dieu.

Et ça continue, encore et encore. Malheureusement, bien peu de croyants se lèvent comme les apôtres ont fait pour dénoncer ces fausses doctrines. 

L’une d’elles dont je dénonce est la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. C’est l’une de celle qui est le plus répandues et qui divise le corps de Christ aujourd’hui. En plus, elle donne de faux espoirs aux croyants leur mentionnant qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de souffrir parce qu’ils seront enlevés avant la période des tribulations. L’ensemble de mes articles sur ce blogue traitent des incohérences de cette fausse doctrine. Je tente de démontrer les concepts qui ne sont que des suppositions ou encore des versets sortis de leur contexte pour valider leurs suppositions.

Conclusion

Les fausses doctrines ont toujours représenté un danger pour l’Église, que ce soit dans les temps anciens ou aujourd’hui. L’enlèvement prétribulationnel, tout comme d’autres enseignements erronés, sème la confusion parmi les croyants en déformant les vérités bibliques. Il est de notre devoir de rester vigilants et de discerner ce qui est conforme à la Parole de Dieu. Seule une compréhension correcte des Écritures peut nous protéger des faux enseignements et nous maintenir fermement ancrés dans la vérité. En tant que croyants, nous devons rejeter les doctrines qui ne reposent que sur des suppositions et nous attacher à la saine doctrine pour fortifier notre foi et celle du Corps de Christ tout comme le faisait les apôtres à leur époque.

Les 24 anciens au ciel ne sont pas l’Église précédemment enlevée et voici pourquoi !

Introduction


L’Apocalypse de Jean offre une vision saisissante de la scène céleste, où le trône de Dieu est entouré de vingt-quatre anciens, décrits comme des figures vénérables siégeant sur des trônes, vêtues de blanc et portant des couronnes d’or. Ce passage d’Apocalypse 4.4 est souvent sujet à diverses interprétations concernant l’identité et le rôle de ces anciens dans le royaume céleste. Certaines traditions suggèrent qu’ils représentent les douze apôtres et les douze fils de Jacob, ou même l’Église enlevée avant les tribulations. Cependant, cette analyse explore les différentes interprétations et examine si ces visions sont réellement fondées sur la Parole de Dieu.


Une brève analyse de l’interprétation des 24 anciens

La première vision que l’apôtre Jean va recevoir après être monté au ciel est celle du trône de Dieu et des 24 anciens. Voici ce qu’il est dit au sujet des anciens : « Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes siégeaient vingt-quatre représentants du peuple de Dieu. Ils étaient vêtus de blanc, et portaient des couronnes d’or sur la tête. » (Apocalypse 4.4) 

La Bible du Semeur traduit le mot grec « presbuteros » par représentant du peuple de Dieu. La version Louis Second traduit ce mot par « vieillard » peut-être parce que généralement les anciens au sein du peuple juif et de l’Église étaient des personnes avec des cheveux blancs. C’est seulement une hypothèse de ma part. Finalement, d’autres versions traduises le mot grec par anciens. Pour cette étude, je vais utiliser le mot « ancien » qui fait plus résonance avec le mot grec « presbuteros ».

L’interprétation la plus répandue des 24 anciens est celle qui dit qu’ils représenteraient les douze apôtres et les douze fils de Jacob. Bien entendu, cela ne trouve aucun appui sérieux dans la Parole de Dieu. Selon les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel, il s’agirait de l’Église qui serait montée au ciel et qui serait maintenant dans la présence de Dieu. Cette exégèse ne trouve aucune référence ailleurs dans la Bible, ce qui est donc peu plausible.

J’écoutais un enseignement sur l’enlèvement prétribulationnel et la personne mentionnait que c’était évident que les 24 anciens étaient l’église au ciel. Le problème avec cette personne c’est qu’il n’avait aucune référence biblique pour appuyer ce qu’il disait. Comme nous savons, tout cet enseignement est une fausse doctrine. Elle est appuyée que sur des suppositions et des passages utilisés hors de leur contexte. Par exemple, de dire que le passage d’Apocalypse 4.1 mentionnant une poutre ouverte et une invitation faite à l’apôtre Jean de monter est une preuve de l’enlèvement prétribulationnel. C’est d’une absurdité sans limite. Le contexte de ce passage ne parle pas de cela d’aucune façon et aucun appui n’est trouvable dans la Bible. C’est ce dont je parle de supposition et de verset tiré hors de leur contexte. C’est comme dire que la « bienheureuse espérance » mentionnée par l’apôtre Paul en Tite 2.13 qu’elle est associée avec l’enlèvement prétribulationnel. Le contexte de ce passage ne parle absolument pas d’enlèvement avant la période des tribulations de quelques natures que ce soit. Il parle du retour de Jésus. Malheureusement, ceux-ci associent le retour de Jésus avec l’enlèvement prétribulationnel dans la majorité des cas et cela même si le contexte biblique des versets n’en fait aucune allusion. C’est d’une malhonnêteté indescriptible. J’ai peine à comprendre les croyants qui endossent et croient cette fausse doctrine sans s’apercevoir des incohérences frappantes.


La définition plausible des 24 anciens selon la Parole de Dieu

Je souhaiterais vous partager une définition des 24 anciens qui cadre mieux avec la Parole de Dieu. Ce que nous pouvons voir, c’est que les 24 anciens font partie de la cour impériale de Dieu et celle-ci rend toute royauté humaine dérisoire. Une chose importante, qu’il faut tenir compte, c’est que pour l’auditoire initial de Jean, le message est que c’est Dieu, et non César, qui est digne d’être adoré. Parce que c’était ce que demandait l’empereur de Rome d’être reconnu pour un dieu.

L’identité de ces anciens fait l’objet d’un débat. La clé de cette identité est leur double description : ils sont « vêtus de blanc », avec « des couronnes d’or sur leurs têtes ». Beaucoup pensent qu’il s’agit d’êtres humains, probablement les douze tribus plus les douze apôtres où encore l’Église qui aurait été enlevé précédemment. Cette dernière affirmation est plus qu’improbable, parce que la Bible ne soutient aucun enlèvement avant la période des tribulations. Ce ne peut pas être des anges non plus parce que les anges ne sont pas appelés anciens et ne portent pas de vêtement blanc ni de couronne d’or dans le livre de l’Apocalypse. Bien entendu, cette interprétation ne trouve pas d’appui dans la Bible.

En contrepartie, d’autres pensent qu’il s’agit effectivement de figures angéliques. Regardons ce que dit le passage de 1 Rois 22.19 « Mais Michée continua : Eh bien, oui. Écoute ce que dit l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. Lorsque Michée reçut cette vision, l’Église n’avait pas encore été enlevée. Difficile juste à partir de ce passage de concilier le fait que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations.

Regardons un autre passage dans le livre de Job : « Aurais-tu entendu ce qui s’est dit dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué pour toi seul la sagesse ? « (Job 15.8)  Selon ce passage, on peut comprendre que Dieu est entouré d’un conseil dans le ciel. Dans le passage de Colossiens 1.16 il est dit: « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. C’est par lui et pour lui que Dieu a tout créé. » Nous pouvons, à la lumière des Écritures, en déduire que les 24 anciens sont le conseil de Dieu. Ils sont continuellement dans sa présence.


Symbolisme et fonction divine des 24 anciens

Avant de voir, les différents symboles entourant les 24 anciens, mentionnons qu’il n’y a aucune figure humaine dans cette scène de la salle du trône, et tout au long du livre, les anciens et les créatures vivantes constituent le groupe d’adoration du ciel. Dans Apocalypse 5.8, il est mentionné qu’ils tiennent des coupes d’or contenant les prières des saints. Nous voyons que les 144 000 chantent un « cantique nouveau » devant les créatures vivantes et les anciens. Rien jusqu’à maintenant ne laisse présager d’aucune manière que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations et siégeant dans le conseil de Dieu. Puis, pourquoi Dieu nous prendrait-il pour siéger devant sa présence dans son conseil ? Sommes-nous meilleurs que les anges ?

Maintenant, le fait qu’ils siègent sur des trônes entourant le trône de Dieu peut symboliser l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu, indiquant une organisation divine et un gouvernement céleste. Les anciens se prosternent devant le trône de Dieu et déposent leurs couronnes en signe de soumission et d’adoration. Ils jouent un rôle important dans la scène céleste de louange et d’adoration continue, mettant en avant la dévotion et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu. Dans certains contextes, ils sont vus comme ayant un rôle d’intercession ou de médiation entre Dieu et l’humanité.


Les différents symboles entourant les 24 anciens

Les couronnes d’or portées par les anciens symbolisent leur dignité, leur autorité, et leur victoire. Elles représentent également leur rôle royal dans le royaume de Dieu.

Les robes blanches des anciens symbolisent la pureté, la justice, et la sainteté. Elles indiquent que ceux qui les portent sont rendus justes et purifiés devant Dieu.

Les vingt-quatre trônes sur lesquels siègent les anciens représentent le pouvoir et l’autorité spirituelle. Ils soulignent le rôle des anciens dans l’administration du royaume de Dieu.

La prosternation des anciens devant le trône de Dieu et le dépôt de leurs couronnes expriment leur soumission totale, leur adoration et leur reconnaissance de la souveraineté divine. Cela montre également que toute autorité et dignité viennent de Dieu. (Apocalypse 4.10-11)

Le nombre 24 symbolise l’ordre et l’organisation dans le royaume céleste. Les 24 anciens représentent le gouvernement et l’administration divine dans le ciel. L’apôtre Paul va dire en parlant de Dieu qu’il  « n’est pas un Dieu de désordre ». (1 Corinthiens 14.33) De même, Paul va dire à Tite : « Je t’ai laissé en Crète pour que tu achèves de mettre en ordre ce qui est resté en suspens, et que tu établisses dans chaque ville des responsables dans l’Église en suivant les directives que je t’ai données. » (Tite 1.5) L’Église est ainsi constituée dans un ordre avec des anciens pour diriger.  Plausible que ce soit ainsi dans le ciel. Comme Dieu dit à Moïse :  « Aie soin d’exécuter tout ce travail exactement selon le modèle qui t’est montré sur la montagne. » (Exode 25.40)

Le trône de Dieu, autour duquel les anciens sont assis, symbolise la souveraineté et la majesté de Dieu. Il est le centre de l’autorité divine et de l’adoration céleste.

Ainsi, l’ensemble de la vision, y compris les anciens, le trône, et les couronnes, symbolise la grandeur et la gloire de la scène céleste, ainsi que l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu. En aucun temps, l’Église n’y est représentée de quelque manière que ce soit.

Ces symboles entourant les 24 anciens dans l’Apocalypse mettent en lumière leur rôle dans l’adoration, la gouvernance spirituelle, et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu dans le ciel.

Donc, l’option la plus probable est qu’il s’agit d’êtres célestes régnant avec Dieu et faisant partie de la suite céleste qui se tient devant son trône. Le fait de porter du blanc signifie qu’ils partagent la pureté et la sainteté de Dieu, et les couronnes d’or indiquent qu’ils exercent une fonction dirigeante dans le ciel.

Le nombre 24 fait donc allusion aux 24 ordres du sacerdoce dans 1 Chroniques 24.4–5 : « 4 On constata que les chefs étaient plus nombreux parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. C’est pourquoi les descendants d’Éléazar furent répartis en seize chefs de groupe familial et ceux d’Itamar en huit chefs de groupe familial. 5 La répartition des uns et des autres se fit par tirage au sort, car il y avait des responsables du lieu saint et des responsables du service de Dieu, aussi bien parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. »  Cela évoque leur ministère sacerdotal céleste.

Ce sont les sacrificateurs du ciel : les chefs du culte céleste « 10 les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternent devant celui qui siège sur le trône et adorent celui qui vit éternellement. Ils déposent leurs couronnes devant le trône, 11 en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté. (Apocalypse 4.10-11) Nous avons aussi une référence en Apocalypse 5.8 : « 8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. »

Ils sont aussi les médiateurs et les interprètes célestes « 13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. » (Apocalypse 7.13–14) Juste une remarque s’ils sont l’Église enlevée avant la période des tribulations, pourquoi pose-t-il la question à propos des gens vêtus d’une tunique blanche ?

En réalité, les 24 anciens dans le ciel sont une classe dirigeante d’êtres célestes qui entourent le trône et dirigent la louange céleste, jouant ainsi un rôle sacerdotal.

Conclusion


En conclusion, l’analyse des vingt-quatre anciens dans l’Apocalypse révèle qu’ils symbolisent probablement une classe céleste dirigeante et sacrée entourant le trône de Dieu. Les couronnes et les robes blanches qu’ils portent indiquent leur rôle de dignitaires dans le royaume divin, tandis que leur prosternation et leur adoration soulignent leur soumission totale à la souveraineté de Dieu. Contrairement à certaines interprétations populaires, ces anciens ne semblent pas représenter l’Église enlevée, mais plutôt une réalité céleste qui exprime l’ordre, la pureté et l’autorité dans la présence de Dieu. Le nombre 24, évoquant les ordres sacerdotaux de l’Ancien Testament, et les symboles associés montrent une structure divine ordonnée et une adoration perpétuelle qui transcendent les théories de l’enlèvement prétribulationnel.

L’Église au ciel avant la période tribulations : mythe ou vérité biblique ?

Introduction


L’idée que l’Église sera enlevée au ciel avant une période de tribulations est un enseignement qui fascine de nombreux chrétiens. Cependant, cette perspective mérite une réflexion approfondie à la lumière des Écritures. Selon Romains 2.11, Dieu ne fait pas de favoritisme, et cette justice divine est un principe fondamental pour comprendre la question de l’enlèvement. Examinons donc les arguments bibliques pour déterminer si cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est réellement fondée sur la Parole de Dieu.

L’Église au ciel, une analyse biblique

Avec Dieu, il n’y a pas de passe droit ou encore de favoritisme. Il est dit sur ce sujet que Dieu « ne fait pas de favoritisme ». (Romains 2.11) Cela est répété cinq fois dans le Nouveau Testament. À partir de là, nous pouvons nous attendre que Dieu est juste avec tous et quand Dieu dit quelque chose, il ne ment pas. Ainsi, Affirmer que l’Église sera enlevé et montera au ciel pour une période de sept ans, bien que cela semble fascinant, est incohérent avec les Écritures.

D’abord, Jésus, lui-même, a dit « que personne n’est monté au ciel ». (Jean 3.13) Si Jésus dit que personne n’est monté au ciel et que Dieu ne fait pas de favoritisme alors, l’Église ne peut avoir ce passe droit et accéder au ciel. C’est tout à fait légitime de conclure cela. 

Une autre chose, tous les hommes qui sont morts depuis Adam, aucun d’eux n’est monté au ciel. La Bible nous dit, en premier lieu,  qu’ils sont endormis qui est un euphémisme pour dire que les gens sont mort : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Ensuite, elle nous enseigne qu’ils reposent dans le séjour des morts : « C’est l’Eternel qui fait mourir et vivre, il fait descendre dans le séjour des morts et en fait remonter. (1 Samuel 2.6) Il y a aussi d’autres passages qui confirment cela.

Puis, les gens sont là, dans le séjour des morts, en attendant la résurrection au dernier jour. « Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. (Jean 6.39

Finalement, le dernier jour est celui du retour du Seigneur Jésus : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. » (1 Thessaloniciens 4.16

Nous pouvons aussi constater que le jour de la résurrection des morts est le dernier jour et non pas lors d’un supposé enlèvement avant la période des tribulations. Jésus a mentionné à plusieurs reprise que c’est au dernier jour qu’il ressuscitera les morts et ce ne peut être autrement. 

N’oublions pas que ce sont tous les morts qui vont ressuscité en même temps. Ce n’est pas biblique, non plus, d’affirmer qu’il y aura deux résurrections. Voici un passage que corrobore cela. « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Malheureusement, la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne peut confirmer ce qu’elle avance que par des suppositions et des versets tiré hors de leur contexte. Ce que je vous ai amené est la Parole de Dieu. 

Conclusion


En conclusion, l’examen des Écritures révèle que l’idée de l’enlèvement prétribulationnel est en décalage avec les enseignements bibliques sur la résurrection et le ciel. Jésus et les Écritures nous indiquent clairement que personne n’est monté au ciel avant le retour du Seigneur et la résurrection des morts. En adhérant à une interprétation fidèle de la Bible, nous devons rejeter les spéculations non fondées et nous en tenir à ce que la Parole de Dieu nous enseigne véritablement sur ces questions cruciales.

Jésus revient au dernier jour : la vérité contre le mythe de l’enlèvement avant la période des tribulations

Introduction

Dans le débat théologique entourant le retour de Jésus-Christ, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirme que le Seigneur reviendra avant la période des tribulations pour emporter son Église au ciel. Cependant, cette doctrine semble contredite par les déclarations explicites de Jésus lui-même dans les Écritures. Pour comprendre le véritable moment du retour de Jésus, il est crucial de se référer aux enseignements bibliques plutôt qu’à des interprétations ou doctrines humaines. Ce texte explore pourquoi, selon les Écritures, Jésus reviendra au dernier jour et non avant, en se fondant sur les paroles et les promesses faites par le Seigneur.

Maintenant, regardons quelques passages de Jésus qui affirme explicitement qu’il reviendra au dernier jour. 

La résurrection au dernier jour selon Jésus

Le premier passage est Jean 6.39 dit : « 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. » (Jean 6.39) Nous avons aussi le passage de Jean 6.40 : « 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » Comme nous pouvons le constater jusqu’à maintenant, Jésus affirme bien que ce sera au dernier jour qu’il ressuscitera les croyants.

Mais ce n’est pas tout, lisons le passage de Jean 6.44 « 44 Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » De même Jean 6.54 « 54 Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. » Nous voyons bien que Jésus mentionne que la résurrection des croyants aura lieu au dernier jour. Y a-t-il une seule mention d’un enlèvement prétribulationnel emmenant un groupe de croyants ressuscités avant le dernier jour ? Évidemment, non comme on peut le constater, dans ces passages qui nous apprennent que la résurrection des morts aura lieu au dernier jour. Est-ce que le dernier jour est le jour de l’enlèvement avant la période des tribulations ? La Parole de Dieu n’appuie aucunement cette thèse. 


Le concept de la résurrection des morts au dernier jour était compris par certaines personnes. Par exemple, Marthe la sœur de Lazare va dire à Jésus alors qu’ils ont une conversation concernant la résurrection de son frère « 24 – Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection. » (Jean 11.24) 


Ainsi, l’idée de la résurrection des morts était comprise, en tout les cas, par l’entourage de Jésus. Ce n’était pas un mystère. Et même dans l’Ancien Testament, cette pensée est aussi comprise par Job lorsqu’il va dire : « 25 Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. » (Job 19.25) Job mentionne donc que c’est en dernier lieu que Jésus va apparaître. Pour Daniel, il y aura effectivement une résurrection des morts : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2) Daniel confirme qu’il y aura une résurrection des morts. Toutefois, il ne mentionne pas quand ça se fera.

Le retour de Jésus et le dernier jour

Nous savons jusqu’à maintenant que Jésus reviendra au dernier jour et pas avant. C’est d’ailleurs ce qu’il déclare dans l’Évangile de Matthieu lorsqu’il parle de son retour en disant : « 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » (Matthieu 24.29-31) Nous avons ici un bel exemple, prononcé par Jésus lui-même, concernant les événements entourant son retour. « Après ces jours de détresse », cela fait dans le contexte allusion à la fin de la période des tribulations. C’est le dernier jour et c’est alors qu’il revient. Puis, « Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Ceci est une allusion à l’enlèvement des croyants et de la résurrection des morts puisque celle-ci doit se faire uniquement au dernier jour et non pas comme l’enseignement prétribulationnel veut nous le faire croire ce faisant sept ans auparavant. 

Le passage que nous venons de voir est appuyé par d’autres passages comme nous le mentionne l’apôtre Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens décrivant l’événement du retour du Seigneur Jésus : « 13 Nous ne voulons pas, frères et sœurs, vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui sont décédés, afin que vous ne soyez pas tristes de la même manière que le reste des hommes, qui n’ont pas d’espérance. 14 En effet, puisque nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.13-17) Cet événement se passera au dernier jour comme nous l’avons vu précédemment.

Conclusion


En conclusion, les Écritures sont claires sur le fait que Jésus reviendra au dernier jour, et non avant la période des tribulations comme le prétend la fausse doctrine prétribulationnelle. Les passages que nous avons examinés montrent que la résurrection des croyants et l’enlèvement se produiront au retour final du Christ, marqué par des événements célestes spectaculaires. Toute déviation de cette vérité biblique représente une falsification des paroles de Jésus. Il est impératif pour les croyants de se référer à la Parole de Dieu et de rester fidèles à l’enseignement du Seigneur. Que nous nous ancrions dans la vérité de la révélation divine et attendions avec espoir le retour glorieux de notre Sauveur.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

La bienheureuse espérance révélée : pourquoi Tite 2.13 ne parle pas de l’enlèvement avant les tribulations

Le passage de Tite 2.13, qui mentionne « la bienheureuse espérance », est souvent interprété comme faisant référence à l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Toutefois, une analyse du texte et de son contexte montre que cette interprétation est erronée. En effet, il est crucial de comprendre ce que la Bible dit réellement sur ce sujet pour éviter de tirer des conclusions qui pourraient dénaturer le message biblique. Nous allons examiner de plus près ce passage pour démontrer pourquoi la « bienheureuse espérance » n’est pas l’enlèvement de l’Église avant les tribulations.

Étude du texte de Tite 2.13

L’enseignement qui est amené de nos jours concernant le passage de Tite 2.13 qui nous parle de la « bienheureuse espérance » nous dit : « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13) Effectivement, ce passage mentionne que notre bien heureuse espérance est lorsque sera révélé la gloire de Jésus-Christ qui est son retour. Le problème avec cela c’est que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel collent l’étiquette « enlèvement avant la période des tribulations » à « la révélation de la gloire de Jésus-Christ ». Est-ce que le texte parle d’un enlèvement prétribulationnel ? Est-ce que son contexte en fait seulement une seule allusion ? C’est important de savoir cela parce que dans le cas contraire ce serait de sortir ce verset de son contexte et de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Regardons maintenant ce que dit le contexte de ce passage.

Le contexte de Tite 2.13 se trouve dans la lettre de l’apôtre Paul à Tite, un jeune collaborateur de l’apôtre Paul et pasteur en Crète. Dans ce passage, Paul exhorte Tite à enseigner la saine doctrine et à encourager les croyants à mener une vie pieuse en attendant le retour de Jésus-Christ.

Ainsi, Paul commence ce chapitre deux en donnant des instructions sur la façon dont les différents groupes au sein de l’Église, les hommes âgés, les femmes âgées, les jeunes femmes, les jeunes hommes et les esclaves, doivent se comporter. Il insiste sur la nécessité de vivre une vie conforme à l’Évangile, ce qui témoigne de la transformation intérieure opérée par la grâce de Dieu.

Le verset 13, pour sa part, est situé dans le contexte de Tite 2.11-14 où Paul parle de la grâce de Dieu qui apporte le salut à tous les hommes. Cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, pour vivre dans la sagesse, la justice et la piété dans le présent siècle, tout « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13)

Ce verset met l’accent sur l’attente de la « bienheureuse espérance » qui effectivement est le retour glorieux de Jésus-Christ. Puis, Paul rappelle aux croyants que leur vie doit être marquée par cette attente active, en vivant d’une manière qui honore Dieu, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse du retour de Christ.

En somme, Tite 2.13 s’inscrit dans un passage qui encourage les croyants à vivre pieusement dans ce monde motivé par la grâce de Dieu et l’espoir de la seconde venue de Jésus-Christ.

Pouvons-nous y voir une seule allusion à un enlèvement avant la période des tribulations dans ce contexte ? La réponse est non. Le passage parle bien de la venue de Christ, mais pas de l’enlèvement prétribulationnel. C’est un autre exemple de verset qui est tiré hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Il ne parle pas de l’enlèvement prétribulationnel, mais plutôt de la venue de Jésus qui aura lieu au dernier jour et pas avant. Parce que Jésus le répète quatre fois de suite dans Jean 6.39, 40, 44, 54 qu’il va ressuscité les gens au dernier jour. Ce ne peut pas être avant, parce que ce n’est absolument pas cohérent avec les Écritures.

Certains mentionnent que l’enlèvement est une grande et glorieuse espérance. Pour cela, ils ont raison. Toutefois là, où ils font fausse route, c’est lorsqu’ils affirment que les croyants de la période des tribulations rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement avant la dernière période des tribulations de sept ans. Ils donnent comme référence le passage d’Apocalypse 20.4 qui dit : « Ensuite, je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20.4)  Je ne sais pas si je ne lis pas bien ou si c’est la version de ma Bible qui lui manque des mots, mais il m’apparait que ce n’est absolument pas mentionné que les croyants de la tribulation rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement, avant la dernière période de tribulation de sept ans. Je regarde le contexte et celui-ci ne le mentionne nullement. Alors, d’ou peut provenir un pareil scénario ?

C’est un enseignement imaginatif parce qu’il mentionne que ces croyants de la tribulation passent directement de la mort à la présence de Christ comme s’il passait par le temps et allait droit à l’apparition glorieuse. La référence qui appuie cette idée est 1 Corinthiens 5.8 qui dit: « C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » Où est le rapport, avec ce passage, qu’après la mort les croyants passent directement de la mort à la présence de Christ.

Luc 23.43 est un autre passage qui semble simple à première vu, mais en fait qui demande quelques explications pour le comprendre avant d’affirmer les croyants de la tribulation au moment où ils meurent vont directement avec Jésus dans l’éternité. Voici ce que Luc 23.43 nous dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Le problème avec ce passage c’est que Jésus ne peut pas se contredire ou contredire les Écritures. Jésus lui-même va dire : « Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme. » (Jean 3.13) Alors, si personne n’est monté au ciel pourquoi les croyants morts de la tribulation iraient-ils rejoindre les croyants enlevés avant la période des tribulations ? Pourquoi sont-ils au ciel ? Ont-ils des passe-droits que nous n’avons pas ? 

Une autre chose, le passage de Luc 23.43 peut être compris autrement en changeant la virgule de place, pour une certaine version, et en enlevant les deux points et le mot français qui ont été rajoutés au texte grec original de la version du Semeur que j’utilise. La virgule au temps des apôtres dans le texte n’avait pas la même fonction qu’aujourd’hui. Elle servait seulement à marquer une pause dans le texte. Aujourd’hui, les deux points, les virgules sont ajoutés pour rendre le texte plus claire. Mais parfois, il arrive que les traducteurs aillent faire les tournures de phrases en fonctions de leurs croyances. Maintenant, si l’on s’en tient au texte original grec, le mot « même » de l’expression « aujourd’hui même » est absent. 

Le texte aujourd’hui dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Reprenons la phrase avec les modifications. « Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce peut être un peu différent avec les différentes traductions, mais le résultat est le même. Ce que Jésus semble être en train de lui dire, pour ne pas se contredire, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Pas aujourd’hui, mais à la résurrection au dernier jour. Cela a plus de sens et est plus cohérent avec les Écritures. L’homme n’est pas monté au paradis, il est allé comme tous les autres dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection au dernier jour. La promesse de Jésus est qu’ils sera ressuscité au dernier jour lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ça que la Bible enseigne. Ce passage n’enseigne pas qu’il est monté directement au ciel avec Jésus après sa mort. Ce serait contredire les Écritures.

Comme vous pouvez le constater, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est comme un sceau plein de trous. Il n’y a rien qui se raccroche aux Écritures. Ce n’est que des suppositions et des présuppositions. C’est rempli d’incohérences et de passage sortis hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils veulent. Il ne faut pas de grandes études pour réaliser cela. Il suffit d’un peu de discernement et de questionner le texte et cela nous apparait tout de suite.

La fausse doctrine de l’enlèvement n’est qu’une fausse doctrine parmi tant d’autres auxquels nous sommes, confrontés dans ces temps de la fin. Malheureusement, plusieurs vont se perdre à cause de leur ignorance. C’est cet état de fait qui m’attriste.

Conclusion


En fin de compte, une lecture attentive et contextuelle de Tite 2.13 révèle que ce verset parle de la seconde venue glorieuse de Jésus-Christ, et non d’un enlèvement avant la période des tribulations. Il est essentiel de rester fidèle à l’enseignement des Écritures, sans succomber à des doctrines basées sur des interprétations erronées ou des extrapolations non fondées. La vraie « bienheureuse espérance » des croyants réside dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur, qui viendra au dernier jour pour accomplir pleinement sa promesse de rédemption et de restauration. Que cette espérance nous encourage à vivre dans la piété et la fidélité, en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

La porte ouverte d’Apocalypse 4.1 n’est pas le moment de l’enlèvement de l’Église et voici pourquoi !

Introduction

L’interprétation des Écritures concernant les événements prophétiques a toujours suscité des débats passionnés au sein du christianisme. L’un des enseignements controversés concerne l’enlèvement prétribulationnel, qui affirme que l’Église sera enlevée au ciel avant le début de la période des tribulations. Certains soutiennent que le passage d’Apocalypse 4.1 marque ce moment précis. Cependant, une analyse approfondie de ce texte révèle une tout autre réalité. Dans cette étude, nous examinerons le contexte de ce passage pour déterminer s’il valide réellement l’hypothèse d’un enlèvement de l’Église avant les tribulations, ou s’il s’agit d’une interprétation erronée, déconnectée du message global des Écritures.

Dans la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ou avant la période des tribulations, il est enseigné que le passage d’Apocalypse 4.1 est le moment où l’Église est enlevée au ciel. Cet enseignement affirme qu’à cause de cela, l’Église n’est plus présente dans le reste du livre de l’Apocalypse. Ce qui est effectivement complètement faux parce j’ai démontré ce fait dans un précédent article L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi ! Je confirme que l’Église y est présente et que plusieurs versets corroborent ce fait. Malheureusement, cette affirmation de l’enlèvement au début de la période des tribulations par le chapitre 4.1 de l’Apocalypse ne peut être démontrée bibliquement. 

Nous allons prendre le temps de regarder le contexte immédiat de ce passage pour voir si celui-ci ou l’ensemble de son contexte valide une telle hypothèse ou encore le fait de déclarer cela comme étant une vérité. Lisons d’abord ce passage : « Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. » (Apocalypse 4.1)  

Comme je dis toujours, le contexte d’un passage est extrêmement important pour éviter de prendre un verset et de le sortir de son contexte pour lui faire dire autre chose que ce qu’il dit. C’est la base même de l’herméneutique. 

Alors, Apocalypse 4.1 dans son contexte se situe au début d’une nouvelle section du livre de l’Apocalypse, qui est un livre prophétique écrit par l’apôtre Jean alors qu’il se trouvait en exil sur l’île de Patmos. 

Nous pouvons considérer que les trois premiers chapitres de l’Apocalypse contiennent des lettres adressées aux sept Églises d’Asie Mineure. Jésus-Christ, à travers Jean, adresse des messages spécifiques à chacune de ces Églises, les encourageant ou les corrigeant selon leur situation spirituelle.

Par la suite, Apocalypse 4.1 marque une transition importante dans le livre. Après avoir délivré les messages aux Églises, Jean est appelé à voir ce qui se passe dans le ciel. Cette nouvelle vision va révéler des aspects profonds du plan divin pour l’avenir. 

Ainsi, le chapitre 4, dans son ensemble, décrit la salle du trône de Dieu dans le ciel. Jean voit un trône avec Dieu assis dessus, entouré de vingt-quatre autres trônes et de vingt-quatre anciens. Cette vision sert à souligner la souveraineté et la gloire de Dieu.

En résumé, la porte ouverte dans le ciel symbolise l’accès de Jean à une révélation divine, qui va maintenant se concentrer sur les événements futurs, souvent interprétés comme la période des tribulations, le jugement final, et l’établissement du règne éternel de Dieu.

En somme, Apocalypse 4.1 est le début d’une grande révélation où Jean est invité à contempler et rapporter les événements célestes et futurs. Cette vision céleste introduit le trône de Dieu et prépare le lecteur à recevoir des prophéties concernant la fin des temps.

Comme vous pouvez le voir, Apocalypse 4.1 dans son contexte ne parle pas d’enlèvement de l’Église parce que Jean est invité à monté. Il n’y a aucune mention de l’Église, de l’enlèvement de quelques manières que ce soit. Ce n’est même pas sous-entendu. 

Alors, comment peut-on affirmer que ce verset est une preuve irréfutable de l’enlèvement de l’Éflise avant que ne commence la période des tribulations ? Je trouve cela invraisemblable sachant qu’il n’y a aucun appui biblique solide pour cette affirmation, disons-le, gratuite.

Maintenant, l’argument qui est amené comme quoi l’Église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse est complètement faux. L’Église y est présente. Je vous encourage, au risque de me répéter, à lire, si ce n’est pas déjà fait, cet article L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi ! Vous découvrirez que l’Église assistera à tous les événements, mais elle sera protégée parce que Jésus en a fait la promesse de nous garder pendant cette période et non pas de nous enlever. 

Il n’y a aucun fondement biblique pour appuyer cette théorie émanant d’Apocalypse 4.1 dans toutes les écritures. Vous pouvez chercher tant que vous voulez. Ce sont seulement des affirmations gratuites.

Le but de tout cela est encore une fois pour tromper les croyants en leur laissant le faux espoir leur disant qu’ils ne seront pas présents pendant la période des tribulations. Qu’ils peuvent continuer de vivre leur vie de compromis sans s’inquiéter que Jésus excuserait toute désobéissance et tout péché et qu’ils les prendraient avec lui pour leur épargner les souffrances ! C’est tout le contraire parce que ce sera au milieu des souffrances que les véritables chrétiens seront révélés. Nous faisons face ici à un enseignement qui endort les croyants plutôt que de les amener à se garder purs et obéissants au Seigneur Jésus. 

J’ai entendu un enseignement d’un prédicateur un jour qui parlait de l’enlèvement prétribulationnel. C’était beau ce qu’il disait et cela laissait une impression qu’il n’y avait aucun problème. Les gens aimaient ce qu’ils entendaient. Il était même applaudi pour ses propos. Seulement, il y avait un grave problème. Il n’a jamais donné aucune référence biblique pendant tout son exposé. Il flattait les oreilles des gens et ceux-ci aimaient cela. Nous en sommes rendus là. Comme disait l’apôtre Paul à son collaborateur Timothée : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Timothée 4.3)  On ne parle pas seulement des non croyants, on parle aussi des croyants. Ouvrez les yeux et portez attention à ce qui se passe et vous verrez bien.

Conclusion

En conclusion, l’idée que l’Église est enlevée au ciel dès Apocalypse 4.1 ne trouve aucun fondement solide dans les Écritures. Une lecture attentive et contextuelle montre que ce passage ne fait aucune mention de l’enlèvement de l’Église, mais introduit plutôt une vision céleste qui prépare le lecteur à la révélation des événements futurs. L’affirmation selon laquelle l’Église n’est plus présente dans le reste de l’Apocalypse est donc erronée. Ce genre d’enseignement peut donner aux croyants une fausse assurance et les détourner de la vigilance spirituelle à laquelle les appelle l’Évangile. Il est essentiel de demeurer fidèles à la vérité biblique et de rejeter les doctrines qui, bien que séduisantes, ne reposent pas sur une interprétation rigoureuse des Écritures.

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

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Les chrétiens ne seront pas enlevés avant la période des tribulations , mais plutôt gardés jusqu’au dernier jour et voici pourquoi !

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est un sujet de débat parmi les chrétiens, particulièrement en ce qui concerne la question de savoir si les croyants seront enlevés avant la grande tribulation. Deux passages bibliques sont souvent cités pour soutenir cette doctrine : Apocalypse 3.10 et Sophonie 2.3. Cependant, une analyse approfondie de ces versets dans leur contexte nous amène à remettre en question cette interprétation. Ce message se propose d’examiner de manière détaillée ces passages afin de déterminer s’ils justifient réellement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Un des arguments de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est que les chrétiens seront enlevés avant que ne commence la période des tribulations. Pour appuyer ce point, le passage d’Apocalypse 3.10 et celui de Sophonie 2.3 sont utilisés. Maintenant, regardons si ces passages mentionnent bien ce qu’ils prétendent qu’ils disent.


Protégé, mais pas enlevé (Apocalypses 3.10)

Voici Apocalypse 3.10 dans la version de la Bible du Semeur (BDS) dit : « Parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour mettre à l’épreuve les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) Intéressant, ce passage parle bien de « garder à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier ». 

D’ailleurs, le contexte de ce verset fait partie du message adressé à l’église de Philadelphie, l’une des sept églises de l’Apocalypse, située en Asie Mineure. La ville de Philadelphie était connue pour ses tremblements de terre, et ses habitants vivaient dans une certaine insécurité matérielle. Spirituellement, l’église de Philadelphie est louée pour sa fidélité et sa persévérance. 

Contrairement à certaines autres églises mentionnées dans l’Apocalypse, l’église de Philadelphie ne reçoit aucun reproche. Pour cause, parce que lorsque nous sommes dans l’épreuve, ce ne sont pas des reproches que nous avons besoin, mais plutôt des encouragements. Cela Jésus le sait et c’est ce qu’il fait avec cette église de Philadelphie. D’ailleurs, Jésus les encourage en reconnaissant leur fidélité dans l’obéissance à sa parole malgré les pressions et les difficultés. Leur peu de puissance (v. 8) ne les a pas empêchés de rester fidèles.

Jésus promet de garder ou protéger cette église « à l’heure de l’épreuve » qui viendra sur « le monde entier ». Garder est la traduction du mot grec «tereo» et il signifie, selon le dictionnaire Strong’s, « S’occuper soigneusement, prendre soin de, garder » et de façon métaphorique, il veut dire « maintenir quelqu’un dans l’état où il est ». Le sens du mot « garder » ne signifie pas enlever. C’est ce qu’ils prétendent, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel. Ils affirment que Jésus va venir chercher son Église avant la période des tribulations, et de cette façon, il va les garder. C’est de la fabulation et rien d’autre, parce que ce n’est pas le sens original du mot.

Le verset parle aussi d’un temps d’épreuve « qui va venir sur le monde entier ». Cela suggère donc une période de tribulation ou de difficulté à venir, qui aura une portée globale. C’est ce que la Bible prédit comme étant la grande tribulation. Sous le règne de l’antichrist elle va s’étendre sur tout les habitants de la terre et particulièrement sur les croyants. Comme il est dit dans le live de Daniel : « En ce temps-là se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre. » (Daniel 12.1) La promesse de Jésus est de les garder durant cette épreuve, pas de les  enlever. 

Enfin, ce verset est souvent interprété dans un contexte eschatologique (concernant les événements de la fin des temps). Beaucoup y voient une allusion à la grande tribulation, une période de souffrance mondiale décrite plus en détail dans d’autres parties de l’Apocalypse. La promesse de Jésus de garder les fidèles peut être vue comme une assurance qu’ils seront protégés des jugements divins à venir durant cette période de ténèbres.

En résumé, Apocalypse 3.10, dans la Bible du Semeur, est un verset qui offre un réconfort aux chrétiens de Philadelphie, leur promettant la protection divine en raison de leur fidélité, face à une épreuve future qui touchera le monde entier. C’est une reconnaissance de leur persévérance et une assurance que leur foi sera récompensée par la protection de Dieu. C’est aussi une promesse pour les croyants en vie qui passeront par la période des tribulations. C’est un encouragement à persévérer et à rester attaché au Seigneur Jésus à travers toutes les épreuves que va vivre le peuple de Dieu.


L’histoire se répète (Sophonie 2.3)

L’autre verset qui est utilisé comme arguments est Sophonie 2.3 : «  3 Tournez-vous donc vers l’Éternel, vous tous les humbles du pays, vous qui faites ce qui est droit, cherchez à accomplir ce qui est juste. Efforcez-vous d’être humbles ; peut-être serez-vous mis à l’abri au jour de la colère de l’Éternel. » (Sophonie 2.3) Maintenant, regardons ce que dit ce passage dans son contexte pour vérifier s’il parle bien d’un enlèvement de l’Église qui aurait lieu avant la période des tribulations. 

D’abord, le prophète Sophonie a exercé son ministère pendant le règne du roi Josias, un roi de Juda connu pour ses réformes religieuses, un bon roi.  Ainsi, le contexte historique est celui d’une période de grande apostasie en Juda, avec une nation plongée dans l’idolâtrie et l’injustice, malgré les efforts de Josias pour ramener le peuple à l’adoration de l’Éternel.

Le livre de Sophonie est essentiellement un avertissement du jugement imminent de Dieu sur Juda et les nations environnantes à cause de leur péché. C’est ce qui s’est produit lors que Nabuchodonosor a envahi Juda et déporté ses habitants à Babylone entre 605 et 586 av. J.-C. Sophonie annonçait le « Jour de l’Éternel », un jour de colère divine, de jugement et de destruction pour ceux qui ne se repentent pas. On voit bien que ce que les prophètes ont annoncé de la part de l’Éternel s’est bien réalisé. 

Ensuite, Sophonie 2.3 fait partie d’un appel pressant au repentir, adressé aux « humbles du pays », ceux qui restent fidèles à Dieu malgré l’état de déchéance de la nation. C’est un appel à chercher l’Éternel, la justice et l’humilité comme une voie possible pour échapper au jugement à venir. C’est plutôt ce que nous devrions faire pendant qu’il est encore temps. Appeler les chrétiens à chercher l’Éternel de tous leur cœur et non pas de les pleurer avec un enlèvement qui ne se produira pas avant la période des tribulations.

L’expression « peut-être serez-vous épargnés » suggère une lueur d’espoir, bien que le jugement soit certain, il y a une possibilité de miséricorde pour ceux qui se tournent sincèrement vers Dieu.

Le « jour de la colère de l’Éternel » est une référence au jugement divin qui va frapper Juda et les nations. Sophonie décrit ce jour comme un temps de grande détresse, de ténèbres, et de malheur pour ceux qui persévèrent dans le péché. C’est ce qui va se passer lors de la période des tribulations pour ceux qui rejettent Dieu. Ce sera un temps de grande détresse dont personne ne pourra échapper, non personne. Même les croyants tièdes vont souffrir les mêmes maux. Parce que le but de Dieu c’est que les gens se tournent vers lui et cessent de pratiquer le péché.

Le verset 3 de ce chapitre contraste avec les annonces de jugement en soulignant que ceux qui recherchent Dieu avec sincérité et humilité pourraient trouver refuge en lui, échappant ainsi à la destruction. Ici, ce passage est un complément d’Apocalypse 3.10.

Puis, spirituellement, ce verset met en lumière l’importance de l’humilité et de la recherche de la justice comme voies de salut. Dans un monde corrompu, ce sont les humbles, ceux qui pratiquent le droit et cherchent Dieu avec sincérité, qui peuvent espérer être protégés.

En résumé, Sophonie 2.3 est un appel à la repentance et à la recherche de Dieu, de la justice, et de l’humilité en vue d’échapper au jugement divin imminent. C’est un verset qui offre un message d’espoir dans un contexte de jugement, soulignant que ceux qui se tournent vers Dieu peuvent trouver grâce même au milieu de la colère divine. Ce n’est absolument pas un verset qui vient appuyer de quelque façon que ce soit un soi-disant enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Le jour de l’Éternel arrive et il est encore temps de revenir à l’Éternel. Ne croyez plus ceux qui vous disent que vous ne vivrez pas cette période de détresse parce que vous serez enlevé et amené au ciel pendant cette période de sept ans. C’est une fausse espérance. C’est ce que faisaient les faux prophètes du temps de Jérémie. Ils donnaient de faux espoirs aux habitants de Juda. Malheureusement, ça s’est retourné contre eux. Dans ce que nous venons de voir, rien ne mentionne ou ne laisse croire à un éventuel enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. 

Revenez, revenez à votre bon sens. Ne vous laissez plus leurrer par ces fausses croyances qui ne sont absolument pas bibliques. Oui, Jésus reviendra, mais ce sera au dernier jour. C’est que la Bible affirme : « Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.40) Le dernier jour est le jour du retour du Seigneur Jésus. Il ne peut pas y avoir de retour avant le dernier jour et une première résurrection des morts et ensuite un autre retour sept ans plus tard. Ce n’est pas cohérent avec la Bible parce que Jésus a toujours parlé de résurrection au dernier jour. (Jean 6.39, 40, 44, 54; 11.24; 12.48) C’est une fausse doctrine qui endort les gens et qui les empêche de se préparer pour cette période de souffrance sans précédent. 

Conclusion

Après avoir examiné les passages d’Apocalypse 3.10 et de Sophonie 2.3, il devient clair que ces versets ne soutiennent pas l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Apocalypse 3.10, loin d’indiquer une fuite avant les épreuves, parle de la protection divine pendant ces moments difficiles. De même, Sophonie 2.3 invite à la repentance et à la recherche de Dieu, suggérant que ceux qui sont humbles et justes trouveront refuge en Lui, mais sans mentionner d’enlèvement avant les tribulations.

Ces versets nous rappellent que, bien que des temps difficiles soient à venir, la fidélité et la persévérance en Dieu sont la clé pour traverser ces épreuves. Il est donc crucial de rester attaché à la vérité biblique et de ne pas se laisser séduire par des doctrines qui offrent de faux espoirs. Jésus nous a promis d’être avec nous dans les épreuves, et notre confiance doit reposer sur cette promesse, en étant prêts à affronter ce qui viendra avec foi et courage.

« Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3) 

L’Église sur la terre n’est pas l’épouse de Christ et voici pourquoi !

Introduction

Depuis longtemps, on enseigne couramment que l’Église, sur la terre, est l’épouse de Christ. Cette idée, profondément ancrée dans la théologie chrétienne, est souvent acceptée sans questionnement. Pourtant, une étude attentive des Écritures révèle que cette interprétation pourrait bien être erronée. Dans les faits, de nombreux prédicateurs, enseignants, et croyants soutiennent cette notion sans pour autant vérifier si elle est véritablement conforme à la parole de Dieu. 

Cet article se propose de réexaminer cette croyance à la lumière des Écritures, en analysant les passages clés souvent cités pour soutenir cette doctrine. L’objectif est de déterminer si, en effet, l’Église est l’épouse de Christ ou si cette idée résulte d’une mauvaise interprétation des textes bibliques. 

Maintenant, ceux qui enseignent la Parole de Dieu utilisent habituellement 4 passages pour appuyer leur théorie comme quoi l’Église serait l’Épouse de Christ. Il s’agit des passages de Matthieu 22.1-4, 25.1-13, 2 Corinthiens 11.2-3 et Éphésiens 5.22-23. Maintenant, prenons chacun des passages et regardons quel est leur contexte. Ceci dans le but d’éviter de sortir l’un de ces passages de son contexte et de l’accoler pour lui faire dire ce que nous voulons. Ensuite, nous pourrons voir si le passage, en question, identifie bien l’épouse de Christ comme étant l’Église. Commençons si vous le voulez bien.


1. Paraboles des noces (Matthieu 22.7-14)


Matthieu 22.7-14 fait partie de la parabole des noces, où Jésus raconte une histoire pour illustrer le royaume des cieux. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 7 Le roi se mit en colère. Il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers et incendia leur ville. 8 Alors il dit à ses serviteurs : « Le banquet de mariage est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9 Allez donc dans les carrefours et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. » 10 Ces serviteurs allèrent sur les routes, ils rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie de convives. 11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut un homme qui ne portait pas de vêtements de noces. 12 Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? » Cet homme resta muet. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : « Attachez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 14 Car beaucoup sont invités, mais peu sont élus. » (Matthieu 22.7-14)

Dans ce passage, nous voyons Jésus raconter cette parabole pour illustrer l’appel de Dieu à entrer dans le royaume des cieux. Et le roi dans la parabole représente Dieu, tandis que le banquet symbolise le royaume des cieux.

Ensuite, il y a les invités originaux. Les premiers invités représentent les Juifs, à qui le message du salut a été initialement offert. Cependant, ils ont refusé l’invitation, ce qui signifie leur rejet de Jésus.

Puis viennent les nouvelles invitations face au rejet des premiers invités. Le roi envoie ses serviteurs inviter tous ceux qu’ils trouvent, symbolisant l’ouverture de l’appel de Dieu à toutes les nations, aux bons et aux mauvais.

Mais dans la salle se trouvait un homme sans vêtement de noces. Cet homme qui se présente sans vêtement de noces symbolise ceux qui acceptent l’invitation de Dieu sans se conformer aux exigences du royaume, qui comprennent une vie transformée par la justice et la sainteté, mais qui ne changent pas de comportement, bien qu’ils fréquentent une église et se croient sauvés, sont en réalité perdus.

Subséquemment vient le jugement final. C’est ce que nous démontre l’exclusion de l’homme sans vêtement de noces. Bien que l’invitation soit large, seuls ceux qui acceptent réellement les conditions de Dieu, par la foi et la repentance, seront acceptés dans le royaume des cieux.

Et Jésus conclut avec une déclaration solennelle : « Beaucoup sont invités, mais peu sont élus », soulignant que l’appel de Dieu est universel, mais que peu répondent de manière adéquate.

Donc, à la lecture du passage et de l’étude de son contexte, pouvons-nous affirmer hors de tout doute que ce passage stipule que l’Église est véritablement l’Épouse de Christ? Absolument pas, excepté, si nous disons que l’Épouse dans la noce est l’Église. Toutefois, soyons honnêtes, ce n’est pas mentionné et aucune allusion n’y est faite même en sous-entendu. Nous ne pouvons donc pas conclure par ce passage que l’Église est l’Épouse de Christ. Cependant, nous pouvons en déduire que les croyants sont les invités de la noce. Regardons maintenant le passage suivant.


2. Paraboles des dix vierges (Matthieu 25.1-13)

Nous allons regarder un autre passage intéressant qui sert à appuyer la théorie selon laquelle l’Église est bien l’épouse de Christ. Ce passage de Matthieu 25.1-13 fait partie de la parabole des dix vierges, qui est une autre parabole racontée par Jésus pour enseigner sur la vigilance et la préparation pour son retour. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 1 Alors, il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre du marié. 2 Cinq d’entre elles étaient insensées et cinq étaient sages. 3 Les insensées, en prenant leurs lampes, n’avaient pas emporté d’huile avec elles 4 tandis que les sages avaient pris, avec leurs lampes, de l’huile dans des flacons. 5 Comme le marié tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. 6 Au milieu de la nuit, on cria : ‘Voici le marié ! Allez à sa rencontre !’ 7 Toutes les jeunes filles se réveillèrent alors et se mirent à préparer leurs lampes. 8 Les insensées dirent aux sages : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ 9 Mais les sages répondirent : ‘Non, il n’y en aurait jamais assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.’ 10 Pendant qu’elles allaient en acheter, le marié arriva : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et la porte fut fermée. 11Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ 12 Mais il répondit : ‘Vraiment, je vous le dis, je ne vous connais pas.’ 13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.  »(Matthieu 25.1-13)

Le contexte de cette parabole se trouve dans le discours de Jésus sur le mont des Oliviers (Matthieu 24-25), où Jésus parle de la fin des temps et de la nécessité d’être prêt pour son retour.

Dans ce passage les dix vierges représentent ceux qui attendent le retour du Christ, le marié symbolisant Jésus. Les cinq vierges sages, pour leur part, représentent les croyants préparés pour la venue du Christ, tandis que les cinq vierges insensées représentent ceux qui ne sont pas prêts.

Jésus parle aussi de l’huile dans cette parabole qui est souvent interprétée comme symbolisant la foi vivante, le Saint-Esprit, ou les œuvres de justice qui accompagnent la foi véritable. Les vierges sages, ayant emporté de l’huile en réserve, sont celles qui ont cultivé une relation continue et authentique avec Dieu. Tandis que les autres ont été négligentes dans leur relation avec Jésus.

Le retard du marié symbolise l’incertitude quant au moment du retour de Jésus. Les vierges qui s’endorment représentent la réalité que la vie continue et que l’attente peut être longue, mais la préparation spirituelle doit être constante. Les croyants doivent se tenir prêts et être vigilants dans l’attente de son retour.

Le cri à minuit annonce l’arrivée du marié, symbolisant le retour soudain de Christ. Seules celles qui étaient prêtes sont admises à la fête de mariage, symbolisant l’entrée dans le royaume de Dieu. Les autres, qui n’étaient pas prêtes, sont exclues, montrant que la préparation spirituelle doit être faite avant le retour de Christ, car une fois qu’il revient, il sera trop tard.

Ainsi, la parabole se termine par un appel à la vigilance : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Jésus met l’accent sur l’importance de vivre dans une attente active et préparée pour son retour, car il viendra à un moment inattendu.

Cette parabole rappelle donc aux croyants l’importance de la préparation spirituelle et de la persévérance dans la foi, en anticipant le retour de Christ.

Maintenant, à la lecture de ce passage, est-il possible de déterminer si les vierges sont l’Épouse de Christ ? Si c’était le cas, pourquoi cinq et non pas une ? Va-t-il en choisir une parmi elles ? 

En vérité, la réalité est bien différente et pour nous aider à comprendre la parabole des dix jeunes filles, il nous faut connaître ce qu’était dans la culture juive du premier siècle la célébration du mariage. C’était un événement communautaire qui durait souvent une semaine. Les vierges, ou les jeunes femmes célibataires de la communauté, jouaient un rôle important dans ces cérémonies. Elles n’étaient pas les fiancées. Ou encore, la fiancée ne se trouvait pas dans ce groupe de vierges.

L’une des coutumes de l’époque était la procession du marié. Le marié venait chercher sa mariée à la maison du père de celle-ci, généralement après la tombée de la nuit, et la ramenait à sa propre maison pour la cérémonie de mariage et la fête qui suivait. 

Les jeunes femmes célibataires, souvent appelées les compagnes de la mariée, portaient des lampes ou des torches allumées et accompagnaient le marié dans cette procession nocturne. Elles étaient là pour égayer le cortège et pour célébrer cette occasion joyeuse. 

Ensuite, les invités étaient amenés dans la maison du marié pour une cérémonie de mariage et à une fête qui pouvait durer plusieurs jours. Les vierges étaient généralement invitées à participer à ces festivités. C’est véritablement intéressant ce que nous découvrons dans la Bible en lien avec la coutume du mariage hébreu du premier siècle. 

Dans la parabole des dix jeunes filles (Matthieu 25.1-13), les vierges attendent l’arrivée du marié pour commencer la procession. Cette parabole est généralement interprétée comme un appel à la préparation spirituelle et à la vigilance, car on ne sait pas quand le « marié », une métaphore pour Jésus, reviendra.

De plus, ce qui est remarquable et en conformité avec les Écritures c’est que le marié venait chercher sa mariée à la maison de son père. C’est ce que nous découvrons comme analogie en Actes 1.8 « Après ces mots, ils le virent (Jésus) s’élever dans les airs et un nuage le cacha à leur vue. » À ce moment, Jésus monta vers la maison du Père de la mariée. Cela nous démontre aussi que la future mariée n’est pas sur la terre. Elle est dans la maison de son Père. 

En outre, ce n’est pas l’Église parce que la mariée est déjà au ciel et Jésus le marié est parti, chez le père de la mariée, pour la prendre avec lui. Et nous voyons que Jésus la ramènera à sa propre maison pour la cérémonie du mariage et la fête qui suivra. Sa propre maison est la nouvelle terre parce que c’est là qu’il régnera pour l’éternité.

Donc, dans ce texte, il n’y a aucune allusion ou mention explicite que l’Église est l’Épouse du Seigneur. C’est encore une fois un texte mal compris auquel on a extrait des passages de leur contexte pour les appliquer à une doctrine boiteuse. Prétendre que les vierges sages sont l’Église en revient à tordre les Écritures pour leur faire dire ce que nous voulons.

Ce n’est pas tout, regardons un autre passage tout aussi intéressant, mais qui peut porter à confusion si nous ne prenons pas garde de regarder le contexte.


3. Fidélité spirituelle à Christ (2 Corinthiens 11.2-3) 

Le passage de 2 Corinthiens 11.2-3 se trouve dans une section de la deuxième épître de Paul aux Corinthiens où il défend son ministère apostolique et exprime son souci pour l’église de Corinthe. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie qui vient de Dieu. En effet, je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. 3 Mais je crains qu’à l’exemple d’Ève, qui se laissa séduire par la ruse du serpent, vos pensées ne se corrompent et se détournent de votre attachement sincère et pur envers Christ. » (2 Corinthiens 11.2-3)

Dans ce contexte, l’église de Corinthe faisait face à des influences extérieures et à de faux enseignants qui tentaient de détourner les croyants de la vérité de l’Évangile prêché par Paul. Ces faux enseignants, probablement des juifs,  se présentaient comme de vrais apôtres et essayaient de discréditer Paul tout en introduisant des enseignements déviants.

Dans ce passage, Paul utilise ici une métaphore nuptiale pour décrire sa relation avec l’église de Corinthe. Il se voit comme un père spirituel qui a fiancé les Corinthiens à Christ, leur époux spirituel. Son objectif est de les présenter à Christ comme une vierge pure, c’est-à-dire une église fidèle, sans tache ni compromis dans sa dévotion à Jésus.

De plus, la « jalousie » dont parle Paul est une jalousie divine, c’est-à-dire un zèle pour la pureté spirituelle de l’église. Ce n’est pas une jalousie pécheresse, mais un désir intense de protéger l’église de toute influence qui pourrait la corrompre ou la détourner de son engagement envers Christ. Et Paul exprime sa crainte que, tout comme Ève a été séduite par le serpent dans le jardin d’Éden, les croyants de Corinthe soient trompés par les faux enseignants et détournés de la pureté de leur foi en Christ. Paul redoute que leur dévotion sincère à Christ soit compromise par des pensées ou des enseignements erronés.

Alors, dans ce passage, Paul exhorte les Corinthiens à rester fidèles à Christ, à ne pas se laisser entraîner par des enseignements qui pourraient les éloigner de la vérité de l’Évangile. Il souligne l’importance de la pureté spirituelle et de la fidélité dans la relation des croyants avec Jésus.

En résumé, 2 Corinthiens 11.2-3 montre l’inquiétude de Paul face aux influences corruptrices qui menacent la foi des Corinthiens. Il les encourage à rester fermement attachés à Christ, comme une fiancée fidèle à son futur époux, et à résister aux tentatives de séduction spirituelle. 

Maintenant, pouvons-nous affirmer sans l’ombre d’un doute que Paul est en train de dire que l’Église est l’Épouse de Christ ? Apparemment, non ! Parce que Paul utilise une métaphore, une image. Il ne fait pas une déclaration ou une affirmation. Ce n’est donc pas une révélation. Nous pouvons donc conclure que ce passage, dans son contexte, ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Examinons maintenant un autre passage. Comme pour les précédents, si nous ne faisons pas attention à le laisser dans son contexte, nous risquons de lui attribuer une signification différente de celle qu’il a réellement. Malheureusement, c’est ce qui s’est produit par le passé, et une majorité de croyants n’ont jamais remis en question la véracité des affirmations faites à partir de ce passage.


4. La relation entre les conjoints (Éphésiens 5.22-23)

Dans ce passage d’Éphésiens 5.22-23 si nous ne faisons pas attention à la façon dont nous le comprenons, nous pouvons très facilement nous y méprendre. C’est ce qui est possiblement arrivé aux théologiens qui ont cru que ce passage affirmait que l’Église était l’Épouse de Christ. Je ne me crois pas meilleure qu’eux, loin de là, mais encore une fois, si nous plaçons ce passage dans son contexte, nous découvrirons qu’il n’affirme aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Nous pouvons également constater qu’Éphésiens 5.22-23 fait partie des instructions que l’apôtre Paul donne aux croyants concernant les relations dans le cadre du mariage. Il s’agit de l’une des sections les plus discutées de la lettre aux Éphésiens, car elle aborde les rôles respectifs des époux dans le mariage chrétien. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 22 Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur ; 23  car le mari est le chef de sa femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. » (Éphésiens 5.22-23)

Dans le contexte global de l’épître, nous voyons que l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens pour les encourager à vivre selon les principes chrétiens, tant dans leurs relations personnelles que communautaires. Il met l’accent sur l’importance de l’unité dans le corps du Christ, qui est l’Église, et sur la transformation nécessaire de la vie des croyants, qui doivent refléter l’amour de Dieu dans tous les aspects de leur existence.

Éphésiens 5.22-33 fait partie d’une plus grande section où Paul donne des instructions sur la manière dont les chrétiens doivent vivre dans leurs familles et au sein de la communauté. Cette section commence par un appel général à tous les croyants : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ ». (Éphésiens 5.21) Ce verset met l’accent sur l’humilité et le respect mutuel.

Également, dans ce passage, Paul parle du rôle de la femme et du mari dans le mariage. Il demande aux femmes d’être soumises à leurs maris « comme au Seigneur ». Cette soumission n’est pas une soumission servile ou dégradante, mais une attitude de respect et de soutien, reflétant la manière dont l’Église se soumet à Christ. Paul compare ensuite, le mari à Christ, le chef de l’Église, soulignant que le mari doit diriger sa famille avec amour, protection, et sacrifice, à l’image de Christ qui a donné sa vie pour l’Église.

La soumission des femmes dans ce passage doit être comprise dans le contexte du commandement précédent (verset 21) d’une soumission mutuelle entre tous les croyants. Cela signifie que dans le mariage chrétien, l’épouse est appelée à honorer son mari, tandis que le mari est appelé à aimer sa femme de manière sacrificielle, comme Christ le fit pour son Église, cherchant toujours son bien-être.

D’autre part, Paul poursuit dans les versets suivants (Éphésiens 5.25-33) en expliquant que le mari doit aimer sa femme « comme Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle ». Ce commandement montre que l’autorité du mari dans le mariage n’est pas autoritaire, mais empreinte de l’amour et du sacrifice pour le bien de sa femme.

En résumé, Éphésiens 5.22-23 s’inscrit dans une section où Paul exhorte les chrétiens à vivre selon des principes de respect, d’amour, et de soumission mutuels dans le mariage. Il compare la relation, entre mari et femme, à celle entre Christ et l’Église, mettant en avant l’importance de l’amour sacrificiel et du respect mutuel.

En conclusion, ce passage ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ, mais il nous la présente comme le corps de Christ dont il est la tête comme nous dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Éphésiens 1.22-23) Comment l’église, que les Écritures nous la présentent explicitement comme son corps, pourrait-elle être à la fois son Épouse ? Bien entendu, avec des passages, comme celui-ci, pris hors de leur contexte et interprétés de façon très boiteuse. Affirmer avec conviction que l’église est l’Épouse de Christ en revient à sortir ces versets de leur véritable contexte. 

Toutefois, la véritable question se pose toujours, qui est l’Épouse de Christ selon la Bible ? Permettez-moi de vous dire que ce que la Bible dit, au sujet de l’Épouse de Christ, ne peut pas être plus clair que cela. Puis, de refuser d’admettre ce que la Bible déclare explicitement, ce n’est rien d’autre que de la malhonnêteté morale ou de l’ignorance. En plus de dire que l’Église est l’Épouse de Christ en considérant ce que la Bible dit explicitement en revient à vouloir intentionnellement induire les croyants en erreurs. 


La Nouvelle Jérusalem prête comme une mariée (Apocalypse 21.2)

D’abord, Apocalypse 21.2 fait partie d’une vision prophétique où l’apôtre Jean décrit la nouvelle création, incluant un ciel nouveau et une terre nouvelle, après le jugement final. Ce passage est l’un des plus symboliques et encourageants du livre de l’Apocalypse, car il annonce l’établissement éternel du règne de Dieu avec son peuple. Voici le verset dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, prête comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » (Apocalypse 21.2)

Le contexte de ce chapitre se situe après le jugement du grand trône blanc (Apocalypse 20) où les morts sont jugés selon leurs œuvres et où la mort et le séjour des morts sont jetés dans l’étang de feu. Ensuite, Jean voit une vision du ciel et de la terre renouvelés, symbolisant le commencement de l’éternité pour ceux qui sont en Christ.

Dans Apocalypse 21.2, Jean décrit la descente de la nouvelle Jérusalem, une ville sainte qui vient directement de Dieu. Cette nouvelle Jérusalem, la ville, est décrite comme une « mariée » préparée pour son époux. 

Ce verset se situe dans le cadre de l’accomplissement final des promesses de Dieu. Après les tribulations et les jugements décrits plus tôt dans l’Apocalypse, ce passage offre donc une vision d’espoir et de consolation : l’assurance d’une existence éternelle en présence de Dieu, dans un lieu où il n’y aura plus de souffrance ni de mort (Apocalypse 21.4).

Ainsi, La nouvelle Jérusalem représente un retour à la communion parfaite entre Dieu et l’humanité, rompue par le péché mais restaurée grâce au sacrifice de Christ. C’est l’accomplissement du plan de Dieu pour rétablir son royaume dans toute sa gloire.

En résumé Apocalypse 21.2 décrit la vision glorieuse de la nouvelle Jérusalem, la cité céleste descendue du ciel comme une mariée préparée pour son époux. Ce passage symbolise l’accomplissement final de l’union entre Dieu et son peuple, marquant le début de l’éternité dans une nouvelle création où règnent la paix, la justice et l’amour divin.

Dans ce passage, nous venons de voir que la Nouvelle Jérusalem s’est parée comme une mariée pour son époux. Vous allez me dire, mais c’est comme les autres exemples que ce n’est qu’une métaphore. Vous avez raison, mais maintenant regardons cet autre passage très convaincant.


La Nouvelle Jérusalem l’Épouse de Christ (Apocalypse 21.9-10)

Les écritures nous présentent la Jérusalem actuelle comme une fiancée que Dieu a déjà voulu épouser. Cette métaphore est utilisée pour exprimer la relation d’alliance que Dieu entretient avec son peuple Israël qui est représenté par Jérusalem. Cependant, cette relation est souvent décrite comme tumultueuse en raison de l’infidélité de Jérusalem. 

Le prophète Ésaïe nous dit : « On ne t’appellera plus « Délaissée », on ne nommera plus ta terre « Désolation », mais on t’appellera « Mon plaisir en elle », et ta terre « Épousée ». Car l’Éternel prendra plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi tes fils t’épouseront ; et comme un époux se réjouit de son épouse, ainsi ton Dieu se réjouira de toi. » (Ésaïe 62.4-5) Dans ce passage, Dieu promet une restauration à Jérusalem après une période d’exil et de jugement. Il utilise l’image du mariage pour décrire cette restauration, soulignant que Jérusalem ne sera plus abandonnée ou dévastée, mais aimée et honorée par Dieu comme une épouse. 

Cependant, Ézéchiel dira : « Alors je passai près de toi ; je te regardai, et voilà que ton âge était celui des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je te fis un serment, j’établis une alliance avec toi — déclare le Seigneur, l’Éternel — et tu devins mienne. » (Ézéchiel 16.8) Ézéchiel raconte l’histoire de Jérusalem sous la forme d’une parabole. Dieu parle de Jérusalem comme d’une femme qu’il a vue grandir, qu’il a choisie et épousée. Cependant, la suite du chapitre montre que Jérusalem a été infidèle à Dieu, se livrant à l’idolâtrie et aux pratiques païennes, ce qui a entraîné le jugement de Dieu.

Dans plusieurs passages de l’Ancien Testament, Dieu utilise l’image du mariage pour décrire sa relation avec Jérusalem. Il se présente comme l’époux de Jérusalem, l’ayant choisi et lié à lui par une alliance. Toutefois, cette relation est souvent marquée par la douleur de l’infidélité de Jérusalem, symbolisant l’idolâtrie et la rébellion du peuple d’Israël. Mais même après ces infidélités, Dieu promet la restauration et la réconciliation, utilisant toujours l’image de l’époux pour exprimer son amour et son engagement envers Jérusalem.

L’apôtre Jean va écrire ceci à propos de la nouvelle Jérusalem en citant les paroles d’un ange : « L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint me dire : « Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. » Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. » (Apocalypse 21.9-10) 

Comme vous le voyez, ça ne peut pas être plus clair que ça. La Parole de Dieu affirme formellement que la nouvelle Jérusalem est l’Épouse de Christ. Pourquoi nombre de théologiens n’ont-ils pas vu ce passage pour affirmer que l’Église est l’Épouse de Christ ? Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre. Où encore, comment peut-on fermer volontairement les yeux sur un passage aussi explicite et faire comme s’il n’existait pas. Ce doit être la nature humaine, je présume.

La relation de Jésus avec son peuple changera de registre dans la Nouvelle Jérusalem. Aujourd’hui, l’Église, constituée de gens, est son corps dont il en est le chef. Le rôle de Christ avec son Église est comparable à une relation maître et esclave. Cependant, dans l’éternité, Christ aura un rôle d’époux envers son peuple. 

Ce qui constitue la Jérusalem actuelle c’est bien entendu les gens, mais comme nous disent les prophètes, ils ne se sont pas bien conduits et Dieu à rejeté Jérusalem. 

Dans l’Éternité, le portrait sera complètement différent. Les gens qui vont vivre dans la Nouvelle Jérusalem sont ceux qui auront revêtu leur corps glorieux. Ainsi, il n’y aura plus de péché dans la ville comme nous dit ce passage : « Rien d’impur ne pourra y pénétrer. Nul homme qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge n’y entrera. Seuls y auront accès ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. » (Apocalypse 21.27)  Puis, Christ, alors la tête de l’Église aujourd’hui, deviendra dans l’Éternité l’Époux. La relation de Christ avec son peuple changera complètement lorsque nous serons avec lui pour toujours. Ce sera désormais une relation d’Époux à Épouse. Ce sera une relation complètement différente. Cependant, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.


Conclusion

En conclusion, l’idée que l’Église sur la terre est l’épouse de Christ repose sur des interprétations qui ont souvent été faites en dehors du contexte biblique. En examinant les passages couramment cités pour soutenir cette idée, il devient évident que ces textes ne désignent pas directement l’Église comme l’épouse de Christ.

Les paraboles de Matthieu 22 et 25, les écrits de Paul dans 2 Corinthiens 11 et Éphésiens 5, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne corroborent pas cette affirmation. 

Au contraire, ils utilisent des métaphores et des illustrations pour enseigner sur des vérités spirituelles, telles que la préparation pour le retour de Christ et la fidélité spirituelle, plutôt que pour établir une doctrine sur l’identité de l’Église en tant qu’épouse.

Ainsi, l’enseignement selon lequel l’Église est l’épouse de Christ, bien que populaire, ne trouve pas de fondement solide dans les Écritures lorsqu’on considère attentivement le contexte de ces passages. Il est primordial de revenir à une interprétation fidèle des Écritures, en évitant de projeter des doctrines préconçues sur les textes bibliques et d’affirmer avec les versets présentés que l’Église est l’épouse de Christ, ici-bas sur la terre, est complètement faux comme je viens de vous le démontrer. Par contre, ceux qui entreront dans la vie éternelle et qui habiteront la nouvelle Jérusalem seront considérés comme l’épouse de Christ. 

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L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi !

Beaucoup de mensonges sont colportés de nos jours. Toutes sortes de théories farfelues et fausses sont propagées par des prédicateurs qui ne prennent pas le temps de scruter les Écritures et qui préfèrent répéter ce que l’on leur a dit. Ce qui fait que le mensonge se propage et devient avec le temps une vérité. Comme on dit: « un mensonge répété souvent devient, avec le temps, une vérité. »

La fausse doctrine des événements de la fin des temps est truffée de mauvaises interprétations de toutes sortes. L’une d’elles est qu’à partir du chapitre 4 de l’Apocalypse l’église n’est plus présente dans le livre. D’après l’enseignement répété, elle serait enlevée au chapitre 4.1 ce qui est invraisemblable d’accepter une telle théorie, parce qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans son contexte, qui confirme cela. Ce n’est qu’une déduction fantaisiste que certains ont faites.

Puis, l’Église referait son apparition lorsque Jésus reviendrait avec ses saints, ses saints étant les croyants enlevés avant la période des tribulations. Bon, cela est un autre sujet intéressant que je discuterai une autre fois.

Honnêtement, nous avons ici tous les éléments pour créer un conte fantastique. C’est malheureusement ce qui se produit avec toutes ces doctrines aussi farfelues que fausses qui sont véhiculées depuis des décennies. 

Prenons par exemple l’affirmation qui mentionne que l’église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse à partir du chapitre quatre. Je tiens à vous dire que pour justifier ce mensonge, ces enseignants ont inventé le fait que c’était des gens qui seront sauvés après l’enlèvement. Une théorie qui n’est absolument pas soutenue nulle part dans les Écritures de quelques façons que ce soit. Cela repose seulement sur l’imaginaire de personnes refusant de voir la vérité. 

Maintenant, prenons le temps de regarder la présence de l’Église tout au long du livre de l’Apocalypse. Celle-ci apparaît 13 fois après le chapitre 4. Nous la retrouvons au milieu même des tribulations tout en étant protégé par Dieu sous sa main protectrice comme nous dit le psalmiste : « Qui s’abrite auprès du Très-Haut, repose sous la protection du Tout-Puissant. » (Psaumes 91.1) 

Il y a des termes différents en français qui traduisent le mot grec hagios selon les traducteurs et les divers traductions de nos Bibles en français. Par exemple la Bible Louis Second traduits ce mot par les saints. La Parole de vie utilise l’expression ceux qui appartiennent à Dieu. La Bible en Français courant (97) utilise la tournure le peuple de Dieu. Pour terminer, la Bible du Semeur utilise la locution les membres du peuple saint. Toutes ces formes ne font que décrire l’Église. 

Maintenant, avant de regarder quelques exemples, j’aimerais vous faire remarquer que partout dans le Nouveau Testament où cette expression les membres du peuple saint est utilisée, elle sert à décrire l’église. Je vous donne seulement quelques exemples, mais avec une concordance, il est très facile de retrouver les autres références. 

La première mention se retrouve dans le livre des Actes : « Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. » (Actes 9.32) Nous voyons bien, sans aucun doute, que cela fait référence à un groupe de chrétiens.

Ensuite, Paul va dire alors qu’il défend sa cause devant le roi Agrippa : « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. » (Actes 26.10-18) Nous savons tous que selon les Écritures que le pharisien Paul persécutait les chrétiens avant sa conversion et les faisait jeter en prison à cause de leur foi.

Puis, ce passage de 1 Corinthiens 14.33 est tout de même très explicite lorsqu’il dit : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint ». Ce n’est pas bien difficile de comprendre que les membres du peuple saint sont les chrétiens.

Il y a plusieurs autres références que je ne peux citer ici dans cet article. Chaque fois que les membres du peuple saint sont écrits, c’est la traduction du mot grec hagios. Celui-ci apparait au bas mot 31 fois du livre des Actes jusqu’au livre de Philémon. De plus, chaque fois qu’il est mentionné, il fait référence aux chrétiens.

Maintenant, la question que je pose est que si chaque fois qu’il apparait dans le Nouveau Testament il fait référence aux chrétiens, pourquoi cela serait-il différent dans le livre de l’Apocalypse ? Je sais qu’il y a toutes sortes de théories qui justifient le fait que ce n’est pas les croyants, mais honnêtement pouvons-nous accepter ce fait seulement parce que des gens le disent ? Alors que la Bible dit le contraire. Cette simple mention de ce fait vient détruire toute la théorie de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Si nous voulons être honnêtes avec soi-même, regardons les choses comme il se doit.

Regardons quelques références se rapportant aux membres du peuple saint, les chrétiens dans l’Apocalypse. Nous retrouvons cette expression 13 fois du chapitre 5 au chapitre 20 de l’Apocalypse. C’est à peine croyable de fermer les yeux sur une telle évidence. Plus encore de créer de toutes pièces une théorie pour justifier un concept qui est totalement faux. Je parle du concept de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Cela est encore enseigner allègrement dans les églises aujourd’hui. C’est un péché que d’affirmer une chose pareil. Vous savez comme moi que les enseignants seront jugés plus sévèrement, nous dit l’apôtre Jacques. (Jacques 3.1)

La référence à l’Église dans l’Apocalypse apparait au chapitre 5. 8; 8.3, 4; 11.18; 13.7, 10; 14.12; 16.6; 17.6; 18.20, 24; 19.8 et finalement 20.9. Je vais prendre seulement trois références et vous pouvez aller vérifier le reste. D’ailleurs, à la fin de cet article, je vais mettre toutes les références du Nouveau Testament incluant l’Apocalypse.

D’abord, ce passage : « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » (Apocalypse 13.7)  Lorsque je parle de la présence de l’Église pendant la période des tribulations, ceci en est un bon exemple. Il serait difficile de le nier à moins de fermer volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence.

Un autre passage qui nous démontre la réalité des choses pour les chrétiens pendant la période des tribulations : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » (Apocalypse 13.10 ) C’est un autre passage qui mentionne explicitement la présence de l’église pendant la période des tribulations alors que la bête déchaine toute sa colère sur les chrétiens.

Finalement, pour conclure cet article, ce passage nous dit : « Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » (Apocalypse 18.20) Le contexte de ce passage est lors de la ruine de Babylone. 

Comme vous avez pu le voir, l’Église sera sur la terre pendant la période des tribulations. Prenez le temps de vérifier les références inscrites, ici, à la fin de cet article. 


Référence biblique concernant les membres du peuple saint 

Actes 9.32 Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. 

Actes 26.10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. 

Actes 26.18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec les membres du peuple saint. » 

Romains 8.27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour les membres du peuple saint. 

Romains 15.25 Pour l’instant, je vais à Jérusalem pour le service des membres du peuple saint. 

Romains 15.31 Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. 

Romains 16.2 Réservez-lui, en vertu de votre union commune au Seigneur, l’accueil que lui doivent des membres du peuple saint. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi. 

Romains 16.15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les membres du peuple saint qui sont avec eux. 

1 Corinthiens 6.1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un frère ou une sœur, comment ose-t-il le citer en justice devant des juges incroyants au lieu de recourir à l’arbitrage des membres du peuple saint ? 

1 Corinthiens 14.33 Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint, 

1 Corinthiens 16.15 Encore une recommandation, frères et sœurs : vous connaissez Stéphanas et sa famille. Vous vous souvenez qu’ils ont été les premiers à se convertir au Seigneur dans toute l’Achaïe. Vous savez qu’ils se sont spontanément mis au service des membres du peuple saint. 

2 Corinthiens 1.1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. 

2 Corinthiens 9.13 Par ce service, vous allez démontrer la réalité de votre engagement. Aussi ces membres du peuple saint loueront-ils Dieu pour l’obéissance par laquelle s’exprime votre foi en l’Evangile de Christ. Ils le loueront aussi pour la largesse avec laquelle vous partagez vos biens avec eux et avec tous. 

Éphésiens 1.15 Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les membres du peuple saint, 

Éphésiens 1.18 qu’il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l’héritage que Dieu vous fera partager avec les membres du peuple saint, 

Éphésiens 2.19 Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. 

Éphésiens 3.8 Oui, c’est à moi, le plus petit de tous les membres du peuple saint, que Dieu a fait cette grâce d’annoncer aux non-Juifs les richesses insondables de Christ 

Éphésiens 4.12 Il a fait don de ces hommes pour que les membres du peuple saint soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. 

Éphésiens 5.3 Quant à l’immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu’il n’en soit pas même question entre vous : ce ne sont pas des sujets de conversation qui conviennent aux membres du peuple saint, 

Éphésiens 6.18 En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, 

Philippiens 1.1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, saluent tous ceux qui, par leur union à Jésus-Christ, sont membres du peuple saint, et qui vivent à Philippes, ainsi que les dirigeants de l’Eglise et les diacres. 

Philippiens 4.22 Tous les membres du peuple saint vous adressent leurs salutations, et en particulier ceux qui sont au service de l’empereur. 

Colossiens 1.4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les membres du peuple saint. 

2 Thessaloniciens 1.10 lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

1 Timothée 5.10 Elle doit être connue pour ses œuvres bonnes, avoir bien élevé ses enfants, ouvert sa maison aux étrangers, lavé les pieds des membres du peuple saint, secouru les malheureux, et pratiqué toutes sortes d’actions bonnes. 

Philémon 5 car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et envers tous les membres du peuple saint. 

Apocalypse 5.8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.3 Un autre ange vint et se plaça sur l’autel. Il portait un encensoir d’or. On lui remit de nombreux parfums pour les offrir sur l’autel d’or devant le trône avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 11.18 Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 

Apocalypse 13.7 Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. 

Apocalypse 13.10 Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. 

Apocalypse 14.12 C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. 

Apocalypse 16.6 Parce qu’ils ont versé le sang des membres du peuple saint et des prophètes, tu leur as aussi donné à boire du sang. Ils reçoivent ce qu’ils méritent. 

Apocalypse 17.6 Je vis qu’elle était ivre du sang des membres du peuple saint et des témoins de Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé. 

Apocalypse 18.20 Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. 

Apocalypse 18.24 et que chez toi on a vu couler le sang des prophètes et des membres du peuple saint, ainsi que de tous ceux qu’on a égorgés sur la terre. 

Apocalypse 19.8 Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente le statut des membres du peuple saint déclarés justes. 

Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu

Aujourd’hui, les gens vivent leur vie sans se préoccuper qu’un jour ils devront faire face à Dieu. Ils ignorent le Seigneur pensant peut-être qu’ils seront capables de se justifier eux-mêmes devant le créateur lorsque celui-ci leur demandera des comptes. Malgré cela, il y a aussi plusieurs croyants qui agissent de même. Ils croient que parce qu’ils portent l’étiquette de chrétien, ils auront tous les passe-droits pour entrer dans la vie éternelle. Malheureusement, c’est une tragédie que de vivre sa vie de croyant sans se préoccuper d’obéir aux commandements du Seigneur Jésus.

Le prophète Amos a donné un avertissement aux israélites en leur disant: « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. » (Amos 4.12) C’est un avertissement important pour tous les croyants vivant dans les dernières heures. Alors que nous sommes à l’aube de la période des tribulations. Et que les gens du monde seront sévèrement repris par Dieu, nous les croyants devrons aussi passer par la fournaise de l’épreuve entre les mains de l’antichrist. L’avertissement d’Amos est très important. Il ne faut pas le négliger.

Le prophète Amos a oeuvré au 8e siècle avant Jésus-Christ. C’est-à-dire aux alentours de 760 et 750 av. J.-C, soit sur une période de 10 ans. Il exerça son ministère principalement dans le royaume du nord, soit Israël. Comme quoi, Dieu se sert d’homme et de femme pour le servir dans les pires conditions. Il ne les retire pas, mais il les protège.

Amos a prophétisé pendant une période de prospérité économique, mais aussi dans un temps de décadence morale et spirituelle sous les règnes de Jéroboam II (en Israël) et d’Ozias (en Juda). Ce qui ressemble beaucoup à l’époque dont nous vivons maintenant.

Amos, chapitre 4, se concentre sur les péchés du peuple et sur les divers moyens par lesquels Dieu a tenté de ramener son peuple à lui, mais en vain. Encore aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation similaire. Les croyants, au sens large, vivent leur vie comme ils l’entendent. Ils font tout ce qu’ils veulent sans se préoccuper de ce que Jésus leur demande. 

Selon les sondages, les gens au Canada affirment être croyants dans une proportion de 68%. Malheureusement, ils ne cherchent pas Dieu et font ce qui leur plait. Ils ne se soucient pas de savoir ce que le Seigneur attend d’eux. De même, une majorité de croyants, dans l’église, agissent ainsi. Ils sont croyants, mais de nom seulement. Comme l’apôtre Paul dit: « Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la piété, mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force. » (2 Timothée 3.5) Qu’est-ce qui fait la force de notre foi ? N’est-ce pas le Seigneur Jésus ? Nous retrouvons aussi de l’idolâtrie et de l’hypocrisie religieuse au sein du corps de Christ. Les gens prétendent aimer Christ, mais ne lui obéissent pas. Ils prétendent être chrétiens, mais ils renient celui qui en fait la force. 

Dans les versets 6-11 du chapitre 4, Amos énumère une série de calamités que Dieu a envoyées sur Israël pour les corriger et les amener à se repentir. 

  • La famine (v. 6)
  • La sécheresse (v. 7-8)
  • Les récoltes ravagées par les sauterelles (v. 9)
  • Les pestes et les maladies (v. 10)
  • La destruction similaire à celle de Sodome et Gomorrhe (v. 11)

Malgré toutes ces tentatives de correction, le refrain répété est : « Malgré cela, vous ne revenez pas à moi, l’Éternel le déclare.  » (Amos 4.6, 8, 9, 10, 11)

Combien de choses nous sont-elles arrivées pour nous ramener à Dieu, après que nous nous soyons éloignés de lui pour une raison ou une autre ? Combien d’avertissements Dieu nous a-t-il donnés, que nous avons ignorés ? Combien de fois nous a-t-il appelés à revenir à lui, et nous avons fait la sourde oreille ?

Il y a des temps difficiles qui approchent auquel devront faire face les croyants de toute la terre. Cependant, le message populiste nous dit de ne pas craindre de souffrir parce que nous chrétien, membre de l’Église de Christ allons être enlevé avant la période des tribulations. C’était le même message qui était véhiculé par les prophéties au temps de Jérémie. Ceux-ci disaient de ne pas craindre le roi de Babylone, qu’ils ne seraient pas faits prisonniers et que Dieu allait les délivrer. Comment allons-nous pouvoir nous en sortir si aujourd’hui, nous refusons d’obéir au Seigneur Jésus? Tandis que Jérémie leur disait de se rendre s’ils voulaient avoir la vie saufs. Je crains que ce soit la même chose qui va se passer si le peuple de Dieu continue de ne pas obéir. Maintenant, s’ils sont incapables de lui obéir aujourd’hui, demain, je crains fort que ce soit pareil.

Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu.  C’est un appel que Dieu nous lance maintenant. Un jour, nous devrons faire face à Dieu. Un jour nous nous tiendrons tous debout devant lui. Même ceux qui ne croient pas en Dieu aujourd’hui. Ce jour va venir et il est inévitable. Personne ne pourra s’y soustraire. Chacun de nous devra répondre pour nous même. Qu’est-ce que vous croyez que vous allez répondre à ce moment ? Comment allez-vous justifier le fait que vous avez refusé d’obéir au Seigneur Jésus ? La bible dit : « En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné. » (Matthieu 12.37) 

L’appel de Dieu est sérieux en ces jours que nous vivons maintenant. Nous devons considérer cet appel avec circonspection. Le temps vient ou bientôt nous serons confrontés devant Dieu. Nous serons seuls devant lui pour répondre de nous même.

Aujourd’hui, dans de nombreuses églises, on prêche ce que les gens veulent entendre. La vérité est bien souvent complètement absente. Même Jésus est trop souvent absent des messages. Les gens changent d’église pour aller là où on va leur dire ce qu’ils veulent entendre. Ils ne se soucient même pas de savoir si c’est ce que le Seigneur demande d’eux. Chacun agit en fonction de ses sentiments et de ses désirs. Toutefois, comme au temps d’Élie, seul un petit groupe de fidèles se soucient de faire ce que le Seigneur Jésus leur demande. 

Le passage d’Amos 4.12 dit : « C’est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël;  et puisque je te traiterai de la même manière, prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, O Israël ! » (Amos 4.12) Regardons trois choses dans ce passage.


1. « C’est pourquoi » 

Ce terme montre que ce verset est une conclusion basée sur les avertissements et les jugements précédemment énumérés et que Dieu ne laissera pas impuni le péché de désobéissance. Le refus d’obéir à Dieu, c’est ce qui occasionna la perte de plusieurs personnages bibliques. En contrepartie, ceux qui marchaient dans l’obéissance vécurent une vie complètement différente.

2. « Je te traiterai ainsi »

Dieu indique qu’il va continuer à agir de manière encore plus décisive envers Israël en raison de leur manque de repentance. Le manque de repentance est un mal très répandu dans l’Église aujourd’hui. Plusieurs marchent dans la désobéissance, pour toutes sortes de raison. Jamais ils ne se repentent. Ils sont là bien en vue, faisant de belles prières en public. Professant le nom de Christ avec conviction et éloquence. Cependant, leur vie est entachée par la désobéissance. Ils refusent de faire ce que le Seigneur leur demande. Mais le jugement que Dieu va exercer sur eux sera terrible. 

Israël est dans la Bible un modèle de désobéissance. Les conséquences de leur désobéissance leur ont couté très cher. Plusieurs sont morts dans la désobéissance. Quelle fin tragique pour un croyant !

3. « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu »

Ceci est un avertissement solennel. Dieu annonce une rencontre imminente où il jugera Israël pour ses péchés. Ce n’est pas une rencontre de salut, mais de jugement si le peuple persiste dans son obstination. De la même manière, Dieu annonce une rencontre imminente ou il jugera les croyants pour leur désobéissance. L’apôtre Jean écrit : « Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. » (Apocalypse 20.12) Ce passage est particulièrement intéressant. Plusieurs croyants pensent que nous ne passerons pas en jugement. Maintenant, regarder dans ce passage quel livre fut ouvert. C’est le livre de vie. Celui-ci apparaît 7 fois dans le Nouveau Testament (1 fois en Philippiens et 6 fois dans le livre de l’Apocalypse). 

Paul nous dit que le nom de croyants est inscrit dans le livre de vie. (Philippiens 4.3) Jésus nous dit que les vainqueurs ne verront pas leur nom effacé du livre de vie. (Apocalypse 3.5) Tous ceux dont leur nom n’est pas inscrit dans le livre de vie vont adorer la bête. (Apocalypse 13.8)  De plus, les gens dont le nom n’est pas écrit dans le livre de vie s’émerveilleront en voyant la bête. (Apocalypse 17.8) Ce livre sera ouvert lors du grand jugement. (Apocalypse 20.12) Tous ceux dont le nom n’est pas écrit dans le livre de vie vont périr. (Apocalypse 20.15) Finalement, seuls ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie pourront entrer dans la nouvelle Jérusalem. (Apocalypse 21.27)

Ce ne sera pas un temps de tout repos. C’est maintenant que nous devons prendre en considération les paroles de notre Dieu. Certains croient qu’ils seront épargnés de ce moment parce qu’ils sont chrétiens. C’est une très mauvaise interprétation de la Parole de Dieu. 

L’apôtre Jean dans sa première épitre parle ainsi: « Et voici pourquoi l’amour se manifeste pleinement parmi nous : c’est pour que nous ayons une entière assurance au jour du jugement, d’autant plus que notre situation dans ce monde est celle que Christ a connue lui-même. » (1 Jean 4.17) Jean s’adresse à des croyants. Nous devons donc nous attendre à passer en jugement devant Dieu. De même l’auteur de l’épitre aux Hébreux mentionne qu’après le mort vient le jugement de Dieu. (Hébreux 9.27) L’apôtre Paul disait dans sa lettre à son collaborateur Timothée: « Telle une couronne, la justice que Dieu accorde est déjà préparée pour moi. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue.» (2 Timothée 4.8) Ainsi, Paul confirme qu’il y aura un jour de jugement pour les croyants. Nous ne devons pas ignorer ce fait et prendre conscience de son importance afin de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. 

Ce qui est terrifiant c’est que les croyants savent cela et qu’ils continuent d’agir tout aussi mal. Ils continuent de marcher dans la désobéissance sans se soucier des conséquences de leurs actes. Comme nous sommes habitués à toujours entendre de belles paroles, nous ne faisons plus de cas des avertissements de notre Dieu. Le Saint-Esprit dit expressément maintenant: « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. »Parce que bientôt, il reviendra. Ce jour sera un jour terrible pour les désobéissants. Toutefois, ce sera un jour de joie pour ceux qui lui obéissent. Fréquenter une église c’est bien, mais l’obéissance à la Parole de notre Dieu c’est primordial. Jean, l’apôtre que Jésus aimait, nous dit « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12) Jean mentionne les membres du peuple saint. N’est-ce pas l’Église du Seigneur Jésus, pourquoi est-elle encore sur la terre à ce moment de la période des tribulations ? Il nous dit que les membres du peuple saint, les croyants, les chrétiens, ce sont ceux qui obéissent aux commandements de Dieu. Ils font ce que Dieu leur demande. Non pas sans crainte, mais avec courage surmontant leurs appréhensions.

Jésus est notre exemple d’obéissance par excellence. Toute sa vie, il n’a fait que ce que Dieu lui demandait de faire. Sa vie était dictée par son obéissance à son Père. Aujourd’hui le Seigneur nous demande :

  • de bénir et nous ne le faisons pas; 
  • de donner et nous ne donnons pas ou moins que ce qu’il nous demande;
  • d’aimer et nous ne le faisons pas, ou seulement ceux qui nous aime;
  • de prier et nous ne le faisons pas; 
  • de proclamer sa Parole et nous ne le faisons pas; 
  • de prophétiser et nous ne le faisons pas;
  • de le mettre en premier dans notre vie et nous ne le faisons pas; 
  • de témoigner et nous ne le faisons pas. 

Le temps n’est plus à la rigolade. Son retour est pour bientôt et nous nous devons de nous préparer à la rencontre de notre Dieu.

Amos 4.12 est un appel à la repentance et un avertissement solennel du jugement de Dieu. Malgré les nombreux avertissements et les calamités envoyées pour corriger Israël, celui-ci a persisté dans son péché. Par conséquent, Dieu annonce une rencontre inévitable avec lui. Un temps où il jugera leurs actions. Ce passage nous rappelle l’importance de répondre aux avertissements divins et de revenir à Dieu avec un cœur repentant.

Comment puis-je me préparer à la rencontre de Dieu si je suis croyant ? La réponse est bien simple. Obéis, obéis au Seigneur Jésus comme lui fut obéissant en toutes choses. Paul nous dit, en parlant de Jésus, qu’il « s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix. » (Philippiens 2.8) Même si c’était un chemin de souffrance, Jésus a choisi d’obéir.

C’est une obéissance sacrificielle que le Seigneur nous demande. Obéir jusque dans la mort. Obéir même lorsque cela ne fait pas notre affaire ou encore lorsque nous ne voulons pas ou que nous avons peur.

Préparez-vous parce que bientôt Jésus reviendra

Voici un message qui nous semble familier. Une phrase que nous avons entendue si souvent. Parfois même, nous en venons à nous demander si effectivement Jésus reviendra. 

Dans la Bible, il n’y a aucune promesse qui ont été faites dans le passé qui n’ont pas été accomplis au moment choisi par Dieu. Chacune d’elles s’est réalisée exactement comme Dieu l’avait prévu. Que ce soit la promesse de sa première venue qui fut prophétisée par plusieurs prophètes de l’Ancien Testament et cela même plusieurs centaines d’années auparavant. 

Ainsi, la promesse du retour de Jésus s’accomplira au temps marqué par Dieu lui-même. Jésus a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7) Dieu a fixé un temps pour le retour de Jésus, cependant, nous ne pouvons pas connaître ce temps parce que celui-ci est le moment choisi par Dieu lui-même. Il est aussi écrit ces paroles de Jésus dans le livre de Matthieu « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Seulement Dieu connaît le moment que Jésus reviendra. Ce n’est pas à nous de connaître ce temps.

Pourtant, depuis des siècles, des gens ont bien tenté de déterminer le moment du retour de Jésus. Ils ont, par toutes sortes de calculs et de déductions, essayé de déterminer une date. Plus encore, ils ont aussi annoncé ce moment avec une certitude déconcertante. Toutes ces spéculations ne tiennent pas de la foi, mais plutôt de la folie. Tenter de déterminer une date alors qu’il est clairement établi, dans la Bible, que nous ne pouvons pas savoir. C’est en quelque sorte un manque de respect flagrant pour Dieu et sa volonté. C’est aussi un manque de sagesse indéniable. Mais, également, un péché contre Dieu soit de ne pas respecter sa Parole et sa volonté. 

Nous vivons encore aujourd’hui la même chose avec les différentes doctrines du retour de Jésus chacune d’elles prédisant un moment pour le retour du Seigneur Jésus. Quelle folie que de penser et d’agir ainsi ! Pour les prétribulationnistes, Jésus reviendra avant la période des tribulations. Une période dont nous ignorons quand celle-ci va commencer. Mais par toutes sortes de manipulation de passages bibliques tirés hors de leur contexte, ceux-ci tentent de prouver que leur moment est le plus juste.

Ensuite, ceux qui prônent un retour de Jésus au milieu de la période des tribulations font également toutes sortes de déductions et avancent un moment basé sur leur propre compréhension des prophéties bibliques. Sans grande sagesse, ils induisent les gens dans l’erreur leur donnant de faux espoirs. Parce que ces deux fausses doctrines ne font que prédire un moment où Jésus reviendra pour tenter de convaincre les gens qu’ils ne souffriront pas dans ce monde.

Encore une fois, ce n’est pas ce que la Bible nous a dit. L’apôtre Paul a clairement mentionné que: « c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14.22) S’il y en a un qui a véritablement souffert pour Christ dans son ministère, c’est bien l’apôtre Paul.

La souffrance fait partie de la vie des croyants. Jésus va dire: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». (Jean 15.20) Ces deux faux enseignements tentent de faire croire aux chrétiens qu’ils n’auront pas à souffrir dans ce monde ce qui est complètement faux. Cependant, les croyants faibles et mal affermis ayant peu de connaissances des écritures s’accrochent à ces mensonges croyant qu’ils sont la vérité de la Parole de Dieu. 

Les moments qui vont précéder le retour de Jésus seront un temps de grandes souffrances pour les croyants. Alors que l’antichrist déferlera toute sa haine sur les chrétiens pour leur faire renier leur Dieu. En contrepartie, les non croyants jouiront d’une vie d’aisance dans ce bas monde. Mais combien sera grande leur détresse le jour où ils devront passer en jugement devant le Seigneur Jésus. 

Plusieurs croyants vont abandonner la foi par crainte de souffrir ou encore de la mort. Ainsi, pour conserver leur vie sur cette terre, ils vont accepter toutes les conditions que l’homme de la révolte va leur imposer. Pourtant Jésus disait tout le contraire dans ce passage : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. »  (Matthieu 16.25) Ceux qui seront prêts à mourir pour le Seigneur Jésus auront la vie éternelle.

Certains objectent en disant: « Certainement pas moi, je suis prêt à mourir pour Christ. » Attention à ce que vous dites. Parce que la Bible nous mentionne que ce sera un temps d’épreuves sans précédent lorsqu’elle dit par la bouche même du Seigneur Jésus: « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Matthieu 24.21) 

Maintenant, ceux qui prônent un enlèvement avant ou pendant la période des tribulations ne font que vous mentir en vous regardant droit dans les yeux. Il y en a beaucoup en ce moment dans le monde chrétien. Ils ont déformé la Parole de Dieu pour vous leurrer. Cessez de les écouter et faites vous-même vos recherches. Vous allez découvrir que la vérité ne se trouve pas dans la bouche de ces messagers de fausses nouvelles. De même, la notoriété n’est pas un gage non plus de conformité à la Parole de Dieu.

Le temps est venu de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. Nous ne pouvons plus continuer de vivre une vie de compromis et de laisser aller. Il nous faut nous préparer pendant qu’il est encore temps. Comment pouvons-nous nous préparer ? Nous pouvons nous préparer par l’obéissance à la Parole de Dieu. Commencer par obéir. C’est la meilleure chose qu’un croyant puisse faire. L’obéissance au commandement de Jésus est la priorité absolue pour chaque enfant de Dieu. 

Puis, ensuite, persévérer dans l’obéissance. Faites tout ce que Jésus vous dira. Aller où il vous dit d’aller. Dites ce qu’il vous dit de dire. Faites ce qu’il vous dit de faire. Prenez votre appui dans la Parole de Dieu et non pas dans vos sentiments. La Parole de Dieu est un appui ferme, un rock solide. Chaque fois que Jésus vous donne un commandement, appliquez-le dans votre vie sans hésitation et avec circonspection de tout votre cœur à obéir sans compromis aux commandements de Jésus. Ainsi, vous serez à même de pouvoir tenir ferme dans ce monde qui sera dirigé par l’antichrist. Dans ce monde qui voudra éradiquer de la terre tous les croyants. Ce ne sera pas des temps de réjouissance pour les croyants, mais ceux-ci gouteront la réjouissance au retour de Jésus lorsqu’ils seront unis à lui pour l’éternité. À travers la souffrance, lorsqu’ils verront se déferler la colère de Dieu sur les habitants de la terre, ils sauront que Dieu les protégera sous son aile jusqu’au retour du Seigneur Jésus. Ce sera leur seule espérance et la source inépuisable de foi pour les aider à persévérer.

En conclusion, il est capital de ne pas se laisser emporter par les spéculations et les faux enseignements concernant le retour de Jésus. La Parole de Dieu est claire : seul le Père connaît le moment exact de cet événement glorieux. Nous devons nous concentrer sur l’obéissance à ses commandements, persévérer dans notre foi et préparer nos cœurs pour être prêts lorsque ce jour viendra. N’oublions pas que les souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire qui nous attend. Soyons fermes, vigilants et confiants en la promesse du Seigneur, sachant que son retour s’accomplira en son temps parfait et cela même si nous devons passer par un temps d’épreuves sans précédent.

Le mythe du retour des enfants d’Israël comme signe de la fin des temps

Le titre peut surprendre, mais c’est un fait vérifiable de la Parole de Dieu. L’enseignement populiste de l’enlèvement prétribulationnel nous enseigne qu’à cause du retour de Jésus les enfants d’Israël seront ramenés d’entre les nations des quatre coins de la terre dans leurs pays. Le problème avec cet énoncé c’est que c’est une cette fausse théorie. Ce sont des versets qui ont été sortis de leur contexte. Je vais vous le démontrer simplement en regardant le contexte de quatre versets qui sont utilisés pour appuyer faussement un événement qui n’implique absolument pas Israël à la fin des temps. Vous allez voir que le mensonge est gros, très gros, et que toute cette fausse doctrine induit les enfants de Dieu en erreur en ce qui concerne le retour de Jésus laissant entrevoir des scénarios qui sont peu probable.

Nous allons regarder quatre références, de l’Ancien Testament, que ces enseignants utilisent pour appuyer le fait que les enfants d’Israël seraient ramenés d’entre les nations dans la terre promise juste avant le retour du Seigneur Jésus. Il s’agit d’Ésaïe 11.11-12; Ézéchiel 36.34; 37.20-22 et finalement Sophonie 3.19-20. Regardons chacun de ces passages dans leur contexte pour tenter de voir si ces passages peuvent s’appliquer à un retour des enfants de Dieu dans leur pays à la fin des temps.


Ésaïe 11.11-12

D’abord, regardons ce que nous dit Ésaïe: « 11 En ce jour-là, le Seigneur étendra sa main une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Égypte, à Patros et en Éthiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières. 12 Il dressera son étendard en direction des peuples étrangers ; quant aux exilés d’Israël, il les rassemblera, et les dispersés de Juda, il les regroupera des quatre coins du monde. » (Ésaïe 11.11-12)

À première vue, ce passage parle bien que le Seigneur va ramener ses enfants des quatre coins de la terre des villes et des régions qui y sont mentionnés. Maintenant, regardons ce que nous dit le contexte pour voir si ce sera à la fin des temps juste avant le retour du Seigneur Jésus. 

Le passage d’Ésaïe 11.11-12 se trouve dans un chapitre qui prophétise la venue d’un règne messianique idéal, souvent interprété comme annonçant la venue de Jésus-Christ après des temps difficiles pour les membres de son peuple. 

Ésaïe 11, pour sa part, commence par une description de la venue d’un « rameau » issu du tronc de Jessé (le père de David), ce qui est compris comme une prophétie concernant un futur roi de la lignée de David, connu sous le nom de Messie. Ce Messie sera rempli de l’Esprit de l’Éternel et incarnera la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de l’Éternel (Ésaïe 11.2-3). 

Sous son règne, le Messie jugera avec justice les pauvres et les humbles, et rétablira la paix et l’harmonie dans toute la création. Cette section du chapitre 11 évoque une ère de paix où même les animaux sauvages vivront en harmonie avec les humains, symbolisant la restauration complète de l’ordre divin. Cela peut s’apparenter au règne de mille ans.

Dans les versets 11-12, Ésaïe chapitre 11 prophétise que dans ce jour-là, l’Éternel tendra de nouveau la main pour racheter le reste de son peuple. Ce peuple est dispersé dans plusieurs régions du monde : Assyrie, Égypte, Pathros (une région d’Égypte), Kouch (probablement la région correspondant à l’actuel Soudan), Élam (partie de l’Iran moderne), Shinar (ancienne Mésopotamie), Hamath (nord de la Syrie actuelle), et les îles de la mer (qui pourraient désigner diverses régions côtières et insulaires).

Le prophète parle d’un rassemblement des exilés d’Israël et de Juda, montrant que Dieu rétablira son peuple de toutes les nations où ils ont été dispersés. Ce rassemblement est souvent vu comme un acte de restauration et de rédemption, marquant le retour des exilés à leur terre promise sous la direction du Messie.

Ces versets symbolisent l’espoir d’un retour à la terre promise pour le peuple d’Israël, mais ils sont aussi interprétés dans une perspective eschatologique plus large, où le Messie rassemble tous les croyants de toutes les nations pour former un peuple unifié sous le règne de Dieu. Ils soulignent le thème de la restauration divine, où Dieu agit pour racheter et rétablir son peuple, non seulement pour Israël, mais pour tous les croyants. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ? le peuple de Dieu dans l’ère que nous vivons n’est pas Israël, mais l’église qui est constituée d’hommes et de femmes de toutes les nations, incluant les israélites qui ont cru en Jésus et mis leur foi en lui. Le reste des juifs ne sont pas considérés comme étant le peuple de Dieu. J’ai mentionné dans mon dernier article qu’à la fin des temps, il n’y a pas trois groupes de personnes, mais bien deux qui sont les croyants et les non croyants. Les gens du peuple d’Israël actuellement se retrouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

C’est effectivement ce qui va se passer lorsque Jésus va revenir comme l’apôtre Paul nous décrit la scène en disant: « 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17) C’est de ce moment dont il est question lorsque Christ reviendra. Les morts et les vivants de toutes les nations ayant mis leur foi en Jésus seront rassemblés des quatre coins de la terre avec Christ sur la montagne sainte à Jérusalem.

C’est ce qui fait que ce passage est souvent compris comme une image du rassemblement eschatologique des croyants à la fin des temps, sous la bannière du Christ, le Messie, et non pas comme un rassemblement physique du peuple d’Israël actuel.


Ézéchiel 36.24

Un autre passage est celui d’Ézéchiel 36.24 qui mentionne: « Je vous ferai revenir de chez les autres peuples, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24) Comme on peut le voir, au premier coup d’œil, ce passage parle bien d’un retour des enfants d’Israël dans leur pays. Maintenant, regardons le contexte pour voir ce qu’il en est exactement. 

Le passage d’Ézéchiel 36.24, que nous venons de lire, se trouve dans un chapitre où Dieu, à travers le prophète Ézéchiel, annonce une promesse de restauration pour le peuple d’Israël. Ce chapitre est une prophétie adressée aux israélites exilés, décrivant leur retour dans leur terre promise, leur purification spirituelle, et la bénédiction de Dieu sur leur nation. Jusqu’ici, ça n’a rien à voir avec le retour du Seigneur Jésus. Ça plutôt tout à voir avec le retour des Juifs de Babylone.

Mentionnons également qu’Ézéchiel 36 fait partie d’une série de prophéties dans lesquelles Dieu promet de restaurer Israël après une période de jugement et d’exil. Le chapitre commence par une adresse aux montagnes d’Israël, symbolisant la terre qui sera un jour repeuplée et restaurée. Dieu condamne les nations environnantes qui ont profité de la chute d’Israël, mais ensuite, il annonce la restauration de la terre et du peuple d’Israël. Dans ce chapitre, Dieu parle de la manière dont il ramènera son peuple de Babylone sur leur terre, purifiant leur cœur, leur donnant un nouvel esprit, et renouvelant leur relation avec lui. Il s’agit d’une promesse de transformation spirituelle et de rétablissement national.

Le verset 24 se situe dans une section où Dieu annonce qu’il va ramener les israélites dispersés parmi les nations à leur propre terre. Ce retour est décrit comme une action de Dieu en faveur de son peuple, motivée par son nom et sa sainteté, et non par les mérites d’Israël. Dieu veut démontrer sa puissance et sa fidélité en accomplissant cette promesse.

En réalité, ce verset est une promesse de Dieu concernant la fin de l’exil du peuple d’Israël et leur retour dans la terre promise. Cet exil prit fin en 538 av. J.-C. Cela représente non seulement un retour physique, mais aussi un retour à une relation correcte avec Dieu, qui est développée dans les versets suivants où Dieu promet de les purifier, de leur donner un cœur nouveau, et de mettre en eux son Esprit. Comme nous pouvons le constater, le contexte n’a rien à voir avec le retour de Jésus, mais plutôt avec le retour de l’exil. C’est de la manipulation d’utiliser ce passage pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas.


Ézéchiel 37.20-22

Maintenant, regardons un autre passage du prophète Ézéchiel qui est aussi utiliser en lien avec le retour du Seigneur Jésus mentionnant: « 20 Tu garderas en main, bien visible pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais prendre les israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. » (Ézéchiel 37.20-22)

Ce passage parle bien d’un retour du peuple d’Israël dans son pays. Regardons le contexte pour tenter de voir de quoi il en ressort exactement et si c’est honnête de s’en servir pour appuyer un retour du peuple d’Israël en terre sainte lors du retour de Jésus. 

Nous pouvons constater que le passage d’Ézéchiel 37.20-22 fait partie de la célèbre vision des deux bâtons du prophète, qui symbolise la réunification et la restauration du peuple d’Israël. Cette vision se situe dans un contexte de promesses de restauration nationale pour Israël, un thème récurrent dans les chapitres 36 et 37 du livre d’Ézéchiel.

Le chapitre 37 est divisé en deux parties principales. La première parle de la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37.1-14). Cette vision symbolise la résurrection nationale d’Israël, qui, bien que dispersé et spirituellement mort en exil, sera ramené à la vie par l’action puissante de Dieu. La seconde partie est la prophétie des deux bâtons (Ézéchiel 37.15-28). Dans cette deuxième partie, Dieu ordonne à Ézéchiel de prendre deux bâtons et d’écrire sur l’un « Pour Juda et les enfants d’Israël qui lui sont associés » et sur l’autre « Pour Joseph, bâton d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël qui lui est associée ». Ensuite, Ézéchiel doit réunir les deux bâtons en un seul, symbolisant la réunification des royaumes divisés d’Israël, le royaume du Nord, appelé aussi Israël ou Éphraïm, et le royaume du Sud, appelé Juda. Jusqu’a maintenant, nous pouvons voir qu’il ne s’agit en rien d’un rassemblement d’Israël lors du retour du Seigneur Jésus. Toutefois, continuons pour être bien certain.

Les versets 20-22 que j’ai mentionnés et principalement le verset 21 qui est utilisé pour appuyer leur fausse doctrine se situe précisément dans la prophétie des deux bâtons. Donc dans un contexte de réunification d’Israël après l’exil et pas avant le retour du Seigneur Jésus. Les deux bâtons représentent les deux royaumes d’Israël : le royaume du Nord (Israël/Éphraïm) et le royaume du Sud (Juda). La division des deux royaumes avait eu lieu après la mort de Salomon, et les deux avaient ensuite suivi des chemins séparés avant d’être finalement conquis et dispersés par les Assyriens (Israël) et les Babyloniens (Juda).

Cependant, Dieu promet de réunir ces deux royaumes en un seul, mettant ainsi fin à la division qui existait depuis des siècles. Ce nouveau royaume unifié sera sous la gouvernance d’un seul roi, ce qui est interprété par de nombreux commentateurs comme une prophétie messianique, indiquant la venue d’un roi descendant de David, souvent identifié comme le messie Jésus.

Le passage souligne principalement le retour du peuple d’Israël de son exil, dispersé parmi les nations. Dieu promet de les ramener dans leur propre terre, un thème qui fait écho aux prophéties de restauration que l’on retrouve ailleurs dans Ézéchiel notamment dans les chapitres 36 et 37.

Ce passage est souvent interprété comme un symbole de l’unité spirituelle et nationale du peuple de Dieu, qui, après avoir été dispersé et divisé, sera réuni sous un seul souverain messianique. Dans une perspective chrétienne, ce roi est identifié comme Jésus-Christ, qui unifie tous les croyants, juifs et non-juifs, en un seul peuple de Dieu comme le mentionne l’apôtre Paul: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28)

En résumé, Ézéchiel 37.20-22 se situe dans un contexte de promesse de restauration et de réunification d’Israël, symbolisant l’espoir d’unité nationale et spirituelle sous la direction divine après des années d’exil.


Sophonie 3.19-20

Finalement, regardons un dernier passage utilisé pour appuyer ce faux enseignement. Le prophète Sophonie nous dit: « 19 En ce temps-là, j’interviendrai contre tous ceux qui t’auront opprimée, je sauverai les brebis éclopées, et je rassemblerai celles qu’on a chassées, et je rendrai mon peuple glorieux et renommé partout dans tout pays où vous aurez connu la honte. 20 En ce temps-là, je vous ramènerai, oui, quand je vous rassemblerai, je vous rendrai renommés et glorieux chez tous les peuples de la terre. Je le ferai quand, sous vos yeux, moi, je changerai votre sort, l’Éternel le déclare. » (Sophonie 3.19-20)

Ce passage parle effectivement d’un retour des enfants d’Israël en terre promise. Il est accompagné de promesses pour ceux-ci. Mentionnons d’abord que Sophonie exerça son ministère prophétique durant le règne du roi Josias de Juda (640 à 609 av. J.-C.) Le peuple d’Israël n’avait pas encore été déporté à ce moment-là, mais Dieu parlait à travers son prophète pour dire à son peuple que bien qu’il soit déporté, Dieu allait les ramener et prendre soin d’eux. C’était en quelque sorte un encouragement à ceux qui comme Sophonie, Jérémie et assurément bien d’autres croyaient en la rédemption de Dieu. Maintenant, regardons le contexte afin de voir si ce passage est toutefois bien utilisé en regard du retour du Seigneur Jésus. 

Sophonie 3.19-20 se trouve dans la dernière section du livre de Sophonie, qui est un livre prophétique composé de seulement trois chapitres. Le contexte de ces versets est un message de réconfort et de restauration pour le peuple de Dieu après une période de jugement sévère.

Le livre de Sophonie commence par des annonces de jugement contre Juda, Jérusalem et les nations environnantes. Sophonie prophétise la venue du « Jour de l’Éternel », un jour de grande colère où Dieu punira sévèrement les péchés de son peuple et des nations. Le thème principal du livre est donc le jugement, mais aussi l’espoir de restauration.

Le chapitre 3 de Sophonie peut être divisé en trois parties. La première partie, les versets 1-7 annoncent la condamnation et le jugement de Jérusalem. Celle-ci est décrite comme une ville rebelle, corrompue et désobéissante. Malgré les avertissements de Dieu, le peuple n’a malheureusement pas changé de comportement. La seconde division est composée des versets 8-13 qui annoncent du jugement universel et de la purification des nations. Dieu annonce qu’il rassemblera les nations pour les juger, mais il parle aussi d’un reste purifié qui invoquera son nom. Finalement, la troisième partie comprenant les versets 14-20 est la promesse de rétablissement et de joie. Cette section, qui inclut les versets 19-20, est un message d’espoir et de consolation. Elle annonce la restauration de Jérusalem et la joie future du peuple de Dieu.

Ces versets concluent le livre avec une note d’espoir et de rédemption. Dieu promet d’intervenir en faveur de son peuple, de punir leurs oppresseurs, de guérir les boiteux, de rassembler ceux qui ont été dispersés, et de les transformer en un peuple glorifié. C’est un contraste saisissant avec les précédents jugements annoncés, montrant que la miséricorde de Dieu triomphera finalement de la colère.

Dieu promet également de rassembler les exilés et de restaurer leur dignité et leur position parmi les nations. Le thème du retour des captifs et du rétablissement est un thème récurrent dans les prophéties de l’Ancien Testament, symbolisant non seulement un retour physique en terre d’Israël, mais aussi une restauration spirituelle et nationale.

Finalement, ce passage indique que le peuple de Dieu, autrefois méprisé et dispersé, deviendra un sujet de louange et de gloire dans le monde entier. Cela peut être compris comme une promesse de l’accomplissement ultime des plans de Dieu pour son peuple, où ils seront reconnus et honorés pour leur relation avec l’Éternel.

Toutefois, pour les lecteurs juifs de l’époque, ces versets étaient une promesse de la fin de l’exil et de la restauration nationale sous la bénédiction de Dieu. Pour les chrétiens, ces versets sont souvent vus comme une anticipation de la rédemption ultime qui se réalise en Christ, où tous les croyants, juifs et gentils, sont réunis en un seul peuple de Dieu, trouvant ainsi leur pleine rédemption et gloire en Lui.

En résumé, Sophonie 3.19-20 se trouve dans un contexte de promesse de rétablissement et de rédemption pour le peuple de Dieu, marquant la transition de la colère divine à la restauration et la gloire future de ceux qui lui sont fidèles. Ce passage fut un puissant encouragement et une source de réconfort pour le peuple dispersé sachant qu’un jour Dieu restaurerait son peuple. De la même manière, les différentes promesses du retour de Jésus sont un puissant encouragement pour les croyants aujourd’hui, mais le seront sûrement plus pour les croyants qui souffriront pendant la période des tribulations.


Conclusion

Pour conclure, en examinant attentivement les passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, il devient évident que ces versets, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne soutiennent pas cette interprétation. Les prophéties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Sophonie, bien que puissantes et porteuses d’espoir pour le peuple de Dieu, se rapportent principalement à la restauration d’Israël après l’exil et au règne messianique à venir. Elles n’ont pas pour but de décrire un enlèvement physique du peuple d’Israël actuel avant la période des tribulations.

Le rassemblement mentionné dans ces passages est souvent symbolique, représentant l’unification du peuple de Dieu sous la gouvernance du Messie, qui est Jésus-Christ. En déformant ces Écritures pour appuyer une théologie non conforme à leur sens original, on risque d’induire en erreur les croyants sur la nature du retour de Jésus et les événements de la fin des temps.

Ainsi, plutôt que de suivre des enseignements basés sur des interprétations erronées, il est essentiel pour les chrétiens de revenir à une lecture contextuelle et fidèle des Écritures, afin de comprendre correctement les promesses divines concernant le retour de Christ et le rassemblement final de son peuple.

Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)

Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ?

La doctrine actuelle entourant le retour de Jésus est malheureusement, en grande partie, truffée d’erreurs et de spéculation sans aucun fondement biblique. Nous y retrouvons de telles incohérences qu’il faut vraiment être ignare ou idiot pour ne pas les voir. Je sais que mon propos peut en choquer certains, mais le but, de mon intervention, est de faire prendre conscience afin d’éveiller les croyants pour qu’ils réalisent que cette fausse doctrine leur donne de faux espoirs et les éloignent de la vérité. 

Pour ceux qui enseignent cette fausse doctrine, je vous encourage à revoir les différents concepts. Plus encore, à les étudier plutôt que de simplement les répéter. L’apôtre Jacques nous révèle une chose très important en regard des enseignants. C’est un avertissement très sérieux que chaque personne qui enseigne cette doctrine ne doit pas prendre à la légère. Il nous dit: « Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jacques 3.1)

Je prie que quelques-uns puissent s’apercevoir de l’absurdité de certains propos qui sont d’une incohérence frappante dont seuls des aveugles spirituels ne peuvent pas percevoir, mais aussi ceux qui ferment volontairement les yeux sur les incohérences de cette doctrine bondés d’erreurs d’interprétation et remplis de déductions purement humaines sans compter les passages tirés hors de leurs contextes et utilisés pour appuyer toute cette théorie erronée. 

Je vous donne un exemple ici. Il est dit par ces enseignants prônant cette fausse doctrine que le monde est séparé en trois groupes: Israël, l’Église et les nations. Ils nous affirment cela sans aucune gêne et trouvent même des passages pour appuyer leurs points. Par exemple, ils utilisent le passage de 1 Corinthiens 10.32 pour appuyer le fait qu’il y a trois groupes de personnes. Malheureusement, ce passage dans son contexte ne parle aucunement du retour de Jésus ou de la fin des temps. Regardons ce que ce passage nous enseigne réellement dans son contexte.

Le passage de 1 Corinthiens 10.32 nous mentionne: « Mais que rien, dans votre comportement, ne soit une occasion de chute, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour les membres de l’Église de Dieu. » Ainsi, dans le chapitre 10 de 1 Corinthiens, Paul traite des questions de liberté chrétienne et de comportement vis-à-vis des autres croyants et des non-croyants. Il utilise l’exemple des israélites dans le désert pour exhorter les Corinthiens à éviter l’idolâtrie, l’immoralité et d’autres péchés. Paul insiste sur le fait que, bien que les croyants aient une certaine liberté en Christ, ils doivent faire attention à ne pas devenir un obstacle pour les autres. On peut constater que tout le chapitre 10 ne comporte aucune mention de temps qui précèdent le retour de Jésus.

Les versets précédents (1 Corinthiens 10.23-31) parlent de la liberté chrétienne et de l’importance de ne pas utiliser cette liberté de manière à nuire aux autres. Paul encourage les croyants à faire tout pour la gloire de Dieu, y compris leurs choix alimentaires et leur comportement en général. Il souligne que tout ce qui est fait doit être fait dans l’amour et la considération des autres, afin de ne pas causer de chute spirituelle ou de scandale. 

Maintenant, 1 Corinthiens 10.32 met en garde les croyants contre le fait de devenir une cause de scandale ou d’offense pour trois groupes spécifiques : les Juifs, les Grecs (les Gentils ou les Nations), et l’Église de Dieu (les membres du peuple saint) qui est la communauté des croyants. Paul souligne l’importance de vivre de manière à ne pas causer de préjudice ou de difficulté à ceux qui pourraient être influencés par leurs actions, qu’ils soient croyants ou non-croyants. Ce passage 

Donc, pour les croyants, ce passage souligne l’importance de la sensibilité et de la considération envers les autres dans leurs actions et leurs paroles. Il rappelle que la liberté en Christ doit être exercée avec responsabilité et amour, afin de ne pas devenir une pierre d’achoppement pour autrui, mais plutôt de contribuer à l’édification et à l’unité du corps de Christ. 

Nous pouvons ainsi conclure que ce passage ne mentionne aucunement le fait qu’il y ait trois groupes de personnes distincts devant Dieu pour la période de la fin des temps. Nous retrouvons deux groupes seulement: les croyants et les non-croyants. Israël doit obligatoirement faire partie de l’un de ces deux groupes. Jésus va dire: « 31 Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux. 32 Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes – tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs. 33 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. » (Matthieu 25.31-33» 

Ce passage démontre clairement qu’il n’y aura que deux groupes devant le Seigneur. Mais où est Israël à ce moment important ? Aurait-il été mis de côté ? Serait-il choisi pour un autre jugement en dehors de celui-ci ?  Bien sûr que non. Israël fait partie de l’un de ces groupes. Pas le peuple d’Israël en entier, mais les israélites, les Juifs, qui auront reconnu Jésus comme sauveur et qui auront mis leur foi en lui pour être sauvé. 

L’apôtre Paul va dire: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Nous savons que la venue de Jésus a apporté un changement de paradigme avec la nouvelle alliance. Le peuple de Dieu est maintenant composé de toutes personnes qui croient en Jésus sans aucune différence et ça inclut aussi les israélites. L’apôtre Jean nous dit: « Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. » (Jean 3.14-16) Paul va dire au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, lui répondirent-ils, et tu seras sauvé ; il en est de même pour toi et pour les tiens. » (Actes 16.31) De même, l’apôtre Pierre inspiré par le Saint-Esprit va dire en s’adressant aux Juifs: « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4.12) De même, bien d’autres passages nous démontrent très clairement que c’est par la foi en Jésus que nous sommes sauvés. Israël ne fait pas exception à la règle. Le Juif qui veut être sauvé doit croire en Jésus. Il ne peut être sauvé d’aucune autre manière. 

Considérons que dans l’ancienne alliance, Dieu s’est choisi un peuple. Tandis que dans la nouvelle alliance, ce peuple est maintenant composé de ceux qui ont placé leur confiance dans le fils de Dieu. C’est ce que Paul enseigne aux Romains par cet extrait de son enseignement en écrivant: « Je m’adresse particulièrement ici à vous qui êtes d’origine païenne : dans la mesure même où je suis l’apôtre des non-Juifs, je me fais une idée d’autant plus haute de mon ministère que je parviendrai peut-être, en l’exerçant, à rendre jaloux ceux de mon peuple et à en conduire ainsi quelques-uns au salut. (Romains 11.13-14) Pourquoi Paul voudrait-il les sauver si au dire de certains, s’ils ont un privilège spécial ? La réalité c’est qu’ils n’ont pas de privilège spécial. Sans Jésus toute personne est perdue. Il va dire plus loin: « Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. » (Romains 11.17) Dans ce texte, l’olivier cultivé c’est le peuple de Dieu. Nous avons donc été greffés au peuple de Dieu qui est maintenant formé de ceux qui ont placé leur foi en Jésus. Ainsi, ceux qui ont été retranchés ce sont ceux qui n’ont pas reconnu Jésus comme Seigneur et sauveur. Ce qui signifie que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance est l’Église du Seigneur Jésus. Un peuple constitué de ceux qui ont cru au Fils de Dieu, quelle que soit leur nationalité dans le monde.

C’est pour cela que nous ne retrouvons que deux groupes qui sont soit les croyants ou les non croyants. Toutes les prophéties se rapportant aux événements de la fin concernent ces deux groupes. Il ne peut y avoir de traitement de faveur pour Israël ou pour l’Église dans la nouvelle alliance. Soit une personne est croyante ou elle est incroyante. Soit elle a cru au fils de Dieu ou bien elle n’a pas cru. Si elle a cru, alors elle est sauvée dans le cas contraire, elle est perdue. Paul disait, sans le même sens, ceci à son collaborateur Timothée « Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2.4). C’est donc le désir de Dieu que tous parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés.

Ces enseignants de mensonges affirment qu’il y a des prophéties pour Israël, pour l’église et pour les nations. Malheureusement, plusieurs passages utilisés pour Israël se rapportent à la première venue de Jésus. D’autres, utilisés pour Israël, se rapportent au retour de la déportation. Le contexte de ces passages et pourtant sans équivoque. Mais ceux-ci les utilisent pour appuyer leur fausse doctrine. 

Je sais que la vérité peut être difficile à entendre. Maintenant, si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis, démontrez-moi le contraire avec des passages bibliques dans leur bon contexte et pas seulement par des paroles sans fondements ou des choses que vous avez seulement entendues.

Les jours qui précéderont le retour de Christ ne seront pas comme on nous le laisse croire.

Ce qu’on nous a raconté et ce qu’on nous raconte concernant les événements qui vont précéder le retour de Christ ne sont pas tous bibliques. Ce sont des éléments venant d’une doctrine truffée de lacune. Pourtant, une majorité de croyants croient cette fausse doctrine sans se poser la moindre question.

Arrêtons-nous quelques instants sur un passage des Écritures. Une parole que Jésus lui-même a dite dans son discours sur la fin des temps et qui fut rapportée par l’apôtre Matthieu dans son Évangile. Il nous dit : « Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra. » (Matthieu 24.37-39)

Les conditions qui vont précéder le retour du Seigneur comme, nous dit Jésus, seront similaires au temps de Noé. Ce qui veut dire que les gens vont mener une vie normale. Ils vont être occupés à manger et à boire. À se marier et à marier leurs enfants. Les gens vont vivre leur vie tout comme aujourd’hui ne se souciant pas de connaître Dieu. Cela se passera jusqu’au jour où le Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel.

Les gens vont vivre exactement comme ils vivent aujourd’hui. Prenons par exemple l’épisode covid que nous avons connu. Nous avons vu comment les gouvernements au nom de la santé publique ont imposé toutes sortes de règles à la fois incohérentes et farfelues sans aucun fondement scientifique pour les mesures imposées. Pourtant, la majorité des gens se sont pliés à ces règles sans se poser aucune question. Ils ont obéi à leur bon gouvernement les yeux fermés.

Cet épisode nous a démontré une chose, c’est que les gens sont prêts à obéir à leur gouvernement sans aucun discernement. Des églises chrétiennes ont même accepté l’idée de mettre en application le pass vaccinal pour que les croyants puissent accéder à leur lieu de culte. C’était, et c’est encore, une aberration. Heureusement, cet épisode covid est derrière nous, mais en même temps c’est une belle démonstration qu’à la fin des temps la majorité des gens vont se laisser berner par toutes les mesures que le bon gouvernement mondial, dirigé par l’antichrist, mettra en place.

Maintenant qu’en sera-t-il des croyants ? Je vous fais une prédiction. Nombre, de ceux-ci, vont suivre l’antichrist par peur de perdre quelque chose ici-bas sur cette terre. Certains motivés par la peur de la mort vont choisir de suivre les consignes plutôt que de se tenir debout pour le Seigneur Jésus. Ne croyez pas que l’église sera enlevée avant que ne commencent la période des tribulations. Pourquoi y aurait-il une période de tribulations s’il n’y a plus de croyants sur la terre ? Certains vont dire que c’est le jugement de Dieu qui va s’abattre sur les méchants. Pourquoi Dieu ferait-il cela s’il n’y a plus de croyants qui seraient vraisemblablement enlevés au ciel ? Certes, Dieu déversera sa colère sur la terre envers les non croyants en présence des croyants, mais ses enfants seront protégés et pas enlevés. Parce que comme nous dit l’apôtre Paul: « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.17) Pour qu’il y ait des croyants encore en vie au moment du retour de Christ, il ne faut pas qu’ils aient été enlevés préalablement. De quel moment l’apôtre Paul fait-il allusion ? Il évoque, sans contredit, le moment du retour du Seigneur Jésus.

Ce qu’il faut comprendre, et là je vais en surprendre quelques-uns, c’est que les événements décrits dans le livre de l’Apocalypse se produisent à la fin des temps. Cependant, la fin des temps n’est pas comme nous la concevons. La Parole de Dieu est claire sur le sujet. La fin des temps a commencé avec le départ de Jésus et va se terminer avec le retour de Jésus. C’est ce que nous dit l’auteur du livre aux Hébreux et je cite : « Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, il (Dieu) nous a parlé par le Fils. Il a fait de lui l’héritier de toutes choses et c’est aussi par lui qu’il a créé l’univers. » (Hébreux 1.2) Cette période va aller en s’intensifiant pour le peuple de Dieu.

La période de la fin des temps commence il y a de cela plus de 2000 ans et va se terminer avec le retour du Seigneur Jésus. Plusieurs des événements décrits. En Matthieu 24 et 25, en Marc 13, Luc 21, le livre de l’Apocalypse et aillieur se produisent pendant cette période.

Revenons à notre texte de Mathieu 24.37-39. Dans ces paroles de Jésus, nous sommes loin du chaos qui nous est présenté par les adeptes de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel nous laissant croire que ce sera un temps de grande détresse sur toute la surface de la Terre dans la présence de l’antichrist après que les croyants auraient été enlevés. Certes, ce le sera pour les croyants, mais pas pour les gens du monde. Lorsque l’antichrist imposera la marque pour acheter et vendre que feront les croyants ?

Ce dont nous devons tenir compte, c’est que le but de l’homme de perdition est de faire en sorte qu’une majorité des gens se perdent. Donc, tout mettre en œuvre pour berner les gens par la ruse et la séduction. C’est pour cela qu’il va s’opposer vertement aux croyants qui refuseront de se soumettre. Certes, il y aura une grande persécution, à ce moment, qui prendra place contre les chrétiens pour les réduire au silence afin qu’ils ne s’opposent plus à ses plans.

Cependant, pour la majorité des habitants de la terre, la vie va continuer comme si de rien n’était. Personne ne va se douter de rien jusqu’au jour ou Christ apparaître dans le ciel, comme ce fut le cas au temps de Noé lorsque le déluge commença. C’est une parole véridique puisque c’est Jésus qui l’a dit.

À ce moment, Jésus apparaîtra dans le ciel, non pas avec son église, mais avec ses saints anges. Ce sera un moment de joie incommensurable pour les croyants qui seront encore en vie après d’intenses persécutions et un temps de grandes angoisses pour toutes les nations qui ne se seront pas préoccupées du Fils comme nous dit le psalmiste : « Au Fils, rendez votre hommage, pour éviter qu’il s’irrite et que vous périssiez tous dans la voie que vous suivez. En un instant, sa colère contre vous peut s’enflammer. » (Psaumes 2.12)

Matthieu 24.3: Entre prophétie et réalité

3 Comme il était assis sur le mont des Oliviers, ses disciples s’approchèrent, le prirent à part, et lui demandèrent : Dis-nous : quand cela se produira-t-il et quel signe annoncera ta venue et la fin du monde ? 

 La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.3.

J’ai longtemps pensé que les événements décrits au début de Matthieu 24 étaient en réalité une description des choses qui allaient se passer pendant la période des tribulations. Mais en étudiant ce passage de Matthieu 24, il s’avère que c’est une prophétie que Jésus a faite à ses disciples pour les mettre en garde des événements qui allaient se produire pendant leur ministère et qui allaient précéder la destruction du temple et la chute de Jérusalem. Cependant, c’est aussi une prophétie qui concerne notre époque soit celle de la fin des temps. C’est comme si l’histoire se répète à chaque génération.

Dans cette série d’études, je vais tenter, bien humblement, de redresser les choses en espérant que vous découvriez comme moi ce que Jésus a véritablement voulu dire à ses disciples et par le fait même à nous aussi qui vivons au 21ème siècle.

Dans le dernier article, Matthieu 24.1-2 : comprendre la destruction du temple physique et ses implications actuelles, j’ai mentionné que Jésus venait de quitter la cour du temple pour se diriger vers le mont des Oliviers. Pendant qu’il s’éloignait avec ses disciples, ceux-ci lui ont fait remarquer la beauté et la grandeur des édifices. C’est à ce moment que Jésus leur a donné la prophétie de la destruction du temple et de la chute de Jérusalem.

Maintenant, Jésus est arrivé sur le mont des Oliviers. Ce versant du mont offre une vue extraordinaire de la ville. Jésus va s’asseoir et quelques disciples, notamment Pierre, Jacques, Jean et André (Mc 13.3), vont se diriger vers lui pour lui poser leurs questions. Bien que la prophétie de la destruction du temple ait été faite en présence de tous les apôtres, une partie d’entre eux cherchait maintenant des détails plus spécifiques sur le moment de cet événement.

Les disciples posèrent trois questions à Jésus : quand cela (la destruction du temple et la chute de Jérusalem) devait-il se produire, quels signes devaient accompagner son retour et quels indicateurs indiqueraient la proximité de la fin des temps. Jésus aborda ces questions dans ce chapitre et les suivants. Maintenant, ce qui complique parfois les choses et conduit à de mauvaises interprétations, c’est que Jésus mêle les descriptions de la destruction de Jérusalem et de la fin du monde de manière à rendre parfois difficile la distinction entre les deux sujets. D’ailleurs, cette approche semble découler du fait que ces événements pouvaient être décrits avec les mêmes mots. C’est possiblement la raison de l’entrelacement des récits. Cependant, ce récit rappelle le style de certains passages d’Ésaïe, où un langage similaire décrit à la fois le retour de la captivité babylonienne et la délivrance par le Messie. Il est donc nécessaire de s’appuyer sur la révélation de l’Esprit saint pour nous aider à comprendre. Après tout, n’est-ce pas son rôle de nous enseigner toutes choses ? (Jn 14.26)

Matthieu 24.1-2: Comprendre la destruction du temple physique et ses implications actuelles

1 Là-dessus, Jésus quitta la cour du Temple. Tandis qu’il s’éloignait, ses disciples s’approchèrent pour lui faire remarquer l’architecture du Temple. 2 Alors il leur dit : Oui, regardez bien tout cela ! Vraiment, je vous l’assure : tout sera démoli : il ne restera pas une pierre sur une autre. 

 La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.1–2.

Introduction

La scène décrite dans ce passage de l’évangile de Matthieu 1.1-2 se déroule quelques jours avant que Jésus ne célèbre sa dernière Pâque avec ses disciples. Les événements futurs que Jésus décrit ont été initiés par une simple question des disciples. Cela montre que les révélations du Seigneur peuvent souvent être déclenchées par des questions simples que nous nous posons.

L’Observation du Temple par les Disciples

La beauté du temple

Dans le texte, les disciples marchent avec Jésus en s’éloignant du temple pour se diriger vers le Mont des Oliviers. Ils lui font remarquer la beauté et l’impressionnante structure du temple. Pour eux, ce temple semblait permanent.

La destruction du temple

Cependant, nous savons aujourd’hui que le temple a été détruit par l’armée romaine sous les ordres de Titus en 70 de notre ère. Le temple était le symbole de l’ancienne alliance, mais avec la venue de Jésus, les choses allaient changer. C’est ce que nous allons explorer à travers la prophétie de Jésus à ses disciples.

La prophétie de Jésus

Une référence spirituelle

Une question à se poser est : à quoi Jésus fait-il référence lorsqu’il parle du temple ? Nous savons que Jésus s’exprimait souvent de manière spirituelle, alors que ses auditeurs comprenaient ses paroles de manière physique. Un exemple de cela est rapporté par l’apôtre Jean quand Jésus dit : « Démolissez ce temple, et en trois jours, je le relèverai. » (Jn 2.19). Les accusateurs de Jésus n’ont pas compris le sens spirituel de ses paroles, comme le montre le témoignage de quelqu’un devant le grand conseil : « Nous l’avons entendu dire : Je démolirai ce temple fait de main d’homme et, en trois jours, j’en reconstruirai un autre, qui ne sera pas fait par des mains humaines. » (Mc 14.58). De même, certains ont utilisé ces paroles pour se moquer de Jésus sur la croix : « Hé ! toi qui démolis le Temple et qui le reconstruis en trois jours » (Mc 15.29).

Une portée spirituelle

Aujourd’hui, nous savons que Jésus ne parlait pas du temple physique, mais de son corps, comme l’apôtre Paul le confirme dans sa deuxième épître aux Corinthiens : « Car nous sommes, nous, le temple du Dieu vivant. » (2 Co 6.16). La réponse de Jésus aux disciples ne se limitait donc pas aux bâtiments en pierre, aussi magnifiques soient-ils. Elle avait une portée spirituelle, comme le confirme l’apôtre Pierre : « Et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous formez un temple spirituel » (1 Pi 2.5). Le temple fait de pierre où Dieu résidait n’existe plus ; il existe maintenant dans le corps des croyants, les pierres vivantes constituant l’édifice spirituel où Dieu habite.

L’apôtre Paul démontre cela en disant aux Corinthiens : « Car nous travaillons ensemble au service de Dieu, et vous, vous êtes le champ qu’il cultive. Ou encore : vous êtes l’édifice qu’il construit. » (1 Co 3.9). Ce passage montre que, bien que Paul parle à des individus, ces individus forment l’Église, le temple de Dieu.

Un autre passage pertinent est : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit ce temple, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c’est vous. » (1 Co 3.16-17). Ce passage s’adresse à la fois aux personnes individuellement et aussi formant le corps des croyants qui est l’Église. Comme Pierre le confirme, les croyants sont les pierres vivantes constituant le temple spirituel de Dieu, qui est l’Église. Ainsi, Dieu habite aussi bien dans les croyants que dans l’Église de Jésus-Christ.

Un changement de paradigme annoncé par Jésus

La fin de l’adoration au temple

Ce que Jésus a annoncé à ses disciples marque un changement de paradigme. La destruction du temple signifiait que Dieu n’habiterait plus dans un temple fait de main d’homme, mais dans le cœur de ses élus. Cela est corroboré par les paroles de Jésus à la Samaritaine : « Crois-moi, l’heure vient où il ne sera plus question de cette montagne ni de Jérusalem pour adorer le Père. » (Jn 4.21).

Avec la destruction du temple, la prophétie de Jésus à la Samaritaine s’est accomplie en l’an 70, marquant la fin de l’adoration à Jérusalem et le début de l’adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4.22) partout, car nous sommes maintenant le temple du Dieu vivant, constitué de pierres vivantes comme le dit Pierre. C’est aussi ce que Jésus déclarait par ces propos : « Car là où deux ou trois sont ensemble en mon nom, je suis présent au milieu d’eux. » (Mt 18.20).

Lorsque Jésus dit : « Regardez bien tout cela » (Mt 24.2), le mot grec utilisé pour « regarder » est « blepo », qui se réfère à l’observation physique. Jésus attirait l’attention des disciples sur le temple physique.

Marc confirme que Jésus parlait bien du temple : « Comme Jésus sortait du Temple, un de ses disciples lui dit : Regarde, Maître, quelles belles pierres ! Quel édifice magnifique ! Jésus lui répondit : Oui, regarde bien ces grandes constructions : il ne restera pas une pierre sur une autre, tout sera démoli. » (Mc 13.1-2). Luc ajoute que Jésus parlait du temple en mentionnant : « Certains disaient du Temple : Avec ses belles pierres et les beaux objets déposés en offrandes, il est magnifique. Jésus leur dit : Il viendra un temps où tout ce que vous regardez sera détruit ; pas une pierre ne restera sur une autre. » (Lc 21.5-6).

Il est donc clair que Jésus prophétisait la destruction du temple de Jérusalem. Il ne parlait pas d’un temple spirituel, mais physique, car une grande partie du chapitre 23 est une réprimande de Jésus aux pharisiens qui ne croyaient pas en lui. Jésus se lamente sur Jérusalem et son peuple, comme le montre ce passage : « Ah, Jérusalem ! Jérusalem ! Toi qui fais mourir les prophètes et qui lapides ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu ! Maintenant, votre maison va être abandonnée et restera déserte. En effet, je vous le déclare : Désormais, vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mt 23.37–39).

La lamentation de Jésus sur Jérusalem

Luc contient aussi une lamentation de Jésus sur Jérusalem, incluant une référence à des pierres dispersées : « Quand il fut arrivé près de la ville et qu’il la vit, il pleura sur elle : Ah, dit-il, si seulement tu avais compris, toi aussi, en ce jour, de quoi dépend ta paix ! Mais, hélas, à présent, tout cela est caché à tes yeux. Des jours de malheur vont fondre sur toi. Tes ennemis t’entoureront d’ouvrages de siège, t’encercleront et te presseront de tous côtés. Ils te détruiront complètement, toi et les habitants qui seront dans tes murs, et ils ne laisseront pas chez toi une pierre sur une autre. Pourquoi ? Parce que tu n’as pas su reconnaître le moment où Dieu est intervenu pour toi. » (Lc 19.41-44).

Conclusion

La prophétie de Jésus sur la destruction du temple de Jérusalem révèle un changement profond dans la manière dont Dieu se manifeste et réside parmi les hommes. Ce passage nous montre comment une simple question des disciples a conduit à une révélation majeure, démontrant que les réponses du Seigneur peuvent être déclenchées par nos propres interrogations.

La beauté et la grandeur du temple physique, pourtant perçues comme permanentes par les disciples, ont été prophétisées comme étant éphémères. La destruction du temple en 70 après J.-C. par les Romains symbolise la fin de l’ancienne alliance et marque le début d’une nouvelle ère où Dieu n’habite plus dans des bâtiments faits de main d’homme, mais dans le cœur de ses croyants.

Jésus utilise cette prophétie pour enseigner une vérité spirituelle plus profonde : le véritable temple de Dieu est formé par les croyants eux-mêmes. Comme l’apôtre Paul et Pierre le confirment, les chrétiens sont les pierres vivantes qui constituent l’édifice spirituel de Dieu, où Il habite désormais. Ce changement de paradigme est crucial, car il signifie que l’adoration n’est plus liée à un lieu physique spécifique, mais se fait « en esprit et en vérité » partout où les croyants se réunissent.

Les lamentations de Jésus sur Jérusalem montrent son chagrin face au rejet de ses habitants et annoncent les conséquences de leur incrédulité. Toutefois, elles portent aussi un message d’espoir : même après la destruction du temple, la présence de Dieu demeure au milieu de son peuple, transformant chaque croyant en un temple vivant où Dieu réside.

Ainsi, la prophétie de Jésus sur la destruction du temple nous appelle à reconnaître que la véritable maison de Dieu est dans nos cœurs et simultanément dans la communauté des croyants, où que nous soyons.

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 8)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette étude, nous nous pencherons sur un passage biblique intrigant qui remet en question les notions traditionnelles de l’enfer et du destin des méchants. Le texte de l’Apocalypse 14.9-11 soulève des interrogations profondes sur la nature de la punition pour ceux qui rejettent la voie divine. Cette exploration, fruit de recherches approfondies, offre une perspective nuancée sur un sujet souvent débattu et mal compris.

Un passage énigmatique

Maintenant, nous allons regarder un passage quelque peu énigmatique. Un passage qui m’a demandé quelques heures de recherches et de réflexions pour essayer de le décoder. Parce que ce passage, à première vue, semblait contredire tout ce que les écritures ne mentionnent pas concernant l’enfer et les souffrances éternelles que devraient endurer les méchants. Ce passage laissait entendre que l’enfer était une éventualité. Mais après ce temps, j’en arrive à une conclusion plutôt satisfaisante. Une conclusion qui démontre encore une fois que les Écritures ne se contredisent pas. Peut-être en apparence, mais jamais sur le fond. Dans le livre de l’Apocalypse 14.9-11, nous lisons que Dieu tourmente ceux qui adorent la bête, ajoutant que « la fumée de leurs tourments monte aux siècles des siècles ».

Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. 11 La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour ni de nuit.

Apocalypse 14.9-11

Ce passage nous dit que ceux qui vont adorer la bête et son image, qui vont accepter sa marque sur le front et sur la main, vont en subir les conséquences de leur mauvais choix. Ce passage nous dit qu’ils souffriront « des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau ». Que la « fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité » et qu’ils ne connaîtront « aucun repos, ni de jour ni de nuit ». Lorsque nous lisons cela, nous pouvons croire que ces gens vont souffrir éternellement. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait ce que Dieu est en train de nous dire dans ce passage. Maintenant, pour comprendre ce verset nous allons regarder le passage d’Apocalypse 20.10 qui lui est similaire.

Alors le diable, qui les trompait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre : il y rejoignit la bête et le faux prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité.

Apocalypse 20.10

Le passage d’Apocalypse 14.9-10 concerne les gens, tandis que ce passage d’Apocalypse 20.10 concerne le diable qui se retrouve au même endroit que la Bête et le Faux Prophète. Ces deux passages nous parlent en apparence de souffrance éternelle. Mais qu’en est-il exactement ?

Un problème de traduction

La chose que nous pouvons voir, dans ce passage, c’est qu’il y a un problème de traduction. Parce qu’en réalité le problème vient de la traduction et non pas de ce que le Seigneur Jésus a voulu nous dire par la plume de son serviteur Jean. Richard T. Ritenbaugh va dire ceci dans son commentaire Forerunner Commentary[1] :

« Trompés par la doctrine non biblique de l’âme immortelle, les traducteurs ont dû nier la nature et enfreindre les règles pour que ce verset corresponde à leur compréhension ! »

Donc, la traduction ne rend pas avec exactitude le sens de ces passages. Parce que comme le dit Ritenbaugh c’est parce que les règles grammaticales grecques ont été enfreintes. Prenons le temps de nous y attarder quelques instants.

Avant l’avènement des traductions modernes, la dernière phrase d’Apocalypse 20.10 ne suscitait aucune interrogation. Tout le monde croyait en un enfer où seraient tourmentées des âmes pour l’éternité. Ils ne remettaient même pas en question le concept bien que nous nous apercevons à la lumière des Écritures qu’il est erroné.

Toutefois, les versions plus récentes mettent en lumière le fait que le verbe utilise ici « basanizo » qui est traduit par le mot français « tourmenté ». Ce verbe est au pluriel et est correctement traduit par « ils y subiront des tourments ». Qui sont ces « ils » ? Cela inclut-il le diable, la Bête et le Faux Prophète ? La question importante pour cette étude est de savoir si Dieu va tourmenter éternellement les êtres humains méchants. Deux explications sont possibles. Tout d’abord, notons que la Bible rejette l’idée selon laquelle les humains possèdent une immortalité innée ou une âme immortelle. L’apôtre Paul nous dit en 1 Corinthiens 15.53 ceci :

En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.53

Ce qu’il dit c’est que pour se revêtir d’immortalité, il faut donc qu’il soit mortel. Dans l’état actuel des choses, le corps est toujours corruptible, donc mortel. C’est seulement lorsque Jésus reviendra que ceux qui lui appartiennent verront leur corps revêtir l’incorruptibilité par le fait même l’immortalité. Pour les méchants, ils demeureront dans la corruptibilité jusqu’au jugement dernier et plusieurs subiront la seconde mort.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

Apocalypse 2.11

Le vainqueur, c’est celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, nous dit la Parole de Dieu. La fin, c’est lorsque le Seigneur Jésus reviendra soit au dernier jour. Un autre passage corrobore cela également.

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux.

Apocalypse 20.6

Immortalité de l’âme

Donc, il y a une seconde mort et c’est celle de l’âme puisque le corps est déjà mort précédemment. S’il y a une seconde mort, ceci veut donc dire que l’âme n’est pas éternelle. Comme nous avons vu précédemment si le corps après la mort disparait, ce sera la même chose pour l’âme après la seconde mort. Parce que le mot mort est utilisé et que celui-ci signifie destruction. Ce que nous devons savoir c’est que l’éternité c’est Dieu qui la donne. L’âme n’est pas éternelle à la base.

Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent la gloire à venir, l’honneur et l’immortalité, recevront de lui la vie éternelle.

Romains 2.7

La vie éternelle n’est pas quelque chose d’inné pour les hommes créés par Dieu. Il nous faut la désirer et la rechercher dans notre union avec le Seigneur Jésus et c’est Dieu qui nous la donne. C’est pour cela que Jésus a payé de sa vie pour que nous puissions en bénéficier. Nous étions condamnés à mourir, c’est-à-dire à être détruit, et cela injustement. Concernant l’immortalité, la Bible nous révèle quelque chose de très significatif. Lisons 1 Timothée 6.16.

Lui (Dieu) seul est immortel. Sa demeure est bâtie au sein de la lumière inaccessible à tous. Nul parmi les humains ne l’a vu de ses yeux, aucun ne peut le voir. À lui soient à jamais l’honneur et la puissance ! Amen.

1 Timothée 6.16

Ce que nous pouvons considérer dans ce passage c’est que seulement le Père est immortel et bien entendu le Fils parce qu’il est de la même nature que le Père. Les méchants dirigeants des derniers jours mourront et seront réduits en cendres peu après avoir été jetés dans l’étang de feu. Leurs âmes et leurs corps étant détruits par celui qui peut le faire dans le feu de la géhenne de même que tous ceux qui seront reconnus coupables lors du jugement dernier.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer.

Matthieu 10.28

Utilisation des bons mots pour une bonne compréhension

Lorsque je vous parlais d’utiliser les bons mots pour en avoir la véritable définition du mot, nous en avons un exemple ici. D’abord, le mot « enfer » n’est pas une bonne traduction. C’est le mot grec « geenna » traduit en français par le mot « géhenne » qui est dans le texte original grec. Nous avons vu précédemment que le mot « enfer » laissait présager un endroit punitif. Un endroit de tourments éternels. Tandis, que le mot « géhenne » est un endroit de destruction ou tout est réduit en cendre dans ce lieu.

Le texte grec parle de destruction et non pas de tourments éternels. Lorsque l’on met le mot « enfer », on suppose des tourments éternels. Toutefois, Jésus n’a pas dit « enfer », il a dit « géhenne ». Alors Jésus suppose une destruction et pas des tourments éternels. Lorsque nous utilisons le mot enfer, c’est comme faire dire autre chose que Jésus n’a pas dit. Je vous ai prouvé, dans cette série, que « enfer » et « géhenne » n’ont absolument pas la même signification. Cela, les gens du temps de Jésus le comprenaient très bien. Le fait d’utiliser le mot « géhenne » empêche qu’un être humain soit décrit comme étant « tourmenté jour et nuit pour toujours et à jamais ».

Comme je vous ai démontré, par les Écritures, l’âme, va être détruite et non pas tourmentée pour l’éternité. Regardons autre chose maintenant.

On voit que « le diable » dans Apocalypse 20.10 est au singulier. Alors que « subiront des tourments » est au pluriel. Comment concilier ce pronom pluriel faisant référence à un antécédent singulier ? Dans ce contexte, « le diable » est employé dans une figure de style appelée métonymie. Techniquement, il s’agit de « l’utilisation du nom d’une chose pour celui d’une autre dont elle est un attribut ou à laquelle elle est associée ». En termes simples, une partie de quelque chose représente le tout. Ainsi, « le diable » représente en lui-même l’ensemble de ce groupe que nous désignons sous les termes de démons, diables ou anges déchus. Matthieu 25.41, indique que les pécheurs seront jetés dans le « feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Puis il se tournera vers ceux qui seront à sa gauche : « Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Matthieu 25.41

Jésus suggère que l’étang de feu a principalement pour but de détruire les démons. Comme on nous l’a toujours enseigné, les démons ne seront pas en enfer pour torturer les gens éternellement. Cela ne vient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’imaginaire des personnes. Cependant, l’étang de feu sera également utilisé comme moyen d’exécution pour les méchants parmi les humains. À savoir ceux qui vivent sans repentance, semblables aux démons.

Si nous interprétons « ils subiront des tourments » comme englobant la Bête et le Faux Prophète, nous devons maintenant expliquer l’expression « jour et nuit, pendant l’éternité ». Le texte grec le dit ceci « ἡμέρας καὶ νυxτòς νύξ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων » (këméra kai nuxtόs eis tous aiônas tôn aiônôn). Littéralement, cela signifie « nuit et jour aux siècles des siècles » et cela semble impliquer une perpétuité. Dans le dictionnaire grec français interlinéaire, on traduit « au siècle des siècles » par « les ères des ères ».

Adopter une approche prudente


Toutefois, il est nécessaire d’adopter une approche prudente avec le mot « αἰῶν (aiôn) » et ses diverses formes. Parce que sa signification varie de « un espace ou une période de temps » à « une vie », en passant par « un âge » et « l’éternité ». Comme dans tous les cas, le contexte doit dicter la signification. C’est là le problème d’interprétation de ce passage d’Apocalypse 20.10. Si nous ne faisons pas attention au contexte, nous serons dans le champ. En rejetant l’immortalité de l’âme, la seule option qui nous reste est de comprendre ici « αἰῶν (aiôn) » dans le sens de « tant que les conditions existent » ou « tant qu’ils vivent ». Le dictionnaire Vine donne la définition suivante [2] :

« Signifie une période de durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période. »

Pour bien comprendre, je vous donne un exemple. Prenons le fait que je place une bûche d’érable dans un foyer et que je vous demande, qu’elle sera la durée de temps pour que cette bûche soit complètement réduite en cendre ? Vous allez me répondre, je ne le sais pas et vous auriez raison. Parce que la durée de temps que la bûche d’érable va prendre pour se transformer en cendre est indéfinie. Dans son contexte, cela dépendra de plusieurs éléments. L’humidité dans la bûche, la grosseur, le type de fibre, la chaleur, l’aération, etc. Ainsi, pour déterminer un temps, il faut tenir compte de tous ces éléments et bien d’autres. Nous ne pouvons pas dire avec précision qu’une bûche d’érable va prendre un temps précis pour être réduit en cendre. Ni qu’elle va brûler à tout jamais. Par expérience, nous savons que ça ne fait aucun sens. En réalité, elle va prendre un temps indéfini. Bien entendu, nous ne dirons pas ici au siècle des siècles, mais le temps de combustion est tout de même indéfini. Donc, « αἰῶν (aiôn) » signifie une période d’une durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période.  Comme nous dit le dictionnaire Vine[3] :

« Les phrases contenant ce mot ne doivent pas être rendues littéralement, mais conformément à son sens de durée indéfinie. »

Ce qui veut dire que les âmes qui seront jetées dans l’étang de feu vont prendre un temps indéfini pour être entièrement détruite. Avec cette compréhension, on est loin du tourment éternel d’une âme vivante.

De plus, « αἰῶν (aiôn) » peut également être rendu par « jusqu’aux siècles des siècles », « jusqu’à l’âge éternel » ou même « jusqu’au point de disparition » ! Évidemment, une définition précise de ce mot grec s’avère extrêmement difficile. Mais l’image de la bûche d’érable dans le foyer nous aide à saisir l’application de ce mot dans le texte.

Par conséquent, ce que ça veut dire, c’est que la Bête et le Faux Prophète seront tourmentés « jour et nuit » – sans interruption – pendant une durée indéterminée, c’est-à-dire jusqu’à leur mort ou complète destruction. C’est ce que ce passage est en train de nous dire, et non qu’ils seront tourmentés pour l’éternité. Ce sera pendant un temps indéfini comme notre exemple de notre bûche d’érable dans le feu.

Ceci peut être représenté à peu près aussi longtemps qu’un être humain peut survivre dans un feu. Tant qu’ils respirent, ils endureront d’atroces souffrances comme une juste rétribution, et à un moment indéfini. Finalement, ils paieront leurs péchés par la mort, soit la complète destruction. Pas surprenant que Jésus ait dit :

Alors le roi dit aux serviteurs : « Prenez-le et jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors où il y a des pleurs et d’amers regrets. »

Matthieu 22.13

Ce sera la pire condamnation qu’une personne devra subir. Parce que, nous avons en nous, ce vouloir de vivre. Parce que dans la vie, il y a tellement de choses à découvrir. L’idée d’être entièrement détruit et de ne plus jamais exister est atroce. La pensée que des gens que nous aimons et qui vont finir dans ce brasier pour une destruction complète ne nous réjouissent pas du tout.

Perspective biblique de la justice divine

On pourrait dire que comparer à la géhenne l’enfer c’est réconfortant. Parce qu’elle est une punition et que la possibilité d’en sortir est réelle. Mais la destruction complète de l’âme, le fait de cesser d’exister, de redevenir rien c’est atterrant.

L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

Genèse 2.7

À partir de la poussière du sol, Dieu crée un homme et lui donne la vie. Cet homme peut jouir d’une pleine liberté dans le monde que Dieu a créé pour lui tout spécialement. Il lui donne la responsabilité de donner des noms à toutes les plantes et à tous les animaux. L’homme découvre, expérimente, est émerveillé, se réjouit, est comblé. Finalement, l’homme se laisse tenter et chute puis en subit les conséquences. Dieu dit à Adam :

Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Quelle déception ça dû être pour Adam et Ève de se voir être détruit. Un jour, tout comme eux, tu vas cesser d’exister dans ce corps. Comme des milliards d’autres personnes, avant toi, c’en sera terminé. Avec le temps, les gens vont t’oublier et les inscriptions sur ta pierre tombale vont s’effacer. Comme des milliards d’autres, tu passeras dans l’oubli et plus jamais tu ne retourneras dans le corps que tu possèdes actuellement. Parce que celui-ci retournera à la poussière comme nous dit la Parole de Dieu.

Mais un jour viendra ou l’inattendu se produira. Tu vas être ressuscité. Si tu n’as pas pris soin d’établir une relation avec Jésus, tu vas passer en jugement. Tu seras jugé sur la base de tes paroles.

En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné.

Matthieu 12.37

Le témoignage des deux testaments que nous avons vu jusqu’à maintenant est concluant. Nous sommes, à même, de comprendre que les méchants périront très sûrement. Comme nous dit le Psaume 145.20

L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment, mais il détruira tous les méchants.

Psaume 145.20

Si vous remarquez, encore une fois, ce n’est pas écrit qu’il va les faire souffrir ad vitam aeternam, mais plutôt qu’ils seront détruits. Le mot « détruire » ici c’est le mot hébreu « shamad » et il signifie détruire, exterminer. Nous en avons d’ailleurs beaucoup parlé tout au cours de cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude attentive des passages bibliques relatifs à la destinée finale des méchants révèle une perspective différente de celle souvent enseignée. En examinant les textes de l’Apocalypse, notamment Apocalypse 14.9-11 et Apocalypse 20.10, ainsi que d’autres passages des Écritures, nous découvrons que la notion d’un enfer de tourments éternels pour les âmes des méchants n’est pas aussi claire qu’on pourrait le penser.

L’analyse approfondie des termes grecs utilisés dans ces passages, notamment le mot « géhenne », révèle que l’idée d’une destruction plutôt que d’un tourment éternel est plus cohérente avec le contexte biblique et la nature de Dieu. De plus, la question de l’immortalité de l’âme est remise en question, avec des références claires montrant que seuls Dieu est immortel et que ceux qui lui appartiennent recevront l’immortalité de lui.

Ainsi, la conclusion à laquelle nous parvenons est que les méchants subiront un jugement juste et adéquat pour leurs actions, mais ce jugemnt ne prendra pas la forme d’un tourment éternel dans un enfer de feu. Au contraire, ils seront détruits, réduits à néant, conformément aux jugements de Dieu. Cette perspective nous invite à réfléchir sur la nature de la justice divine et à embrasser l’idée que Dieu est juste dans ses jugements, mais aussi miséricordieux dans sa façon de traiter avec ses créatures.


[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

[2] Complete expository dictionary with topical index, Thomas Nelson Publishers, 1996, p.19

[3] Idem

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 7)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

L’origine et la nature de la croyance en l’enfer ont suscité depuis longtemps un débat intense parmi les théologiens et les croyants. Dans cette exploration, nous nous pencherons sur les enseignements des apôtres du Nouveau Testament concernant le destin des méchants et sur la façon dont ces enseignements diffèrent parfois des croyances traditionnellement répandues. À travers l’analyse des écritures bibliques et des interprétations théologiques, nous tenterons de démystifier cette notion de punition éternelle et de comprendre les implications plus profondes des choix humains sur leur destinée finale.

L’enseignement des apôtres

Dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir que les apôtres ont enseigné le même point de vue concernant le séjour des morts que les patriarches de l’Ancien Testament. Prenez le temps de lire attentivement pour voir si vous trouvez une quelle qu’on que allusion à un enseignement sur la torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer dans le Nouveau Testament.

D’abord, dans le livre des Actes, Pierre a dit quelque chose d’intéressant en rapportant les propos de Moïse concernant la première venue de Jésus :

Celui qui refusera d’obéir à ce prophète (Jésus) sera exclu de mon peuple par la mort.

Actes 3.23

Le mot « mort » est la traduction du mot grec « exolothreuo » et il signifie détruire entièrement, exterminé. D’ailleurs, le mot mort a la signification de disparaître comme c’est le cas pour le corps humain. Les morts que nous avons connus ne sont qu’un souvenir. Ils n’existent plus. Ils ont complètement disparu. Plus jamais nous ne les reverrons, jusqu’à la résurrection pour les croyants et encore là dans un corps glorieux. (Ph 3.21) Encore-là, ce ne sera pas avec leur corps corruptible, mais avec leur nouveau corps incorruptible que nous les retrouverons.

C’est la même chose avec ceux qui vont périr éternellement, nous ne les reverrons plus jamais. Ils auront été jugés et condamnés à la seconde mort, celle de l’âme lors du jugement final. D’abord, ils sont morts physiquement, comme tous les hommes. Puis, ils vont mourir spirituellement, ce qui est la seconde mort. Leur âme ne sera pas torturée en enfer éternellement, au contraire, leur âme sera détruite dans le feu de la géhenne comme nous avons discuté dans les vidéos précédentes.

Les méchants ne sont pas en enfer actuellement pas plus que les justes ne sont pas au ciel comme on nous le fait croire. Les justes et les méchants sont endormis dans le séjour des morts attendant la résurrection. Ce dont Pierre parle c’est de la destruction, plutôt que la souffrance sans fin. La mort est la fin du jugement de Dieu. Par ailleurs, les épîtres reprennent la même idée. Paul, alors qu’il fait ses adieux aux membres de l’Église d’Éphèse, va dire :

Vous savez aussi que, sans rien vous cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui pouvait vous être utile, soit publiquement, soit dans vos maisons.

Actes 20.20

Ce qui est un fait, c’est que l’apôtre Paul dans ces enseignements n’a jamais mis personne en garde contre les tourments éternels. Bien au contraire, il parle de ceux dont « la fin est la destruction ».

Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

Philippiens 3.19

L’expression « se perdre » dans ce passage est la traduction du mot grec « apoleia » qui signifie destruction et non pas tourment. L’apôtre Paul va aussi dire en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. 9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse…

2 Thessaloniciens 1.8-9

D’abord, le mot « punir » n’est pas la bonne traduction. Parce que comme j’ai mentionné précédemment, dans une autre vidéo, la mort n’est pas une punition, mais une conséquence. Le mot « punir » est la traduction du mot grec « didomi » et il signifie donner, donner ce qui est dû. La mort, c’est ce que nous recevons lorsque nous ignorons Dieu. Le mot « ruine », quant à lui, est la traduction du mot grec « olethros » et celui-ci signifie, encore une fois, destruction. Donc, ils auront pour châtiment, une destruction éternelle. Paul mentionne qu’ils seront loin de la présence du Seigneur. Effectivement, parce qu’ils n’existeront plus. Comme vous pouvez le voir, Paul ne parle pas de tourments éternels dans un lieu appelé l’enfer. Il parle toujours de destruction.

C’est ce que la Bible nous enseigne. Après la mort physique viendra le jugement de Dieu et ceux dont leurs noms ne seront pas inscrits dans le livre de vie seront détruits à tout jamais. Ce qui veut dire qu’ils cesseront d’exister.

Ensuite, je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Le feu va les détruire pour toujours, pour l’éternité ou encore au siècle des siècles. C’est ce que l’on appelle la seconde mort. Ce sera la fin comme lorsque le corps physique meurt. La personne cesse d’exister dans la chaire. Ce sera la même chose au niveau spirituel. L’âme de cette personne sera détruite et cessera d’exister. C’est ce que l’apôtre Jean appelle la seconde mort.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

Apocalypse 21.8

Comme nous avons vu jusqu’à maintenant le feu, ne tourmente pas éternellement, mais détruis l’âme des personnes. Paul va dire :

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6.23

Paul ne dit pas ici à ses lecteurs que « le salaire que verse le péché » c’est de brûler en enfer éternellement sans mourir. Il parle de mourir, ce qui est le symbole à la destruction. Il ne parle pas de la mort du corps physique. Bien au contraire, il parle de la mort éternelle. Il le fait en comparaison de la vie éternelle que recevront les croyants dans leur union avec Jésus Christ. Une fois de plus, nous pouvons entendre l’apôtre Paul, dans le même ordre d’idée, nous dire :

Car, si vous vivez à la manière de l’homme livré à lui-même, vous mourrez, mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez.

Romains 8.13

La vie et la mort, dont il est question, sont spirituelles. Ce qui veut dire que vous vivrez pour l’éternité ou bien vous serez détruit à tout jamais, vous disparaîtrez complètement. Si le tourment éternel est vrai, pourquoi envelopperait-il la doctrine d’ambiguïté – surtout compte tenu de la gravité de l’affaire ? Ainsi, ce qui attend le pécheur, ce n’est pas une punition, mais une conséquence. Comme j’ai dit, au début de cette série, brûler en enfer éternellement est une punition pour nos mauvaises actions. Cependant, être détruit est la conséquence de nos mauvais choix.

Il y a une autre chose intéressante dans le passage d’Apocalypse 20 que nous rapporte l’apôtre Jean au verset 14. C’est que la mort et le séjour des morts seront précipités dans l’étang de feu. C’est tout de même très significatif. Parce que l’apôtre Paul va dire :

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

1 Corinthiens 15.26

Paul nous dit que le dernier ennemi qui sera anéanti ce sera la mort. Le mot « anéanti » est la traduction du mot grec « katargeo ». Ce mot est généralement traduit dans la Bible, Louis Second par anéantir, détruire, être dégagé, réduire à néant, prendre fin, disparaître. D’ailleurs la version Louis Second traduit ce mot « katargeo » par détruit. Je vous pose la question. Si la mort doit être détruite dans l’étang de feu, pourquoi les gens eux vivraient-ils alors que la mort sera anéantie ?

Avec la mort, il sera jeté dans l’étang de feu aussi le séjour des morts que nous dit l’apôtre Jean. Cela nous démontre que celui-ci ne sera plus nécessaire. Parce que ceux dont leur nom est écrit dans le livre de vie auront la vie éternelle, ce qui veut dire qu’ils ne mourront plus et que les méchants seront anéantis.

Les conséquences de nos choix

Dieu va dire au peuple hébreu :

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins : je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Deutéronome 30.19

Chaque être humain est devant un choix. C’est-à-dire le même choix, dont Adam et Ève avaient. Tout comme eux, nous avons à choisir la vie ou la mort. Adam et Ève ont choisi la mort. Allons-nous faire comme eux ou bien allons-nous choisir la vie ? À chacun de nos choix, il y a des conséquences et non pas des punitions. Nous voyons également l’apôtre Pierre qui enseigne aussi la destruction des méchants le jour du jugement dernier. Il compare leurs sorts à la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu. Il mentionne qu’ils ont été réduits en cendre.

Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

2 Pierre 2.6

Pierre mentionne ici quelque chose d’intéressant en disant que Dieu « a condamné à la destruction », et non pas qu’il les a condamnés à souffrir éternellement dans les flammes. Une autre chose que je remarque lorsque Pierre dit : « pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera ». Ce qui veut dire que l’exemple de Sodome et Gomorrhe est un exemple de destruction et non pas de tourments éternels. Ils ne sont pas encore en train de souffrir sous le feu qui est descendu du ciel. Ils ont tous été tués ce jour-là lorsque le feu est descendu sur la ville. Ceci nous sert d’exemple pour nous si nous nous révoltons contre Dieu. En réalité, la destruction est une conséquence de notre rébellion. Tandis, que la punition, elle serait de souffrir éternellement en enfer. Une punition aura une fin. Comme lorsque l’on dit à l’enfant pour le punir d’aller dans sa chambre pour y réfléchir. Après un moment, on lui permet de ressortir de sa chambre. En contrepartie, une conséquence est le résultat de notre rébellion.

Cependant, dans le passage de 2 Pierre 2.7, nous voyons qu’un petit groupe de personnes ont échappé à la destruction.

Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

2 Pierre 2.7

Comme nous le voyons depuis la nuit des temps et qui se manifestera encore à la fin c’est qu’un groupe de fidèles échapperont à la destruction et obtiendront la vie éternelle.

Dans le même ordre d’idée, regardons un passage alors que l’apôtre Jacques parle des riches injustes qui seront emmenés au massacre et consumés par leurs richesses.

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2 Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3 Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses dans ces jours de la fin. 4 Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5 Vous avez vécu ici-bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés.

Jacques 5.1-5

La conséquence pour les actions des riches, dont Jacques parle ici, n’est pas pour leur richesse. C’est plutôt pour le fait qu’ils ont été avares en volant leurs ouvriers. Mais, ce n’est pas parce qu’ils étaient riches c’est plutôt que leur richesse ont été acquis en abusant de leurs ouvriers. Jacques mentionne, encore une fois, qu’ils seront détruits. Il ne mentionne pas qu’ils souffriront éternellement dans les flammes de l’enfer.

D’ailleurs, ce concept de l’enfer, pour Jacques, n’apparaissait pas dans les Écritures à son époque. Cette pensée était seulement véhiculée par la tradition des pharisiens. Jésus avait bien averti ses disciples de faire très attention à cela en se gardant du levain des pharisiens.

Jésus leur dit : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens !

Matthieu 16.6

Ce qui voulait dire, faites attention à leurs enseignements, ils ne sont pas scripturaires. Encore aujourd’hui, nombre de personnes véhiculent des concepts qui ne sont pas bibliques. Nous nous devons toujours d’être sur nos gardes pour ne pas nous laisser séduire. Comme Jésus prit la peine d’avertir ses disciples de vive voix, ainsi le fait-il, par sa Parole, encore pour nous aujourd’hui qui vivons les événements de la fin.

Là-dessus, Jésus leur dit : Faites attention que personne ne vous induise en erreur.

Marc 13.5

Le mot « erreur » est la traduction du mot grec « plano » et il signifie : égarer, amener à s’égarer. Conduire hors du droit chemin. Conduire hors de la vérité. Mener dans l’erreur et tromper. Jésus nous demande de faire très attention en ces jours de la fin alors que les trompeurs sont nombreux et que les tromperies se multiplient. Je m’aperçois que nous sommes pris dans un nombre incalculable de fausses doctrines. Chaque fois que je regarde un concept, j’y trouve une fausse doctrine. Je remercie le Seigneur de me donner, par son Saint-Esprit, le discernement. Parce que sans lui, je ne verrais rien de tout cela.

Je vais faire une parenthèse, ici qui ne plaira certainement pas à certains, mais je me dois tout de même de signaler ce fait. Une majorité de croyants pentecôtistes, dont je fais moi-même partie, donc, je sais de quoi je parle, sont très superficiels. Je dirais qu’ils sont beaucoup trop axés sur les émotions, les sentiments et les expériences que sur le fondement de la Parole de Dieu. Et cela est un problème majeur. Parce qu’ils ne sont pas en mesure de discerner les fausses doctrines. À cause de cela, ils sont très à risque de se faire séduire et c’est le cas. Beaucoup de fausses doctrines se propagent et ceux-ci ne voient rien. Parce qu’ils réagissent aux émotions et aux sentiments. Ils vont toujours aller là où leurs sentiments sont excités. Les fondements de la Parole de Dieu ne les intéressent à peu près pas. Ils recherchent ce qui les émoustille en premiers lieux, ils recherchent les expériences plutôt que la présence du Seigneur Jésus.

Je me dois de faire cet avertissement parce que des temps de séductions encore plus grands arrivent. Si mes frères et sœurs ne sont pas des gens verser dans les Écritures, comme l’étaient les croyants de Bérée bien, ils vont être la proie de ces séducteurs sans vergogne. Il est fort probable qu’ils vont se laisser prendre.

Ainsi, pour une majorité de pentecôtistes, le fondement des écritures n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte pour plusieurs ce sont les émotions, les sentiments et bien sûr les expériences. Tant que ceux-ci sont sollicités, il n’y a pas de problème. Je parle en connaissance de cause faisant moi-même partie du mouvement et d’une église Pentecôtiste depuis plus de 40 ans. S’ils ne reviennent pas aux fondements de la Parole de Dieu, je crains qu’ils ne soient encore davantage la proie de ces séducteurs.

Conclusion

En conclusion, l’étude approfondie des enseignements bibliques sur la destinée des méchants révèle une perspective différente de celle communément répandue. Les écritures, telles que rapportées par les apôtres, soulignent la notion de destruction plutôt que de tourments éternels pour ceux qui se détournent de Dieu. La mort, dans ce contexte, est présentée comme une conséquence plutôt qu’une punition, une fin de l’existence plutôt qu’une souffrance perpétuelle. Il est crucial pour les croyants de revenir aux fondements de la Parole de Dieu afin de ne pas être trompés par des doctrines erronées et de faire des choix éclairés basés sur la vérité scripturaire.

D’où origine la croyance de l’enfer? (partie 6)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette série sur la croyance de l’enfer, nous explorons l’origine de la croyance en l’enfer et examinons si la conception traditionnelle de tourments éternels correspond réellement à ce que la Bible enseigne. Nous commençons par étudier le concept de la géhenne, une vallée associée à la destruction éternelle dans la pensée juive, et examinons comment Jésus utilise cette image pour illustrer les conséquences du péché dans ses enseignements. Nous allons donc nous intérésser à savoir ce qu’est la géhenne, quel était l’enseignement de Jésus sur le sujet puis, nous terminerons avec l’importance des mots et leur définition.

Qu’est-ce que la géhenne ?

Autrefois, la géhenne était une décharge à l’extérieur de Jérusalem où étaient jetés les corps des criminels exécutés, les animaux morts et tous les déchets de la ville. C’est ce que nous rapporte le Dictionnaire Biblique Easton :

« La vallée des fils de Hinnom, un vallon profond et étroit au sud de Jérusalem, où les Juifs idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice à Molech (Moloc) (2 Ch 28.3; 33.6; Jr 7.31; 19.2-6). Cette vallée devint ensuite le réceptacle commun de tous les déchets de la ville. Ici, les cadavres d’animaux et de criminels, ainsi que toutes sortes d’ordures, étaient jetés et consumés par un feu toujours allumé. Il est ainsi devenu au fil du temps l’image du lieu de destruction éternelle. » [1]

Ce que nous dit le dictionnaire Easton c’est qu’il y avait un feu qui brulait continuellement. Ce n’était pas un feu qui torturait ce qui avait été jeté là, mais plutôt un feu qui détruisait. D’ailleurs, les images utilisées par Jésus étaient familières aux Juifs de son époque. Par exemple, quand Jésus a dit que les méchants seraient détruits dans la Géhenne, tout le monde savait ce qu’il voulait dire. Il y avait un feu, dans cet endroit, qui détruisait tout ce qui avait été jeté là. Un feu qui réduisait tout en cendre. Regardons maintenant ce passage de Matthieu 5.22:

Eh bien, moi (Jésus), je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère en répondra devant le tribunal. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le Grand-Conseil, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Matthieu 5.22

D’abord, le mot « enfer » utilisé par la version du Semeur, que j’utilise, n’est pas la bonne traduction du mot original grec « geenna » qui a donné en français le mot « géhenne ». Le mot « géhenne » est par ailleurs utilisé correctement dans la Bible Louis-Second et dans d’autres versions également. Par exemple, la Nouvelle Bible Second, la Bible de la Colombe, la TOB, la Bible de Jérusalem et la Darby utilisent le mot « géhenne » dans le texte français.

Ce que je remarque, c’est que certaines des nouvelles traductions vont utiliser le mot « enfer » plutôt que « géhenne ». Comme la Bible du Semeur, la Bible Second 21, la Nouvelle Bible en Français Courant, la Bible en Français Courant et la traduction française de la King James qu’on appelle la Bible du Roi Jacques.

La géhenne un lieu de sacrifice

Dans cette vallée, avant que ne soit la géhenne, c’était l’endroit où l’on sacrifiait les enfants au Dieu Moloc. Le sacrifice des enfants qui avaient été offerts était un crime odieux envers les ceux-ci. On chauffait la statue et l’on y déposait l’enfant vivant dans les bras de l’idole. L’enfant se tordait et hurlait de douleur jusqu’à ce qu’il finisse par mourir. Pour éviter d’entendre les cris et les pleurs de l’enfant, les gens frappaient sur des tambours pendant le sacrifice [2]. Joseph Benson rapporte dans son commentaire, Joseph Benson’s Commentary of the Old and New Testaments, ceci d’intéressant au sujet du passage de Matthieu 5.22 lorsqu’il écrit :

« Les Juifs, à cause de la perpétuité de ces incendies, et pour exprimer la plus grande haine des sacrifices qui étaient offerts à Moloc dans cette vallée, se servirent de son nom pour signifier l’enfer. C’est pourquoi nos traducteurs ont donné à Tophet, ou géhenne, sa signification métaphorique dans le présent passage, alors qu’elle aurait plutôt dû avoir sa signification littérale. Car notre Seigneur, dans l’intention de montrer à ses auditeurs que le châtiment de la colère sans cause, des discours méprisants et des noms injurieux, sera, dans la vie à venir, proportionné à la culpabilité qui est dans ces péchés ; et ne trouvant aucun nom dans le langage des hommes par lequel ces différents degrés de punition pourraient être correctement exprimés, il les illustra par les punitions que les Juifs connaissaient. » [3]

On voit bien ici que Jésus utilisa cette image de la géhenne parce que les Juifs savaient pertinemment ce que cela signifiait. Malheureusement pour nous aujourd’hui avec cette mauvaise traduction du mot « géhenne » par le mot « enfer », ce que Jésus disait a perdu son véritable sens pour devenir le sens que les traducteurs ont bien voulu donner. Un sens complètement différent de ce que Jésus laissait entendre.

Le véritable sens de la géhenne était la destruction par le feu et cela c’était une image forte pour les Juifs de l’époque. Mais pour nous aujourd’hui avec l’enfer comme étant un lieu de tourment éternel, cela change les propos de Jésus du tout au tout  ! Et cela pour moi c’est inadmissible de trafiquer de la sorte la parole de Dieu et surtout les propos de Jésus. On ne change pas les propos de Jésus pour lui faire dire ce que nous voulons entendre ou ce que nous avons comme concept.

Dans Marc 9.48, Jésus parle d’un endroit où « leur ver ne meurt pas, et le feu ne s’éteint pas ». Regardons tout le contexte pour bien comprendre ce passage.

Si ta main cause ta chute, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. 45 Si ton pied cause ta chute, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. 47 Si ton œil cause ta chute, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, 48 où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais.

Marc 9.43-48

Tout d’abord, plutôt que le mot « enfer » c’est le mot « géhenne » qui devrait être là. Jésus dit que la personne est jetée dans la géhenne où le vers rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint point. Ce qui signifie que dans l’endroit, appelé la géhenne, il y avait la présence de feu continuel. Et les vers aussi qui rongeaient les cadavres avant qu’ils ne soient consumés. Cette image que Jésus voulait donner était une image de feu et de ver qui détruisent. Encore une fois, ce n’était pas une image de tourment sans fin. Lorsque les déchets étaient consumés, ceux-ci devenaient de la cendre et c’était fini. Ils étaient complètement décomposés.

C’est pour cela que de traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer » n’est pas viable. Parce que ce n’est pas le bon mot ni la bonne signification. Les gens ou les choses jetés dans la géhenne ne se tordaient pas de couleurs sans fin. J’ai d’ailleurs déjà expliqué cela dans une vidéo précédente.

La mention du feu qui ne s’éteint jamais ne prouve pas des tourments sans fin. Parce que lorsqu’il y avait des déchets qui étaient continuellement jetés, le feu continuait d’être alimenté. C’est pour cela qu’il ne s’éteignait pas. Il était continuellement alimenté. Ce passage de Marc 9.48 est en fait une citation d’Ésaïe 66.24 qui dit :

Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.

Ésaïe 66.24

Nous savons tous que les vers se nourrissent de cadavres. D’ailleurs, ils apparaissent lors de la décomposition du corps mort. Le mot hébreu rend bien la traduction comme étant des vers qui se forment lors de la putréfaction des chairs. Le feu qui ne s’éteint pas signifie que les âmes de ceux qui seront détruits ne reviendront jamais tout comme dans la géhenne. Le feu brûlera continuellement comme signe de destruction éternelle. Et encore une fois, non pas de tourment éternel. Si l’on utilise ce passage pour justifier la damnation éternelle, on vient sortir ce passage de son contexte parce que ni le passage ni le contexte ne parle de tourments éternels et celui-ci ne fait plus aucun sens.

L’enseignement de Jésus concernant la géhenne

Je dis le mot « géhenne », parce que ce n’est pas le mot latin « enfer » et sa conception qui est utilisée par Jésus. C’est le mot « géhenne » que Jésus utilise avec sa définition. Dans le texte grec original, c’est le mot « geenna » traduit par géhenne en français qui est présent. Jésus a parlé d’un jugement final au cours duquel Dieu « détruirait l’âme et le corps en enfer ». Sauf que le mot « enfer » est une très mauvaise traduction du mot « géhenne ». Vous allez dire que je me répète, mais c’est voulu pour être certain que nous comprenons bien mon propos.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (geenna).

Matthieu 10.28

Ce passage pose un défi majeur à la croyance largement acceptée de l’enfer comme un lieu de tourment sans fin. Il amène les enseignants bibliques à attribuer une signification théologique différente au mot « périr ». De nombreux défenseurs de l’interprétation littérale de la Bible évitent la signification évidente du mot « périr » en le réinterprétant comme une séparation éternelle et consciente de Dieu. Cependant, périr dans sa définition, ne veut pas dire la séparation éternelle et consciente de Dieu. Je vous souligne que cette redéfinition va à l’encontre de l’usage courant du terme « périr » dans d’autres contextes bibliques et cela crée une contradiction théologique.

Le mot « périr » est la traduction du mot grec « apollumi » et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec une séparation éternelle et consciente de Dieu.

Le mot « enfer » est la traduction du mot « géhenne ». Et le mot « enfer », avec sa définition courante, ne fait pas partie du langage de Jésus. À tout le moins dans la version de la Bible du Semeur que j’utilise.

L’importance de la signification des mots

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est que nous avons maintenant bien ancré dans notre conscience ce principe de l’enfer. Soit un endroit où les âmes vont être torturées éternellement. Et chaque fois que nous lisons le mot enfer dans les écritures, c’est cette image qui nous revient à l’esprit. Vous savez comme moi que les mots se transforment en image dans notre tête. Si je vous parle d’une auto, une maison, une table, etc., vous avez tout de suite une image dans votre tête et chacune des images que nous avons est identique dans la forme. Si je dis le mot table, nous nous faisons tous une image de la table. Maintenant, la façon dont l’enfer nous a été enseigné fait en sorte que nous ayons tous la même image de l’enfer. Pour chacun de nous, l’image que nous en avons est représentative d’un endroit où les âmes vont souffrir éternellement. Cependant, cette image est faussée comparativement à la géhenne qui s’apparente plus à un lieu de destruction. C’est ce que va dire le démon à Jésus dans Marc 4.

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu !

Marc 41.24

Le mot « détruire » est la traduction du mot grec « apollumi », que nous avons vue précédemment, et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Le démon disait à Jésus détruire parce qu’il savait que l’étang de feu, où il sera jeté, ne serait pas un endroit pour qu’il soit tourmenté éternellement, mais plus pour qu’il soit détruit, c’est-à-dire qu’il disparaitra à tout jamais.

Si je vous disais le mot « géhenne », quelle est l’image qui vous vient en tête ? De prime abord, ce serait la représentation de l’enfer. Mais l’image est complètement différente parce que celle-ci est un dépotoir où il y a un feu constant qui détruit les déchets. Ainsi, utiliser le mot « enfer » à la place du mot « géhenne » fait une grande différence. Les deux mots n’ont pas la même signification. Quelque part, ça change les propos de Jésus. Je vais vous donner quelques exemples.

Si ta main droite cause ta chute, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.

Matthieu 5.30

Ce que nous voyons ici, avec cette interprétation, c’est que tout son corps sera jeté dans un endroit où il va souffrir éternellement. Maintenant, si je remplace le mot « enfer » par le mot original « géhenne » qui apparait dans le texte original grec, ça donne une tout autre signification.

La personne sera alors jetée dans un endroit où elle va être complètement détruite. Ça fait toute la différence. Ça change complètement le propos de Jésus. Juste parce que ce n’est pas le bon mot qui est utilisé. Regardons un autre exemple :

Luc 12.5 Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Dans ce passage, nous voyons que c’est Dieu qui a le pouvoir de me torturer éternellement dans cet endroit appelé l’enfer. Ça ne ressemble pas au Dieu que je connais. Il n’est pas un Dieu sadique qui aime voir souffrir les âmes ad vitam aeternam. Comme nous l’avons vu, Dieu ne désire pas nous voir mourir, c’est-à-dire être détruit. C’est ce que l’apôtre Pierre va également dire.

Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.

2 Pierre 3.9

Dieu ne veut pas qu’un seul périsse. Nous avons vu que le mot « périr » signifiait détruire. À la lumière de cette explication, nous voyons que Dieu ne veut donc pas que personne ne soit détruit. Que personne ne disparaisse à tout jamais. Maintenant, si nous lisons le même passage, mais avec sa réelle signification

Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Luc 12.5

Si le mot « enfer » avait la même signification que le mot « géhenne », ça ne ferait pas de différence. Parce que l’image que nous nous ferions de l’endroit serait la même. Le problème c’est que le mot « enfer » et le mot « géhenne » n’ont pas la même signification comme j’ai mentionné précédemment.

Une chose intéressante, Jésus parle effectivement de « châtiment éternel » dans Matthieu 25.46. Nous lisons ceci :

Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.

Matthieu 25.46

Ce passage nous démontre simplement que la destruction des malfaiteurs dans la colère de Dieu est à tous égards considérée comme un châtiment éternel. Ça n’a pas la signification de tourment éternelle dans un endroit. Cela signifie que les effets d’un tel châtiment durent pour toujours, aussi longtemps que la vie éternelle dont jouissent les justes. Comme la vie est éternelle, la mort est aussi éternelle. On ne reviendra jamais en arrière après cela. Cependant, les souffrances ne durent pas éternellement parce que les méchants disparaîtront pour ne plus jamais ressusciter. La punition est éternelle. Ils vont être détruits à tout jamais. Certains vont dire peut-être que nous jouons avec les mots.

Mais les auteurs de l’Écriture utilisent souvent le mot « éternel » pour modifier une activité qui se déroule dans un temps limité, tant que les effets sont continus. Par exemple, la Bible utilise le terme « salut éternel » pour désigner un événement unique aux effets continus. On voit cela dans ce passage de l’épître aux Hébreux :

Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel.

Hébreux 9.12

Jésus-Christ ne rachète pas éternellement son peuple. Il l’a fait une fois sur la croix. Mais les effets de sa rédemption s’étendent dans l’éternité.

Un autre point, Jésus informait souvent ses auditeurs que les incroyants périraient lors du jugement.

À cette époque survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait fait tuer des Galiléens pendant qu’ils offraient leurs sacrifices. 2 Jésus leur dit : pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? 3 Non, je vous le dis ; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous, vous aussi. 4 Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis ; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous.

Luc 13.1-5

Aujourd’hui, ces Galiléens tués par Pilate et ceux dont la tour de Siloé est tombée sur eux sont morts. Ils ont disparu de la surface de la Terre à ce moment et leur corps s’est complètement décomposé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces gens si ce n’est le souvenir que nous rappelle la Parole de Dieu

En effet, les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout ; ils n’ont plus rien à gagner, ils sombrent dans l’oubli.

Ecclésiaste 9.5

Ils n’ont plus jamais été revus. C’est ce que Jésus dit dans le sens de « vous périrez ». Ce que Jésus est en train de dire, c’est « vous serez complètement détruit » en parlant de l’âme bien entendu. Mais la comparaison que Jésus faisait était avec le corps

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Encore la même chose, le mot perdition est la traduction du mot grec « apollumi » qui signifie détruire, démolir entièrement, abolir, mettre en ruine.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés : ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.

Jean 15.6

Un autre texte qui corrobore le fait que les méchants seront détruits et non pas envoyé dans un endroit de supplice éternel pour être tourmenté jour et nuit éternellement. Ils vont être rassemblés et brûlés, comme on brûle des bâtons desséchés. La signification de ces mots était évidente pour les gens ordinaires de son époque. Mais pour nous, elle demande un effort de compréhension parce que nous ne vivons pas dans le même contexte qu’eux. Nous ne vivons pas, non plus, la même époque et nous avons des bibles traduites.

Beaucoup feront appel à l’histoire de l’homme riche et de Lazare dans Luc 16 comme preuve d’un tourment éternel. Je vous invite à écouter mon enseignement sur ce sujet sur mon blogue comprendrelaprophetie.ca ou sur la page Facebook ou le profil YouTube du même nom. Vous allez apprendre que ce que Jésus dit dans ce passage de Luc 16 contredit tout ce que les Écritures mentionnent. Et vous allez également savoir pourquoi c’est comme ça. On ne peut pas prendre cette histoire pour valider les concepts du séjour des morts comme Jésus le décrit parce que ces concepts étaient issus de la tradition de rabbin juif et Jésus utilisait leur tradition pour leur parler afin qu’ils comprennent la leçon qu’il devait saisir.

Conclusion

En conclusion, l’origine de la croyance en l’enfer remonte à des traditions et des interprétations qui ont évolué au fil du temps. En explorant le concept de la géhenne, nous comprenons que Jésus utilisait une image familière à son époque pour illustrer les conséquences du péché, à savoir la destruction plutôt que le tourment éternel. Le mot « géhenne » utilisé par Jésus diffère du mot « enfer » qui a été mal traduit dans certaines versions bibliques, créant ainsi une fausse image de la destinée des méchants. En réalité, la perspective de Jésus sur la géhenne pointe vers une destruction totale plutôt que des souffrances éternelles, soulignant ainsi l’importance de comprendre les mots dans leur contexte historique et linguistique pour saisir pleinement son enseignement.


  1. https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html
  2. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/bnb/matthew-5.php
  3. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/rbc/matthew-5.php

Le larron et Jésus sur la croix

Est-ce que les croyants vont au ciel immédiatement après leur mort ? Que dit la Bible sur ce sujet?

Introduction

Une personne m’a posé la question suivante sur mon blogue, pourquoi Jésus a dit au voleur sur la croix qu’aujourd’hui celui-ci serait avec Jésus dans le paradis ?

C’est une excellente question et elle mérite bien une réponse. Voici ce que Jésus disait au malfaiteur crucifié avec lui :

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

Il y a plusieurs passages comme celui-ci qui, à première vue, semble contredire les Écritures, mais en réalité lorsque nous creusons un peu, nous nous apercevons bien vite que ce n’est pas le cas. Souvent, c’est dû à un problème de traduction ou encore à une mauvaise traduction par les traducteurs de la Bible, etc. Mais, qu’en est-il de ce passage qui, ma foi, semble énigmatique ?

D’abord, regardons au texte original grec ce qu’il dit.

Και  ειπεν αυτω   αμην    σοι     λεγω   σημερον         μετ    εμου  εση
Et     il dit  à lui  amen   à toi  je dis  aujourd’hui   avec  moi    tu seras

εν        τω        παραδεισω
dans    le        paradis

Ce texte nous dit bien la même chose, mais comment interprété ce passage alors dans son véritable sens sachant que personne n’est monté au ciel comme nous dit l’apôtre Jean :

Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme.

Jean 3.13

Le fondement d’une fausse croyance

Ce passage de Luc 23.43 constitue le fondement de la fausse croyance qu’une majorité de croyants affirment qu’après leur mort, ils iront immédiatement au ciel. Bien entendu, cette croyance contredit tout ce que les Écritures disent concernant la mort et le séjour des morts. Cette croyance prône, par elle-même, l’immortalité de l’âme qui, malheureusement, est également une fausse croyance.

Nous voyons bien que Jésus promet au malfaiteur qu’il sera avec lui le jour même dans le paradis, comme nous dit la version de la Bible du Semeur, que j’utilise quotidiennement. J’ajouterai que cela est aussi le cas dans bien d’autres versions de langues françaises. Ce passage est devenu le point central moderne de l’ancienne croyance voulant que l’âme continue de vivre après la mort du corps et finit par aboutir au ciel pour être avec Dieu.

Comme nous l’avons vu auparavant, personne n’est monté au ciel, nous dit l’apôtre Jean (Jn 3.13). Si personne n’est monté au ciel, affirmer que le malfaiteur serait le jour même avec Jésus dans le ciel vient contredire, dans ce cas-ci, ces paroles même de Jean et par le fait même les Écritures.

Toutefois, nous savons tous que tout l’enseignement de Jésus ne contredisait pas les Écritures. Au contraire, il s’est servi de plusieurs passages de l’Ancien Testament pour appuyer ses dires. Le seul problème c’est que ce passage de Luc 23.43 ne soutient pas le fait que les croyants iront au ciel après leur mort.

Nous constatons une chose, qui en apparence semble contradictoire à cette parole de Jésus, étant que lui-même n’est pas monté au ciel après sa mort. Jésus n’est pas allé au paradis après sa mort. Comment pouvait-il dire au malfaiteur qu’aujourd’hui même il serait avec lui dans le paradis. Regardons ce que Jésus nous apprend concernant l’endroit où il est allé après sa mort.

Quelques spécialistes de la Loi et des pharisiens intervinrent en disant : Maître, nous voudrions te voir faire un signe miraculeux. 39 Il leur répondit : ces gens de notre temps qui sont mauvais et infidèles à Dieu réclament un signe miraculeux ! Un signe… il ne leur en sera pas accordé d’autres que celui du prophète Jonas. 40 En effet, comme Jonas resta trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l’homme passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Matthieu 12.38-40

Jésus mentionne clairement qu’il passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre après sa mort. Ce qui ne signifie rien d’autre que dans la tombe. Donc, s’il a passé trois jours et trois nuits dans la tombe, il n’a pas pu être au paradis avec le malfaiteur. Pour pousser un peu plus loin la logique, s’il n’était pas au paradis le jour de sa mort, le criminel n’était pas non plus crucifié à côté de lui.

Les Écritures, par les écrits de l’apôtre Paul, nous confirment que Jésus a effectivement accompli sa prophétie.

Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; 4 il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures.

1 Corinthiens 15.3-4

Ce que Paul est en train de nous dire, c’est que Jésus a véritablement connu la mort. Une mort comme ceux qui nous ont précédés ont connu. Il a été mis au tombeau et y est resté trois jours et trois nuits. Puis, il fut ressuscité par le Père, pour être le premier en tout. C’est-à-dire le premier à connaitre la mort et la résurrection puis à revêtir un corps glorieux. L’apôtre Jean nous confirme aussi ce fait que Jésus fut bien placé dans un tombeau.

Non loin de l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin dans lequel se trouvait un tombeau neuf où personne n’avait encore été enseveli. 42 Comme c’était, pour les Juifs, le soir de la préparation du sabbat, ils déposèrent Jésus dans cette tombe parce qu’elle était toute proche.

Jean 19.41-42

L’apôtre Pierre lors de son premier discours après la Pentecôte, véritablement sous l’onction du Saint-Esprit, va également déclarer quelque chose de très pertinent.

Ainsi, il (le roi David) a entrevu par avance la résurrection du Messie, et c’est d’elle qu’il parle en disant que Dieu ne l’abandonnera pas dans le séjour des morts et qu’il ne laissera pas son corps se décomposer.

Actes 2.31

Pendant ces trois jours, comme nous dit la Parole, le corps mort de Jésus fut véritablement dans un tombeau et son âme se retrouva dans le séjour des morts en grec « hades ». Ce passage nous démontre clairement que Jésus n’était pas au paradis comme nous laissent entendre les traducteurs de nos Bibles avec ce passage de Luc 23.43.

Un autre fait révélateur et intéressant est que Jésus lui-même mentionne à Marie, le jour de sa résurrection, qu’il n’a pas été au ciel depuis sa mort sur la croix.

Jésus lui dit : Marie ! Elle se tourna vers lui et s’écria en hébreu : Rabbouni (ce qui veut dire : Maître) ! 17 – Ne me retiens pas, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part : je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu.

Jean 20.16-17

Jésus dit ici clairement à Marie qu’il n’est pas allé au ciel comme il le semble le dire au criminel sur la croix près de lui. Jésus est monté quelque temps après sa résurrection comme nous le rapportent les Écritures. Toutefois, la question se pose toujours à ce moment-ci, mais qu’est-ce que Jésus a bien voulu dire exactement ? Ne nous arrêtons pas ici et continuons pour tenter de comprendre.

Le paradis

Qu’est-ce que le paradis dont Jésus parle ? Le mot grec est « paradeisos » et il signifie un parc, un jardin, un endroit clôturé comme une réserve. Cela s’apparente au jardin d’Éden. Ce mot apparait 3 fois dans le Nouveau Testament. Une fois ici en Luc 23.43 également en 2 Corinthiens 12.4 et Apocalypse 2.7. Prenons le temps de les lire avant d’aller plus loin.

…a été enlevé au paradis (paradeisos) et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire.

2 Corinthiens 12.4

Dans ce passage, l’apôtre Paul raconte une expérience qu’il aurait vraisemblablement eue alors qu’il aurait été enlevé au paradis. Toutefois, il ne sait pas si c’était dans son corps ou dans une vision. À la lumière de ce que Jean nous dit, il est fort probable que l’apôtre fut enlevé au ciel dans une vision.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. 

Apocalypse 2.7

Ce passage nous démontre ce qu’est le paradis. C’est l’endroit où l’arbre de vie est planté. Ce même type d’arbre qu’il y avait dans le jardin d’Éden.

L’Éternel Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres portant des fruits d’aspect agréable et délicieux, et il mit l’arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l’arbre de la détermination du bien et du mal.

Genèse 2.9

Nous retrouverons également l’arbre de vie dans le paradis.

Heureux ceux qui lavent leurs vêtements. Ils auront le droit de manger du fruit de l’arbre de vie et de franchir les portes de la ville.

Apocalypse 22.14

La ville, dont il est question ici, est la nouvelle Jérusalem, l’épouse de l’Agneau. Au milieu de cette ville, il y aura l’arbre de vie, tout comme dans le jardin d’Éden. Ce qui nous apparait c’est que la nouvelle Jérusalem serait le paradis de Dieu. Cela a du sens, parce que Jésus a dit au criminel qu’il serait avec lui dans le paradis. C’est le même endroit où les disciples de Jésus se retrouveront également pour la vie éternelle.

Utilisation d’un idiome

Qu’est-il donc arrivé au criminel s’il n’a pas été au paradis comme Jésus semble le lui avoir dit ? Le fait d’interpréter que Jésus et le criminel se soit retrouvé au paradis tout de suite après leur mort, contredit en fait de nombreuses écritures. Malheureusement, certaines personnes s’accrochent encore à cette fausse croyance à cause de la construction de la phrase.

Ces gens soutiennent que lorsque Jésus a dit quelque chose d’important, il a toujours commencé par « vraiment, je te l’assure » (Mt 5.26; Jn 13.38) ou encore par « vraiment, je vous l’assure »(Mt 5.18; 10.23, 42; 18.13;23.36; Mc 9.41; Jn 5.24-25; 6.53; 13.21; 16.23) selon la version du Semeur. Cette expression est traduite par « en vérité je te le dis » ou « en vérité je vous le dis » dans d’autres versions de la Bible, comme la version Louis-Second. Cependant, le texte grec dit quelque chose d’un peu différent « Amen à toi je dis ». Bien entendu, la position des mots et les tournures de phrases sont différentes dans le grec comparativement au français comme c’est aussi le cas en anglais. Chaque langue à ses propres particularités, et je peux aisément comprendre que cela pose toujours un défi aux traducteurs.

Les critiques mentionnent que, structurellement, lorsque Jésus fait une déclaration importante, il va toujours commencer par « Vraiment, je vous l’assure » et suivi d’une déclaration importante. En cela, ils ont bien raison. Mais ils affirment que le fait d’utiliser le mot aujourd’hui serait superflu parce que la phrase est déjà au présent et qu’il n’est pas nécessaire de spécifier le temps une seconde fois dans la phrase. Je ne peux être en accord avec ceci parce que ça reviendrait à dire de supprimer le mot « aujourd’hui » du texte grec original et cela nous ne pouvons pas le faire. La Parole de Dieu ne doit en aucun temps être falsifiée de quelques façons que ce soient.

Maintenant, ce que nous devons comprendre, et c’est là l’un des points importants pour la compréhension de ce que Jésus a véritablement dit! C’est que l’utilisation du mot « aujourd’hui » est un idiome. Qu’est-ce qu’un idiome ? Un idiome est une expression, un mot ou une phrase qui ne peut pas être compris en traduisant littéralement ses mots individuels. Comme ce fut le cas pour ceux qui ont compris que Jésus et le malfaiteur étaient montés tout de suite au ciel après leur mort. Sa signification est figurative et culturellement spécifique. Les idiomes sont souvent propres à une langue donnée et peuvent être difficiles à comprendre pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue et la culture. Alors, d’où vient inévitablement la difficulté de traductions ? Les idiomes sont largement utilisés dans la communication quotidienne pour transmettre des idées de manière colorée et expressive. Par exemple en français nous utilisons des idiomes comme « tomber dans les pommes ». Nous savons tous que cela veut dire s’évanouir. Essayez de traduire cela dans mille ou même deux mille ans, ceci s’avérera être tout un défi. D’autres idiomes que nous utilisons en français comme « faire la sourde oreille », « être dans la lune », « donner sa langue au chat » et finalement « avoir le cœur sur la main ». Comment traduire ces idiomes dans une autre langue pour qu’ils soient compris sans aucune explication ? Ce serait tout un défi et certainement que les traducteurs de cette époque arriveraient avec des traductions quelque peu différentes de la signification actuelle.

L’utilisation du mot « aujourd’hui » dans ce passage est un idiome commun utilisé à la fois par Dieu et par les hommes dans les deux Testaments. Cet idiome ajoute énormément d’importance et de gravité à la déclaration qu’il accompagne. Regardons Deutéronome 4.26:

…je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : si vous faites cela, vous ne tarderez pas à disparaître du pays dont vous allez prendre possession après avoir traversé le Jourdain, vous n’y subsisterez pas longtemps, car vous serez entièrement détruits.

Deutéronome 4 .26

Lorsque l’idiome « aujourd’hui » est utilisé de cette manière, il ne vise pas à attirer l’attention sur la période de 24 heures pendant laquelle il a été prononcé, mais plutôt à transmettre l’importance et la solennité de la déclaration. Les versets précédents du chapitre révèlent que Dieu n’attire pas notre attention sur un jour spécifique, mais démontre le sérieux de ce qu’il dit en utilisant l’expression hébraïque « aujourd’hui ».

Cet idiome particulier apparait à mainte reprise dans la Bible. Littéralement des centaines de fois. Il est fréquemment utilisé lorsque Dieu parle des commandements qu’il a donnés et lorsqu’il dit à son peuple ce qu’il attend d’eux.

D’autre fois, « aujourd’hui » n’est pas idiomatique, comme lorsque l’orateur attire l’attention sur un jour spécifique, comme un sabbat ou un autre jour saint. Cependant, pour l’essentiel, ce terme vise à ajouter une emphase, de la solennité et de l’importance.

Une virgule peut faire toute la différence

Les paroles de Jésus prononcés en Luc 23.43 sont dites par la même personne qui a utilisé cet idiome à plusieurs reprises lorsqu’elle s’adressait aux israélites dans l’ancien Israël. Maintenant, quand nous comprenons cela, nous pouvons voir que la virgule est mal placée.

Reprenons ce passage de Luc 23.43 en changeant la virgule de place et vous verrez comment le sens de la phrase peut changer. Nous savons aujourd’hui que les points et virgules existaient dans le grec ancien. Cependant, la ponctuation n’était pas aussi standardisée comme elle l’est aujourd’hui. La virgule était plus utilisée pour marquer une pause dans le texte. Dans le texte grec que nous avons vu précédemment, il n’y a pas de virgules ni de points dans ce verset.

Les traducteurs de la Bible du Semeur, nous présentent la phrase construite de cette manière avec des « : » une « , » et un « . ». Regardons le passage à nouveau.

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

J’aimerais adresser quelques remarques concernant la traduction faite par les traducteurs de la Bible du Semeur de ce passage. D’abord, les deux points ne sont pas dans le texte original grec, comme je vous l’ai démontré. Ensuite, le mot « même » n’est pas non plus dans le texte grec original. Il fut ajouté pour une raison que j’ignore. Peut-être que les traducteurs voulaient mettre l’emphase sur le jour même comme étant importants et signifiant que Jésus et le criminel allaient entrer au paradis le jour même après leur mort. Mais, comme nous l’avons vu, ce n’était pas scripturaire. Le sens devrait plus être « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Cette formulation serait plus conforme avec le texte grec que nous avons vu.

Jésus ajoute une insistance solennelle à sa déclaration selon laquelle, à un moment donné, le criminel serait avec lui dans son royaume sur terre. En d’autres mots, cela pourrait se traduire ainsi, afin que ce passage soit cohérent avec le reste des Écritures. « Je te le dis aujourd’hui, tu vas être avec moi au paradis » Jésus dit aujourd’hui au malfaiteur ce jour-là qu’il sera avec lui dans le paradis. Jésus dit la même chose à une personne qui nait de nouveau qu’elle sera dans le paradis avec lui. Mais la personne n’entre pas immédiatement dans le paradis et non pas même après sa mort. Parce que la Bible nous enseigne que les morts vont dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection. Tous les morts sans exception sont actuellement dans le séjour des morts. Nous aussi, lorsque nous allons mourir, nous allons nous retrouver dans le séjour des morts. Personne n’a de privilèges spéciaux auprès de Dieu.

Entrer dans le paradis sans Christ est une impossibilité

Si le brigand sur la croix était entré au paradis après sa mort, il serait entré sans Christ. Parce que nous venons de voir que Jésus est allé là où tous les morts vont, c’est-à-dire dans le séjour des morts. Le malfrat aurait été une exception. Parce que la Bible est claire concernant le fait de la résurrection des morts et quand cela se produira. Jean, comme je l’ai mentionné tout au début, affirme que personne n’est monté au ciel. (Jn 3.13) Et si la Bible ne nous dit personne, alors c’est véritablement personne. Ce ne sera pas non plus les croyants enlevés avant la période des tribulations comme le suppose la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, mais cela est un tout autre sujet.

Maintenant, qu’en est-il de tous les saints de l’Ancien Testament ? Qu’en est-il de tous les héros de la foi mentionnée en Hébreux 11 ? La plupart des gens supposent qu’ils sont au ciel en présence de Dieu, mais si nous sommes prêts à croire la simple déclaration de Jésus, nous savons que cela ne peut pas être le cas.

Je vous pose une question, au sujet du roi David, qui n’est tout de même pas négligeable. Où est le roi David actuellement ? Il était pourtant un homme selon le cœur de Dieu. Il doit surement être allé directement au ciel en mourant.  Est-ce que la Bible nous le dit clairement ? Bien entendu, nous voyons cela en Actes 2.34 dans le premier discours de l’apôtre Pierre à la Pentecôte. Je crois que cela était important que le Saint-Esprit fasse mention de cet exemple pour que les gens ne s’imaginent pas des choses.

En effet, David, lui, n’est pas monté au ciel, mais il a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite…

Actes 2.34

David, ce grand roi. Cet homme qui plaisait à Dieu. Cet homme qui a mené de grands combats pour Dieu. S’il y en a un qui aurait dû aller au ciel après sa mort c’est bien lui. Mais non, Pierre, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous mentionne clairement que David, cet homme de Dieu, n’est pas monté au ciel. Il est comme tous les autres qui sont morts aujourd’hui. Ils sont dans le séjour des morts. Regarder maintenant ce que Pierre a dit quelques versets auparavant.

Mes frères, permettez-moi de vous parler franchement : le patriarche David est bel et bien mort et enterré. Son tombeau existe encore près d’ici aujourd’hui.

Actes 2.29

Son tombeau et ses restes existent encore aujourd’hui à Jérusalem. Une simple recherche sur Google vous donnera toutes les informations sur ce sujet. Chaque jour, des Juifs pieux prient dans ce local et étudient la Bible. Si le roi David n’est pas monté au ciel, lui qui le méritait largement, serait-il logique que le voleur sur la croix aille au ciel, alors qu’Abel, Énoch, Noé, Abraham, Sarah, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et tous les autres mentionnés dans l’épitre aux Hébreux chapitre 11 n’ont pas reçu cet honneur ? Bien sûr que non, et regardons maintenant ce que dit la fin du chapitre 11 de l’épitre aux Hébreux :

Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection.

Hébreux 11.39-40

Comme nous dit l’auteur de l’épitre aux Hébreux « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi ». Ils ont donc été comme Abraham le fut justifiés à cause de leur foi. Il continue en disant « pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis ». Qu’est-ce qui leur avait été promis ? Bien, la même chose qu’à nous soit la vie éternelle. Donc, jusqu’à maintenant, ils ne sont pas encore entrés dans l’éternité bien que cela leur ait été promis. Il ajoute « que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous ». Quel était ce quelque chose de meilleur qui nous était promis et qu’eux n’ont pas eu ? C’est le Seigneur Jésus. Le salut par la foi en Jésus, ce qu’eux n’avaient pas à leur époque. Il termine en disant qu’ils « ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection ». Quand allons-nous avoir la perfection ? Ce sera comme l’apôtre Paul le dit le jour de la résurrection lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui.

Il en va de même pour la résurrection. Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; 43 semé infirme et faible, il ressuscite plein de force et glorieux. 44 Ce que l’on enterre, c’est un corps doué de la seule vie naturelle ; ce qui revit, c’est un corps dans lequel règne l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 15.42-44

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.51-53

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

1 Thessaloniciens 4.16-17

Tous ces héros de la foi n’ont pas reçu les promesses parce que Dieu avait prévu qu’eux et les lecteurs du livre des Hébreux seraient rendus parfaits ensemble en même temps.

Aller au ciel, immédiatement après notre mort, n’a jamais été une promesse de l’Ancien Testament ni une promesse du Nouveau Testament. Ce que Dieu promet, c’est que nous soyons rendus parfaits, et les saints de l’Ancien Testament seront rendus parfaits en même temps que les saints du Nouveau Testament lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ce que nous voyons dans les Écritures. C’est la promesse qui nous est faite.

L’épitre aux Philippiens chapitre 3 et les versets 10-12 nous explique que cette perfection ne se produit qu’à la résurrection des morts. Pour sa part, Jean 3.13 et Actes 2.34 montrent tous deux que cela ne se produit pas à la mort de chaque individu. Au lieu de cela, nous voyons dans 1 Corinthiens 15.50-53 que Paul mentionne que ce n’est qu’à la dernière trompette que les saints seront ressuscités et rendus parfaits.

Ainsi, le voleur sur la croix ne peut pas être allé au ciel sans nous. Parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. Il ne pouvait pas être rendu parfait avec un corps glorieux parce que Christ devait l’être avant lui. Nous avons vu que Christ est allé au séjour des morts avant de ressusciter avec son corps glorieux. Ceci est un exemple pour nous. Le chemin emprunté par Jésus n’était pas différent de celui que nous devrons emprunter. La Bible nous dit qu’il devait être le premier en tout.

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. 16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. 18 Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.

Colossiens 1.15-18

Conclusion

Une grande partie de la confusion autour de ce verset découle de la position de la virgule. Les traductions modernes tendent à placer une virgule après le mot « vraiment », donnant ainsi l’impression que le reste de la phrase « aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis » signifie que le criminel dont Jésus parle serait avec lui au paradis plus tard dans la journée. Cependant, il est crucial de se rappeler qu’aucun des manuscrits grecs anciens du Nouveau Testament ne contient de ponctuation si ce n’est que pour marquer une pause dans le texte. Celles-ci ont été ajoutées par divers traducteurs des siècles plus tard. Ainsi, sans ponctuation, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui répondit vraiment je te l’assure aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » Bien entendu qu’en français, il manque de précision. Toutefois, la virgule apporte la précision, mais il ne faut pas qu’elle change le sens en contredisant le reste des Écritures.

Au premier abord, placer une virgule après le mot « vraiment » peut sembler inoffensif. Cependant, si Jésus avait réellement voulu dire que le criminel serait au paradis avec lui le jour même, cela contredirait de nombreux autres passages bibliques ! En effet, Jésus lui-même n’était pas au paradis ce jour-là, car il était mort et enterré, attendant sa résurrection trois jours plus tard. Cependant, ce dilemme apparent peut être facilement résolu en plaçant la virgule après le mot « aujourd’hui ». Correctement ponctué, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui dit vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » Nous voyons que cela a véritablement plus de sens, mais aussi que ça ne contredit aucunement les écritures.

Lorsque nous réalisons que les paroles de Jésus au voleur contiennent un idiome hébreu utilisant « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui » pour renforcer et souligner une déclaration – et que dans l’Ancien Testament, Dieu utilisait souvent cette formule lorsqu’il s’adressait à Israël et ainsi déplacer la virgule après le mot « aujourd’hui » prend tout son sens.

Cela suscite cependant la question : pourquoi Jésus insiste-t-il autant ? La réponse réside dans les caractéristiques particulières du livre de Luc. Puisqu’étant le seul évangéliste à rapporter cette rencontre, elle est donc étroitement liée à sa propre perspective.

À travers son évangile, Luc met en avant l’humanité de Christ, contrairement à d’autres auteurs. Par exemple Matthieu qui insiste sur la royauté de Jésus. Marc met l’accent sur la servitude du messie. Tandis que Jean nous fait découvrir la divinité de Christ. L’auteur Luc souligne les modestes débuts de Jésus dans une crèche, entouré de bergers et de gens ordinaires, montrant ainsi qu’il partage les expériences humaines communes. Ainsi, cette approche met en lumière sa nature humaine et son rôle de Sauveur pour toute l’humanité, pas seulement pour Israël.

Étant lui-même un Grec, Luc écrit à un autre Grec nommé Théophile dans ses deux livres contenus dans le Nouveau Testament.

J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile…

Luc 1.3

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai exposé tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner…

Actes 1.1

Ce qui explique pourquoi ses récits évitent souvent des détails spécifiques concernant Israël tout en mettant l’accent sur des éléments universels.

Dans ses écrits, Jésus est présenté comme l’homme universel, une figure, à laquelle chacun peut s’identifier et respecter. Cette perspective aide à comprendre les paroles de Jésus adressées au criminel. Malgré sa situation de délinquant condamné, celui-ci implore la grâce du Messie mourant. Pourtant, Jésus, en tant qu’homme parfait, ne le rejette pas ni ne le réprimande. Il reconnaît plutôt la foi du criminel en lui, dans le Royaume de Dieu à venir et dans la promesse de la résurrection.

Le criminel discerne la véritable nature de Jésus et comprend ce qui adviendra après sa mort. Il sait que lorsque Jésus reviendra dans son Royaume, il se souviendra de lui et agira en sa faveur. Il comprend également que sa propre résurrection doit précéder cette réunion au paradis avec le Seigneur. Jésus lui assure donc qu’ils seront ensemble au paradis.

Luc souligne ainsi la compassion de Christ, même en sa propre agonie, pour réconforter et encourager l’homme mourant à ses côtés, lui assurant une vie après la mort auprès du Fils de Dieu. Cette déclaration, chargée d’un langage solennel et universellement encourageant, résonne également pour nous aujourd’hui : tant que nous restons fidèles, Jésus nous promet également une place qu’il est parti nous préparer.

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. 3 Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis.

Jean 14.2-3

Cette place nous y aurons accès lors du retour de Jésus, notre bien aimé sauveur, en gloire que nous soyons morts ou vivants.

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 18 Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles.

1 Thessaloniciens 4.15–18.

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 5)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Aujourd’hui, nous nous plongeons dans une question fascinante et souvent débattue : que devient une personne après la mort ? Plus précisément, nous nous interrogeons sur la destinée des non-croyants et la notion d’enfer. Est-il possible qu’ils soient condamnés à un tourment éternel ? Ou bien est-ce là une invention récente, loin de la vérité divine ?

La personne qui meurt se retrouve-t-elle en enfer directement ?

Voilà un autre question très intéressant. Parce que plusieurs personnes affirment que les non croyants qui meurent vont aller directement en enfer. Dieu aurait-il envoyé les pécheurs en enfer pendant des milliers d’années avant de révéler cet horrible fait ? Ou est-ce une invention des temps de la fin ?

Nous nous demandons comment Dieu aurait pu avertir Israël de manière précise et détaillé des épidémies, des sécheresses et d’autres châtiments sans dire un mot sur le pire châtiment de tous qui est l’enfer.

Le livre du Deutéronome, au chapitre 28, nous donne la liste des sanctions en cas de désobéissance à la loi de Moïse. Mais, où sont les avertissements du feu de l’enfer dans une vie future ? C’est tout de même non négligeable, pourquoi Dieu n’en parle-t-il pas ? Parce que dans toute cette liste, d’avertissements que Dieu a énumérés, le pire châtiment de tous, ne serait-il pas de se retrouver en enfer pour l’éternité en train de souffrir ? Si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-il pas mentionné ? Il me semble que les Hébreux auraient certainement pu prendre en considération cette sanction pour ne pas finir en enfer et ils en auraient parlé dans leurs écrits. Au lieu de cela, nous ne pouvons que constater un silence complet sur le sujet de souffrance éternelle dans un lieu appelé l’enfer.

Nous voyons, dans les Écritures, que pas même Abraham, Isaac ou Jacob ne parlent nullement d’un feu sans fin dans un lieu appelé l’enfer. De même, Moïse, Josué, les juges d’Israël et les psalmistes restent silencieux sur la question. Les prophètes d’Israël et de Juda, bien qu’ils parlent beaucoup de la colère de Dieu, n’ont, cependant, rien enseigné sur les tourments après la mort. Il y a seulement Jérémie qui mentionne « la vallée de Ben-Hinnom » : mais que veut-il bien dire par là ? :

C’est pourquoi, le temps vient – l’Éternel le déclare – où l’on ne dira plus : « le Topheth » (lieu pour brûler) ni « la vallée de Ben-Hinnom » (fils de lamentation), mais on l’appellera : « la vallée du Massacre », et faute de place, on enterrera les morts au Topheth. (lieu pour brûler)

Jérémie 7.32

N’importe quel dictionnaire biblique va identifier ce lieu comme étant la géhenne, un lieu de destruction, dont parle Jésus, qui nous est présenté dans le Nouveau Testament.

Voici un exemple de ce que dit le Dictionnaire Biblique Easton au sujet de la vallée de Ben-Hinnom :

« Un ravin profond et étroit séparant le mont Sion de la soi-disant « Colline du Conseil du Mal ». Il tire son nom de « quelques anciens héros, fils de Hinnom ». Il est mentionné pour la première fois dans Josué 15.8. C’était l’endroit où les Juifs idolâtres brûlaient vifs leurs enfants pour Moloch et Baal. Une partie particulière de la vallée était appelée Topheth, ou le « lieu pour brûler », où les enfants étaient brûlés. Après l’exil, pour montrer leur horreur de la localité, les Juifs firent de cette vallée le réceptacle des déchets de la ville, pour la destruction de laquelle un feu y était, comme on le suppose, constamment allumé. »

https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html

Ce que nous remarquons dans ce texte de Jérémie c’est que le prophète appelle cet endroit « la vallée du Massacre ». N’importe qui peut voir que le massacre est quelque chose de complètement différent d’une existence sans fin dans l’agonie dans un lieu de souffrance quelque part. Le massacre est un acte d’élimination complet et non pas une pratique de torture incessante.

Lorsqu’une personne se faisait fouetter, on ne disait pas qu’elle se faisait massacrer. Non, on disait plutôt, qu’elle se faisait torturer. Ainsi, lorsque nous parlons d’une situation de massacre, on parle toujours de mort et jamais de torture, en tous les cas, à ma connaissance.

Cependant, il y a Ésaïe qui mentionne des « brasiers éternels » dans sa prophétie. Encore-là, parle-t-il de l’enfer :

Les pécheurs dans Sion ont été terrifiés, ceux qui ne respectent pas Dieu se sont mis à trembler. Ils s’écrient : « Qui de nous peut rester en présence de ce feu qui consume ? Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? »

Ésaïe 33.14

Dans ce passage, Ésaïe n’affirme rien, mais il pose une question. Il dit: « Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? » Ce passage ne peut pas être utilisé pour valider l’idée d’un enfer comme lieu de tourment éternel. Souvenez-vous que le concept même de l’enfer n’apparait aucunement dans tout l’Ancien Testament. Ce que nous voyons ici, c’est qu’Ésaïe appelle ce jugement « ce feu qui consume ». Alors, un feu qui consume, n’est pas un feu qui torture indéfiniment. C’est plutôt un feu qui détruit.

Ce passage, à lui seul, contredit ce que de nombreux chrétiens enseignent sur l’enfer. Ceux-ci mentionnent que les pécheurs sont censés se tordre dans les flammes sans jamais être dévorés, et cela pour l’éternité.

Avec Moïse (Ex 3.2), le feu brûlait dans le buisson, et celui-ci ne se consumait pas. Ici, c’est parce que Dieu voulait attirer l’attention de Moïse. Il avait une mission à lui confier, celle de libérer son peuple de la main des Égyptiens. On ne peut pas prendre cet exemple pour l’appliquer à l’enfer.

Cependant, lorsqu’Élie fit descendre le feu du ciel sur l’autel (1 Ro 18.38), celui-ci le consuma entièrement. C’est une image forte que le feu de Dieu consume et non pas qu’il torture éternellement. Vous allez voir lorsque nous allons arriver dans le Nouveau Testament que c’est exactement la même chose qui est démontrée.

Occurrence du mot « enfer »

Les Bibles de langues françaises ne comportent pas le mot « enfer » dans l’Ancien Testament. Ce que nous retrouvons comme expression c’est le « séjour des morts » qui est la traduction du mot hébreu « she’owl ». Le séjour des morts comme nous le comprenons est le lieu où vont les personnes décédées dans l’attente du jugement ou du retour de Jésus pour les chrétiens. Comme nous l’avons vue, les âmes des personnes décédées sont endormies ou inconscientes de ce qui se passe et n’ont aucune interaction entre elles dans ce lieu ni avec Dieu. Jésus prend le terme endormi lorsqu’il parle de la mort de son ami Lazare (Jn 11.11) et de la fillette du responsable juif (Mt 9.24). Cela est tout de même significatif, parce que les deux sont réellement morts. Ce qui veut dire que leur âme s’est détachée de leur corps. Ce que ces pâssage semblent nous indiquer, par les paroles de Jésus, c’est que l’âme n’est pas morte, parce qu’elle n’a pas subi la seconde mort. Au contraire, elle est dans le séjour des morts dans l’attende de la résurrection, comme nous l’enseigne la Bible, parce que la seconde mort vient seulement après le jugement final.

Maintenant, le mot « enfer » apparait seulement dans le Nouveau Testament et cela dépend des versions. Dans la version du Semeur, que j’utilise, ce mot apparait 6 fois. (Mt 5.29-30; Mc 9.43, 45, 47; Lc 12.5) Tandis que dans la version Louis Second ce mot « enfer » n’apparaît pas du tout. C’est plutôt le mot géhenne qui est la traduction du mot grec hébreu « geenna » et celui-ci apparait 12 fois.

En premier lieu, ce mot « geenna » ou « géhenne » n’aurait jamais dû être traduit par « enfer ». Parce que leurs définitions sont complètement différentes. La géhenne, dont Jésus parle, était un endroit où brulait un feu continuel. C’était un feu qui consumait, qui détruisait. Tandis, que l’image de l’enfer, que l’on nous présente est un feu continuel qui ne consume pas, mais qui torture éternellement. Donc, on ne peut pas traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer », ça ne fait aucun sens. C’est comme vouloir traduire le mot anglais bicycle par motocyclette ou airplane par autobus. Vous voyez bien que ça ne fait pas de sens. Et pourtant, c’est ce que les traducteurs ont fait en traduisant le mot « géhenne » par « enfer ». Ce sont deux concepts qui sont complètement différents.

La pensée dans l’Ancien Testament

Ce que nous voyons dans l’Ancien Testament c’est qu’à plusieurs reprises, les prophètes d’Israël mentionnent le feu en relation avec le jugement divin. Ils présentent toujours le feu comme un agent de destruction et non comme un tourment dans une vie future. Sophonie, par exemple, a dit :

Leur argent et leur or ne pourront les sauver au jour de la colère de l’Éternel, lorsqu’il consumera la terre tout entière par le feu de son amour bafoué. Car il provoquera, – et ce sera épouvantable – la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre.

Sophonie 1.18

Sophonie parle bien de la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre. Ce qui veut dire corps et âme. Malachie pour sa part va dire :

Car voici : le jour vient, ardent comme un brasier, où tous les arrogants et ceux qui font le mal seront comme du chaume. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Et il n’en restera ni rameaux ni racines.

Malachie 3.19

Malachie, comme vous venez de le voir, nous dit : « ils seront consumés par le feu » et que c’est ce que « déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes ». Puis il ajoute pour confirmer la destruction qu’il « n’en restera ni rameaux ni racines. » Ce sera un feu qui consume complètement et non pas qui torture éternellement. Maintenant, précisons que consumé complètement ne signifie pas tourment éternel.

Puis, Malachie ajoute une autre chose contraire à la pensée de l’enfer et des tourments éternels en mentionnant ceci :

Vous piétinerez les méchants et ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour où j’agirai, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes.

Malachie 3. 21

Malachie affirme que les méchants seront réduits en cendres par le feu de la destruction. On n’est pas du tout dans le même paradigme des tourments éternels de l’enfer.

Nous voyons bien, dans ces passages, que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Bien au contraire, ils vont être anéantis. Et comme nous allons le voir, dans la prochaine étude, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème que nous rencontrons est que les traducteurs ont changé le sens des paroles de Jésus en utilisant le mot « enfer » plutôt que le mot « géhenne » comme il est écrit dans les manuscrits.

Les trois amis…

Il y a une histoire fascinante que nous retrouvons dans le livre de Daniel (Da 3.1-30) et qui va dans le même sens de ce que nous venons de discuter.

Alors que nous voyons trois personnes, Shadrak, Méshak et Abed-Nego. (Dn 3.12) Ceux-ci sont condamnées à brûler dans la fournaise ardente pour leur refus de se plier à l’ordre du roi. (Da 3.20) Bien sûr, cette fournaise avait été chauffée sept fois plus que d’habitude. (Da 3.19) La Bible nous dit que ceux qui les ont précipités ont été consumés par les flammes. (Da 3.22). Cette image du livre de Daniel nous révèle deux choses intéressantes.

La première, lorsque les croyants sont dans la fournaise de l’épreuve, ils sont protégés des flammes et le fils de Dieu marche avec eux. (Da 3.25) Nous voyons également que le feu du jugement de Dieu ne consumera pas les croyants fidèles à Dieu qui se tiennent debout dans la foi. Comme nous le dit :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Comme nous le voyons dans ce passage, les croyants dont le nom est inscrit dans le livre de vie ne seront pas jetés dans cet étang de feu pour subir la seconde mort. Ils vont être protégés du feu de la destruction.

La seconde chose que nous découvrons. C’est un feu qui va consumer les méchants. Il ne va pas les torturer indéfiniment comme nous l’avons vu jusqu’à maintenant. Dans ce récit de Daniel, nous constatons que ceux qui ont jeté les Hébreux dans la fournaise n’ont pas été torturés, ils ont été complètement détruits. On ne les a plus jamais revus par après. Ils sont morts complètement détruits. C’est ce que la mort signifie, une destruction complète de l’âme.

Nous voyons bien dans ces passages que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Au contraire, ils, vont être complètement détruits.

Comme nous allons le voir, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème c’est que les gens ont changé le sens des paroles de Jésus. Ils l’ont fait pour que leur conception à eux soit prédominante.

Conclusion

En conclusion, nous avons exploré divers passages bibliques et constaté que la conception traditionnelle de l’enfer, comme lieu de tourments éternels, trouve peu de support dans les Écritures jusqu’à maintenant. Au contraire, nous avons vu que le jugement divin est souvent dépeint comme une destruction complète des méchants, plutôt que comme un tourment sans fin. Je crois qu’il est temps de reconsidérer nos croyances à la lumière de la parole de Dieu et de rechercher une compréhension plus profonde et fidèle de la justice et de la miséricorde de Dieu.

Ma prière est que cette réflexion nourrisse notre foi et nous pousse à chercher la vérité avec humilité et ouverture d’esprit.

La suite dans la prochaine partie…

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 4)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous continuons notre enseignement. Nous sommes maintenant rendus à la partie quatre. Nous avons vu jusqu’à maintenant plusieurs choses que je ne peux me permettre d’énumérer parce que ce serait trop long. Si vous arrivez sur ce vidéo ou cet article, pour la première fois, je vous encourage à aller regarder à partir de la première partie.

Les types de morts que nous subissons

Selon la Parole de Dieu, il y a trois types de mort que nous subissons. D’abord, il y a la mort du corps, ensuite, il y a la séparation d’avec Dieu et finalement la mort de l’âme.

…sauf du fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.17

Dieu va dire à Adam que le jour où il allait manger de ce fruit, il allait mourir. Pour la plupart des êtres humains, le mot « mourir » ne comporte qu’une seule facette, soit la mort du corps. Pour les croyants, il comporte pour eux généralement deux facettes, soit la mort du corps et la mort de l’âme. Malheureusement, avec la doctrine de l’enfer, cela vient compliquer les choses. Parce que comme nous l’avons vu, l’enfer n’est pas réellement la mort. Car la mort signifie l’absence de vie et que prétendument en enfer les âmes sont vivantes parce qu’elles ont conscience des souffrances qu’elles doivent endurer. Si c’était réellement la mort, comme Dieu le mentionne, cela signifierait pour l’âme comme pour le corps la destruction totale de la personne.

Mais en réalité, comme je viens de dire, la mort d’Adam comprenait trois aspects.

  1. La séparation d’avec Dieu
  2. Mort du corps
  3. Mort de l’âme

1.    La séparation d’avec Dieu

D’abord, il y a la séparation d’avec Dieu. C’est-à-dire qu’à cause du péché nous nous retrouvons séparés de Dieu. C’est ce qui s’est produit avec Adam lorsqu’il mangea du fruit défendu. Ce fut la première mort qu’il expérimenta. Regardons ce que la Bible dit :

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre.

Ésaïe 59.2

Ici, ce passage d’Ésaïe nous parle littéralement d’une séparation d’avec Dieu à cause de nos péchés. Regardons un autre passage :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

Éphésiens 2.1

Encore une fois, ici, l’auteur parle non pas d’une mort physique ou de l’âme, mais plutôt de la séparation d’avec Dieu. C’est toujours le cas, ce sont nos péchés qui mettent une séparation entre Dieu et nous. Regardons un autre passage maintenant qui corrobore ce fait de séparation d’avec Dieu.

Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises. 

Colossiens 1.21

Trois passages qui nous démontrent bien ce qu’est la séparation d’avec Dieu à cause de nos fautes. C’est ce qu’Adam a vécu. Il a péché en mangeant du fruit défendu et cela fut pour lui, la première mort, soit la séparation d’avec Dieu.

Jésus a aussi vécu ce type de séparation, non pas parce qu’il avait péché, mais parce qu’il a été fait péché pour nous.

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

2 Corinthiens 5.21 LSG

Dieu fit devenir Jésus péché pour nous. Non pas que Jésus ait péché, mais parce qu’il est devenu péché. C’est pour cela qu’il s’écria, lorsqu’il était sur la croix, alors qu’il était en train d’agoniser :

Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Matthieu 27.46

À cause du péché qui lui fut imputé, Jésus a vécu une séparation d’avec Dieu. Mais Dieu ne l’avait pas abandonné. Parce que nous voyons cela, plus loin le jour où il fut ressuscité.

1.    La mort du corps

Ensuite, c’est la mort du corps qui est la destruction de celui-ci comme nous le voyons dans ce passage :

Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Ce qui veut dire que lorsque nous mourrons, notre corps retourne à la poussière. C’est-à-dire qu’il va complètement se décomposer. Il va entièrement disparaître avec le temps. Certes, ça va prendre un certain temps, un temps indéfini, selon les conditions, peut-être, mais il va complètement se décomposer. Adam et Ève et plusieurs autres ont entièrement disparu de la surface de la Terre. Leur corps s’est complètement décomposé et est retourné à la poussière comme Dieu l’avait mentionné à Adam.

Maintenant, regardons d’autres passages qui corroborent ceci. D’abord, Job, qui est possiblement le plus ancien livre des Écritures déjà à cette époque, disait ceci :

…toutes les créatures expireraient ensemble ; l’homme retournerait aussi à la poussière.

Job 34.15

Il y a aussi le psalmiste qui nous apprend que nous retournerons à la poussière, que notre corps disparaîtra complètement.

il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il tient compte du fait que nous sommes poussière.

Psaumes 103.14

De même l’Écclésiaste, avec sa grande sagesse nous apprend que nous nous dirigeons tous dans la même direction. Regardons ce qu’il nous apprend :

Tout va vers une même destination : tout a été tiré de la poussière et tout retourne à l’état de poussière.

Écclésiaste 3.20

L’Ancien Testament confirme avec ce second passage de l’Écclésiaste qu’effectivement, que lorsque notre corps s’éteint, il retourne à la poussière et cela, je l’espère n’est pas un secret pour personne.

Oui, tiens compte de Lui avant que se rompe le fil d’argent, que se brise la coupe d’or, que la jarre à la fontaine se casse, que la poulie se brise et tombe dans le puits, 7 que la poussière retourne à la terre comme elle était auparavant, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.

Écclésiaste 12.6-7

Nous voyons bien ici que notre corps après la mort retourne à la poussière. Il se décompose complètement. Il est entièrement détruit. C’est ce que nous appelons la mort du corps. Vous remarquerez que la mort par définition signifie l’absence de vie et la destruction.

1.    La mort de l’âme

Finalement, c’est la mort de l’âme qui va se produire. Au-delà de la mort physique, il y a une seconde mort, qui est bien pire, nous dit Jean dans le livre de l’Apocalypse. Cette mort est la mort de l’âme, c’est-à-dire la destruction de notre âme. Une âme qui va cesser d’exister. Pas une âme qui demeurera vivante pour l’éternité et qui va passer celle-ci dans les tortures de l’enfer. Regardons ce que ce passage d’Apocalypse nous enseigne :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Dans ce passage, comme vous avez pu le constater, le mot mort apparait 8 fois.

Maintenant, lisons-le à nouveau, mais avec les morts grecs entre parenthèses pour nous aider à comprendre de quoi il en ressort:

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts (nekros), les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts (nekros) furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés (nekros), la mort (thanatos) et le royaume des morts (hades) avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort (thanatos). 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Regardons maintenant la significations de ces mots, pour nous aider à mieux comprendre ce que Jean est en train de nous dire dans ce passage.

Significations des mots grecs

Nekros

  • Un corps mort :
  • Celui qui a rendu son dernier souffle, sans vie
  • Sans vie, qui a perdu la vie, inanimée.
    • Ce qui a donné en français le mot nécrologie et ses déclinaisons

Thanatos

  • La séparation de l’âme du corps
  • La séparation de l’âme d’avec Dieu.
  • Ce qui a donné en français le mot thanatologie et ses déclinaisons

C’est exactement ce qu’il s’est produit avec Adam et Ève lorsqu’ils ont péché. Ils ont vécu d’abord la séparation d’avec Dieu. Puis, leur corps est mort et est retourné à la poussière. Ensuite,  il viendra, pour l’ensemble de l’humanité, qui n’a pas de relation avec Jésus, la mort de l’âme lorsqu’elle sera jetée dans le lac de feu.

Selon le dictionnaire Vine’s, qui est une référence sure en ce qui a trait à la définition des mots grecs et hébreux, nous mentionne que le mot « thanatos » a deux significations.

La première signification est la séparation de l’âme du corps. C’est-à-dire l’âme qui est la partie spirituelle de l’homme et le corps qui est la partie matérielle de l’homme. Celle-ci se voit dissocier à la mort. L’âme allant dans le séjour des morts et le corps retournant à la poussière.

En fait, Jésus voulait dire que Lazare était mort (thanatos), Mais, les disciples avaient compris qu’il parlait du sommeil ordinaire.

Jean 11.13

Ce qui signifie que son âme s’était séparée de son corps et que son âme était maintenant dans le séjour des morts.

Ici, thanatos est utilisé dans le sens que le corps de Lazare était mort. Il avait cessé de vivre. Son âme s’est séparée d’avec son corps.

…et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort (thanatos).

Hébreux 2.15

Encore une fois dans ce passage, c’était la peur de cesser de vivre, mais ils avaient aussi peur de la mort éternelle de leur âme. Ce qui les rendait esclaves comme nous dit l’auteur.

Encore, une fois, la mort étant la séparation de l’âme du corps et de plus, le corps retournant à la poussière. Ce que je peux comprendre à ce moment-ci c’est que lorsque nous allons ressusciter, l’âme va prendre place dans un corps glorieux.

La deuxième signification du mot « thanatos », toujours selon le dictionnaire Vine’s, est la séparation de l’homme d’avec Dieu.

Autrement dit, lorsqu’Adam a péché, il est mort (thanatos). C’est-à-dire qu’il y a eu séparation d’avec Dieu. Et plus que cela, toute l’humanité est née dans la même condition spirituelle que lui. C’est-à-dire séparé de Dieu et condamné à mourir physiquement.

C’est pourquoi, de même que par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché…

Romains 5.12

C’est ce que nous voyons ici, le péché à entraîner la mort du corps, mais aussi la mort de l’âme qui est la seconde mort ou la mort spirituelle. La mort spirituelle signifie la destruction de l’âme. La disparition à tout jamais de ce que la personne est.

Ce passage de Romains 5.12 que « tous ont péché » et sont donc séparé de Dieu. Lorsque la doctrine de la souffrance éternelle en enfer dit que la pire chose est la séparation d’avec Dieu, cela ne concerne pas les non croyants. Parce que ceux-ci sont nés séparés de Dieu. Ils ont vécu toute leur vie séparée de Dieu. Cela ne fera pas une grande différence pour eux. Ils n’ont aucune relation avec Dieu de toute façon. Qu’est-ce qui peut être le pire pour eux ? C’est de cesser d’exister, de disparaître complètement. De se voir entièrement détruit lorsqu’ils seront jetés dans le lac de feu.

Le passage suivant nous parle de Jésus. Un Jésus vivant dans un corps humain et étant soumis aux mêmes vulnérabilités que nous.

Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort (thanatos) et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

Hébreux 5.7

Il n’a pas prié pour être sauvé de la mort physique parce que c’était le plan de Dieu qu’ils meurent pour les péchés, mais il a prié pour être sauvé de la mort spirituelle. Privé de la séparation d’avec Dieu. Ça, il ne le voulait pas.

La mort spirituelle n’empêche pas le corps de vivre. Mais garde l’âme dans la mort. Ainsi, la mort physique entraînera l’âme spirituellement morte dans le séjour des morts et ensuite en jugement devant Dieu. Ce qui veut dire que les morts lorsqu’ils seront ressuscités passeront en jugement devant Dieu à ce moment, ils seront alors conscients de leur séparation d’avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité ne le voit pas et n’en a aucune conscience.

Trois types de personnes prennent conscience de leur mort spirituelle

  1. Adam lorsqu’il pécha expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. Lui qui avait depuis sa création expérimenté une communion parfaite avec son créateur.
  2. Jésus, lorsqu’il mourut sur la croix, expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. À ce moment, il s’écria « pourquoi m’as-tu abandonné ». Pour la première fois de son existence, il vivait la séparation spirituelle d’avec son Père.
  3. Puis, le chrétien, né de nouveau, qui lorsqu’il pèche prend conscience de sa séparation d’avec Dieu. Il a véritablement l’impression que l’Esprit de Dieu s’est retiré de lui et que ses prières ne s’élèvent plus jusqu’au ciel. Au plus profond de lui-même, c’est le désespoir.

Conclusion

En fin de compte, pour être tourmenté éternellement, il faut qu’une âme vive éternellement. Mais Ésaïe dit plutôt que personne ne peut demeurer dans les brasiers éternels. Parce que le feu détruit. Toutes les images de feu sont synonymes de la destruction. Regardez un feu de forêt, tout est brûlé, tout est détruit. Un bâtiment qui passe au feu est aussi détruit. Les bûches que nous mettons dans notre poêle à bois sont complètement détruites, en cendres. Cela va à l’encontre de l’opinion selon laquelle l’enfer est la demeure éternelle des pécheurs et qu’ils vont brûler éternellement sans se consumer. Honnêtement, ça ne fait pas de sens.

La suite avec la partie 5

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 2)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous avons vu dans la partie 1, de cet enseignement, que le concept de l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulevait beaucoup d’interrogations sur la nature de Dieu et de sa justice. J’ai mentionné comment cette croyance était largement répandue dans la tradition religieuse. Mais qu’il était crucial de l’examiner à la lumière des principes bibliques pour en obtenir une compréhension plus compatissante de la volonté divine.

Remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique pouvait nous conduire vers une vérité plus juste sur le destin des âmes après la mort. D’ailleurs, mes croyances passées variaient selon les différents enseignements, parfois contradictoires et pas toujours cohérents.

Toutefois, l’enfer était souvent perçu comme le lieu où allaient les morts non croyants, et qu’il était généralement accepté que les âmes y soient envoyées immédiatement après la mort physique. Cependant, je doutais de la cohérence de cette doctrine mise en opposition avec l’amour et la justice de Dieu. Surtout lorsque je considérais qu’il était décrit comme un Dieu bon, miséricordieux et juste.

Mon propre cheminement de réflexion sur cette question était nourri par des expériences personnelles et des recherches bibliques. J’ai réalisé l’importance de poursuivre cette réflexion de manière critique et ouverte et de le faire tout en reconnaissant que certaines doctrines traditionnelles pouvaient être remises en question à la lumière d’une compréhension plus approfondie des Écritures.

L’étymologie du mot « enfer »

Regardons maintenant l’étymologie du mot « enfer ». Celui-ci remonte au latin classique. Mentionnons que ce n’est pas un mot hébreu, grec ou araméen comme c’est le cas dans la Bible.

D’ailleurs, le mot latin « infernum » était utilisé pour désigner le monde souterrain, soit le royaume des morts. Il dérive du mot « inferus », signifiant « inférieur » ou « situé en bas ». Ainsi, « infernum » était compris comme le lieu en dessous de la surface de la Terre où résidaient les âmes des défunts.

Au fil du temps, cette notion a été adoptée dans les langues romanes, donnant naissance au mot français « enfer ». Sa signification est similaire à un lieu de punition après la mort. Retenez bien le mot punition, parce qu’il est très important dans cette étude sur l’enfer.

Notez également que le concept de l’enfer est présent dans diverses traditions religieuses et mythologies, chacune ayant ses propres interprétations et significations.

D’où émane la croyance de l’enfer ?

Avant d’aller plus en profondeur dans cette étude, il est maintenant temps de savoir d’où provient la croyance de l’enfer et comment l’idée de l’enfer s’est développée au fil des décennies. Parce que dans tout l’Ancien Testament, il n’est absolument pas question d’un enfer ou à tout le moins d’un endroit où les âmes sont envoyées pour être torturées éternellement.

La pensée chez les Juifs

Comme je viens de dire, chez les Hébreux, la pensée de l’enfer comme un lieu de tourment est totalement absent de l’Ancien Testament. Ceux-ci se référaient aux écrits de Moïse et des prophètes et c’est le shéol ou séjours des morts qui étaient présentés par la Bible.

Dans l’Ancien Testament, c’est le mot hébreu « she’owl » est traduit dans nos bibles par « séjour des morts ». Ce mot apparaît 63 fois dans la Bible et il fait référence 51 fois au séjour des morts. Les autres traductions étant séjour des défunts, une fois, mort ou mourir, 6 fois, abime, 2 fois, tombe, 2 fois, sépulcre, 1 fois et ventre du poisson ,1 fois. Dans cette pensée juive originale, il n’était pas question d’un lieu de tourment éternel. Il s’agissait plutôt d’un endroit où allaient les âmes après la mort du corps. Cependant, la pensée juives s’est complètement transformé avec l’influence hélléniste. Ce qui a donné naissance à la tradition plutôt qu’au fondement des Écritures.

La pensée chez les Grecs

Dans la Grèce antique, les premières conceptions de l’au-delà présentaient un royaume souterrain appelé « Hades » qui se traduit par séjour des morts dans le Nouveau Testament. Pour les Grecs c’est un endroit où les esprits indifférents des défunts résidaient dans une existence crépusculaire ou ténébreuse sous le règne du dieu des morts. Les criminels, quant à eux, étaient soumis à un emprisonnement encore plus profond appelé « Tartare ».

À partir du IVe siècle (400-301) av. J.-C., pendant la période intertestamentaire, nous voyons qu’à la suite de la conquête de la Judée par le roi grec Alexandre le Grand, des éléments de la culture grecque ont commencé à exercer une influence sur la pensée religieuse juive. C’est là que les Juifs ont commencé à s’éloigner du fondement de la Parole de Dieu et à marier des éléments hébreux et grecs pour former la tradition juive. C’est aussi là qu’est née toute la fausse conception du séjour des morts que Jésus relate en Luc 16.19-31. Vous pouvez voir cet enseignement intitulé L’homme riche et le pauvre Lazare. C’est un enseignement en cinq courtes parties qui décrit très bien ce qu’était la tradition juive.

La pensée chez les chrétiens

Dans la pensée des chrétiens, ce que nous observons c’est que la croyance chrétienne en l’enfer s’est développée au fil des siècles. Celle-ci étant influencée par les concepts juifs et grec sur l’au-delà. C’était en quelque sorte un mélange d’hébreu et de grec. Déjà, nous avons une première indication que ce concept n’est peut-être pas tout à fait biblique. Surtout lorsque l’on mélange la philosophie du monde avec les principes fondamentaux de la Parole, de Dieu.

L’Ancien Testament a toujours décrit l’au-delà comme étant le séjour des morts ou Shéol. C’est-à-dire un endroit silencieux et sans vie où les âmes des défunts résidaient dans un état de sommeil. Ils se retrouvaient ainsi comme dans un état de latence. Dans la version de la Bible Louis-Second et du Semeur, que j’utilise, le mot enfer n’est pas présent dans l’Ancien Testament. Justement, parce que la définition du mot enfer ne cadre absolument pas avec la définition de l’expression séjour des morts ou du mot hébreux shéol.

Aujourd’hui, avec le Nouveau Testament, nous savons que les morts sont dans le séjour des morts. Qu’ils sont là dans l’attente de la première résurrection lorsque le Seigneur Jésus va revenir ! Où encore pour d’autres, dans l’attente de la seconde résurrection qui les conduira directement devant le grand trône blanc pour passer en jugement ?

Une certitude est que personne n’est en enfer comme certains le prétendent et que personne n’est au ciel dans la présence de Jésus comme d’autres l’affirment également. Tous les humains décédés sont dans le séjour des morts comme la Bible l’enseigne.

Dans l’Ancien Testament, nous voyons que le concept du séjour des morts accueille les personnes qui y descendent pour ne plus y remonter.

Tout comme une nuée qui se dissipe et passe, l’homme va dans la tombe pour n’en plus remonter.

Job 7.9

Plus tard, ce que nous découvrons c’est qu’au VIe siècle (600-501) avant J.-C., dans la tradition juive, le Shéol ou le séjour des morts a commencé à être perçu comme un lieu temporaire. C’est-à-dire un lieu où tous les défunts attendaient une éventuelle résurrection physique. Mais ce concept n’était pas accepté par tous les regroupements religieux juifs. C’est pour cela que nous pouvons discerner dans le livre des actes des apôtres qu’un certain groupe religieux juif ne croyait pas en la résurrection.

Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.

Actes 23.8

Les pharisiens plus axés sur la tradition accueillaient les nouvelles idées avec beaucoup d’empressement et les incorporaient dans leurs mœurs pour que ça devienne rapidement une tradition. Les sadducéens, pour leur part, étaient plus conformes aux Écritures.J’aimerais ajouter ici que même l’Ancien Testament parle de résurrection des morts. Nous voyons cela dans:

Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. 26 Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. 27 Oui, moi, je le verrai prendre alors mon parti, et, de mes propres yeux, je le contemplerai. Et il ne sera plus un étranger pour moi. Ah ! mon cœur se consume d’attente au fond de moi.

Job 19.25-27

Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.

Ésaïe 26.19

Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.

Daniel 12.2

Cependant, la notion de résurrection des morts n’était pas aussi répandue dans l’Ancien Testament qu’elle ne l’étaient dans le Nouveau Testament.

Également, selon la croyance de l’époque, les justes, après cette résurrection, demeureraient en présence de Dieu, tandis que les méchants subiraient des tourments dans un lieu appelé « Géhenne », décrit comme un endroit maudit de feu et de fumée. On voit ici un changement de paradigme concernant les séjours des morts décrit dans l’Ancien Testament.

Encore une fois, la définition du mot enfer ne cadre pas avec la définition du mot hébreu shéol. Parce que l’enfer est un lieu de tourment éternel tandis que le shéol est un lieu sans interraction. Malheureusement, nous constatons que l’influence helléniste amena les Hébreux à verser dans la tradition et à délaisser le fondement même des Écritures.

La conception médiévale de l’enfer

L’idée de l’enfer comme lieu de tourment éternel pour les âmes damnées s’est beaucoup développée pendant la période médiévale. D’ailleurs, les conceptions de l’enfer ont pris beaucoup d’ampleur. Je dois vous dire que c’est à ce moment-là que ç’a dérapé et pas à peu près.

Nous remarquons qu’au début du christianisme, soit la période après les apôtres, les destinées de ceux résidant en enfer étaient décrites de diverses façons. Encore une fois éloignés du fondement de la Parole de Dieu. Certains théologiens soutenaient que, finalement, tous les individus malveillants, y compris Satan, renoueraient avec l’unité divine. D’autres enseignaient que l’enfer représentait un état intermédiaire, un lieu de punition où certaines âmes seraient purifiées tandis que d’autres seraient annihilées, c’est-à-dire détruites complètement.

La représentation prédominante de l’enfer, un lieu de tourment éternel s’impose finalement.

Avec le temps, la représentation prédominante de l’enfer, comme lieu de tourment éternel, s’est finalement imposée. L’enfer était conçu comme le lieu où les âmes des condamnés enduraient un châtiment tortueux et interminable. En d’autres mots, ils souffriraient dans ce lieu de tourments pour l’éternité. Même après la résurrection des morts à la fin du monde, les individus malveillants étaient destinés à retourner en enfer pour l’éternité. Selon les théologiens médiévaux, les gens qui mourraient allaient directement en enfer puis étaient extirpés de là pour passer en jugement et y retournaient. Vous remarquerez que c’est tout de même assez tordu comme concept et mentionnons que ça ne cadre absolument pas avec les Écritures.

Cette doctrine était largement enseignée dans l’ensemble du christianisme occidental au début du Ve siècle (401-500). Puis, elle a été officiellement réaffirmée par les papes et les conciles tout au long du Moyen Âge.  

Le concept de l’enfer que nous avons aujourd’hui ne provient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’évolution de l’imagination de certains et des traditions. Et encore aujourd’hui, ce concept de l’enfer est accepté, enseigné et reconnu comme étant la Parole de Dieu.

Pendant cette période, il fut ajouté, au concept de l’enfer, par les théologiens médiévaux, que la pire des peines était la séparation éternelle d’avec Dieu qu’on appelait « poena damni ». Encore aujourd’hui, cette doctrine est enseignée dans nos églises et cela sans en vérifier le fondement même des Écritures.

Les visions médiévales de l’au-delà

Les visions médiévales de l’au-delà détaillaient ces tourments avec : des fosses de flammes sombres et des cris déchirants venant des quatre coins de l’enfer. Il y avait une puanteur insupportable, des rivières d’eau bouillante grouillant de serpents et des cachots dans lesquels les gens étaient enfermés. Dans le même ordre d’idée, le poète italien Dante, au début du XIVe siècle (1301-1400), a offert une représentation détaillée de l’enfer dans la première section de sa « Divine Comédie ». Il a décrit les tourments des âmes damnées en fonction de leurs péchés. Ainsi les gloutons étaient immergés dans des marécages d’ordures glacées. Les meurtriers, pour leur part, luttaient dans une rivière de sang bouillant. Bien entendu, toutes ces images émergeaient de l’imagination de cette personne parce que la Bible n’a jamais parlé d’un tel endroit comme nous allons le découvrir dans cet enseignement.

Aujourd’hui, ces représentations semblent appartenir au passé du XXIe siècle. Cependant, le manuel officiel de l’Église catholique, le « Catéchisme de l’Église catholique », réitère la croyance catholique en la nature éternelle de l’enfer. Bien entendu, il évite les détails macabres présents dans les tentatives antérieures de décrire l’expérience infernale, mais, il réaffirme que la principale douleur de l’enfer réside dans la séparation éternelle d’avec Dieu.

Pour tout dire, notre doctrine ou notre compréhension de l’enfer nous vient majoritairement de la tradition de l’Église Catholique plutôt que de la Bible. Est-ce que vous trouvez-vous ça normal ? Pourquoi notre croyance ne vient-elle pas de la Parole de Dieu ?

La Stanford Encyclopedia of Philosophy (L’Encyclopédie de Phylosophie de Stanford) écrivait ceci :

« Selon une vision relativement répandue dans la culture chrétienne au sens large, le paradis et l’enfer sont essentiellement des compensations méritées pour le genre de vie terrestre que nous menons. Les bonnes personnes vont au paradis comme récompense méritée pour une vie vertueuse, et les mauvaises personnes vont en enfer comme juste punition pour une vie immorale ».[i]

Ainsi, l’enfer est un concept de punition et non pas une conséquence de nos choix. Si tu ne fais pas ce que Dieu te demande, tu vas avoir une punition. Tu vas aller en enfer pour être torturé pour toute l’éternité.

Comme j’ai mentionné précédemment, selon le principe de l’enfer, toutes les âmes ont la vie éternelle soit avec Jésus ou sans lui dans les tourments éternels. Parce que pour être tourmenté éternellement, il faut avoir une connaissance des choses, ce qui voudrait dire que nous sommes vivants. Ce qui n’est absolument pas biblique comme nous allons le voir dans cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude de l’origine de la croyance en l’enfer révèle une évolution complexe influencée par diverses traditions religieuses, notamment juives, grecques et médiévales. Loin d’être un concept universellement accepté dans les Écritures, l’idée d’un enfer éternel de tourments pose des défis théologiques et moraux. Remettre en question les dogmes établis et examiner les Écritures avec un esprit critique peut conduire à une compréhension plus nuancée de la destinée après la mort. La recherche objective de la vérité biblique devrait primer sur les traditions et les interprétations humaines, invitant à une réflexion approfondie sur nos croyances et nos conceptions de la justice divine.

La suite avec la partie 3


[i] https://plato.stanford.edu/entries/heaven-hell/

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 3)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cet exposé, nous aborderons la distinction entre la punition et les conséquences en explorant le concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament. Nous examinerons comment la fausse doctrine de l’enfer en tant que châtiment éternel a été acceptée et perpétuée, en contraste avec la notion des conséquences de nos choix telle qu’elle est présentée dans les écritures. En commençant par le récit de la Genèse, où Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, nous découvrirons comment cette perspective influence notre compréhension de Dieu en tant que père aimant plutôt que comme un juge punitif. Enfin, nous discuterons de l’impact de cette vision erronée sur la perception de la foi chrétienne et sur la relation entre l’humanité et son créateur.

Punition versus conséquence

Pour tenter de comprendre, pourquoi la fausse la doctrine de l’enfer a été acceptée, nous devons considérer le fait qu’elle représentait une punition plutôt que les conséquences de nos choix. Nous voyons, dans l’Ancien Testament, que Dieu menace de juger la désobéissance et nous le voyons l’exécuter à plusieurs reprises. Cependant, l’idée que le châtiment final soit la torture sans fin après la mort comme conséquence est inexistante. Une chose intéressante, nous voyons en Genèse chapitre 3 que Dieu a mis en garde Adam de mort advenant sa désobéissance.

Et l’Éternel Dieu ordonna à l’homme : mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Dieu dit à Adam qu’il peut manger de tous les fruits de tous les arbres du jardin. Il le met en garde d’une seule chose soit de ne pas manger le fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. S’il désobéit et en mange, la conséquence sera qu’il mourra. Bien entendu, non pas une mort physique instantanément sur le champ. Mais qu’à ce moment, il connaitrait pour la première fois, de son existence, une séparation d’avec son Dieu. Une chose qu’il ne connaissait pas auparavant et ensuite, qu’il allait aussi mourir physiquement. Cet avertissement de mort n’était pas de caractère punitif, mais plutôt celle-ci était la conséquence de sa désobéissance.

Dieu n’a pas dit à Adam : « si tu en manges, je vais te punir. Tu vas passer l’éternité dans la souffrance en enfer. Je vais t’apprendre, tu vas voir ». Dieu a plutôt mis en garde Adam de la conséquence de ce choix en lui disant que le jour où il en mangerait, il allait mourir ». Ceci n’était pas une menace de punition, mais plutôt une mise en garde des conséquences de ses choix. Il y a toute une différence ici parce que la menace d’une punition nous fait agir par la crainte de désobéir et de subir une punition, tandis que l’amour et la confiance nous font respecter le commandement. Dieu a donné un avertissement à Adam plutôt que la menace d’une punition. La menace de punition aurait engendré la crainte chez Adam. Mais la conséquence le mettait face à la responsabilité de ses choix.

La différence entre une punition et une conséquence

D’abord, il nous faut considérer une chose très importante, c’est que la punition et la conséquence sont deux concepts différents, bien qu’ils soient parfois liés en fonction du contexte. Une punition est généralement une action intentionnelle infligée en réponse à un comportement considéré comme répréhensible, inapproprié ou en violation de règles ou de normes. La punition est souvent administrée dans le but de décourager le comportement indésirable, d’appliquer la justice ou de faire respecter des normes éthiques ou sociales. Par exemple, une personne sera menacée de faire de la prison pour tel ou tel crime. Faire de la prison, c’est être privé de liberté, cela n’est pas une conséquence, mais plutôt une punition. Si tu commets un crime, je t’enlève ta liberté.

Une conséquence, d’autre part, est plus neutre et se réfère simplement aux résultats ou aux effets qui découlent d’une action ou d’une décision. Dieu a placé Adam devant un choix, soit l’obéissance ou la désobéissance. Les deux options comportaient des conséquences. Dans un premier temps la vie et dans un second temps la mort.

Utilisation des bons mots est importante

Il est important d’utiliser les bons mots pour avoir une idée juste de ce qui se passe.

Lorsque l’on dit à un enfant, tu vas avoir une conséquence au lieu d’une punition, cela peut faire une énorme différence dans sa compréhension. Par exemple, une punition se termine après un temps. Si je dis à mon enfant : « va dans ta chambre » en guise de punition. Bien entendu, après quelque temps dans sa chambre, il sera autorisé à en sortir. Ce qui veut dire que la punition se termine et l’on en sort.

Un autre exemple, je dis à mon enfant comme punition qu’il sera privé de jeux vidéo pendant une semaine. Bien entendu, après ce temps, il pourra à nouveau jouer avec sa console. Parce que la punition se termine.

Maintenant, la conséquence, c’est différent, parce qu’on vit avec les conséquences de nos choix. Un jeune adulte qui commence à conduire, on va le mettre en garde contre les conséquences de sa vitesse. S’il n’écoute pas et qu’il lui arrive un accident, il aura à vivre avec les conséquences de celle-ci et ce ne sera pas une punition. Son accident n’est pas une punition. C’est une conséquence. S’il perd le contrôle de son véhicule dans une courbe et qu’il frappe violemment un arbre et cause la mort de ses passagers, il aura à vivre avec les conséquences de son accident le reste de ses jours. La conséquence ne se terminera pas. La même chose s’il est gravement blessé et se retrouve dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, il va vivre les conséquences de ses mauvaises décisions.

Dans ce cas-ci, la punition aurait été qu’un policier l’arrête. Qu’il lui donne une contravention et qu’il perde des points d’émérites. Ça, c’est une punition. Maintenant, il va payer l’amende de son infraction et après deux ans, il va retrouver l’entièreté de ses points d’émérites. Vous comprenez le principe. La punition on en sort, mais les conséquences l’ont vit avec.

Dieu n’a pas placé Adam face à une punition, mais plutôt face à une conséquence de son choix.

La conséquence de mort d’Adam aura touché tout le genre humain sans exception. Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Donc, les conséquences de nos décisions peuvent aussi toucher les autres autour de nous. Si le monde est là où il est maintenant, c’est la conséquence de la désobéissance d’Adam.

Dieu donnait à Adam ce que serait la conséquence de sa désobéissance. Il ne lui disait pas qu’il allait le punir s’il mangeait du fruit défendu. Mais plutôt, la conséquence du choix Adam serait qu’il mourrait. Le problème fut que la conséquence entraîna toute l’humanité avec lui dans son péché. Comme l’apôtre Paul disait :

Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur les hommes qui n’avaient pas commis une faute semblable à celle d’Adam – qui est comparable à celui qui devait venir.

Romains 5.14

Puis Christ est apparu tel un nouvel Adam

L’Écriture ne déclare-t-elle pas : le premier homme, Adam, devint un être vivant, doué de la vie naturelle ? Le dernier Adam est devenu, lui, un être qui, animé par l’Esprit, communique la vie.

1 Corinthiens 15.45

Encore, aujourd’hui, nous vivons, non pas sous la menace d’une punition « tu vas aller en enfer si tu n’agis pas bien », mais plutôt nous vivons avec les conséquences de nos choix. Nous savons que les péchés que nous commettons méritent la mort. La mort dans ce cas-ci n’est pas une punition, mais une conséquence à notre manquement volontaire à l’obéissance à la Parole de Dieu. Exactement comme l’ont fait Adam et Ève. Ils ont sciemment désobéi au commandement de Dieu et ils en ont subi les conséquences. La punition aurait été de les envoyer en enfer pour qu’ils soient torturés. C’est pour cela qu’il est important d’utiliser les bons mots parce que l’enfer est synonyme de punition.

La mort, une conséquence et non une punition

Le concept de l’enfer tel que nous le connaissons est une punition, tandis que la mort est une conséquence. C’est là la grande différence. La Parole de Dieu nous dit :

Voici : toute personne m’appartient, les fils comme les pères m’appartiennent. Eh bien, c’est la personne qui pèche qui mourra.

Ézéchiel 18.4

Non pas que cette personne va souffrir en enfer éternellement, mais plutôt qu’elle va mourir. La mort est la conséquence de notre désobéissance. La mort décrit l’état de cessation de la vie. La mort ne signifie pas des tourments éternels. Parce que si la mort signifiait un tourment éternel, on ne parlerait pas de mort à ce moment. Évidemment, si tu es dans un endroit en ayant conscience de ce qui se passe, cela veut dire que tu n’es pas mort. Selon le concept de l’enfer, les âmes damnées ont conscience de ce qui se passe. Alors, elles ne sont pas mortes, elles sont en vies. Ce qui veut dire que nous faisons Dieu menteur en prônant la fausse théorie de l’enfer. Parce que Dieu parle de mort et non pas de tourments. Dieu parle de conséquences et non pas de punitions.

Dieu nous met ici devant la conséquence de nos choix. Si nous péchons, nous allons mourir. Comme nous allons le voir plus loin, mourir signifie détruire. Signifie cesser d’exister, pour le corps comme pour l’âme. Mais, nous en reparlerons plus tard dans cette étude. Nous allons cesser de vivre. Nous allons cesser d’exister. Dieu ne dit pas que la personne qui pèche sera torturée éternellement dans le feu de l’enfer.

On voit qu’Adam et Ève ne sont pas morts aussitôt qu’ils ont mangé du fruit défendu. Cependant, ils ont vécu les conséquences de leurs choix. Puis, ils sont mort physiquement.

Les conséquences pour Ève et les femmes en général

Dieu dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles et c’est dans la souffrance que tu mettras au monde tes enfants. Tes attentes seront tournées vers ton mari, mais lui, il te dominera.

Genèse 3.16

Les conséquences pour les femmes sont :

  • Grossesses très pénibles
  • Accouchement dans la souffrance
  • Attente tournée vers le mari
  • Domination du mari sur elle

Les conséquences pour Adam et les hommes en général

Il dit à Adam : puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. 18 Il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras des produits du sol. 19 Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.17-19

Les conséquences pour les hommes sont:

  • Le sol est maudit
  • Il doit se nourrir avec peine
  • Le sol produit des épines et des chardons
  • Condamné à manger les produits du sol
  • Travailler à la sueur de son front

La conséquence commune pour l’homme et la femme:

  • Le corps retournera à la poussière après leur mort. Ce corps mortel sera détruit à tout jamais.

Adam et Ève sont morts physiquement comme Dieu le leur avait dit. Est-ce qu’ils se sont repentis par la suite avant de mourir physiquement ? Peut-être, mais le texte ne nous le dit pas. Ce qui nous démontre que ce qui attend celui qui désobéit, c’est la mort. Dans un premier temps physique et dans un deuxième temps spirituel.

Conclusion

Nous pouvons comprendre que le concept de l’enfer comme un lieu de tourments incessant se soit développé principalement pendant l’ère médiévale, comme je vous ai expliqué dans la précédente vidéo. L’Église catholique avait le contrôle sur les âmes et elles ne voulaient pas les perdre. Quoi de mieux que de brandir la menace d’un châtiment de torture éternel pour garder les gens dans la peur d’être puni et de se voir aller en enfer ? C’est d’ailleurs comme cela qu’ils ont toujours gardé le contrôle sur les gens. Ils brandissaient la menace d’une punition sévère de la part de Dieu. Ainsi, les générations qui m’ont précédé ont toujours perçu Dieu avec un bâton à la main prêt à frapper celui qui allait désobéir. Et comme si ce n’était pas suffisant, il allait jeter en enfer les récalcitrants pour qu’ils soient torturés pour l’éternité. Cela faisait peur aux gens et ils se soumettaient non pas par amour, mais par la crainte d’un châtiment. C’est pour cela que l’enfer a toujours été perçu comme un lieu de punition.

Si on demandait aux gens pourquoi ils sont chrétiens, certains répondraient que c’est parce qu’ils ne veulent pas aller en enfer. Cette fausse doctrine de l’enfer tient captive des millions de personnes dans ce monde encore aujourd’hui. Et cela brouille notre vision d’un père aimant qu’est Dieu. Il est encore perçu comme celui qui est toujours prêt à punir. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Dieu est un Dieu d’amour qui ne cherche qu’à bénir ses créatures.

En conclusion, l’analyse du concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament met en lumière une distinction cruciale entre la punition et les conséquences de nos choix. Contrairement à la fausse doctrine de l’enfer comme châtiment éternel perpétuée par certaines institutions religieuses, les Écritures soulignent plutôt les conséquences de nos actions, telles que présentées dans le récit de la Genèse avec Adam et Ève. Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, non pas par une menace de punition, mais en lui exposant simplement les résultats de ses choix. Ainsi, la mort est présentée comme une conséquence naturelle de la désobéissance, plutôt que comme une punition divine éternelle. Cette compréhension remet en question la perception traditionnelle de l’enfer comme lieu de tourments incessants et souligne plutôt l’importance de vivre en accord avec les principes divins pour éviter les conséquences néfastes de nos actions. En fin de compte, cela invite à une vision plus nuancée de Dieu en tant que père aimant plutôt que juge punitif, libérant ainsi les individus de la crainte d’une punition éternelle pour les motiver à agir par amour et respect des commandements divins.

La suite avec la partie 4

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 1)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Si l’on demandait aux gens où ils vont après leur mort, les réponses possibles seraient très certainement dans le néant, je me réincarnerais, en enfer, dans l’au-delà, dans le purgatoire, auprès de Dieu et je ne sais pas.

Maintenant si l’on posait la même question aux croyants à propos des non-croyants, ils diraient sans hésiter que ceux-ci iront en enfer.

Et si l’on demandait à des chrétiens où vont les croyants après leur mort les réponses seraient bien différentes à coup sûr. Nous pourrions entendre: je vais aller au ciel, j’entre dans la présence de Jésus, j’irai au paradis ou bien en enfer pour ceux qui n’obéissaient pas à Jésus.»

Comme vous voyez, l’enfer est l’endroit où nous croyons que les morts non croyants vont aller. Si l’on demandait maintenant, est-ce que les gens vont en enfer immédiatement après leur mort ? La réponse serait bien évidemment oui. Parce que la croyance de l’enfer est très bien installée dans les mœurs chrétiennes depuis des décennies.

J’ai d’ailleurs été surpris de l’ampleur de cette doctrine. Parce qu’elle est très répandue et enseignée allègrement dans toutes les églises par une majorité d’enseignants, de pasteurs et d’évangélistes. D’ailleurs, à peu près plus personne ne remet en question ce concept. Peu de personnes se demandent si c’est fondamentalement biblique ce concept de torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer. Un lieu qui serait un endroit de tourment éternel pour les âmes perdues.

Pour tout dire, la doctrine de la torture, sans fin en enfer, est généralement acceptée par de nombreux chrétiens. Pour plusieurs, c’est un principe acquis pour lequel on ne se pose plus de questions ou encore que l’on n’ose plus remettre en question.

Maintenant, ce qui est aberrant c’est que de nombreux enseignants bibliques insistent sur le fait que nous croyons en un Dieu qui acceptera de tourmenter les âmes éternellement en enfer. Est-ce que ce Dieu d’amour, mais aussi juste, pourra fermer la porte de l’abîme, derrière lui, et retourner à ses occupations sans ne plus jamais penser à ces myriades d’âmes ? Des âmes souffrant cruellement dans ce lieu de tourment éternel. Personnellement, j’ai de la difficulté avec ce concept. C’est pour cela que j’ai voulu avoir des réponses à mes questions.

Des âmes que Dieu a créées et qu’il aime au point d’offrir son fils unique en sacrifice pour leur délivrance. Il va maintenant permettre que ces âmes souffrent à tout jamais. C’est contraire à sa nature même décrite dans la Bible.

Nous voyons dans la Bible que ce Dieu miséricordieux nous dit qu’il aime les méchants et qu’il ne souhaite pas leur mort. Comme c’est mentionné en :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Éternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ?

Ézéchiel 18.23

Je me demande s’il est possible que Dieu prenne plaisir à voir souffrir les âmes qu’il a créées à son image. Bien sûr que la réponse est non. Tellement de passage dans la Parole de Dieu nous démontre le contraire. Honnêtement, c’est de mal connaître l’Éternel que de penser une chose pareille. Un Dieu qui envoya son fils, son unique, mourir sur la croix pour que nous soyons pardonnés afin que nous évitions de passer en jugement. Les Écritures nous enseignent ceci sur Dieu :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Pour ma part, je n’arrive absolument pas à concevoir une telle cruauté venant de la part de mon Dieu. Simplement, parce que le concept de l’enfer que nous connaissons ne cadre pas avec le Dieu d’amour que Jésus nous a présenté.

Des questionnements personnels

Ce principe de torture sans fin en enfer m’a toujours laissé avec des questions sans réponse. Je me suis toujours demandé s’il était possible qu’après un moment, Dieu revienne sur sa décision et permette à ces âmes de sortir de l’enfer ? Après tout, c’est aussi une possibilité. Je me demandais également, comment est-ce que Dieu pourrait laisser des âmes être torturées éternellement sans que ça le préoccupe un seul instant ? Comme Père, je me demandais, est-ce qu’un père aimant agirait de cette façon avec ses enfants sans en être troublé ? Chaque fois que je pensais à l’enfer, ces questions me revenaient à l’esprit. Bien entendu, je n’avais pas de réponse.

Un jour, lors du décès de mon beau-père, ma belle-sœur m’a demandé, alors que nous étions à son chevet, sais-tu où il est allé ? Cette fois-là, je n’ai pas su quoi y répondre. Je lui ai simplement dit que je ne savais pas et c’était vrai à l’époque. Parce que, bien que je sois chrétien depuis plusieurs années, je n’avais aucune idée d’où, il pouvait bien être allé ? Encore une fois, des questions surgissaient de mon esprit. Est-il allé dans le séjour des morts ? Ou encore serait-il allé directement en enfer ? Encore là, c’était nébuleux pour moi. Cependant, une chose que je savais, c’est qu’il n’avait jamais professé publiquement son appartenance au fils de Dieu. Maintenant, où qu’il fût allé, cela demeurait toujours, à ce moment, un mystère pour moi.

Mais, pourquoi est-ce que je ne savais pas ? Parce que des enseignements et des propos contradictoires de toutes sortes étaient véhiculés. Encore aujourd’hui, trop de propos paradoxaux sont véhiculés de nos jours concernant l’enfer et il devient difficile de savoir ce qu’est la vérité. Toutefois, au fond de mon cœur, je sais, sans l’ombre d’un doute, que la vérité provient de la Parole de Dieu.

Les années ont passé et le Seigneur m’a conduit à comprendre où les personnes décédées allaient après la mort physique du corps. C’est-à-dire lorsque le cœur d’une personne cesse de battre. Et comme mon beau-père disait toujours : « tout le monde meurt du cœur parce que le cœur de tout le monde arrête de battre un jour ». Là-dessus, il avait bien raison.

Aujourd’hui, je ne me pose plus la question et je sais où il est allé. Je le sais parce que les Écritures nous le démontrent clairement. Maintenant, je ne sais pas sa destination finale, parce que ce n’est pas moi qui vais le juger. Mais pour le moment, il est allé dans le séjour des morts avec tous ceux qui sont décédés avant lui. C’est d’ailleurs ce que le patriarche Jacob nous confirme dans ce passage :

Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler ; mais il refusa toute consolation et dit : Non ! c’est dans le deuil que je rejoindrai mon fils au séjour des morts ! Et il continua à pleurer Joseph.

Genèse 37.35

Jacob nous confirme que les âmes vont au séjour des morts. Je sais qu’un jour, mon beau-père, va ressusciter et ce sera pour passer en jugement comme nous dit ce passage d’Apocalypse :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes.

Apocalypse 20.12-13

Au cours de sa vie, cet homme, il n’a pas su accepter de donner sa vie terrestre à Jésus pour avoir part à la première résurrection et entrer dans la vie éternelle. Ainsi, lors du jugement peut-être sera-t-il sauvé? Mais, cela c’est Dieu qui va le juger.

Cependant, une chose que j’ai apprise c’est que les morts ne vont pas au ciel dans la présence de Jésus comme cela est aussi véhiculé abondamment. Pas plus qu’ils ne vont en enfer comme certains le supposent et comme nous l’entendons régulièrement. Ce que la Bible dit c’est qu’ils vont dans le séjour des morts. Nous allons en discuter plus amplement au cours de cette série d’enseignement.

J’ai un enseignement qui traite de ce sujet-là. Cet enseignement s’intitule, Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare. Il est en cinq courtes parties et il explique très bien là où vont les gens lorsqu’ils décèdent.

Certes, le désir de Dieu est de voir le méchant abandonner sa mauvaise voie. Parce que Dieu sait ce qu’il va lui arriver au méchant. C’est pour cela qu’il lui annonce, sans relâche, de revenir de sa mauvaise voie et de changer. Il dit même dans Ézéchiel :

Si le méchant se détourne de toutes les fautes qu’il a commises, s’il obéit à tous mes commandements et agit avec droiture et selon la justice, il ne mourra pas, il vivra.

Ézéchiel 18.21

Maintenant, à quoi Dieu, ici, fait-il référence lorsqu’il dit : « il ne mourra pas, il vivra » ? Si le méchant se détourne des fautes qu’il a commises, il va vivre, il ne mourra pas. De quel mort et de quelle vie Dieu parle-t-il ici ? Il ne parle pas de la vie et de la mort du corps c’est certain. Il parle de la vie et de la mort de l’âme. Donc, s’il ne revient pas de ses mauvaises voies, il va donc mourir. Ce sera la mort de son âme.

À présent, considérons le fait d’être en enfer avec une conscience de ce qui se passe, cela ne veut-il pas dire que l’âme est vivante ? Et si l’âme est vivante, pourquoi Dieu dit-il que le méchant va mourir ? Encore, si l’âme vit et souffre éternellement en enfer, selon cette logique, cela pourrait-il signifier que cette âme a la vie éternelle ? Une vie éternelle dans les tourments sans fin ? Le méchant, va-t-il seulement mourir de la chair un moment et ressusciter pour passer l’éternité sous la torture en enfer ? Et comment expliquer le passage d’Apocalypse 2.11; 20.6, 14; 21.18 qui nous parle de la seconde mort ? Est-ce que le corps va mourir deux fois ? Si c’est le cas, alors ceci vient contredire ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux affirme en Hébreux 9.27 lorsqu’il dit :

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi vient son jugement par Dieu.

Hébreux 9.27

Selon la Parole, le corps meurt et retourne à la poussière. C’est ce que ce passage de genèse nous enseigne :

Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Maintenant, qu’est-ce que Dieu entend par la seconde mort ? La mort, pour le méchant, serait-elle de vivre éternellement dans des souffrances éternelles ? Si c’est cela la mort, alors ce n’est pas la mort, mais plutôt la vie. Parce que la définition de la mort que la Bible donne n’a aucun rapport avec la vie. La définition que la Bible donne, comme nous allons le voir dans cet enseignement c’est la destruction. Dans un premier temps du corps et dans un second temps de l’âme. Vous savez, comme moi, qu’un corps mort ce n’est pas vivant et ça paraît.

Comme vous pouvez le voir, la fausse doctrine de l’enfer amène plus de questions que de réponse et je vais tenter de répondre à ces questions dans cet enseignement. Vous allez voir, que les choses décrites dans la Parole de Dieu, ne sont peut-être pas exactement comme on a bien voulu nous le faire croire. Et cela depuis de nombreuses décennies.

La cohérence de la doctrine du tourment éternel avec les Écritures

L’apôtre Jean nous parle de Dieu comme étant un Dieu d’amour. Il nous dit :

Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

1 Jean 4.8

C’est vrai que Dieu est un Dieu d’amour, mais il est aussi un Dieu juste et il ne laissera pas le méchant impuni. Mais ce Dieu d’amour que la Bible décrit gardera-t-il la plupart des humains vivant éternellement pour les voir brûler et souffrir à tout jamais en enfer? Est-ce cela l’essence même de l’amour de Dieu ? Si c’est le cas, c’est donc qu’ils seront gardés en vie. Alors, pourquoi la bible parle-t-elle d’une seconde mort si tous les êtres humains doivent vivre, mais dans des endroits différents ? Un groupe dans la présence de Dieu et un autre groupe dans les flammes de l’enfer étant torturé ad vitam aeternam.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais mentionner que toutes les fausses doctrines ont des incohérences avec la Parole de Dieu et que c’est là le signe distinctif. Ici, il nous est facile de voir qu’il y a ici une incohérence frappante. Alors que la Bible parle de mort soit de destruction, le concept de l’enfer parle de vie et de souffrances éternelles.

C’est souvent le cas avec les fausses doctrines. Elles sont incohérentes avec la Parole de Dieu. Si vous voulez savoir si un concept est une fausse doctrine, il vous suffit de chercher les incohérences avec la Parole de Dieu. La doctrine peut être bien présentée. Elle peut être attirante et fascinante. Cependant, s’il y a incohérence avec la Parole de Dieu alors c’est une fausse doctrine.

Je crois que nous pouvons nous permettre de nous poser la question, à savoir si le concept de l’enfer est cohérent avec les écritures. Surtout en ce qui a trait à toutes ces doctrines qui sont véhiculées actuellement. L’apôtre Paul nous mentionne de valider le fondement et ne pas se laisser tromper par qui que ce soit.

…au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. 1

Thessaloniciens 5.21-22

Les fausses doctrines sont très répandues dans l’Église en ces jours de la fin et celle-ci en est une de plus. Pourquoi une fausse doctrine est-elle quelque chose de mauvais pour les croyants ? Parce que celle-ci induit les gens en erreur et dans bien des cas leur donne de faux espoirs. Puis, elle les éloigne de la vérité fondamentale de la Parole de Dieu. Par exemple, comme nous allons le voir, dans cette série d’étude, la géhenne dont Jésus parle n’a rien à voir avec le concept de l’enfer qui nous est proposé hors des Écritures. Ce sont deux concepts complètement différents. Le premier, la géhenne, est un concept de destruction et le second, l’enfer, un concept de torture éternelle. C’est pour cela que le mot « enfer » utilisé est une très mauvaise traduction du mot « géhenne » que Jésus utilisa. Cependant, il faut aussi du discernement, parce que les fausses doctrines sont présentées avec tellement de subtilité qu’il nous est facile de nous y laisser prendre.

Des textes des écritures qui suggèrent un châtiment éternel

À ce moment-ci, nous pouvons considérer que certains textes des écritures suggèrent un châtiment éternel pour les méchants. Notez que ceux-ci sont en très petit nombre et qu’ils s’expliquent assez bien comme vous allez le découvrir dans cet enseignement. En revanche, la plupart des Écritures suggèrent quelque chose de très différent par rapport à l’enfer que l’on nous enseigne. Ce que nous pouvons voir, dans les Écritures, c’est que les méchants finiront par mourir, périr, être retranché ou encore être détruit. Par contre, nous ne les voyons jamais être tourmentés et souffrir dans un endroit appelé l’enfer pour l’éternité. Il n’y a aucun passage des Écritures qui corrobore cela.

Vous allez peut-être me dire, oui, mais le passage Apocalypse 20.10 c’est bien de cela qu’il parle n’est-ce pas. Je vais terminer cette série d’enseignement avec ce passage et vous allez voir que les choses ne sont pas comme on nous les a présentés. Le problème avec Apocalypse 20.10 vient de la traduction. Le pasteur Richard T. Ritenbaugh mentionne sans son commentaire sur ce passage d’Apocalypse 20.10 qu’« Il y a des règles grammaticales grecques qui ont été omises par les traducteurs ».[1]

Ceux-ci, comme Ritenbaugh le mentionne, les traducteurs ont ignoré les règles grammaticales pour faire concorder le texte avec leur vision de l’enfer. Cela a laissé une impression que le lac de feu était un endroit de tourments éternels. Pourtant, comme nous allons le voir, ce n’est pas du tout le cas.


Conclusion

En conclusion, la croyance en l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulève des questions fondamentales sur la nature de Dieu et de sa justice. Alors que cette doctrine est profondément enracinée dans la tradition religieuse. Il est essentiel d’examiner attentivement les enseignements à la lumière des principes bibliques. De rechercher une compréhension plus profonde et plus compatissante de la volonté divine.

Vous savez, accepter de remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique, dans le sens ouvert, peut nous aider à découvrir une vérité plus juste et plus compatissante sur la destinée des méchants après la mort.

[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie V)

Cet enseignement vidéo (partie V) conclut cette série d’enseignements en abordant la fin du discours de Jésus sur l’homme riche et le pauvre Lazare. Nous discuterons encore de quelques points concernant le Talmud, affirmant qu’il est non scripturaire et contient des enseignements blasphématoires. Nous discuterons de l’intégration de certains concepts du Talmud dans la religion catholique, les considérant comme non bibliques. L’enseignant rejette également divers dogmes mariaux et rituels catholiques, citant des versets bibliques pour soutenir ses arguments. L’explication de la parabole de Jésus met l’accent sur le rejet des enseignements des pharisiens et du Talmud, soulignant que le véritable point de l’histoire est la cupidité plutôt que la validation des mythes sur l’enfer. En conclusion, nous vous exhortons à la prudence face aux récits d’expériences de l’au-delà et souhaitons que les lecteurs comprennent davantage les Écritures afin de ne pas être induits en erreurs.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie IV)

Dans cet enseignement vidéo (partie IV) nous allons discuter des diverses contradictions perçues dans les enseignements de Jésus concernant le séjour des morts, en se basant sur des points tels que la connaissance des morts, la médiation de Jésus, l’existence du sein d’Abraham, le transport par les anges, l’amour du riche pour ses frères, etc. Nous pouvons attribuer ces contradictions aux doctrines non scripturaires des Pharisiens, précisant que ces traditions sont originaires du Talmud. Celui-ci étant une collection de textes rabbiniques comprenant la Mishna et le Gemara. Le Talmud est décrit comme une compilation de commentaires, discussions et interprétations de la loi juive et des traditions rabbiniques. Nous verrons que le Talmud a été mis par écrit après la destruction du deuxième temple et que celui-ci mentionne certaines histoires fictives. Nous les comparerons aux enseignements de Jésus sur le séjour des morts. Finalement, Une mise en garde contre l’acceptation de croyances non bibliques sera faites afin de nous encourager à se fier uniquement à la Bible et à la guidance du Saint-Esprit pour l’édification de notre foi. Le prochain enseignement vidéo (partie V) conclura cet enseignement sur le passage de Luc 16.19-31 de l’homme riche et du pauvre Lazare.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie III)

Dans cet enseignement vidéo (partie III), nous terminons d’explorer les contradictions perçues dans les enseignements de Jésus sur le séjour des morts. Nous citerons les trois derniers points ce qui porte à once le nombre de contradiction que Jésus fait concernant les Écritures, dont la connaissance des morts, le rôle médiateur de d’Abraham, l’existence du sein d’Abraham, le transport par les anges, le mérite basé sur la souffrance, et l’idée de deux endroits distincts dans le séjour des morts. Nous présentons ces points comme étant non bibliques et nous attribuons ces contradictions aux doctrines non scripturaires des Pharisiens. Nous soulignerons que Jésus n’est pas en train d’établir de nouvelles doctrines mais de révéler les erreurs des traditions pharisiennes. La vidéo met en garde contre l’acceptation de croyances non bibliques et insiste sur la nécessité de se fier uniquement à la Parole de Dieu. La prochaine vidéo (partie IV) abordera l’origine de la tradition des anciens et cela nous aideras à mieux comprendre ce discours de Jésus adressé aux pharisiens.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie II)

Dans cet enseignement vidéo (partie II), nous continuons à exposer des contradictions perçues dans le passage biblique de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31). Quelques points supplémentaires sont soulevés, notamment le concept du sein d’Abraham, la prétendue assistance des anges au moment de la mort, le fait que le riche se souvienne de ses frères, son adresse de prière à Abraham, et l’idée que le séjour des morts est la destination commune pour tous, juste et injuste. Nous soulignerons également que ces éléments contredisent d’autres enseignements bibliques sur la mort et le séjour des morts. Nous remettons également en question l’idée d’Abraham agissant en tant que médiateur et nous parlerons sur la divergence entre les propos de Jésus dans ce passage et d’autres parties de la Bible. Dans la partie III, de cette enseignement vidéo, nous terminerons la série de contradictions et nous aborderons également quelques points doctrinaux.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie I)

Dans cet enseignement vidéo (partie I), nous discutons au sujet du passage biblique de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), soulignant des contradictions entre les enseignements de Jésus dans ce récit et d’autres passages des Écritures. Nous verrons aussi que plusieurs croyances populaires sur le séjour des morts, telles que les expériences de personnes prétendant avoir visité le ciel ou l’enfer, sont basées sur des interprétations erronées de ce passage. Nous metterons en évidence onze points où Jésus semble contredire les Écritures, remettant en question la compréhension traditionnelle de ce récit. Les contradictions incluent des notions telles que les morts ayant des connaissances et discutant entre eux, ainsi que la médiation d’Abraham plutôt que de Jésus entre les vivants et les morts. Dans la partie II, de cet enseignement vidéo, nous allons continuer à explorer d’autres contradictions.

Des jours mauvais se préparent

Aujourd’hui, les croyants vivent leur vie comme si de rien n’était. Ils ne se soucient pas un instant de ce qui se prépare. Certains, ne veulent pas voir ce qui les entoure et d’autres s’appuie sur de fausses espérances.

Il n’y a plus de doute que le monde dans lequel nous vivons s’en va vers sa fin. Il y a de plus en plus de signes qui annoncent que les choses ne seront plus jamais comme avant. Et la plupart des gens sont d’accord avec cela lorsqu’il considère ce qui se passe dans l’actualité.

Une chose que nous remarquons c’est que tous s’entendent pour dire que quelque chose va se passer. Effectivement, les gens de ce monde sont actuellement actifs pour préparer les infrastructures qui vont accueillir l’homme de la révolte et lui permettre de contrôler chaque être humain comme il le veut. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour voir tout ce qui se trame en ce moment dans le monde. D’ailleurs, ces gens ne se cachent même plus pour faire ce qu’ils ont à faire.

Maintenant, seul un petit groupe de croyants sont à l’affut de ce qui se prépare alors que la majorité semble endormie à ce qui les entoure. Pourtant, la Parole de Dieu (la Bible) nous met en garde en disant : « Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour vous surprendra tout à coup. » (Lc 21.34)

Effectivement, ce jour va en surprendre plus d’un lorsqu’il arrivera, comme ce fut le cas au temps de Noé. Seulement, ça ne devrait pas en être le cas pour les croyants. Nous avons la Parole de Dieu qui nous avertit. Nous avons également les prophètes qui nous mettent en garde.

Pourtant, nous, chrétiens, continuons de vivre notre vie sans se préoccuper de ce qui s’en vient. Puis, lorsque nous en parlons, la majorité semble plus effrayée que confiante.

Mais de quel jour est-il question ici ? C’est le jour de la venue de l’homme de la révolte. Le jour où il commencera à faire la guerre aux croyants. Ce jour, nous dit la Bible, s’abattra comme un filet sur tous les habitants de la terre. (Lc 21.35) Personne ne va y échapper. Personne ne pourra s’y soustraire. Comme vous savez, un filet capture tout sur son passage sans rien laisser échapper.

Tous les hommes de la terre seront faits captifs de son système de contrôle. Les dissidents seront soit emprisonnés, soit tués ou encore forcés, sans option, de prendre sa marque, s’ils ne veulent pas perdre la vie. Parce que c’est ce qui va arriver à toutes personnes qui ne voudra pas se soumettre à la bête et à son système.

Les jours qui vont venir seront insoutenables pour tout chrétien qui ne sera pas préparé. C’est pour cela que la Bible nous encourage à nous y préparer. Et comment pouvons-nous nous y préparer ? C’est ce que nous dit l’Évangile de Luc : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Le Seigneur Jésus, par l’entremise de son évangéliste, nous dit de rester sur nos gardes. C’est-à-dire de regarder ce qui se trame. De se tenir informé de tout ce qui se passe dans le monde. De prendre nos informations, de préférence en dehors des médias subventionnés par nos gouvernements parce que ceux-ci ne sont pas objectifs préconisant le narratif gouvernemental en plus d’être à la solde de celui qui les tient en vie avec des subventions.

Il y a encore des médias indépendants qui donnent la nouvelle honnêtement et sans parti pris. Les réseaux sociaux ont aussi amené des gens à transmettre la vérité. Malheureusement, ces gens ont été étiquetés comme étant des complotistes. Sachez que nombre d’entre eux sont des gens honnêtes qui ne font que transmettre la vérité contrairement au mensonge qui est véhiculé par nos institutions.

Bientôt, toute l’information sera contrôlée par nos gouvernements. Une nouvelle censure des réseaux sociaux est en train de se mettre en place en Europe pour contrôler l’information qui sera diffusée. Les compagnies n’auront pas d’autre choix que de s’y soumettre. Ce qui veut dire que ce sera seulement le narratif gouvernemental qui prédominera. Ce qui veut dire que le mensonge sera diffusé et que la vérité sera tenue cachée. Ne vous y méprenez pas, bientôt ce sera la même chose au Canada et partout ailleurs dans le monde. Avec tout ce contrôle, où pourrons-nous trouver la vérité ? La seule chose qui nous restera sera la Bible, si bien sûr elle ne nous est pas confisquée.

Il nous est dit également de « priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver ». (Lc 21.35) C’est seulement avec l’aide de Dieu que nous pourrons échapper à tout ce qui se prépare. Il ne faudrait pas se surprendre de ne pas avoir été averti lorsque ce jour arrivera.

La prière, négligée par plusieurs, s’avèrera être notre seul moyen d’échapper à la pression qui sera exercée sur tous les gens. L’épisode covid est un bel exemple de cela.

D’abord, je dis l’épisode covid parce que celle-ci n’était pas une pandémie. Tout cela fut malhonnêtement, encouragé par nos gouvernements en interdisant la vente de médicaments efficaces et mettant beaucoup de pression pour que les gens soient vaccinés. Aujourd’hui, avec du recul, nous savons que ces vaccins étaient de véritables poisons. Ils avaient plus de capacité à tuer les gens que le virus lui-même. D’ailleurs, les pays qui ont vacciné massivement se sont retrouvés avec plus de cas covid que les pays qui ne l’ont pas fait. Cela est très bien documenté aujourd’hui.

Si je prends l’exemple covid, c’est seulement pour démontrer que les croyants n’étaient pas prêts à soutenir toute cette pression que les gouvernements ont exercé à ce moment-là. Pourtant, nombre de croyants ont succombé à toute cette pression. Alors, que des gens non croyants ont accepté de perdre leur emploi en refusant l’obligation vaccinale de leur employeur.

Maintenant, imaginez un instant ce qui se passera lorsque l’homme de la révolte obligera la marque de la bête pour tous les citoyens de la terre. Et que si une personne ne prend pas la marque, elle ne pourra pas acheter ou vendre (Ap 13.17). Cela veut dire que cette personne sera condamnée à mourir de faim. Il n’aura pas d’autre choix que de prendre la marque s’il veut vivre. En contrepartie, si un croyant prend la marque, cette personne va périr pour l’éternité. (Ap 19.20)

Imaginez un instant quelles seront les conditions de vie à ce moment. Quelle sera la pression que les croyants devront vivre ? Je vous encourage à revenir à votre Dieu maintenant. Ne plus accepter de compromis et ne plus marchander avec ce monde corrompu. Comme l’apôtre Paul nous dit : « C’est à un grand prix que vous avez été rachetés ! Alors, ne devenez pas esclaves des hommes. » (1 Co 7.23)